ren ë ; v » Fe # # e t Re.) : h D cage msg ne ge cm — L'IMPARTIA net nl L, JEUDI LE 5 MARS 1903 es Dom: datent apéanti-caritonnénnilienens | Le Cri du Sang | (suite de la 1re page) mon imprudence ; ceux qui en ont connaissance m'ont promis le se- cret. —Beau secret, qui est à la garde de quatre ou cinq personnes ! Déjà, sans doute, vous êtes la fable du pays, et la malveillance ne man- quera pas d'ajouter à cette aven- ture les inventions les plus outra- geantes. Mais je ne dois pas le souffrir, moi, votre mère : il faut trancher dans le vif et sans hésiter .... Demain nous quitterons Bala- ruc, nous retournerons à Mont- pellier. —Demain !l”’ s’écria Amélie en tressaillant. Elle resta un moment abattue du coup et versa quelques larmes. “Il suffit, ma mère, dit-elle enfin avec soumission ; j'obéirai à votre volonté, sans murmurer. Mais, du moins, ne m’accablez pas de! votre colère, de votre inimitié ! Je! souffre, oh ! je souffre bien....qui me consolera, qui me soutiendra, si vous me manquez ?’” Elle voulut prendre la marquise dans ses bras ; Mme. de Norville se détourna brusquement : ‘C’est bon ! dit-elle ; maintenant | restez ici... j'ai besoin d’être seu- le !” Et elle rentra dans sa chambre, dont elle ferma Ja porte, laissant A- mélie stupéfaite et consternée de cet emportement inexplicable. Plusieurs heures s’écoulèrent. Bien qu’ Amélie n’eût pas dormi la nuit précédente et que les fatigues de la matinée l’eussent brisée, elle ne songea pas à se reposer un seul instant. Mille réflexions pénibles remplissaient son esprit ; elle était en proie à une espèce de rêverie fiè- vreuse, où les images réelles se mê- laient aux illusions les plus sombres de son imagination malade. Un grand bruit, qui se fit entendre tout à coup dans l'hôtel, la tira de cette torpeur douloureuse ; on allait et venait dans les corridors, les portes et les fenêtres se fermaient avec fra- cas. Amélie, violemment surexci- tée, s’inquiéta de ce mouvement inaccoutumé. Elle eût voulu porr- voir descendre au salon pour en de- mander la cause ; l'oser sans exciter les soupçons, peut-être les reproches de sa mère déjà irritée ? Dieu sans doute eut pitié de ses angoisses. Thérèse, la fille de ser- vice, qui avait procuré à Mile. de Norville les moyens de quitter la maison la nuit précédente, entra dans la chambre. Thérèse était une jeune soubrette alerte et pimpante ; avec la croix d’or suspendue à son cou par un ruban noir, elle représentait assez bien le type de la grisette langue- docienne, vive, agaçante, coquette, dévote, au demeurant bonne fille, malgré son goût décidé pour la mo- querie. Elle était assez jolie, ce qui l’exposait, dans l’exercice de ses fonctions, à des provocations de plus d’un genre ; mais Thérèse a- vait la main aussi leste que la lan- gue, et des voyageurs trop hardis l'avaient appris à leurs dépens. En la voyant venir tout effrayée, Amé- lie courut au-devant d'elle : “Que se passe-t-il, ma bonne Thérèse ? demanda-t-elle avec ef- froi ; serait-il arrivé quelque mal- heur ? —Un malheur ! répliqua la sou- brette en rajustant sa coïffe un peu chiffonnée : non, non, grâce au-ciel, mademoiselle. C'est seulement un nouveau voyageur qui vient de des- cendre ici... un monsieur de Pa- ris, un vicomte. J'ai été chargée de le conduire à sa chambre, et, tout grand seigneur qu'il est, il vous a des manières si drôles !... —Ainsi donc, reprit Amélie qui respira plus librement, il n’est rien arrivé de fâcheux au pauvre bles-! sé ? —Rien que je sache, mademoi- selle M. Adrien a eu un peu de fièvre et de délire, mais il dort main- tenant. Le docteur Moirot prétend que nos eaux minérales le guérironrt bientôt. ment le docteur vante les eaux mi- Ensuite, vous savez com- nérales ! mais comtmert | A Î Ne voulait-il pas que Ca- su les deux dames, vètues avec. é therine, la cuisinière, en mît jusque yageurs sans qu'ils le sussent ? Pouah ! l'horreur ! — Et dites-moi, bonne Thérèse, | demanda Mlle. de Norville en bais- sant la voix, personne ne se doute de