crop per MR, Se +. GREC CIRE MEN ENREUAUAUIMMRNANMTLAUIAURE Il ne restait plus un seul Indien A da sir nds ne enr re ee age a & Eve Rte FREE MT AS "+ Ée og Æ mn os Ditare 2 LL LA “à (CSL Uno MES 2 ma ap dns 20 7.50 ns uret + gi SE ah w Mostler LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. F. J. BUOTE, GÉRANT G. BUOTE, RÉDACTEUR. VOL. 2. NO. 94 4 î LA PANTHERE NOIRE @ (suite) À la pointe du jour, Daniel se le- va, très résolu d’aller se rendre lui- même au chef delaware. Il ouvrit sans bruit sa porte, afin de ne pas troubler le sommeil de Walter ; mais quel ne fut pas son étonne- ment en apercevant le lit vide ! Son premier regard se dirigea vers le mur où son camarade de chasse acorochait d'ordinaire ses ar- mes ; elles n'y étalent plus. Sur la table il aperçut la lettre, et re- connut aussitôt l'écriture, car Wal- ter avait lui-même appris à écrire à Daniel. La lettre était adressée à M. Taylor. Que pouvait-elle contenir ? Pourquoi le brave gar- çon n'était-il pas là ? Le nègre sai- sit le papier avec un tremblement nerveux, et tenant la lettre À la main, il s’élança au dehors, jus- qu'à la porte de l'enceinte, qu'il trouva entr'ouverte. ns le voisinage. La Panthère Noire se sentit com- me paralysé, et eut à peine la force de prendre connaissance du con- tenu de ce papier, qu'il tenait dans dt PL ILCIMICICIRRRRRRNNRRNRNRR NII MOONCICICNC TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE: :20 SEPTEMBRE 1902. 10 ANNEE. FEUILLETON DE L'IMPARTIAL. 000000 00000000 CHAPITRE XVII [tué, le jeune maître ne restera plus avec eux, vociférait-il d’une voix aigue, tout en s’efforçant de s’arra- cher à l’étreinte de M. Taylor. —T'iens, reprit ce dernier, écoute ce qu'il écrit à ton intention, et juge toi-même : À quoi te servirait de le suivre ?’’ En entendant les recommanda- tions de Walter, Daniel demeura abasourdi ; il répétait sans cesse en joignant les mains : ‘‘Pourquoi ne suis-je pas allé me rendre plus tôt ? —Ce n’est pas ta faute, mon bon ‘ami, puisque nous te l’avions défen- du. La Providence a conduit tou- te cette affaire ; elle n’abandonnera pas certainement notre enfant, et nous le reverrons un jour. Walter existe, il vit pour nous seulement: il sait bien qu'avec lui nous avons perdu une grande partie de notre bouheur ; donc il reviendra !’’ Le colon oubliait ainsi lui-même sa douleur pour apaiser celle de son fidèle serviteur ; mais son pauvre | cœur défaillit de nouveau en pré- sence du désespoir de sa famille, lorsiu'il eut fait connaître à sa femme et à ses enfants le sacrifice, du brave garçon | ses mains tremblantes. À mesure qu'il lisait, il découvrait | 1éroique dévouement de son mai: pour le sauver de la mort. Incapable de prononce une pa-| role, il ne pouvait même as pleu- rer ; il tomba à genoux et serra la! lettre sur son cœur. Que faire ? il l'ignorait. Il n'e- vait pas assez de présence d’esprit pour prendre un parti : ee qui arri- vait était trop étrange. Le visage appliqué sur le sol, il se lamentait, comme accablé par la plus immense infortune. Tout à coup, reprenant ses idées, il se releva et courut tout d’un trait à la chambre de son maître. ‘‘M. aylor, cria-t-il, Walter, _ Y é alter est parti ? cherche de son ami; mais M. lor lui saisit le bras en lui di- —Que dis-tu là ? répliqua le co. lon, Walter est parti ?”’ Et sautant à bas de son lit, il| mon peuple te prépareront les plus était charmante ; ils age que Daniel | belles fourrures et les plus beaux | couverts par un épais feuillage, et s'empara du mess lui présentait. “Oui, Monsieur, il est parti avec! les Delawares ; lisez plutôt. Je: vais courir après lui pour le dé-| livrer des mains des Indiens. C’est moi qu'ils voulaient et non pas Walter ; et c’est moi qu'ils auront,” hurlait le malheureux, en proie au plus violent désespoir, et contem- plant d’un œil hagard la missive que le fernfer avait ouverte d’une main tremblante, et dont il dévo- rait le contenu avec une anxiété croissante. ‘““Waïiter, mon Walter ! s’écria enfin M. Tayior d'un accent dé- sespéré, en laissant tomber sa tête dans ses deux mains. —Jl reviendra, il le faut : vous l'aurez, soyez-en certain,” criait le nègre, qui allait s'élancer à la sant : ‘C'est inutile, Daniel, ii ne re- viendra pas. Crois-tu que Walter consente jamais à recouvrer sa li- berté au prix de ta vie ?”” Daniel ne voulait rien entendre. ‘(Quand les Delawares m'auront. 