SION PERPETUELLE. LÉON XIIT FONDÉ EN 1893 PUBLI* LE MARDI DE CHAQUE | SEMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA On Aesosscsssossssse ee ° P1.00 MR MO... ce covos- D Pour LES ETATS-UNIS Un an....000000.000.°$1.50 Six PELLETIER L Pour L'EUROPE On Êlocooscosesc00000.0 1.50 DR. do sèceds ......1.,00 Les abonnements sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jous- vai, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnmement et payer tous les arré- rages. Ceux qui chaugent d'adresse devroni nous donner l’ancienne aus- £i bien que la nouvelle. Adsastez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tiguish, Ile du Prince Kdouard L'IMPFARTIAL Tignish, Mardi, 16 Aout 1910 UNE VICTIME DE . L'ALCOOLISME “Vous voyez en moi une victime de l’acoolisme, non pas de l’ivro- guerie’”, nous disait ces jours der- riers ua brave cultivateur de l'une des paroisses de la Beauce. ‘J'ai l'air d’un vieillard de plus de 65 ans, et cependant je n’en ai que 50. Ma santé est tellement compromise que je suis condamné au repos. Je suis sérieusement menacé de tu- berculose des intestins, et voulez- vous savoir qu’elle est la cause de tout cela? C’est le simple ‘‘petit coup’. Comme les autres, je di- sais : il me faut un coup pour me réchaufier, un coup pour me ra- fraîchir, un autre pour me dennner appétit, un autre pour me faire di- gérer, et que sais-jeencore. Et re- marquez bien que jamais je ne me suis enivré. Mais avec le ter2ps, cette alcoolisation a fait son effet et vous en voyez le résultat par ma santé débile et dans mon apparence de vieillesse prématurée, sans comp- ter les inquiétudes graves que me donne l’appréhension très sérieuse d’être atteint de tuberculose.”? ‘Je me figutais autrefois que si je ne prenais pas mon ‘‘petit coup”, ma santé en soufirirait, et voilà trois ans bien comptées que je n’en ai pas pris et que je me porte mieux.”” Ces paroles nous ont été dites, dans ces mêmes termes, par un homme dont nous connaissons la parfaite véracité. Elles sont suf- fisamment éloquentes par elles-mê- ines. Sombien de partisans de l’alcoo!l pourraient compter la même nistoi- re avec autant de vérité, s'il vou- laient seulement être francs avec eux-mêmes. em meer } Enumeration des valeurs du Recensement Dans le recensement de 1911, on prendra note de la valeur des pro- priétés agricoles et urbaines à la da- te du rer juin. Ces valeurs com- prendront : Les valeurs des immeu- bles et de bétail à cette date, dans chaque district d’énumération, ces bestiaux et des produits de pépinié- ristes vendus en 1910, des produits laitiers consommés à la maison, en- voyés aux fabriques ou vendus, et des animaux abattns sur la ferme au cours de la même année, ainsi que les valeurs des autres produits de la ferme. On enrégistrera la valeur, en 1911, de la terre, des bâtiments, des instruments et des machines agrico- les tenues en propriété dans le dis. trict de recensement, et on enregis- tera également la valeur de la loca- tion de la terre et des bâtiments Joués cette année-là. On prendra | légumes ; mals la valeur des che- vaux, des vaches-laitières et autres bêtes à cornes, des moutons, des porcs, des volailles, des ruches d’a- beilles sera inscrite séparément, en 1911, à la date du récensement. La valeur des bestiaux et des produits de pépiniéristes vonies) eu 1910 comprendra les chevaux, les vaches laitières, et autres bêtes à cornes, les moutons, les porcs, les volailles, les ruches d’abeilles et les produits de pépiniéristes, c'est- à-dire les arbres fruitiers et d’orne- ment pouf transplantation dans les vergers, les jardins et les parcs. Les produits laitiers consommés | sur la ferme et envoyés aux fabri- ques ou vendus comprennent les produits de 1910. On irserira sous ce titre la valeur du lait, de la crê- me, du beurre et dn# fromage faits à la maison. On prendra