pere EPS .! l LEE png + AE à ere A M EP PE rm cc A 2 à & | | __ L'IMPARTIAL JEUDI LE 31 JUILLET, nent pas que ce soit l’œuvre des Venez, remontons la ri- | Indiens. U, s | ‘ière : nous finirons bien par savoir W. B. Corsets. Perrin’s Kid Gloves We are confident that the style, beauty and exclusiveness of our Dry Goods stock will call forth you: unstinted praise. a new season. Dress Goods Besides our usual large assortment of Blacks they comprise medium sirable shades. Tafetta Cloths, Grenadines and Fancy Waistings. Shirt Waists Splendid lines of different stylish waists in white and colors. Not the ordinary styles that everyone has. All the natty touches which will appeal to your taste are comprised in our Waists and their fit is un- questioned. Ladies’ Neckwear All the new kinds of Dainty Neck Dressing for brightening summer costumes, made of lace, organdies and all the latest shades. 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Tenez mon fusil, Walter ; je me charge de cette opération.” Daniel tendit son arme à son compagnon, et, tirant une hache de sa ceinture, sauta lestement de la berge dans le lit vide du torrent. Il put approcher de la mare où se tenait l’alligator sans en être a- perçu. Tout à coup le saurien ouvrit sa terrible mâchoire et s’avança vers le nègre. Les mouvements de ces animaux sont heureusement aussi lents, aussi inhabiles que ceux de Ia tor- tue. Une fois la présence d’un alligator reconnue, l’homme n'a rien à craindre de lui. Mais cette bête immonde ressemble, dans son immobilité, à un vieux tronc d’ar- bre pourri : c’est ce qui trompe la confiante victime qui s’en approche et dont elle guette le mouvement. Malheur à qui s’y fie ! car on ne peut échapper à ses mâchoires d'une force sans pareille. ‘‘Attends, monstre, tu ne feras | c à | plus de mal à personne !’” s’écria and light weight materials in all de- silk and excellent values at $1.00, $1.40, LA PANTHÈRE NOIRE nuit, et ils tressaillaient au moindre bruit. | Au coucher du soleil, les che- vaux étaient conduits à l’abreuvoir, puis ramenés au fortin ; on lâchait aussitôt les chiens en dehors des palissades, on barricadait les por- tes, et les revolvers, les fusils et les carabines étaient chargés, prêts là servir à la défense du blockhouse. CHAPITRE XI (suite de la 1re page) lesquelles ils sont en constante ini- mitié, et par lesquelles ils sont persécutés et détestés comme des blancs. Ils possèdent des armes à feu et en connaissent l'usage, tandis que ies autres sauvages de ces contrées n’en ont pas et sont moins dangereux. Tenons-nous ! donc désormais sur nos gardes : ce ne sera pas la dernière visite que|sans que les Indiens vinssent trou- ces bandits nous feront. \bler les colons. Ceux-ci s’habi- Le nègre profita de la circons- | tuaient si bien au danger, que tance pour imontrer à Walter com- leurs inquiétudes s’évanouirent peu ment on découvrait la trace du |à peu. passage des Indiens. La saison propice aux semailles Revenus au fortin, les deux amis|du mais était arrivée. Le nègre prirent toutes les précautions né-|fut aidé dans cette besogne tantôt cessaires contre les agressions noc-|par M. Taylor, tantôt par Walter, turnes de ces hostiles visiteurs. qui quittaient alors, à tour de rôle, Il était indispensable d'établir | la garde du fortin. aux deux angles du fortin deux! Les champs furent labourés à petits phares ou fanaux, au moyen nouveau et ensemencés ; puis on! desquels on éclairerait d’en haut, |attacha les chiens aux coins du’ durant la nuit, les palissades et terrain pour en défendre l’appro- l’intérieur du retranchement, afiniche. En moins de quelques se- de pouvoir distinguer, des meur-|maines le maïs se montra sur les trières des tourelles, tout ce qui se |sillons, sous forme de verdure bril- passerait dans le voisinage. lante. Daniel se chargea de créer ces] La joie des colons en fut grande, porte-feux, et il s'acquitta de cette | et ils se promettaient d’en faire la tâche d'une manière simple et in-| première récolte en temps voulu. génieuse. | Daniel conseilla d’arracher les Il y avait dans le mobilier de | plants de maïs inutiles, expliquant l'habitation