NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH . mime nine — s —————— ne. r6 ANNÉE ————— — I. P. E., MARDI 2 MARS 1909 UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS: SION PERPETUELLE. LEON XII FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA | Un M ss RSC Six MS Sonde sveccatst 0 Pour LEs EraArs-UNIS RENE EE EE cotes TS Un an. + + _ PAPPOPrE Pour L'EUROPE Un.4ts sic... cet: SR IMONS.,. eco cd tv RD Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- val, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui caangent d'adresse devront nous donner l'ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L‘'IMPARTIAL Ge Tignish, Mardi, 2 Mars. 1909 Soutirir pour les notres Un jour dans une causerie fami- lière, un prêtre dit ces paroles : “Voulez-vous convertir une famil- le ? amenez au milieu d'’elle une Âme qui sache souffrir. Voulez- vous le retour à Dieu d’une âme qui vous est chère ? Souffrez pour el- le.’ Elles furent entendues par un enfant du peuple qui venait de faire sa première communion. La pau- vre enfant avait vu souvent pleurer sa mère, et elle rougissait de honte lorsque, presque tous les soirs, son père rentrait abruti par l’ivrogue- rie. Le jour où lui fut révélée la force de la souffrance, elle embrassa sa mère avec une effusion de tendresse qui fit :ressaillir l'épouse malheu- reuse, et lui dit: ‘‘Mère, soyez contente ; bientôt, allez, pape ne vous fera plus pleurer.”’ Le lendemain, au repas du midi, le seul qui réunissait la famille, l'enfant accepta le potage, un mor- ceau de pain, et elle refusa tout le reste.—‘‘Tu es malade ?’”’ dit la mère étonnée.—Non, mère. — Man- ge donc dit le père.— Pas aujeur- d'hui, père. On crut à un caprice et ou voulut puuir l'enfant en la laissant à sa bouderie, Le soir, le père revint ivre comme tous les jours ; l'enfant qui était couchée et qui ne dormait pas, l'en- tendit blasphémer ; elle se mit à pleurer. C’était la première fois que le blasphème lui arrachaïit des larmes. Le lendemain matin, comme Ja veille, elle refusa pendant le dîner toute autr2 nourriture que du pain et de l’eau. La mère s'inquiète, le père se fâche.—Je veux que tu mauges ! dit-il en colère.—Non, répoud l’enfant avec fermeté, tant que vous vous enivrerez, tant que vous ferez pleurer ina mère et que vous blasphémerez, je l’ai promis an bon Dieu et je veux souffrir pour qu’il ne vous punisse pas. Le père baissa la tête. Le soir, il ren: tra calme et la petite fut charmante de gaiété, d’entrain et d'appétit. Mais l’habitu@e entraîna encore le père. Le jeûne de l’enfant re- commença. Cette fois, le père n'osa rien dire, seulement une gros- se larme coula sur sa joue, il cessa de manger : la mère, elle aussi pleu- rait ; seule l’enfant restait calme et Ini, se levant et prenant sa fille dans ses bras : Pauvre martyre, dit-il, tu ferais toujours ainsi ?— Oui, père, jusqu'à ce que je sois morte ou que Vous soyez converti. — Ma fille, ma fille, je ne ferai plus pleurer ta mère. R,_P, Corpix L'Oeuvre du Rapatriement | o fois il arrive plus documenté, tions entre nos deux groupes prononcée. trop profondément ceux qui ce chiffre. de là-bas. Mais ce n'est pas tout. donner des terres, nous et de se créer un foyer grandes régions colonisables. voient. cider. été regardé de travers par les tique. ces choses-là ! (DE L'ACTION SOCIALE) —— Q —— Le député de l'Islet à Ottawa vient de prononcer sur cet- t: question un discours fort intéressant. On en trouvera un résumé dans notre lettre parlementaire publiée dans une au- tre colonne. Nous croyons même qu’en le lisant nos lecteurs ve sougeront pas au contretemps fâcheux qui nous en a fait retarder la publication d'une journée. De Dr Paquet avait déjà, l’année dernière, saisi les cham- bres du même sujet, mais d’une façon plus générale. Cette exprimée et nous ne duutons pas qu'avec les renseignements qu'on lui a promis, il pourra montrer telle qu’elle est Lette oeuvre de rapatriement qui, malgré le peu de cas qu’on eu fait, n’est pourtant pas sans importance. Parlant des Franco-Américains le Dr Paquet a dit : ‘‘Ne pas faire les plus grands efforts pour ramener sur le sol ca- nadien des populations de cette valeur, ce serait nne trahi- son sans excuse, une adbication sans dignité, un vrai suicide uational que rien ne sanrait jusiifier.”’ Cette parole sera ac- cueillie avec joie dans la Nouvelle Angleterre où, depuis de longues années, on a plutôt souffert de la froideur des rela- avoir qualité pour eu remercier publiquerent celui qui l’a Pour ce qui est du rapatriement proprement dit, nous a- vons dit ce que nous en pensions. Entrepris dans les formes voulues il est encore capable d'un succès tel que le gouver- nement canadien ferait bien de s’y intéresser. Frauco Américains peuvent revenir au pays sans affecter raient prêts à revenir tenter fortune au pays atteignent bien Si le rapatriement n’a pas encore réussi comme l'on vou« lait c'est peut-être parce que l’on w’a pris les bons moyens de le produire ou encore de }” port, le Dr Paquet a fait d'excellentes suggestions entre au- tres celle d’intéresser au mouvement les sociétés nationales Non seulement il est bon d’invi- ter les Franco-Americains à revenir au pays, mais il faut en- core leur garantir chez nous l'accueil auquel ils ont droit. S'ils viennent ici dars un but de colonisation il faut leur et les leur donner franchement, en les protégeant contre les mille et une misères que la politique routinière des départements réserve aux colons. Il ne faut pas oublier que depuis 50 ans qu’il y a des Ca- nadiens-français aux Etats-Unis, année un certain nombre avec la résolution de s'établir chez uus, combien d’autres sont retournés dans la grande répu- blique ? Et les derniers pourquoi sont-ils retournés 1à-bas ? Au fond il s’agit moins d’avoir aux États-Unis des agents de rapatriement nombreux, que d’en avoir de prudents dont les promesses seront toutes rémplies par'ceux qui les en- On admettra qu’il est aussi important de s'inquié- ter de la réception à faire à ceux que l’on invite que du nombre de ceux que l’on désire attirer chez soi. Jusqu'ici qu'est-ce que l’on a fait sous ce rapport ? Ceux qui pourraient répondre à cette question seront bien près de croire que nous nous occupons de choses qui ne nous re- gardent pas, que nous voulons parler de politique. pourtant, voiià bien une questicn qu’il importerait d’élu- Pour avoir parlé de rapatriement le député de l'Islet a maude de renseignements a été accordée à l'unanimité, un organe ministériel s’est empressé de dire que c'est tout simplement parce qu’elle n'avait aucune importance poli- Que voulez-vous ? Nos «moeurs politiques permettent de sa pensée est plus nettement nationaux. Et nous croyons Cent mille resteront. Et ceux qui se- encourager. Et, sous ce rap- il en est revenu chaque dans l’une ou l’autre de nos Et s’il en est resté quelques- Et hommes de parti, et si sa de- J. L. K -LAFLAMME. A propos d'une Histoire Ele- mentaire Francaise A: tous ceux qui s'intéressent au progrès de nos écoles françaises, nous prenons la liberté et nous nous faisons même un devoir d'annoncer que. 1°. Attendu qu'il est constant que l'étude d’une bonne histoire du Canada est de nature à dévelop- per, chez notre jeunesse, l’esprit de loyauté à ia Cor1onne, du veritable patriotisme, et contribuera singu- lièrement à l’unien sociale et à la bonne entente entre les divers grou- pes qui se coudoient dans nos pro- vinces ; 2ém. Attendu que le manuscrit d'un tel manuel d’histoire du Cana- da a été récemment preparé pour les écoles élémentaires françaises des provinces maritimes et qu'après avoir examiné ce recueil d'histoire, nous, les soussignés, sommes d’ac- cord à reconnaître que ce dit ma nuel est tout à fait impartial, inté- ressant, adopté à l'intelligence des jeunes enfants et bien agencé ! Eu conséquence, sur la demande de l’auteur, mûs par nul autre inté. rêt cependant