note des animaux a- battus sur la ferme en 1910. Ceci moutons, les porcs et les volailles. Les chevaux ne sant pas compris dans ces valeurs, car dans notre pays, Jeur chair n'est pas utilisée dans l'alimentation. Les autres produits de la ferme dont on enregisrrera les valeurs sont les oeufs, le miel et la cire (production de 1910) et la laine, le sucre d'érable et le sirop d'érable (production de 191r). L'énumération de la main-d’oeu- vre sur la ferme se rapportera à l’année 1910. Elle devra indiquer le nombre total de semaines de main-d'oeuvre employée, c'est-à- dire le nombre de tous les hommes qui travaillent à gages sur la fer- me et le montant total payé pour la main-d'oeuvre, avec la pen- sion. Le montant payé sera cal- culé pour la durée entière du ser- vice et doit comprendre la valeur de la pension. La question ayant rapport aux gains des domestiques est demandée au Tableau I, feuille de population. Outre cette enquête sur la va- leur de toutes les terres et de tous les bâtiments qui ne sont pas des é- tablissement manufacturiers ou des mines, tenus en propriété, au Ca- nada en 1911, et qui sont en dehors du district de recensement. re ns Voix Fausse Un petit journal, qui vient de commencer sa carrière à Shawini- gan Fails, croit devoir s'élever con- tre l'enquête, très intéressante que la municipalité de Montréal a com- mencée, au sujet de la loge l’‘‘E- mancipation’’. Il craint que cette enquête ne soit ‘‘une réclame faite en faveur des loges.’ Il trouve qu’il est inutile, et même dange- reux, de faire connaître les maçons, leurs rites et leurs procédés. Les craintes exprimées dans cet article peuvent venir d’un bon na- turel et nous ne voulons accuser l’auteur d'aucune sympathie pro- tectrice à l’égard des maçons. Il faut bien cependant jui faire observer un ou deux points qu’il a trop ignorer. Un grand homme, très bien ren- seigné sur les intérêts catholiques de l’ Eglise et des âmes, très rensei- gné aussi sur les dangers que peut présenter aux âmes candides l’ex- posé des faits et des doctrines ma- çonniques, n'a pas hésité à donner comme premier met d'ordre aux catholiques soucieux de combattre efficacement la maçonnetie, selon leur strict devoir, de dévoiler ses doctrines et ses acles. ‘‘En pre- mier lieu, a dit Léon XIII, arra- chez à la Franc-Maçonnerie le mas- que dont elle se couvre et faites-la voir telle qu’elle est.’ C’est ce que le conseil municipal de Montréal et les ‘‘grands jour- naux’’ que blâme la ‘‘Voix des Laurentides’’ ont essayé de faire. Il y a un indice plus grave enco re dans l’article, qui inspire les pré- sentes observatious. Parlant du complot, objet de l'enquête Mil- lette, le journal de Shawinigan Falls n’y remarque qu’un fait : ce- lui d’une lettre anonyme écrite [au secrétaire de la Loge par un “cerveau fêlé’”’, suggérant le sale traquenard que l’on sait. Pourquoi donc l’auteur de cet article prend-il soin de taire et la délibération en loge et le comité nommé pour examiner le projet ? Il y a là deux faits autrement im- portants que celui de la lettre ano- nyme, sur laquelle l’article en ques- tion insiste uniquement et, du moins il le semble bien, intention- nellement, par un ami de ceux qui l’ent reçue et qui ont fait leur le projet canail- le qui allait fort bien à leur menta- lité ; mais la délibération et la no- mination du comité sont au senl crédit des frères de la loge. Il importe de ne pas le taire, de prêcher gratuitement Ta sages- du moins de fait, des maçons, qui ont présetement intérêt à s’abriter derrrière le silence des journaux amis. Si la pation’” et trouve un grands dau- gers, pour les braves gens, à en parler, qu’elle garde le silence, que tout le ronde comprendra. Si elle lorsque l’on se donne la mission | se....en faveur, sinon d'intention, | ‘Voix des Laurentides” | in’aime pas à parler de l’‘‘Emanci- bert, secrétaire