notre... de ma promenade de ce matin, n'est-ce pas ? — Personne, mademoiselle ; qui donc, bon Dieu ? Les Poncet sont discrets comme des poissons, et Jo- seph, le brave garçon, se laisserait couper en morceaux avant d'avouer, ce que je lui ai défendu de dire... Quant à moi, je suis, connue, je pense ! on sait que Thérèse Bou- chard... —Je ñe doute pas de vous, ma mais dites-moi encore, qui est au- près du malade ? Son oncle, sans doute ? —Non, mademoiselle ; c’est Jo- | seph qui soigne le pauvre garçon. Quant au vieux, il est allé à la pos- te de Balaruc, pour s'informer si | une lettre qu’il attend était enfin, I1 n’a pas joué de la jour-, | arrivée. | née, et nous n’en revenons pas, à' | la cuisine ; aussi mylord Je-Tiens-| | Tout est-il dans sa chambre, les | | bras ballants, comme un corps sans | ‘âme. On prétend que l’oncle de | | M. Adrien a perdu des sommes é-| | normes cet été, et qu’il est à sec en ice motnent. | Î Joseph pense qu’il! doit y avoir de l'argent duns cette lettre, attendue avec tant d’impa- |tience, car...’? Une fois lancée dans les caqueta- ges, Thérèse ne se serait pas peut- être arrêtée de sitôt, mais la porte de communication entre les deux Chambres s’ouvrit brusquement, et : Mme. de Norville parut. ; “Que faites-vous ici, Thérèse ? demanda-t-elle avec sévérité ; qu’- fille ?.. Et vous, mademoiselle, que signifient ces chuchote ments déplacés ?’’ Amélie baïissa la têre: d'un air d’embarras ; mais la soubrette ré- pliqua avec un aplomb parfait : “Eh ! madame la marquise; il n’y a pas de. mal, j'espère ; je ve- nais demander si ces dames descen- dront aujourd’hui pour dîner où si elles mangeront dans leur chambre. j —Vous servirez ici, dit | Mme. de Norville sèchement. | —Fort bien. alors ces dames ne | verront pas le nouveau voyager | qui vient d'arriver ; un assez bel homme, ma foi ! et puis un vicom- ite ! Il est venu dans le coupé de | la diligence de Montpellier. A pei-| | ne descendu de voiture, il s’est in- formé des personnes qui habitent l'hôtel, et quand on les lui a nom- | mées, il a eu l'air de les connaître toutes. M. le docteur assure qu’il | vient à Balaruc pour se guérir d’un | reste de paralysie ; mais pour sûr, | Ja paralysie n’est pas à la langue, |car ce voyageur parle en patois et! |en français avec une facilité. — Et vous, ma mie, répliqua ai- avez-vous a dire à ma nous chère Thérèse, interrompit Amélie ; |” ‘Îde la Grippe, il | [Medica” de remè- | grement la marquise, vous ne lui! ‘en devez guère, j'imagine... Mais | que nous importe cela ! Vous m’a- | vez entendue ? laissez-nous.”’ Thérèse fit une courte révérence | | d'un air piqué, et elle allait sortir, | | quand Ja marquise la rappela : | | _‘‘Tout bien considéré, reprit-elle, | nous dinerons à la table commune. | Comme nous devons partir demain, |ce sera une occasion de prendre congé des personnes de connais- | sance. | —Quoi ! madame, vous partez ! demain ? dit Thérèse en ouvrant | de grands yeux ; ah ! M. le doc- teur en fera une maladie, sans! | compter que d’autres. :..”’ | La marquise réprima d’un regard lhantain cetie loquacité cpiniâtre. | ‘Allez ! dit-elle, vous reviendrez nous habiller dans quelques mo- | ments”? | Restée seule avec sa mère, Amé- |lie fit de nouveaux efforts pour ob- |teuir son pardon. | ‘Bien, n’en parlons plus, dit la | marquise froidement ; mais vous ne; | pouvez descendre au salon avec robemouillée et ces cheveux en | désordre......songez à votre toi- |lette mienne." | Ft elle rentra dans sa chambre. | Une heure après, quand une: ; moi, je vais songer à lai , + . ! cloche fêlée donna je signal du df-, i { Débilité, Nervose, {D yspepsie et av tres conditions ca tarrhales résultant n’y à pas dans toute la ‘““Materia de qui égale la Pe- runa pour une ac- tion rapide.” — Dr. S. B. Hartman, President of The Sanitarium Hart- man, Columbus, O. Comme un démon la grippe a traversé notre pays, laissant derrière elle des milliers d'épaves physiques. Les victimes du catarrhe de cerveau, ca- tarrhe de la gorge, catarrhe