€ REA. FREE / Le seul Journal Francais dans l'ile du Prince Edouard. Publié le Jeudi de chaque semaine. ABONNEMENT : L'IMPARTIAL UN 3h... $1.00 ‘I ial et Buote’s Monthly L'Impartia a Teutes communications, re- mises, etc. doivent être adressées à F. J. BUOrTx, Tiguish, 1. P. E. Be RE T’'IMPARTIAL.. ee T TIGNISA. 31 VAI 1894 “Le jouraal, e’est lu 'ande‘chuire du jewr. Du haut de cette chaire, l’apôtre, le prédicateur se tait -1tendre, non plus entre les murs due égli-v. mais à tout le monde. La presse «1 immense BOour le mal ; il faut qu’elir- soit plus puissante pour 13 bien.” L:Abbé Heuri Kaywmond ' ee La P. P. À. a maintenant quinze loges dans la previn- ce de Québec. Actuellement à Ontarie, on compte trente-quartre Can- didats libéraux quiont pour adversaires des Patrons de l'Industrie. Le Mail dit que la désunion qui règne partni les adversai- res de sir Oliver Mowat aug- mente les chances de celui-ci Le Telegraph de St Jean, N. B. prétend que depuis l’arrivée de Sir John Thomp- son au pouvoir, le parti mi- nistériel à Onawa n'a fait qu'aller en s’affaiblissant, sagrain. Le Witness fuit la rermar- que que damx Ontario les Pa- trons de l'Indastrie penchent du côté libérai et les P.P.A du côté conservateur. Les cabinets en France ne font jamais longue vie, et la chute de M. Perrier ne sur- prend personne. L'ancien premier ministre paraît se consoler facilement de sa dé faite; c'est la présidence qu‘- il ambitionne. M. Thomas Hogan, un des orateurs du parti Meredith, parlant l'autre jour à Frente- nac s'est écrié que l'associa- tion des ‘‘Pat:ons of 1ndus- try‘ allait provoquer la des- tructien complète du parti tery à Ontario. Le Mail prétend qu’en dé- pit des débats qui ont eu lieu à Ottawa. le tarif devrait être encore considerablement re- manié, car tel que réformé jusqu'à aujourd'hui, il est Jein d'être conforme aux in- térêts populaires. L'augmentation des droits sur le fer en gucuse crée de nombreux ennemis au gouver nement d'Ottawa dans le Nouveau-Brunswick paree- qu'elle y x provoqué une ré- auctien des salaires dans Îles | laminoirs et dans un certain nombre de manufactures. Le Mail parlant du chef de l'eppositiou à Ottawa, s’ecrie: “M. Laurier exerce un mag- nétisme puissant sur ses par- tisans et ceux-ci le suivent parce qu'il est un chef idéal et qu'il possède des charmes d'esprit et des qualités qui provequent l’admiration.° M. Meredith a ouvert la campagne lundi seir, à Lon- don, Ont, par un grand dis- cours-programme, Le leader | reconnaissent et | d‘influence tout en ms Les Patrons de L'Industrie ont eu une grande démen- stration à Alexandria, Ont., et plus de deux mille personnes y ont pris part. Les principaux orateurs ent été MM. J. H. Fox, John Bennett, Jonathan Cross, H. J. Cloran, A. Chevrier et au- tres, Tous ent blamé le gou- vernement du tarif : ils préten dent que les remaniements, effectués jusqu'ici, l’ont été dans l'intérêt des monopo- leurs et non des cultivateurs. L'archevêque O'Brien de Halifax, actuellement à Otta- Wa pour assistcr aux Séances de la Société Royale, a dit à un représentant de la presse, que quant aux questions de religion, la province d'Onta- rie était au moins 90 ans en arrière de la Nouvelie-Ecesse L’harmonie la plus parfaite règne dans cette province, et de sentiment entre les catho- liques et les pretestants, qui la liberté de conscience pour teus les citoyens. Parlant de l'avenir du Ca- nada, l’archevéque O’Brien à dit qu’il viendra un jeur ou le Canada cessera d'être uue colonie. Une ligue impériale lui semble la selution la plus rationelle des difficultés. Il ne veut pas du tout de l‘an- nexien anx Etats- Jnis, et il se présente trop d‘ebstacles à une déclaration de l‘indé- pendance du Canada. Voici ce que dit le Jeurnai | des Campagnes, en date du | 2% mai, à propes des élec- | tions qui vont aveir lieu dans | Ontario : | La province d‘Ontario sera bientôt en feu. Grits et tories aveugles fanatiques de la P. P. A. et partisaus des réfor- mes dans ‘administration sous le nom de Patrons de l'Industrie, vont se livrer une guerre comme cette prevince n‘en a peut-être jamais