général de la le, pour la somme de $2000, des démarches pour empêcher LeBlanc d'entrer dans la dite société. De plus LeBlanc affirme que M. Hebert a dit des choses malicieuses contre lui ce qui lui a fait du tort dans la vie sociale, etc. C'est un procès qui fera compatriotes des Etats. partout et si vrairnent M. —— si les accusations veut parler, pour dissimuler la vé- rité et palliez les faits maçonniques, Son articie contre les révélations faits bien fconstatés excessivement intéressants, est um faux pas, qui qu’il sera intéressant de suraeiller. Nous verrons. yaliers de Colomb Nous venons de lire un résumé du solide discours que l’hots. Govin a fait au Château-Fronterac, à Qué- bec, devant les Chevaliers de Co- lomb, et nous sonrmes encore sous la douce satisfaction que nous ont causée les bonnes paroles du Pre- mier Ministre en favetw de nos compatriotes des Etats-Unis. Voici ces paroles : “Vous luttez pour l’Église, mes- sieurs les Chevalier de Colomb, eh bien, en luttant pour l'Eglise, tra- vaillez à lui attacher des coeurs. Ilyaaux Etats-Unis, velle-Angieterre, comme l’idée du droit blessé, Je ne sais pas si les plaintes sont fondées, toujours est- il qu’on dit que les Canadiens fran- çais de là-bas, qui ont conservé leur foi et leur langue, n’ont pas toujours, pour les diriger, des prê- tres qui parlent leur langue. ‘‘Je sais bien que ce ne sont pas les Chevaliers de Colomb qui nom- ment les prêtres, mais il me semble qu'avec une puissance comme celle qui est la vôtre, vous pouvez faire agir assez d'influences pour leur faire donner des prètres qui leur diront, dans leur langue maternel- le, l’histoire de leurs ancêtres, l’his- toire de la nouvelle France et de ses héros, et leur apprendront à garder leur foi. ‘‘Que’ce voeu soit reçu en bonne part, je l'espère ; jene voudrais blesser aucun sentiment. Votre ordre est respectable, puissant. Eu certains - milieux on vous tient respousables de cet état de choses. Montrez que ces plaintes ne sont pas fondées et, si vous le faites, Messieurs, notre hospitalité sera grandement payée.’ Merci au nom de nos chers ex- patriés !—La Croix. À LONDON DOGTOR Tells How to Cure Stomach and Liver Troubles. à A distinguished London physician during the course of a recent lecture on stomach and liver troubles, gives the following advice:— ‘(Be moderate in the uss of heavy, | rich foods. Do not eat hurriedly, | and thoroughly masticate the food. : If your habits are sedentary, take a | moderate amount of exercise before retiring and immediately upon aris- ing. Do not use strong cathartic pills, many of which are advertised as sure cures, but in reality do in- jury by weakening the system. If you find it necessary to use any laxa- tive, stick to the old-fashioned veget- able mixture, viz.: Fluid Extract Cascara, 12 0z.; Compound Syrup of Rhubarb, 1 oz.; Fluid Extract Car- riana Compound, 1 oz.; Compound Syrup Sarsaparilla, 5 oz. Take one teaspoonful after each meal and at bedtime. This acts in a gentle, natural way, and is free from the weakening ef- fects of strong purgatives. The ingredients can be bought separately, and anyone can mix them at home. This information will be of benefit to our readers, and is mworth keeping. LE FLEAU DESf GREVE La grève des ouvriers des docks, à Fanborg, s’étent rapidement aux autres ports. La grève sera proba- blement générale le 11 août. Les ouvriers demandent une réduction des heures de travail et 10 pour cent d'augmentation dans les salai- res, tout le monde comprendra mieux | encore qu’elle es# évidemment mal inspirée, au moins sur ce sujet. comprend les bêtes à cornes, les| de l'enquête, qui met au jour des | peut être l’effet d’une distractiou, | mais qui peut être aussi la mani- | festation d’une mentalité faussée l nn Une bonne Lecons aux Ce-| deux mil-} lions de nos gens de fa