ee rt U:uleux peuvent ce ge 50 CR (Suite de la 8ème page) Jusqu'ici la lutte contre la tuber- culose s'et pratiquement bornée à yer d'en empêcher la contagion. ns ce but, ons’est eflorcé d’ins- truire la population des p.écautions à prendre pour échapper à cette contagion. On s'est aussi appliqué à faire comprendre au tuberculeux qu’il est un danger pour ses conci- toyens, et à lui enseigner à ne plus indifféremment semer, à droite et à gauche, des germes de la majadie, mais à cracher dans des récipients | La tuberculose fait tous les ans à Montréal des centaines de vic- times. En 1903, nos statistiques officielles ont enrégistré 751 morts de son fait. Profondément convaincu de la merveilleu-e efficacité du sérum de | Marmorek, e me demande si j'ai su vous faire partager ma couvic- tion. Desotre conviction, en effet, dé- pendra la décision que vous pren- ou ces crachats seront désinfectés|drez à l'égard de la méthode, et, et détruits. rauient manquer de produire de bous résultats, ni de diminuer dans une certaine proportieu les progrès de la tuberculose. Nous avous à Montréal une ligue qui travaille dans ce sens et qu’il convient d'ai- der et d'encourager, car elle a déjà rendu de grands services, et elle est appelée à en rendre de plus grands encore. Mais il ne suffit pas de crier gare à la population bieu portante, ni de prier ie tuber- culuex de bien vouloir consentir à ne plus être un danger pour ses semblables. Il faut songer à gué- rir ces pauvres malades dont la bienveillance, à la longue, pourrait se lasser de protéger des gens qui ue leur sont en et rienet ne font rien pour eux, car il faut bien com- prendre que le tuberculeux t'a à gagner à cracher dans un Cra- choir de poche plutôt que dans la rue, sur le parquet des églises ou ailleurs. Même dans le désespoir d'une maladie fatalement mortelle, cela pourra lui devenir une espèce de consolation que d'en entraîner d’autres avec lui sur la pente. Au point de vue social, les tuber- être divisés en deux grands catégories ; les riches dont nous n'avons pas ànous pré- occuper ici, et les pauvres qui mé- ritent toute notre attention, tout notre intérêt, Et par pauvres, Je u'entends pas seulement les indi- gents, mais les ouvriers et les pe- tits salariés de toutes sortes, plus exposés que les autre à prendre la maladie, et d'ailleurs incapables, une fois atteints, de se payer un traitement convenable, toujours très cher. L’est à eeux-là que la ville doit protection et assistance. Jusqu'ici rien n’a été fait pour eux. Les malheureux ne sont même plus admis dans les hôpitaux parce qu’on retoute la contagion possible pour les autres malades. Ils sont donc abandonnés à eux-mêmes et incapables de travailler ou de se soigner ; ils vivent au sein de la famille qu'ils contagionnent, pre- nant, quand ils le peuvent, quel- ques misérables et inutiles re- mèdes. Bientôt un autre membre de la famille prendra la maladie, car lorsqu'elle entre dans une mai- son pauvre, la tuberculose y mul- tiple ses victimes. La ville, au temps d’épidémie de variole. distribue largement la vac- cin. Contre les scarlatine et la divhterie, elle entretient des ser- vices gratuits dans les hôpitaux. Contre la tuberculose, cent fois plus redoutable que toutes les autres maladies contagieuses, elle ne fait rien. Ilest temps de répa- rer cette anomalie. À vrai dire, il n’y avait jusqu’à présent pas grand chose à faire contre la tuberculose, | considérée comme maladie sociale. On ne disposait guère contre elle que des moyens de soulagement, de consolation, pourrait-on dire. On était réellement désarmé de- vant cette peste blanche, mais au- jourd'hui les choses sont changés. Nous possédons maintenant, dans le méthode de Marmorek, un mo- yen de traitement d'une efficacité très grande et qui n'offre que des avantages. En effet, le traitement par le sé-| rumest sans danger, ilest d’une application facile, il ne réclame au- cune hospitalisation du malade, qui pourra même continuer sou travail si son état général le per- met, il guérit