vne. Sir O. Mowat veut mourir comme Sir John Maedenald, sur la brèche. À l'age de 74 ans, il entre encore en cam- pagne, probablement pour la dernière fois, avec un ceu- rage qui lui fait henneur. Sortira-t-il victorieux de ce combat que vent lui livrer trois éléments distincts : les tories qui diffèrent d‘avec lui simplement sur sa manière d‘adrainistrer les affaires pub- liques, les enragés :{ui ne ca- chent rien de leurs senti- ments hestiles aux canadiens- français et aux catheliques et enfin les réformateurs ou Patrons de l‘Industrie qui trouvent que M. Mowat ac- capare trop de patronage et laissant le prix à solder aux munici- palités ? La lutte sera terri- ble, mais les espérances sont eneore en faveur du premier ministre, Ses adversaires sa défaite, Sir Olivier a des points faibles dans son ad- la paix religieuse, il est à souhaiter qu‘il triomphe. Dans tous les cas, il a droit au vote compact des cana- diens-français et des cathe- liques, et il faut espérer que pas un seul ne lui fera dé- faut, Voici le programme le la“? P, À,, po 19 élections previnciales d‘On- tario: tory ax consacré, sans succès, | la moitié de sa harangue à se | disculper des accusations de | fanatisme national de bigote- | rie e_ d’intolérance religieuse | qui plenvent sur lui de toutes | parts. | Le World et l'Empire pré- | tendeni que toute la députa- | tion couservatrice à Ottawa est décidée à appuyer éner- giquement M. Mercdith dans sa latte contre sir Oliver Mo- Wal. Elections provinciales dans Ontario “ lo, Etes-vous prêt à faire tout en votre pouvoir pour abolir les écoles sé- parées ? “2e. Etes-Vous prêt à in- sister pour que les syndics des écoles séparées ne seient élus qu'au scrutin secret ? “3. Etes-vous favorable à ce que tout électeur soitin- c | COMPris Où ne. Nous prétendons à l'avenir ! comme par le passé, être fran- scrit sur lé rôle comme par- | tisan des écoles publiques, sauf sen droit d‘appeler de il n'existe aucune animesité | respectent | mêmes n‘osent point prédire | ministration, mais au poiut | de vue de la justice et de Ed - cette inscription ? 4. Etes-vous favorable à un certificat de capacité uni- forme pour toutes les per- sonnes enseignant dans les écoles publiques et privées ? “5, Insisterez-vous pour que les mêmes livres de classes soient emplorés dans toutes les écoles? “6, Voterez-vous centre toute subvention accordée veur d‘une institution con- fessionnelle de bienfaisance ? 7. Voterez-vous pour que toutes les institutions, pub- liques ou privées, d‘éduca- tion ecclésiastiques ou de bienfaisance, soient soumises à l'inspection publique et pour que toutes les institu- tiens recevant de l‘aide du public eu des particuliers soient inspectées chaque an- née ? “8, Vous opposerez vous à 6e qu'on expose des emblêmes catholiques dan: les maisons d'écoles ;ubliques ou à ce que le cathéchi me catholique soit enseigné dans ces écoles durant le heures de clas e ? ‘9, Voterez-vous pour que le dra. pau angiais soit arboré sur toutes les maisous d écoles durant es heures de c asse ! 10 Insisterez vous our que tou. tes les propriciés réelles ou person: neiles, de toutes de cri,tions soient assujetties aux taxes } 11. Vous engagez vous à réncon- trer en caucus les membres de l'ords et à agir d’après les r. commandations qui seront faites par ces caucus ? Qant aux élections fédérales, cette association fanatiqnue a aussi une La foi proposée aux futurs candidats plateforme. profe:sion de pour la chamure des Com : unes sera | la suivante : ‘1. Vous engagez vous env-rs les électo: rs à ne donner votre appui à aucun membre du purlément, comme premier ministre, qui sera catho iquet “2 Etés-vous prêt à faire tout en votre pouvoir pour avolir les écoles séparées ? “3 Vous opposerez-vous à toute —— int:rventiou dans la législation du Manitoba abolissant jes écoles sépa- sées ‘4, Appuierez vous l'abolition d l'usage des doux langues dans es Territoires du Nord-Ou st? “5, Vous engagez-vous à r<ncon- trer en caucus les membres de cet or. dre « t à agir d’après les recamimanda- | tions qui seront fait par-ces caucus P” L'inspecteur