province de | Québec, et il règne, dans la Nou- } cette affaire, selon le rapport c'est sa ruine. il y a. tn () mms Un article dans le Fi#chburg Daily News, en date du 6 de -ce mois, attire notre attention. Voici : M. Pierre LeBlanc, par l'entremise de son avocat, C. A. Batchelder, poursuit en cours supérieure, M. Hilaire Hé- Il faut la justice toujours et démarches de M. LeBlanc sont justifiables : au contraire portées contre prouvées fausses, M. LeBlanc se verra répudier par les siens. Il arrive bien souvent que des persontes occupant des positions honorables dans des sociétés de secours mu- tuels n’agissent pas pour le plus grand bien de la société, et souvent des sociétaires ou ceux qui veulent devenir tels, agissent au détriment de l'avancement d’une société. Dans semblerait que c'est le docteur Quessy qu'est la cause d: toute la difficulté survenue entre M. LeBlanc et M. Hébert. core une preuve de plus que des étrangers sont souvent la cause des difficultés qui malheweusement existent, de temps entemps, parmi nous, dans nos affaires nationnales. Jamais encore avons nous eu connaissance de difficultés entre nos compatriotes sans y entrevoir des intriguent de quelques uns de nationalité étrangère à la nôtre, y mettre la discorde afin de mieux nous détruire—car la discorde dans une famille Espérons pour la gloire et la fierté nationale que ce procès exposera l'injustice, si injustice Nous nous en porterons tous pour le mieux. Notre Fete Nationale 0 Dans notre province’notre fête nationale a été célébrée bien tranquillement cette année : Le Saint sacrifice de la messe ; une dévotion toute spéciale à la Reine des Cieux, par la procession solonnelle autour de l’église avec bannière de l’Assomption en tête ; concert français le soir, voilà a peu près comment le jour du 15 a été célébré chez nous. Nous avons pas ea de procession en automobiles ; nous avons pas eu l'honneur d'avoir de ‘‘Kuights” pour nous excorter et nous avons pas eu de discours anglais-—bien tranquilement avons nous passé notre fête nationale et nous nous croyons aussi bons patriotes que ceux qui tournent no- tre fête nationale en ridicule pour y faire de l'argent. société L'Assomption Mutuel- allégant que M. Hébert a fait beaucoup de bruit parmi nos Hébert est fautif, alors les M. Hébert sont publié dans le Vews, il nous Enu- mp ——— La Catholique Espagne est Fidele à la aule -, Pa — 0 — Madrid, 9.—Tout est calme au- jourd’hui après les jours d’orage qui viennent de se succéder dans !a la paisible Espagne. L’esconade militaire que l’on avait envoyée ici, a été retiré et la paix que l’on di- sait compromise par les cléricaux est absolument non avenue. La rumeur que le pape aurait é- crit au roi Alphonse, concernant la situation religieuse est absolument dénuée de fondement, mais d'autre part l’on annonce que les provinces Basques, se tiennent toujours sur la défensive et vont entreprenire une campagne énorme pour le ca- +tholicisme. “Mort à l'Espagne. Longue vie au pape.’’ D ‘LONGUE VIE AU PAPE,’ TEL EST LE CRI DE RALLIEMENT DU PEUPLE ESPAGNOL papauté. En réponse aux télégrammes que les espagnols catholiques lui ont ex- pédiés pour témoigner leur loyauté au Vatican dans le présent conflit, le cardinal Merry del Val, le secré- taire d'Etat Gu Pape, a envoyé le télégramme suivant au président de la Junte catholique romaine : ‘‘En ces jours sombres et remplis d’amertumes Sa Sainteté voit avee une particulière satisfaction que les provinces basques témoignent ma- gnifiquement leur inébranlable foi chrétienne. Il vous remercie de vos hommages et de votre amour filial et vous envoie à tous sa pater- uelle affection et sa bénédiction a- Tel serait le cri des loyaux à la! postolique.”’ Terrible eme () mure menus Quatre voitures du tramway de Boston chute, occasionne la mort d’un homme ——0 — Quatre voitures de la compagnie des tramways élevés de Boston ont laissé la voie à l'angle des rues Dud- ley et Washington. Le premier tramway a plongé dans la rne Dud- ley, entrainant dans sa terrible des- cente Thomas Manning, le garde- moteur, qui mourut deux heures plus tard, au City Hospital. Tous les os du malheureux ont été bri- sés. C'était la seule personne qu'il y avait à bord du convoi qui, parti du terminal de Forest Hills, se diri- geait vers les hargars de la compa- gnie, rue Bartlett, où les tramways devaient être netteyés. Manning est mort sans avoir re- pris connaissance. On ignore pour- quoi il n’a pas ralenti la marche du convoi au moment où il approchaïit de la courbe conduisant à la station de la rue Dudley. Accident deraillent et, l’une d'elles dans sa Un des autres tramways laissa la voie et tomba sur le toit de la Eliot Saving Bank, un édifice d’un étage. Un autre tramway laissa partielle- ment la voie et resta suspendu au- essus de la rue, arrêté dans sa chute par une traverse. Le qua- trieme tramway resta sur la voie. Mauuing fut précipité du premier tramway et fut enseveli sous les débris. Des officiers de police et nombre de citoyens volèrent au se- cours de l’infortuné et, après quel- ques minutes de travail ardu, par: vinrent à le sortir de sa terrible po- sition. La voiture d’ambulance, mandée d’urgence, le transporta à l'hôpital où eu dépit des efforts des médecins de l'institution, il expira deux heures après sou arrivé. Les mesures draconniennes em- ployées par les agents d’immigra- tion américains, à Ellis Island, New-York, contre Margaret Moo ney, fillette de seize ans, d’Halifax, N.-E.,pourraient bien être la cause d’un conflit international. La jeune Mooney, fille de M. David Mooney, ingénieur marin bien connu, souffrait de tension des nerfs, par suite d’une application à l’étude, et sa famille décida de l’en- voyer chez ses parents, à Patterson, N.-]. Les agents d'immigration montè- rent à bord du ‘‘Florizel’’, sur le- quel Mile Mooney avait pris passa- ge, et examinèrent les passagers. Le résultat fut que Mlle Mooney ne put se rendre chez ses parents. [S . E Er e MT no SERIE ne « enr ET d en ! Es Rx D ' { a dm + dé — == = __ FOUVELLE SRRIR L'IMPARTIAL, TIGNISEI I. P,E, MARDI 16 AOUT 1910 8 ANNÉE UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS | | 7 ne en ne nl Un Proces Qui era (il Bruit Procedes Nraconiens = oO UNE CANADIENNE QUI VOULAIT ALLER RENDRE VISITE A DES PARENTS DANS LE NEW-JERSEY EN EST EMPE- CHEE PAR DES AGENTS D'IMMIGRATION AMERICAINS ——— 0 ——— protestations, ainsi que celles de ses deux cousins, qui l’attendaient. sur le quai, elle fut conduite à El. lis Island, en compagnie de quinze autres femmes de nationalités di- {verses. On la fit même coucher avec deux négresses, dont l’une lui préparait ses repas, moyennant un prix fou. Finalement on lui dit que les au- sa déportatio 1 et c'est ainsi qu'on l’a ramenée à Halifax. Les parents de Mile Mooney, sont indignés et ils vont s'adresser au gouvernement d'Ottawa, pour qu’on de mande compte aiX Etats- Unis de la manière dant leur fille a été traitée. COURS D'UN ACCIDENT D Treize personnes ont été tuées et douze au moins ont été sérieuse- ment blessées pendant la nuit de di- manche à lundi dans une collision de chemin de fer qui s'est produite sur le North Western Pacific Raïil- way entre un train omnibus, venant de San francisco, et une locomotive spéciale avec son tender, un peu au sud Ignacio. La catastrophe s’est produite dans ane courbe, le train omnibus allant à une vitesse de 40 milles à l'heure, et la locomotive allaient aussi à une grande vitesse, dans l’autre et le char à bagage ainsi que le char à fumer ont été mis en pièces. Il y avait une trentaine de passa- gers dans Îe char à fumer et ceux qui ont été tués ou blessés étaient Les | deux locomotives ont pénétré l’une | Desastre de