la tuberculoseet, en diminuant le uombre des bacilles dans les crachats, il rend les ma- lades en traitement moins dange- reux pour ceux qui les approchent. | En outre, la ville pourrait se procurer le sérum à des conditions | Ces moyens ne sau-!par couséquent, dans un avenir assez rapproché, la vie ou la mort de milliers de tuberculeux. Si l'on pouvait, en effet, appli- quer dès maintenant la méthode de Marmorek au traitement de tous les tuberculeux de la ville, la tu- berculose, j'en ai la ferme convic- tion, serait avant dix ans aussi rare à Montréal que l'est aujourd’hui la variole. Pour arriver à un pa- reil résultat, il faudrait, je le ré- pète, que tous les tuberculeux fussent traités par le sérum, et dès maintenant. Je ne me fais cependant pas d’il- lusion, et je sais que bien des an- nées se passeront avant que la mé- thode de Marmorek soit devenue d’uu usage courant. Si j'en dou- tais, je n'aurais qu’à considérer les obstacle sans nombre qu'à dû vainore la, sérothérapie est emple- yée dans le traitement de la diph- térie, et vons savez avec quel suc- cès. Cependant, je le dis avec re- gret, la méthode n’a pas encore anjourd'hui des médecins qui n’en sont pas partisans. kt pourtant, la sérothérapie de la diphtérie a- vait tous les avantages possibles pour réussir à convaincre rapide- ment le public médical. S’adres- sant à une maladie aigue, à évolu- tion très rapide, elle donnait éga- lement des résultats très marqués en quelques heuies, et il était vrai- ment impossible à un médeoin de bonne foi d’en aier l'efficasité. La méthode de Marmorek est beaucoup moins favorisée sous ce rapport. S'adressant à une mala- die essentiellement chronique, à une maladie qui preud des années à évoluer, elle ne donne de résul- tats marqués qu'après plusieurs semaines de traitement, et la gué- rison de se produit qu'après um traitement très long. Le malade traité par le sérum, cesse de des- cendre la pente sur laquelle il glis- sait plus ou moins rapidement, mais il ne la remonte que plus ou moins vite aussi, et par degrés. 11 faut, pour constater le change- ment, un examen attentif du ma- lade par le médecin. Rien de brus- que, rien de frappant, rien qui vienne en quelques jours convain- cre malgré lui un adversaire pré- jugé. La plupart du temps, la wethode de Marmorek exige, pour le convaincre, la plus entière bonne foi chez l'observateur, chose très rare, il faut le reconnaître chaque fois qu’un intérêt ou une vanité quelconque entre le jeu. Si donc la sérothérapie de la diphtérie reucoutre, après dix ans de succès incomparables, des con- tradicteurs, vous ne devez pas vous étonner si vous entendez faire de nombreuses objections à la méhode de Marmorek, nouvelle et encore mal connue. Sachez, d’ailleurs, que le public médical a été profondément déçu par l’insuccès du professeur Koch, avec sa tuberculine, et qu'il est peu porté à accepter avec confiance une nouvelle découverte sur la guérison de ja tuberculose, par un moyen qui lui semble analegue. D'ailleurs, l'esprit de la profes- sion médicale est encore influencé par l’opinion défavorable à la rué- thode exprimée dès le début par un professseur très en vue de la faculté de Paris, à la suite de quel- ques cas traités sans suocès. Or, il importe que vous sachiez que ces premiers cas furent choisis à dessein parmi les plus graves, que c'étaient des cas désespérés, et toutes spéciales, si elle décidait de! qu'on leur injecta le sérum, non l'employer sur une large échelle au traitement des tubercules pau- Elle pourrait ainsi chaque vres. Ÿ innée, traiter à peu de frais et gué- rir un grand nombre de tubercu- leux. CONCLUSION Messieurs, dans le but de les guérir, mais afin de démontrer l'innocuité absolue du traitement. Il importe aussi que vous sachiez qu'on employait alors un sérum beaucoup moins efficace que celui dont nous disposons aujourd’hui, et que, daus la crainte d’un acci- dent possible, et qui aurait pu être Le Traitement du Dr Weaver. LE SIROP BE WEAVER POUR LES HUMEURS, DE LA PEAU, ENFLURES