Arsenault à fait paraitre dans le Moniteur Aca- dien une CORRESPONDANCE que nous avons, dit-il, refusé d'insérer dans les colonnes de l'IMPARTIAL. Rien n'est plus | loin de la vérité, Nous sommes | en mesure de prouver que la | lettre qui paraît dans le Moni- teur ne comporte pas du tout le langage de celle que nous | avons recue de l'inspecteur. | Nous étions certain qu'après | avoir passé quelque temps dans le silence de la réflexion l'in- | specteur des écoles acadiennes s'aperceyrait des bêtisès qu’il nous avait lancées. Mais pour se parer et s’imaginant qu'il allait | nous faire un dommage irrépar- able, il s’en va étaler ses plati- tudes par dela les mers, Nous pardonnons de tout cœur M. l'inspecteur pour ses | petites faiblesses qui lui font, de | temps en temps, perdre l’équili | bre et nous lui assurons que | nous ne nous en porterons pas | plus mal. Nous maintenens. | plus que jamais, que nos re- | marques à propos des maîtres | anglais et français sont correctes | et pour preuve, nous invitons | nos lecteurs à lire la lettre de | l'inspecteur qui a paru dans | l'IMPARTIAL en date du 10 de l'ont , | mai et de juger si nous l'avons L'IMPARTIAL par le gouvernement en fa- qu'étant devenu propriété pu- cais et patriote dussions nous même échouer comme le prédit l'inspecteur. En terminant cette petite dis- oussion que l'inspecteur a réus- si à rendre intéressante par la combinaison de ses idées rares et sur laquelle nous ne veulons plus revenir à moins que nous y sayons provoqué, nous pre- nons occasion de rappeler a l’in- specteur des écoles acadiennes, blique par la position qu'il oc- cupe, ilnese treuve pas plus en dehors du domaine de la critique que le reste des autres mortels. ALTER 6e ri OBITUAIRE. Le 20 courant, la paroisse de Miscouche avait la deu- leur de perdre l’un de ses plus anciens et plus respec- tables membres dans la -per- sonne de M. Félix Gauuet, à l'age de soixante dix-sept ans, trois mois et quinze jours. Le regretté défunt na- quit à Miscouche le5 fevrier 1817. En 1839, il épousa Mlle. Mariane Poirier qui l'a précédé dans Ja tombe il y a quelques années. De leur union sont nés cinq filies et trois garçons: Gertrude épouse de l'hon. J. 0. Arsenault, député d’Égmont | Bay ; Ebelzémie qui fut mariée à M. Avi Poirier, marchand à St. Louis, décédée depuis plu- sieurs années ; Marie mariée à M. Auguste Poirier, résidant à Miscouche ; Adoline, épouse d'Honeré Desroches, eer. faisant commerce à Miscouche et Ag- uès, mariée à M. H. Desroches, et résidant aussi à Miscouche. François, marchand tailleur qui s'était établi à Chatham, N. B où il est mort ; Jean, célibataire qui reste à la maison paternelle et Joseph mariée à Madeline, fille de M: Laurent Desroches. Le vénéré défunt dont toute la vie s’est passée en faisant le bien, aimé, estimé et respecté de sa famille, de ses amis et de tous ceux qui le connurent, est mort comme il avait vécu, en homme chrétien, soumis à la volonté de Dieu et muni de tous les secours de notre sainte religion, Quoique depuis plu- sieurs années en proie à une douleureuse maladie qu'il a en- durée avec la patience d'un saint. il a conservé ses facultés mentales jusqu’au dernier sou- pu. Ses funérailles ont eu lieu mardi matin, le 22 courant, ac- compagnées d’un nombreux con cours de parents et d'amis. La cérémenie funèbre a été des plus imposantes et des plus s0- lennelles. Nous offrons à la famille du regretté défunt nos plus vifs sentiments de condoléance. mi CORRESPONDANCE M. le Redacteur, Qu'il vous plaise de m'accorder un petit espace dans vos colennes pour dire un mot au sujet de la correspondance de M. ‘“Instituteur Acadien”. Tout en portant un peu de res- pect aux opinions de ce mon- sieur. je ne veux et ne peux les seconder D'abord 1l veut savoir s1 M, l'inspecteur est sincère dans l’ayancement des ‘‘jeunuss” in- stituteurs acadiens. C’est tou- jours une consolation de savoir qu'il y ait un avancement, et que l’inspecteur soit sincère ou non, ce ne peut guere lui faire de différence. M. Instituteur se trouve-t-il choqué de ce que l'inspecteur a semblé, (comme il dit), par ces