1 | jet jamais ils n'ont acqnis tout ce | jiorsqu'il vit son compagnon en a- Pendant que ceci se passait, Wal- |ter chevauchait à côté du I éopard, | | sans prononcer une païole: des larmes brûlantes roulaient le lonz de ses joues. ‘Ton cœur est triste, mon frère, lui dit enfin avec compassion le chef delaware, et je m'en aflige. Ta présence au milieu de nous me rend cependant si heureux, que tu devrais en être satisfait. Les! Delawareste chériront, et un jour tu seras un grand chasseur parmi | nous : c’est toi qu'ils suivront | quand le Léopard sera trop vieux | pour pouvoir monter à cheval et: trop débile pour envoyer une balle | bien dirigée au cœur des bêtes du | désert. Les plus beaux chevaux, seront pour toi, et les squaws de| | vêtements. —Je n'aurai pas besoin de tout cela pour être heureux, tant que je saurai mes amis de Bear-Creek tranquilles dans leur habitation, répondit Walter, qui centempleit, | l'œil humide, la luisante crinière | de son impatient étalon. —Rien ne viendra altérer leur | quiétude, et tu iras les voir deux | fois par an. | — Vous me l'avez promis, Léo- | pard, et vous tiendrez votre pro- | messe, n'est-ce pas ? sans cela je ne saurais avoir de repos. —Tu vas jouir d'une vie tout visage pâle envierait. vons-nous pas en abondance les biens désirables ? Chez les Aimé- ricains, le seuil mobile est l'argent, que N'a- qu'ils convoitent ; c’est pour cela que nous nous rions d'eux. Ja- mais on n’a vu aucun de nous mal- heureux ou attristé par la soif de ro” Waïter ne répondait pas, et le chef profita de ce silence pour iui dépeindre la vie des Indiens sons les plus riantes couleurs. } | | } \ !vaient 1 La troupz des Delawares traver- sait à ce moment une riante prai- rie tout émaillée de fleurs, et se di- rigeait vers le nord-ouest. L'intention du chef était de sui- vre la lisière de la prairie brûlée jusqu'à la rivière Rouge, où l’on devait infailliblement rencontrer du gibier en abondance. Walter et son compagnon che- vauchèrent à une certaine distance en avant du reste de la tribu ; c’é- tait là un moyen adroit de la part du Léopard de fournir au jeune homme l’occasion de tuer quelqne gibier. Derrière eux les guerriers avauçaient plus lentement ; ils étaient suivis des chevaux portant les tentes et les provisions de toute sorte. Enfin, tout à fait à l’arrière- garde, venaient les femmes, tées sur leurs haquenées. Walter abattit un granä nombre de têtes de gibier pendant cette journée, et le chef, fier de L’idresse mon- de son ami, laissa ramasser ces prc-| visions de bouche par les Peaux- Rouges qui le suivaierit. Le soir venu, il désigna pour l'eu de campement le bord du ruisseau « Er st se Dre 4 sn. À $ où Waïter avait retrouvé Rupett | près du boïs où avait cu lieu &s lutte c l'ours gris. Le pauvre Walter, profitant des cbscurités du crépuscule, alla se placer à j'aifüt dans les bois, et une jheure sprès les Indiens qui la rapportèrent i deux süperbes autilopes, produit accomipagié de sa chasse, Le leademain, au lever du soleil, la petite troupe se remit en marche, et suivit le bord du bois de chênes qui aboutissait à la rivière Rouge, et le long duquel la prairie avait été dévorée par l'incendie. L'herbe naïssante recouvrait le terrain d’un épais tapis de verdure au milieu duquel les cerfs, les bi- sons et les antilopes s’ébattaient les uns près des autres. La piste suivie par les Delawares avançaient posaient les pieds sur un moelleux tapis de verdure. Leurs veux, dont aucun obstacle n’arrêtait la yortée, un panorama maguifique, et ils fai- saient l:ver à chaçue instant quel- que gibier nouveau. Le piétinement des chevaux efia- rouchait des volées «Ce poules de prairies, qui en cette saison se réu- | nissent par centaines : pour couver au milieu des herbes les plus hautes ou parmi les buissons. Ces ciseaux s'envolaient avec un bruyant crépitement d'ailes, et rl soso mn éme à or a caercnatent un Treruge : sur les branches élevées Ges chênes. 