des poumons, catarrhe de l’estomac, catarrhe des rognons, catarrhe des organes pelviens, se comptent par centaines de mille. La grippe est un ca- tarrhe épidémique et sème le catarrhe chro- nique dans le système. Cela est si vrai que peu de malades de la grippe peuvent se rétablir complètement avant de prendre de la Peruna. Jamais dans l’histoire de la médecine un remède n’a reçu des louanges aussi grandes et universelles. Expérience d’un Alderman de New York. L'Hon. Joseph 17. Flinn, alderman ‘du Cinquième District! écrit de 104 Christo- pher Stieet, New York, ce qui suit : “ Quand une peste envahit notre pays nous prenons des précautions, comme na- tion, de protéger les citoyens contre la ter- rible maladie. La grippe a envahi des milliers de foyers cet automne, et j'ai remarqué que les gens qui avaient pris de la Peruna étaient vite ré- tablis, tandis que ceux qui dépendaient des prescriptions des médecins, ne se sont pas rétablis avant des semaines et restaient fai- bles et émaciés. “ J'eus une attaque de la grippe et pris de suite de La F'eruna qui chassa la maladie de ‘des Milliers de Faibles, Dyspeptiques, Catarrnales Ù e uses sauces, pour guéce ls vel D LA Grippe laisse sur son chemin Nerveuses, Ha Là æ 7 € Ex ED à S ® oî À Nà Du N. Y. | Journal :— | “ Pendent: NI Ja récente épidémie de Cripge! qui à fait, un million __—"de victimes ou plus, on a || parlé de l’effica- cité de la Peruna à guérir cette; Maladie et ses, suites daus tout le continent. “ D'abord elle m’a guéri d'une bronchite chronique que j'avais depuis quinze ans; j'ai pris deux bouteilles de Peruna en jan- mon système en quelques jours, et ne m'em- pêcha pas de vaquer à mes occupations journalières. “Je voudrais voir notre “ Board of} vier 1894 sans retour de la maladie. Health ” la reconnaître officiellement et la| « Après la guérison de ma bronchite j'eus prescrire généralement aux pauvres de no- | la grippe chaque hiver de plusieurs années. tre “Greater New York.”—Joseph A. Flinn. | Mais, grâce à l'emploi de la Peruna, la grip- D. L. Wallace, membre d'organisation de | pe diminua de sévérité graduellement, et l’Union Internationale des Barbiers écrit de | n'était plus à la fin qu’une simple stupeur de 15 Western Avenue, Minneapolis, Minn. : | Geux ou trois jours de durce. A présent “A la suite d’une attaque de la grippe je cette stupeur ne me trouble plus.”—0O. H. ressentais un malaise général. Je souffrais | Perry, d'un violent mal de dos, d’indigestion et de nombreuses affections, de sorte que je ne pouvais ni manger ni dormir, et je croyais qu’il me faudrait renoncer à travailler, ce dont je n'avais pas les moyens. “Un de mes clients auquel la Peruna| avait fait le plus grand bien, me conseilla de | la Peruna, et la trouve un excellent remède Expérience d’un Membre du Congrès. Chambre des Représentants, Washington, D. C. Peruna Medecine Co., Columbus, Ohio. Messieurs—* Je suis plus que satisfait de l'essayer et je m'en procurai une bouteille | pour la grippe et le catarrhe. Je l'ai em- le jour même. J'en pris régulierement et | ployée dans ma famille et tous se oignent remarquai une amélioration sensible. Pen-| à moi pour la recommander comme un ex- dant les deux mois suivants je pris cinq cellent remède.” bouteilies et alors me sentis splendidement | Très respectueusement, bien. A présent ma tête est claire, mes! George IT. White. nerfs sont calmes, j'ai plaisir à manger, je! Sivous ne dérivez pas de résultats prompts me repose bien. Une dose de Peruna va-|et satisfaisants de l'emploi de la Peruna, lait un dollar pour moi.”