écrits, mettre les instituteurs acadiens au niveau des instituteurs d’autres nation- alités qui enseignent dans les écoles françaises ? Il n’a certaine ment pas compris le sens du | pouvait faire aussi bien qu'un rapport, ou évidemment ce n'est qu'un mal d'écrire qui la poussé à confectionner son croquis. M. Instituteur doit bien sa- voir que l'inspecteur n'a point parlé de donner autant de cre- dit aux instituteurs anglais qu’- aux français, et il n’a jamais dit qu'un maitre d'école anglais français, dans l'enseignement partique du francais. Pourquoi donc inventer des choses. Tout homme, qui connait les senti- meuts de l'inspecteur, sait par- faitement bjen qu'il est jinoap- able dentretenir l’étourderi: que Instituteur veat lui attri- buer. Du reste, voilà les quel- ques mots qui Jui font mal; “The acadian teachers—and likewise those of the English tongue wlhe chance to teach in these schools—-deserve much |.credit for their assiduouns en- deavors to advance their pupils in the pronunciation of the French language”. Ni les instituteurs acadiens ont fait des efforts pour euseig- ner la prononciation francaise à leurs éleves, et que les anglais ont de même fait des efforts, je ne crois pas que M. Instituteur s'oppose à ce que chacun re- coise son crèdit, Un anglais peut faire des efforts tout aussi bien qu'un francais sans néces- sairement deveuir son égal, et comme Instituteur je suis près- que certain qu'il n’est point ca- pable de le devenir. À défaut d'instituteurs francais, on est obligé d'avoir des instituteurs anglais, et il est probable qu'ils font tout leur possible pour l’a- vancement de leurs écoles res- pectives. Si ces instituteurs peuvent meriter les félicitations de notre inspecteur, pourquoi voudrions-nous les en priver. Ce serait indigne du cœur francais de manquer de reconnaitre le moindre service, fut-ce un in- dien que le rendit. M. Institu- teur a tant d'absurdités a prou- ver absurdes qu'on est presque tenté de s'attendre a reductio ad absurdur in toto. Mais o'est surtout quand il veut finirsa lettre qu'il devient généreux et magnanime. 11 dit qu'il presenta des éleves à M l'inspecteur et qu'ils avaient fait du progrès dans la lecture an- glaise. Quelle bonne nouvelle! si j'osais je dirais: Quelle fan- faronnade! Quelle caresse egoiste Qu'avait-il besoin de nous dire cela, il ne s’en est pas servi pour affirmer l'assertion de sa bien digne plume que l'inspecteur n'était pas maitre de la pronon- ciation anglaise, chose injuste et indigne d’un homme de bien. Pour prouver ses absurdités, qu'aucun bébé connait aussi bien que lui, il lui faut s’en prendre a des vuies injustes, se constituer le juge d'un homme que, quoiqu'il puisse possible- ment manquer de prononcer cerrectement quelques mots an- glais, est universellement re- connu pour sou supérieur. C’est de Ja gratitude avec de la ven- geance ! 1] a saisi un moment favorable pour faire son propre rapport d’habilité, Si M. instituteur eut pris la peine de lire en entier le rap- port de l'inspecteur il aurait sans doute remarqué la liste des noms des plus dignes. On ne trouve pas un seul nom an- glais dans cette liste, Je ne crois pas que les francais soient au niveau des anglais dans ce cas là surtout. Je conseillerais a mon cher ami d'étudier avec plus d'énergie, sa prononciation anglaise, deja si renommée, afin de faire paraître son nom dans cette liste où il sera » l'abri du “niveau”, et en le quittant pour le moment je lui demanderai de se souvenir que ce n'est pas en attribuant des torté à l'inspec- teur qui fera avaycer la nation- alité acadionne francaise dans en nn RO en LR EG eg ” Es | des voies de progrés. 11 devrait se souvenir que ces paroles pourraut produire un mauvais effet, Quoiqu'il en soit je l’aban- donne pour le momsent, Espé- rant que vous trouverez un petit coin pour inserer mes re- marques et vous remerciant bien pour l’espace je suis Tout à vons Vox Popuri J.H. Myrick & Co. Importers and Dealers in DRY GOODS HARDWARE, BOOTS & SHOES, FINE GROCERIES And Fishing Supplies. ALBERTON. 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