nr ge me ei nan nee ur menge-cr us marie + D TPE ACTE TN 3 CRUE R Mat TS L'ImPARTIAL EL onismpntsns VARIETES. Le GHATIMENT DES MAUVAISES LAN- QUES. Le village d'Irvington. N. J., vient d'être mis presque en révolution par les poursuites intenté:s à nne femme du nom de Mary Monaghan, accusé: d'avoir mauvais: langue et de crier sans gesse après ses Voisins. Ii existe au New Jersey une vieille loi qui n’a jamais été abrogée et aux termes de la quelle tout: personne convaincue d’avoir mauvaise langue et d'être constamment à wronder ses voisins, doit être plongé: publique meat à diverses reprises dans un é- tang ou une riviêre au bout d'un m:- drier faisant bascule. Or, quatre dex principaux habitants d’ Irvington vien- nent de déposor conire Mary Monu- ghan une plainte dans laquelie ils l'accusent frrmellement d’avoir mau- yaise langue, de crier aprés tout le monde, même dans les rues, et de se servir de paroles triviales et grossié- res. Mde Monaghan prétend que les individus qui la poursuivent sont des israélites qui lui en veulent parce qu'elle est Irlandaise, et tout en pra testant de son jgnocence en termes qu’il n’est pas possible de reprodur ici, elle jure que ni la police d'Irving ton, ni toute celle du New Jersey n’est capable de l'empêcher de se servir de sa langue comme elle l'en- tend. Le procès qui va en résulter ne peut manquer, comme 0% le voit, d'être intéressant. Mme monaghan sera la seconde femme poursuivie depuis un an au acig Jersey pour avoir mauvaise lan- I! y a quelque£ mois, :n effet, pt Motnts fut convaincue à Ho boken d’avoir mauvaise langue Com me on n’ayai! pas d'appareil pour ii longer publiquement à l’eau, le juge condamna à une simple amende, tout en la prévenant qu’en cis de 1é- cidive il Jui ferait appliquer le chati- ment pre;crit par la loi. EE HO et ” : "7 æ 2 Er SR ET EE NT TT Z. S, Chaïsson Auctioneer and Com Merchant I have opened an auction room in my large and com- modious building. Auctions will take place every second saturdgy Parties who have goods to dispose of should call or write. Auction will take place at 2 o‘clock, P. M. TERMS REASONABLE, RCE" who have personal property Country people which they wish to sell should bling it t0 the Auction Room. BLrocxk CHaïssoN. FRAIËK GALLANT Dealer in Dry Goods, Groceries, Boots & Shoes, Stationeries, Books, Religious objects, etc. All the popular patent medicines of the day. Country produce bought and sold. BLOOMFIELD, P.E.I. N. PF. DOIRON, MexghantTailgr. Foreign and Domestic Cioths. TWEED8: English, Canadian an à Scotch. Custom-Work a specialty. MILLE RIVER, P. EI. er. a, TITRE FEUILLETON, Les Causeries D'UNE VIEILLE MARMITE, 11 PREMIERE CAUSERIE —J'ai, mon vieux Pfanne, que je déplore l'ignorance de tous les habitants de ce vil- lage. C’est triste de penser que tant de gens ne peuvent même pas lire nos saintes écritures, et se purifier à leur contact, c’est triste d’être as-, suré, que, faute de les relire, ils oublient les belles choses qu'on leur apprend au caté- chisme quand ïls sont en- fants : au lieu d'avancer dans la voie du progres, d’appren- | dre à mieux cultiver leurs terres, ils vont chaque jour s‘encronter davantage, car, comme ils disent, les anciens s'en vont et l'expérience ayec eux. Je voudrais les instruire, mais je suis si vieux. —Sais-tu ce qu'il faut faire lui dis-je? —Non, dit-il. Je lui montrai avec mon baton la cabinet ou tu dor-. mais et je lui dis : —]Jnstruis celui-là, il in- stryira les autres, il le fit dès —Pour cela? |. —Pour cela, je te marierai à ta Rose, foi de Pfsnne. | —Oh! mon bon M. Pfanne, mon cher M. Pfanne, quoi, vous feriez cela: Rose, ma chère Rose, tu seras à moi, | je t‘épouserai, il la dit, il l'a | promis. Et Pierre, fou de joie, se mit à courir par la chambre, puis il revint à la cheminée, en criant: —OQh! M. Pfanne, il faut que je vous embrasse encore une fois, il le faut? Et comme un fou, les yeux voilés par des larmes de joie, 1j se jeta au cou du peétit homme; mais au lieu de ren- contrer sa face rouge et re- bondie, les lèvres de Pierre hReurtèrent. rudemont le flanc du fonte de ia vieille marmite. Il recula tout surpris, le feu jetait une lueur incertaine la lampe s'était éteinte, au de hors le soleil montait à I‘hor1- ‘Zon, et la marmite, la marmite placée sur la cendre chaude faisait entendre ses derniers glous, glous, qui cessèrent gn Instant après. Pierre, fatigué, ne