Chemin de Fer 0 TREIZE PERSONNES TUEES ET DOUZE BLESSEES AU E CHEMIN DE FER SUR LA VOIE DU N. W. P. R. — Q ———— _de ce nombre. Dès que les passagers, qui étaient dans les autres chars et qui étaient sains et saufs, furent descendus ils ‘entendirent les plaintes des blessés et se portèrent avec empressement à leur secours. La scène était des plus tristes. Les blessés qui se la- mentaient, essayaient en vain de sortir des débris, et comme on ne pouvait ouvrir les fenêtres du wa- gon, il fallait beaucoup de temps pour retirer les blessés et les rfgrts. On attribue la cause de cet acci- dent au fait qu’nn conducteur se serait trompé en donnant ses ordres et qu’il aurait oublié de faire pren- dre au train une voie d’évitement. La plupart des blessés, qui é- taient de Petaluma, de Santa Rosa et d’autres villes, se rendaient à une convention qui devait s'ouvrir à Santa Rosa. Les Misereux Il semble que la misère ne devrait pas exister au pays des milliardai- res, si l’on y connait la charité. Du moins, le fait que voici ne de- vrait pas s’y produire : James J. King. de Lowell, Mas- sachusettts, n’ayant plus de travail depuis trois mois, prit les quelques dollars qui lui restaient et, avec sa femme et ses deux enfants, l’un de deux ans et l’autre de quelques mois, il vint à New-York, où il ar- riva lundi matin. Depuis lors, la famille entière er- re dans les rues de la grande ville, achetant de temps a autre une mi- che de pain et quelques gouttes de lait pour ne pas tomber d’inanition. Lundi soir, le père, la mère et les deux enfants, incapables de marcher plns iongtemps, s’arrêtè- rent au Madison Square Park et o Le Calvaire de toute une famille dans les rues de la grande Metropole Americaine, a New-York — 0 —— Mardi, la triste promenade re- commença ; le père, ouvrier car- tonnier, cherchait toujours, mais en vain, l'enseigne d’une maison qui pût l’employer. Dans l'après- midi, les misérables se trouvaient devant le poste de police de la vingt-deuxième rue, La mère, torturée par la faÿm, ne pouvant retenir des cris de u- leur ; le bébé qu’elle portait dans ses bras [gémissait lamentablement et le jeune garçon de deux ans, qui, depuis le matin, marchait comme un homme, demandait maintenant que son père le portât. James King n’y tint plus. Il entra dans le poste de police et ra- conta son odyssée au lieutenant Baner qui envoya aussitôt chercher un repas abondant et les malheu- s’y endormirent. reux purent se rassasier, —— ——— () Amérique, on vient de proclamer à marchandises et des marchands | américains. Ce boycottage semble que celui qui se produisait il y # plusieurs années et qui causa des millions de dollars de dommages au commerce américain en Chine. Dans le cas particulier, les chi- nois se plaignent surtotit des han- gars de détention de l’île d’Angelis, daus la baie de San Francisco. Ils ont essayé de les faire transporter à San Francisco, même de manière à À Chinois contre Americains LES MARCHANDISES DE PROVENANCE AMERICAINE SONT BOYCOTTEES PAR LES NATIONALISTE CHINOIS A CANTON ——— Q —— Y Par manière de réponse au trai- assurer aux chinois, nouveaux arri- tement que les chinois reçoivent en |vants, «n meilleur traitement Le boycottage est prociamé par Canton, Chine, le -boycottage des] la société du gouvernement auto- nome chinois, à Canton. association dont la propagande et le devoir procéder de la même façon | programme, tout nationali C'est une té, peu- vent se résumer dans cette formule: “La Chine aux Chinois”. Elle demande aussi la réforme du gou- vernement, . Les Chinois de San Francisco ont écrit à cette société pour faire appel à son intervention. Un appel à été adressé À tous les chinois 1ésidant à ‘étranger pour les inviter à se joindre au boycot- tage, x é dl de en ETS “tie ee il Malgré ses explications et ses: torités de Washington ordonnaient à DS nique patin