de vieux cercles en fer, à M. Taylor, qui refusait d'en rien employés par M. Taylor pour sus-| | faire, que plus les plantes seraient pendre ses effets de voyage. Da- espacées, plus elles se développe- niel les prit et en fabriqua deux | raient en force et en hau- coques en treillis de la forme d’un teur. On tassa ensuite la terre au panier. | pied des sillons ; Freddy et Char- I1 planta ensuite deux billes de |ley aidèrent à ce travail. bois assez élevées aux angles de lal Les habitants du fortin aperce- façade, et fixa deux poulies à leur | vaient leurs champs de mais du sommet. Chaque poulie était per-! | haut de la coline, et ne se lassaient cée d’un trou, par lequel passait pas d’en admirer la brillante ver- une chaîne mobile. dure. A l’un des bouts de la chaîne il! Un beau matin,—mes lecteurs se suspendit son porte-feu, qui pou-| représenteront facilement quelle vait être hissé à volonté à plusieurs | dut être leur déception, —ils virent, pieds au-dessus des palissades. (en sortant du fortin, leur champ Le feu du fanal devait être ali- couvert d’une nappe d'eau, qui menté par des pommes de pin, et | s'étendait sur la plaine à partir du le nègre fit, à cet effet, une grande | | pied de la colline jusqu’au détour provision de ces matières résineu- de la rivière des Pruniers. ses. _ Waiter aperçut le premier l’inon- On eut ainsi, grâce à Daniel, dation ; tous étaient accourus à ses deux fanaux qui pouvaient subite- cris d'alarme, et-chacun fut aussi ment illuminer les environs pen- |attristé que lui. dant la nuit. | “L'eau est venue de la rivière Ces arrangements rappelaient à des Pruniers, car le ruisseau de la famille Taylor le danger qui l’'Ours n’a pas grossi,’’ observa Da- la menaçait ; ce n 'est qu’en trem- niel, qui regardait d’un air pensif | blant qu'ils voyaient tous venir la | cette eau calme et immobile, recou- l Plusieurs semaines s’écoulèrent ES Daniel en s'adressant au féroce am- phibie, qui rampait vers lui en vrant la plaine à une distance d'un faisant claquer ses mâchoires et en demi-mille dans la direction de la battant l'eau de sa queue. forêt. ‘II faut, reprit le nègre, que le courant de Bear-Creek soit barré, et que l’eau se soit frayé un pas- lui. sage sur les côtés. Mais comment! L’alligator se dressa alors autant cela est-il arrivé ? Je ne puis me que possible sur ses deux pattes de l’expliquer.”’ devant ; on eût dit qu'il voulait M. Taylor émit l’idée que les happer dans sa gueule énorme la Indiens avaient pu leur jouer ce hache que Daniel tenait dans ses Le nègre se trouvait à peine à un mètre du saurien, et il brandis- sait sa pesante hache au-dessus de mauvais tour afin détruire leur ré- mains. { colte. | Mais, plus prompt que l'éclair, ‘Non pas, répondit Daniel d’un le lourd instrument fendit l'air, ton convaincu : les Indiens en veu- s’abattit, et disparut dans le crâne lent seulement à nos personnes. Iis du saurien. nous égorgeraient tous si c'était en | L'alligator, devenu furieux, of- leur pouvoir ; mais ils n’ont jamais ‘frait un spectacle horrible à voir ; l’idée de causer des dommages ma- il continuait à sauter, croyant tou- tériels. Pourquoi ne tuent-ils pas jours atteindre son ennemi, qu'il nos vaches lorsqu'elles s’égarent au poursuivait toujours, quoique son loin dans la prairie? S'ils pou- | crâne fût complètement ouvert. vaient rendre l’eau assez profonde | pour nous noyer, sans doute ils le son arme offensive, et fit un saut en feraient ; mais ils sont incapables | arrière. d'éstrepreodre le travail colossal de détourner et de faire déborder la fait pas bon dans le voisinage de ce rivière des Pruniers, du moment monstre-là,"’ dit-il à son ami. qu’ils sont convaincus que cela ne | Le nègre attrapa au vel la hache met pas en même temps nos vies en ! que Waïter lui jeta adroitement. en danger. Ily a 1à une autre La situation était cause. Nous ne tarderons pas à découvrir, quelle qu’elle soit. Pre-. | pect de l’agonie de cette bête é- nez vos armes, monsieur Walter, et. norme, remuant sa tête, frappant le | nous irons tous de snite voir ce qui, sol de sa queue avec rage, tandis en est.’’ |que dans son crâne on apercevait En longeant la haie du jardin, implanté le long manche de l'in- ils arrivèrent sur la berge de Bear-|strument de son Ce Creek, qui était plus haute que la | Daniel s'approcha alors avec pré- partie de la prairie où l’eau n avait | ;caution, et tout à coup sépara la. pas encore pénétré. Ils la longè- tête du tronc. rent jusqu’à l'entrée de. la forêt, | ‘I a son compte ! Les cruanté non sans peine cependant, car les le perfidies de ce monstre sont dé. ronces et les épines leur barraient | sorimais finies ! Rendez-moi ia ha- souvent le chemin. |che à à présent,’ dit Walter à Da- Tout en marchant, les deux /niel. chasseurs observaient ça et 1à l'en-| Celui-ci arracha l'arme droit où l’eau était montée. Bien-,d tôt ils eurent dépassé le champ i-'sur la berge. nondé, et ils s’approchèrent del ‘Tout l'embouchure de Ia rivière des gnous continuèrent lenr chemin. Pruniers sans entendre comme at- à environ deux perplexe. du crâne le l’alligator expirant, et remonta | | ue Ta + aussitôt les ceux coimpa- Parvenus à cents paravant le bruit de sa chute dans | mètres en avant, ils aperçurent tou Bear Creek. à coup dans la rivière une murailie Le terrain de la forêt était à sec | en cet endroit. Ils parvinrent en-/|ches et de broussailles, entassés et: fin au bord de la rivière, dont le lit serrés les uns sur les autres. était presaue vide : on ne voyait Len cet endroit que l’eau, que quelques flaques d’eau par-cilpar cette écluse, par-là. deux côtés. na à Congres À nehenc x compacte, iorriée d'arbres, de bran- retenue débordait “Je l'avais deviné, la rivière ‘‘Ah ! ah ! c’est donc vous qui doit être barrée plus loin, dit Da-!nous avez joué ce tour.là ? Vous niel en regardant dy haut de la berge. Voyez, elle est desséchée. Je voudrais bien savoir coniment cela s’est fait. Je ne crois certaine- allez nous le payer cher !’ dit le noi, qui accompagna cette exclamation d’un éclat de rire. Il se tourna aussitôt vers | cam IAE 1902 qui l'écoutait avec sur- prise. “Voyons, lui dit-il, devinez-vous | qui a construit ce barrage ? —J,es Indiens, à coup sûr. Mais quelle patience ! quel pénible pieds de diamètre placés avec Sy- métrie les uns sur les autres. —Non, mon cher Monsieur. D'autres charpentiers que les Peaux-Rouges ont construit cette écluse : elle est l’œuvre des castors. —Des castors ! Est-il possible que de si petits animaux aient a- battu des arbres de cette taille ? —Rien n’est plus positif ! Re- gardez donc l'extrémité des billes verrez bien qu’elles sont rongées. Dépêchons-nous maintenant de pratiquer un trou dans l'écluse, a- fin de faire écouler l’eau qui couvre notre champ, lequel, étant plus élevé que le reste de la prairie, se- ra bien vite à sec. Vont-ils être contents au fortin de voir reparaî- tre les têtes de maïs ! Du reste, cette inondation de peu de durée de bois qui sortent de l'eau, vous, " Save Trouble and travail ! rénondit Walter en ex-: aminant des troncs de plusieurs. Expenses Not necessary to g out of Tignish for your Spectacles and Eye Glasses. I have just imported one of the fiuest assortment of Spectacles and iye Glasses ever brought to the Island. Suitable: for all ages EVERY STYLE Gold, Gold filled, Nickel, Silver, Steel, rubber etc. THE LATEST AND BEST . Prenez bien garde en travail- liant ! Dès Re l’eau va trouver une s'y précipitera avec une force d'autant plus impétueuse qu'elle à au moins quinze pieds de profondeur derrière le barrage.”” Déjà plus de douze arbres étaient retombés dans la rivière, serrés les uns contre les autres ; mais les issue, elle s 1; 13 NINIE WT L COourS5 deux côt5s « d'eau étaien que son lit avait tout au plus trente pieds de largeur derrière l’écluse. (à continuer) Vous pouvez rendre votre hare nuis souple comme un gant ot dur comme l'acier par l'usage de l'Huile Eureka pour Har- buis. Vous pouvez prolonger sa vie, rendre sa durée deux fois plus longue qu’ à l'ordi- nuire. EUTLE EUAGRA Pour Harnais d'un vilain harnais en fait un neuf, Composée d'uns huile d-nse et pure, préparée sréc'alerent pour résister sux rigueurs du temps. #1 À vendre partout en boîtes —toutes grandeurs. 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