sachaut que penser de tout cela, se jeta sur sôn lit; quelques minutes après Il sendor mait profondément. le lendemain. Voilà pourquoi, mon ami, tu sais lire, écrire et le reste, Ta route est tracée. —Je la suivrai, M. Pfanne, je la suivrai. —Peut-être. —Comment ! peut-être ; quoi, je n’accomplirais pas le | yœu de mon vieux Jacques, je serais ingrat à ce point, je m'exposerais à penser que R- haut le pauvre vieux est triste | parce que son filsest aublieux | et sans cœur, non M. Ptfanne, ! non, je suivrai cette route jusqu’au bout ? —Là, là, là ? calmons-nous dit le petit homme en se re- culant sur. son banc et en riant aux éclats; là, mon ami Pierre, du calme, je ne veux. pas te faire de péine ; tu as. bonne intention, je le sais, seulement, ... —Seulement ! cria Pierre, | Seulement, la tête n'est pas | libre quand Je cœur est pris, et je crois que le tien. Le vieux Pfanne s'arrêta sur ces mots; Pierre, :ui, baissa la tête et rougit. Pfanne chantonnait entre ses dents, tout en battant la. mesure avec Sa Canne sur zn des chenets. Pierre releva la tête lentement, le regarda en dessous; le bonhomme lui, lança un fin coup d'œil ac- compagné d‘un hochement de tête qui semblatt dire: Hein, ai-je raison? —Oui, fit Pierre de la tête en rougissant de nouveau. —Rose? murmura Pfanne. —Qui, fit Pierre, en par- lant cette fois, mais tout bas. | —Tu l’aimes? —Oh! oni, —Et elle t'aime? —Je ne sais pas, fit-il tristement. — Amoureux et triste, mon pauvre Pierre, tu ferais un mauvais maître d'école; al- lons, allons, vieux Pfanne, se dit le petit homme en frap- pant sacore sur son ventre sonore, allons, vieux Pfanne, il faudra marier ces deux tourtereaux, ou sans cela a- dieu tes beaux projets! — Quoi! VOUS pensez... vous espérez! s'‘écria Pierre. | —Je ne pense à rien, je n‘espére rien‘ mais je veux que tu aïes l'esprit libre et. pour CEA, 5990 5 6 Mie Last 1117 | ROSE | Midi sonnait quand Pierye se révellla, 1l s’assit sur son séant, se frotta les yeux, et se myit à songer à tout ce qui s'était pas- sé pendant. la dernière nuit et pendant la journée qui l'avait précédée. I] se sentit d’abord ‘bien triste de son isolement ; comme la veille, j] trouva vide chaque cabane ou ne retentissait plus la bonne voix du petit Jacques ; pris ses regards tom- 'bérent sur la marmite froide et silencieuse en ce moment. et 1l se rappela, non sans émotion et sans xne sorte d'effroi, son aven- ture de la guit; cette étrange appariton, cet homme surnatn- rel ; mais il se rappela aussi ses bons conseils et ses paroles | fortifiantes, il se senfit le cœur | regaillardi. Il] se leya, et son | premier soin fut de rallumer le feu éteint dans le foyer et de frotter sa vieille amie ; dire que | Pierrese rendit un compte exact | de ce qui s'était passé, ce Serait faux, Les sept ou huit heuers de sommeil qu’il venait de pren- € | dre, avaient jeté dans son sou: | venir un voile assez épais ; il no | savait à quoi s'arrêter : était-ce ‘une apparition ? Etait- -ce uk rêve conçu par son imag ination fatiguée? Pourtant, en ce rappe- | lant la tendresse si sincère que petit Jacques portajt à sa mar- mite, Pisrre se prenait à cansi- dèrer toutes ces choses comme vraies. Ce qui était la vérté, c’é- itaient les conseils du vieux | Pfgnne dont Pierre se rappelait les moindres méts: et ce que | Pierre eut bien voulu voir sel;.: |abens c'étaient les promesses du petit homme, c'était ce qui concernait Rose. Les réflexions de Pierre furent longues. 11 pensait à accomplir les désirs de son confident, mais comment, à qui s'adresser, à garda le foyer, la marmite re- commençait à bouillir, mais tout bonnement et tout simple- ment, comme c’est le devoir d’une honnête marmite. Rien n’indiquait en elle un être pen- sant et agissant. | | Pierre, si j ‘allais demander à Rose un bon avis ? et pourquoi | pas ? elle doit être ma femme. | Pfanne l’a dit ; allons voir Rose. | Etilsortit. Rose n’était pas ichez son père, elle état aux | | champs. (a continuer.) mm si 0e gt ent qui demander conseil? Il re-|: —Qui me guidera? se dit | AN IMPROVED PLAN, Clarkie’s Lois far cigarettes be: game 50 ravenous that one cigarette at a time failmi fo satisfy his cravings. Happeuing to think of a fife he bad put it to use ju the above manner, —Puck. Hig Wit Suwed Hiyn. À few years ao there was in 8 law gchoo!l not 4 hunüred miles from Koston a very aged ant ceceutric professor. “General