—I). L. Wallace. | écrivez de suite au Dr. Hartman, lui détail- M. O. H. Perry, Atchinson, Kansas, écrit: | lant votre condition, et il se fera un plaisir ‘# Une fois de plus, après des essais répé- | de vous donner gratuitement le bénéfice de tés de vos médecines, Peruna et Manalin, | ses conseils. je constate les merveilleux résultats de votre] Adressez vos lettres: Dr, Hartman, Pre- précieuse médecine et ce qu’elle a fait pour | sident of the Ilartman Sanitarium, Colum- | moi après des essais renouvelés, bus, ©. élégance, entrèrent dans la salle à me de bonne compagnie : il parlait! SPEGIALEMENT RECOMMANDEE manger, Où se trouvaient déjà réu- | beaucoup et riait haut. | nis les principaux pensionnaires de l'établissement thermal. salle, vieille et sombre, était lam- brissée en bois ; la peinture rouge- âtre était toute craquelée et souillée de piqûres de mouches. Une glace à plusieurs pièces, encadrée dans une bordure jadis dorée, une pen- dule dite ‘‘à armoire”, dont les lentes et bruyantes oscillations do- minaient le murmure des conversa- tions, une table immense et un ré- giment de chaises pour la plupart inoccupées, lui donnaient l’appa- rence d’un réficctoire d’ancien ré- gime. De petits rideaux à car- reaux rouges qui couvraient, sous prétexte de chaleur, les quatre fe- |nêtres de la salle, y répandaiert un jour sombre et pourpré du plus dé- testable effet. Les pensionnaires, par respect pour les dames, ne s'étaient pas encore mis à table, quoique le di- ner fut servi. . Lord Corbett, seul, toujours enveloppé de flanelle, avait été installé par son domestique à sa place ordinaire, et s’impatientait fort en lui-même contre ces retards. Les autres hommes, debout dans une embrasure de fenêtre, causaient avec gaieté ; et le fameux vicomte, dont Thérèse avait annoncé l’arri- rivée, semblait être ‘‘le lion’ du moment. Ce nouveau venu, quoique bien mis, avait plutôt l'apparence d’un commis-voyageur que d'un gentil- homme parisien. Sa figure ronde, encadrée d’un collier de barbe brune, était assez belle, et annon- çait trente-six ans environ. Son | œil était vif et perçant, sa physio- nomie extrêmement mobile. Le ruban d’un ordre inconnu, mais d’une couleur très-voyante, ornait sa boutonnière. Cependant, sa personne manquait de cette distinc- tion, signe caractéristique de l’hom- Cette vers, avaient pour résultat de dé-! ner Ces défauts, ou plutôt ces tra-| LES Vins de Messe FABRIQUES PAR LA MAISON sarmer la défiance que le regard fixe et parfois inquisiteur du vi-! comte eût pu inspirer. On ne se! tenait en garde contre un homme! si expansif, qui semblait dire tout! A, TOUSSAINT & Cie ce qu’il pensait et penser tout ce! qu'il disait. Aussi, le nouvel hôte | de l'établissement thermal semiblait- | MONSEIGNEUR IL'ARCHEVE- il déjà au mieux avec les pen- QUE DE QUEBEC sionnaires on formait cer- Et Ja plupart de cle autour de lui. on l’écoutait avec} NOS SEIGNEURS LES ARCHE- un plaisir visible, et le vicomte té- ‘Q moignait par son aisance parfaite Sous. le Patronage de VEQUES ET EVEQUES du Canada 72 PIECES OF NEWSHEET MUSIC Chance to Make nd ne in ve Bon LRO on tue Hutua Lit PAR anywhere, almostn ain ee: It costs n benefits it gives are wonderful. booksand pe itself, inciuding 6 pieces o ER CRE fige gran AU $ n one CAN GET ÀLL OF THESE ITS FOR ne pére uil yearly mem ee 1sOne for et all above, and yon He ime within three mon want to do s0 and | your dollar buck. He don’tcare to spend $1.09, send 25 centa months membership. 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M.:1le vicomte de | Mornas, ajouta-t-il en désignant | l'étranger, qui s’inclina ; eh bien, | monsieur le vicomte, je croyais que | vous connaissiez Mme de Norville ? | —Je n’ai pas cet honnenr, répli- | qua le vicomte avec aisance ; voês | m'avez mal compris, docteur... Je! vous ai dit seulement qu’à Mont-| pellier, d'où je viens, et que j'ai } habité autrefois, on m'avait vanté | ! les grâces, la beauté, l’amabilité| des dames de Norville ; je vois! Prieo 25 cents por hettie. nie. in - tendine: purchasers {o give us a cal, | | We invite | | | | | and they will finé we can meet all | | Ccompetitors, and | Save to them the 1 {ro uble and ex | pense of going te | ° - de , he ® - maintenant par moi-même que l’ad- | MENT | Sum merside Or miration publique n’a rien exagé-| : : | ré, et je serais heureux d’être ad-} A ËYEZ-r2msnne idée? 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