SOROFULEUSES, ETC. LE CERAT DE WEAVER NETTOIE LA PEAU EMBELLIT LE TEINT Combinés, ces médicaments agissent puissamment sur le système et extraie Somplètement le Poison du sang . Reprocher au sér::m de Marmo- rek de n'avoir pas guéri res mala- des, c'es aomme reprocher au sé- rum de Roux de ne pas guérir les cas désespérés de diphtérie. Dans la tuberculose, comme dans la diphtérie, le traitement par L'IMPARTIAL 1908 Davis & Lawrence Co., Ltd., Montréal le sérum est d'autant plus efficace p'us rapprochée du début de la ma-| ladie. [1 faut vous souvenir, messieurs, que la vérité la plus éclatante n’est jamais admise sans conteste, et que Galilée expira durement sa décou- verte de la rotation de la terre. Et, sans aller si loin, Pasteur ne fut-il pas traité d'empoisonneur pour avoir découvert le vaccin contre la rage ? J'espère que vous ne tierdrez pas compte des objections que pourraient vous faire des person- nes qui n’ont aucune expérience de la méthode, et qui, peut-être. n'en comprennent pas même le principe fondamental, mais que vous vous en tiendrez à l’opinion des savants qui ont emplopé Le sé- rum avec succès, et que vous pren- drez aussi eu considération mon o pinion personnelle, si modeste soit- elle. Et si, comme je l'espère, vous êtes convaincus de la hante valeur thérapeutique de la méthode des Marmorek, il vous appartiendra d'accomplir, grâce à elle, une oeu- vre profondément humanitaire. Je ne suis permis, au cours de ce rapport, d’attirer votre attention sur la situation anormale dans la- quelle se trouvent les tuberculeux pauvres À Montréal. Je vous ai montré que, seuls parmi les ma- lades pauvres, ils ne recevaient au- cuue assistance, et qu’on leur refu- sait même l'entrée dans les hôpi- taux. Cette situation est déplo- rable à tous les points pe vue, et il est difficile de comprendre qu’elle ait duré si longtemps. Ilest vrai que jusqu'ici les moyens de lutte contre la tuberculose étaient peu nombret:x et peu pratiques. Ona parlé, par exemple, de construire un sanatorimu où seraient traité gratuitement ces pauvres malades. Mais la construction et l'entretien d'un sanatorium demandent des fonds considérables, et les résultats qu’on en peu obtenir dans le traite- ment des tuberculeux pauvres sont peu encourageants, Peu de ma- lades y vont trop tard,et ceux même qui en sortent guéris ne tardent pas à reprendre la maladie dans les ateliers ou les usines où il leur faut travailler dans de mau- vaises couditions. En réalité, le sanatorium n'offre d'avantages réels que pour le malade riche. Marmorek, en découvrant son sé- rum, est venu changer les choses. Grâce à lui, nous avons maintenant contre la tuberculose un moyen de traitement d’une efficacité incom- parable, d'un emploi facile et pra- tique, et dont la ville pourrait à peu de frais faire bénéficier tous les ans un grand nombre de tuber- culeux. J'en aurai fini, messieurs, quand |je vous aurai recommandé instam- meut l'emploi de la méthode de tuberculose. | À vous maintenaat de juger si la { | ville a le devoir de faire enfin ces-' # ser la situation anormale dans la- & quelle se trouvent les tuberculeux & Isible maintenant ; si elleale de- voir d'essayer une médication dont l'emploi méthodique, fait sur une | large échelle et gratuitement, pour- |rait, j'en ail’absolue conviction, | sauver chaque année plusieurs cen- »i j dns e Fe i- En acceptant l’importante MiS- | préjndiciable à la métholie, on en |taives d existences, tout en contr sion que vous m'avez coufié, assumé une lourde responsabilité, dont ie sens tout le poids en arri- : 2 ; gutcott 1111074 vaut du te un QG: ie FAREOFL j'aildonnait des doses excessivement | buant d’une manière très efficace à faibles, ‘‘et qui font sourire au-|protéger le reste de la population ljourd'hui”, suivant l'expression contre les envahi sements de la tu- de docteur Kirin, bercuiose, WINTER CLOTÆHI PRICE AT SPECIAL If you are in need of anything in the line of Ready-to-wear Clothin z you will find in our stock of Pro- « ress Brand Garments Overcoats, Uisters, Reefers, Suits and Pants, for Men and Boys, at prices for balance cf the season that will certaiuly ivake buying easy. 