0 tomber à magii- up de feu faisait terre au moins un de ces £ques gallinacés, et ce fut une zrance setisfaction pour l'Indien, battre plusieurs à l'aide de son _re- volver. Les deux chevaux marchèrent ainsi toute la journée sous le frais ombrage de la futaie, dont les cimes étaient brûlées par les rayons d'un soleil de feu. une mMa- ‘Ami, vois-tu là-bas Ses PF RSI EI RS RS D découvraient | Clia- ! gt yet produced, securing under the most adverse circuims- SHARPLES TUBULAR. Dairy Cream Separator, The closest skimiming and easiest turning Separator in existence. Hand, Belt Power and Steam Turbine. NO DISCO Æ] or bowl complications whatever. Made in a large variety of sizes, adapted to the needs of the smallest dairy or HanDp TUBULAR. The NEW SHARPILEFS TUBULAR Is the closest skimming and easiest turminug Separator tances as of the milk, results heretofore cousidered inpossible, Jt = — Suspended Bowl, Bottom Feed, ï Low-down Supply Can. largest Butter factory. 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Un cheval libre a une bien plus belle allure que lorsqu'il est | captif. | Si cela te fait plaisir, répondit le chef, viens avec moi, je te mènerai | près d'eux : seulement, aie bien soin de dissimuler ton corps derri- ère la tête de ton cheval. | En parlant ainsi, le Léopard se dirigea au centre ée la forêt, afin d'être mieux caché du troupeau par les arbres. | Walter et son compagnon étaient parveæus à environ cinq cents mè- tres de la manade, quand le pre- | mier se pencha à l'oreille de l’In- _dien et lui dit à voix basse : ‘‘Ar- rête, laisse-moi inspecter l'horizon. | Il tira précipitamment son téles- cope et le porta vivement à ses yeux ; puis il le passa à son ami. Je suis sûr que tu cherches au milieu du troupeau ton ancien che- val favori, dit le Léopard en riant. |. —C'est vrai ; car voici là bas, à droite, un animal qui ressemble en tout point à mon pauvre cheval } - : blanc. tourner un peu, ajonta Walter e“|tience le point où le Léopard avait le voir se | Je voudrais bien Il fixait avec une extrème impa- ls se servant de nouveau de la lu- disparu au centre du bois, et cher- nette. Bravo lila fsit un bond, !chait l'endroit où il allait se re- Let je suis maintenant certain que trouver. c'est bien mon Rupert ; car je dé- | Son agitation lui faisait À chaque couvre les marques de la selle sur !instant croire qu'il entendait le ga- son dos.”? op de sa monture, et cependant Le brave garçon, en proie À une |rien n’apparaissait encore. joie folle, indiquait au Lécopard um! Tes chevaux sauvages continu- animal qui paissait à l'écart du aient à brouter les herbes avec la troupeau. [plus grande quiétude ; quelques- Est-ce possible ? donne-moi ton uns d’entre eux se vautraient dans instrument pour mieux voir,” fit le l'herbe : mais on aurait dit que chef en prenant la lunette. Et a- Rupert était un étranger parmi près un moment il ajouta : ‘‘En eux, car il se tenait toujours à effet, cet animal a déjà subi le joug quelque distance du gros de la de la selle et du mors ; puisqu'ilt’a troupe. déjà porté, tu seras bientôt à même Cette observation suffit an jeune de le rmouter dc Reste- homme pour être persuadé que c'é- là sous cet arbre jusqu'à mou re-:tait bien son cheval blanc qu'il tour, je vais aller € avait devant les yeux. cheval de guerre, et je rattraperai, JL'impatience de Walter lui fai- ton ancienne monitre. sait trouver le temps fort long : il Sans ajouter un :1ot de plus, le redoutai: à chaque instant de voir chef indien reprit au galop ie che-!s'éloigner sa bête favorite. min qu'il avait Céjà suivi. Waiter | ne pouvait pas distinguer les autres !avançait au pas, monté sur un sn- Peaux-Rouges, en raison de l'a-|perbe ét:ion blanc, dont la selle vance qu'il avait prise sur cux. l'était recouverte par une magni- Son cœur battait en suivant ces fique peau de jaguar. Une large yeux son ee re. t; plus il!bande d'un drap écarlate couvrait xaminai sil étai raincu | ni. : que c'était bien sa monture favor | Poitrine et ses jambes ; pour rite. ROUVEAaU. * lercaier mon Enfin le chef delaware parut ; il (suite à la 8me page) | à M Le name à LS DU. SE SL à mn, ne É “ mes nd ds È PL | oi RL AS es