information” was the olà gen- tleman’s hobbr : like Gen, Garfield, he held it for incoutrovertible that if à young lawyer possessed à large fynd of Miscellaneous knowledge, cotgbined with an equa} amount of ‘horse sense,” he would”be 4 success, So every year the professor put on hjs examination papers a question very far rejnoved from the subject of criminal law, One yearit was, ‘Ho many kinaäs of trees 5 r are there in the callege-yard?” The next, ‘What is thx njake-up of the pre- sent English Cabinet?” Finally, the rofessor thought he had invented the Les question of his life. It was, f'Name twelve anime ils thaÿ inhabit the polur regions.” The professor chuckled ag he wrote this down, He vas sure that he couid ‘*pluck” half it students on that ques- tion. And it y: » herqpe a doubt that that approbious Young rvafer, Jonss, ’87, would fail, But when the professor sd the ex- amination papers. Jones, who hyad not answered anocher question, was the only man who had solved tue polar problenr. This was Jones answer : ÉSix Seuls and $5.x poiar bears.” Jones got his degree with distincuion, The professor said that the man who could give sûch au answer would some day cause the shades of Webster and Cavare to turn green with enyy. A Great Inventor. Mrs. Hogan—An fwy jsn't the old mon a-Ww orkin how ? Mrs. Girogan—It's an invintor he is, He has got ! up a road-scraper that does the work af foive min. Mrs. Hogan—An’ how minny min ds it take to r-run it ? Mrs, Gyogan—Six. thing fer givin’ imployiment to the lubor- ju’ man, Incompatible. With a faiut glow on her usually pale chee!- the young woman traced geometri- cal tijures in the sand with the point of her parasol. #Which of the two do you prefer, Mr. Farlow,” she asked, ‘Thoreau or Mar- garet Fuller?” ‘I must confess, Miss Ticklowell.” re- plied the young man, ‘that I have read very little of either,” ‘“‘Itis as feared, Mr. Farlaw,” said the Boston maiden, retreating from him with a shudder, ‘We are incompatitle. We could never be happy bé 7 You pronounce it eether,” ar The osent Spots. Baid £ German professor, ald Ilerr von Klotz, “J've heard thar the leopard can change his spots, And 50 l'm going out to the Zoo To find out whether or nat it's true.” The leopard reclined in a narrow space, But soon he was crouched in another place, And then in a third, when Herr von Klotz Cried, ‘‘Bless my soul! He has changed his sy ots !” The Result. Wiilis—Did he marry.well ? Wallace— Yes ; but he’s been sick enough éver since. — Took H:s Medicine, “J'm a pill.” proclaimed the tough. “]l'Il take you.” rexponded the police- man, as he gathered him in. BHurd to Find. — “I don't think flanpel shi:ts are very modest. ” ‘Not modest? What can be mora shrinking than a flannel shirt ?” Thut Suime O1d Trouble, “You’ve bought a nicycle, eh ? Well, that beats ridiug in a street Car, doesn' t “Oh, I don't know. Asjt is, old fe}- low, 4 frequently have to give up my seat,” Not : a Mere Agent. Mrs, Watts—O, what do you think ? That man who came to the Potts pre- tending to be the gas man was nothing but a robber. 7 Watts—In business for himself, e ? Getting Even. Strawber—I proposed to Miss Rapper: | }y, aud she called me an idiot, Singerley—W,.at did you say in re- ply dé the only one, Quick Afgtion. #Centerline sent a story to 4 magazine the other dar and got back a queer reply. They said the story ‘lacked rapidity in movement ? ” “Well, where's the quecrness of that?” You see, he sent the MS. one day and got it back the next, and he considered that pretty ja movement,” = NEXSE OT It wiül be à great: Te Strawber—-1 told her I guessed I was rence ent nt ne nm + — ÿ AVIS AVIS. Je me suis NT de faire un changement daus mon commerce. À l'avenir, ‘je ne vends plus à credit; mais je vendrai beaucoup à meilleur marché. Je prends en échan- ge tout ce qui peut s'ofirir suriles marchés. J'invite aus- si toutes les personnes qui me doivent de venir régler leur compte d'ici au premier de novembre. Tout compte non réglé à cette date por tera in- térot. A, J. BERNARD. HAVING & HARVESTING machinery, All in need of Haying and Harvesting machinery will save money by buying the Massey-Haxris goods. The quality of these r0ods àäre beyond question, We are bound not to he undersald. : Oo D Warchouses at 1 TIGINISEZS &z LALBERTON Our popular agent M. M. 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