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Quazd un faible rayon de l’astre de lumière Brilie sur le cristal qui recouvre les bois, Le doux frémiss-ment de leur aile légère Partout frappe les airs où soupirent leurs voix Fuyez, petits oiseaux. dont l’épaisse feuillée Ne peut plus revueillir l’amour comme au printemps ; Des bouleaux, pour vous nids, la branche est dépouillée, Et le froid aquilon siffle dans leurs troncs blancs. Mais l'air est obscurci d’épais flocons de neige : Leur vol est plus rapide à l’entour de nos toits. Sur la balle de grain s’agite leur cortège A la grange où bonv'it le van du villageois. Oh ! que j'aime à les voir au s2in des giboulées Mêler leur voix sonore avec le bruit du vent ! Ile couvrent mon jardin, inondent les allées. Et d’arbre en arbre ils vont toujours en voltigeant. Quelle main a placé sur la branche qui plie | Un perfd : réseau sous les traîtres appas ? Ah ! fuyez—mais hélas ! j'en entends uu qui crie : Le cruel oiseleur va causer son trépas. mm Poussant des cris plaintifs, ils fuient dans la plaine ; Mes yeux les ont suivis derrière les coteaux ; Mais ils avaient déjà, ie soir, perdu leur haine. Et je les vis encore passer sous Mes vitraux. — Ils revinrent souvent butiner à ma porte, Mais de l'arbre perfide ils n’approchaïent jamais... Ils repartent enfin ; l'aile qui les emporte Semble, par son doux bruit, augmenter mes regrets. Adieux, petits oiseaux qui volez sur nos têtes, Et de l’aile, en passant, effleurez les frimas ; Vous qui bravez le froid, bercés par les tempêtes, Venez tous les hivers voltiger sur mes pas. F. X. GARNEAU. | y Marmorek dans le traitement de la | # pauvres à Montréal ; si elle levr m |doit une assistance effective, pos- & Giits oi Gold and Precious stones The King of Terrors Is Consumption. ? And Consumptionis caused by neglect- 1; ing to cure the dangerous Coughs and Colds. ne & The balsamric odor of the newly #& & cut pine heals and invigorates the # | À lungs, and even consumptives 1m- $ prove and revive amid the perfume & $ of the pines. This fact has long Would make keepsakes that could be kept and cherished {or mauy years, rinciple of the # We have rings set with many $ pine has never before been separ- & different kinds of precious stones ated and . S |from $2.00 up to $75.0n. NORWAY PINE SYRUP. % ps PR RER Np É je combines the Hfe-giving lung- À olid gold watches $23.00 up— | & healing virtue of the Norway Pine £ (good movement). | with other absorbent, expectorant % | Solid gold Brooches $5.00 to 20. | D been known to physicians, but the & g essential healing Pl CA A A and soothing Herbs and Balsams. | e | ë L Solied gold links $4.00 up D ness, Bronchitis, and all affections % æ of the bronchial tubes and air pas- À SG sages. Mrs. M. B. 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Meile Aïibina Bergeron «C'est avec le plus vif plaisir, dit Melle Bergeron, que je rends témoi- gnage à l'efficacité des Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Améri- caine, qui m'ont radicalement guérie d'une maladie cruelle qui me minait à vue d’œil et m'aurait menée au tombeau, Mes yeux s’arrêtèrent sur les annonces des journaux, dans les- . quelles une foule de dames reconnais- santes redisaient avec enthousiasme les effets heureux produits chez elles par l’usage des Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine. Plusieurs dames de mes amies et de ma famille, en qui j’avais une grande confiance, m'ont parlé du bien qu’el- les-mêmes avaient ressenti après l’u- sage de ces mêmes Pilules, et sur leurs avis je me décidai à en prendre. C'était à peu près vers le milieu de l’année dernière que je commençai à prendre les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine et je certifie aujourd’hui leur devoir ma guénison.”’” Melle Albina Bergeron, Blezard Valley, Ont. 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