que celui du bien pu- blic et du progrès de nos écoles élémentaire du Canada du Rev. Pè- re Bourgeois, auteur de /'ÆZis/eire contribuables français des proviu-! [ces maritimes s'empressent de si- | gner la requête qui leur est présen- tée actuellement, en vue de faire accepter cette histoire, par les Bu- 1eaux de l’Education des trois pro- vinces maritimes, et de l’introduire dans les écoles élémentaires fran- çaises des dites provinces. P. A. Landry Juge de la Cour Supreme du N. B. A. D. Richard Ex Conseiller Legislatif du Nouveau Brunswick A. D. Cormier ptre. C. S. C. Curé. Dorchester, N. B., ce 13 fev. 1909. Carnet D'Universitaire Du Correspondant de l’IMPARTIAL MËLI-MËLO rer — * Concours, émulations, débats, ri- valités, luttes : voilà qui est à l'or- dre du jour: C'est concours de popularité, d'aptitude ; c’est émulation de vertu, de gloire : c'est débats po- litiques ; c’est rivalités d'armes, de talent ; c’est luttes d'importance, de puissance, Que sais-je ? Encore tout dernièrement se ter minait sous les ‘‘hospices’’ de la rédaction du ‘‘Canadian-Courrier'’ de Toronto un de ces concours qui intéresse une nation. Ils agissait de trouver par la voix du peuple quels sont actuellement les dix plus il- lustres canadiens. La voix du peuple a choisi sa di- zine et a placé en tête un ‘‘Cana- dien-Français. Il nous semble ri- dicule de vous le nommer ; mais puisqu'il est si devinable faut aussi bien continuer la liste. Sir Wilfred Laurier, Lord Stratchona, Sir William Van Horne, Docteur Goldwin Smith. M. William MacKenzie, Sir Charles Tupper, Honorable W. S, Fielding, Sir Thomas Shaughnassy. 9 Sir Standford Fleming, 10 Honorable R. L. Borden. De ceux-ci Sir Wilfred, Sir Char- les, hon. W. S. Fielding et hon. R. L. Borden comme hommes pu- blics ; Sir William Van Horne et M. Wm. MacKenzie comme prési- Gents de chemins de fer ; Sir Stand- ford Fleming comme publiciste et scientiste et docteur Golden Smith comme littérateur. Dans cette phalange d'hommes, dont nous osons contester les ta- lents, mous voyons à la première place un Canadien-Français. Voi- là qui est bien jugér. Mais ce pau- vre fanatisme il faut bien qu'il per- ce en quelque part. Que Sir Wil- frid soit en tête, c'est fort juste : mais qu’il soit seul français digne de mention, c’est là, certes faire in- jure à nos Bourassa, à nos Marcil, à nos Gouin. DJ On BR À M *% Recommendation du professeur, Eu philosophie, il faut toujours prendre le temps d'être court. # On a beau scruter, même muni- tieusement l'histoire la plus détail. lée, on y trouve nulle part aucun éclaircissement sur l'origine du ra- soir. Quelques uns veulent que ce soit César, qui le premier en fit usage : autres affirment que le rasoir fit son apparition au troisième siècle. Le Genèse au chapitre XLI en: voie raser Joseph avant l’explica- tion des songes de Pharaon : ‘‘aus- sitôt Pharaon envoya appeler Jo- seph, et on le fit sortir en hâte de la prison. Il ‘‘se rasa’’, mit d’au- tres vêtements etse rendit vers Pharaon. ’’ Et c'était en (1600 av. J.-C.) | La manie de se raser n’est certes pas chimère du vingtième siècle, *k Philosophie chinoise. ““Whi— © ZZ = & ZLZ à ZLLLZ : ZZLZLLZ $ ZZLZZZZ Ô a À (Du Montreal Herald) Voilà un tableau fort curieux par l’origivalité : Il vous parait bizarre : mais voyons si ce n'est bizarrie d'apparence seulement. Commentaires d’un chinois, ob- servant au pied du Mont Royal jes traineaux sauvages qui descendent d’une incroyable vitesse. La des- cente dans un moment est faite. Professeur Benoit Poirier, B. A., a tout récemment résigné sa tribu- | | ne à l'orgue de l'église Saint-Patri- | ce, Montréal, pour accepter, dit-on, | le buffet d’une église française de la | grande métropole canadienne. M. | Poirier, jeune mais déjà composi- teur et célèbre organiste, est de- puis quelques années professeur de ‘‘Solphège’’ au collège de Mon- tréal. Le jeune petit peuple aca- dien que l’on croit si arrièré a déjà | { ! françaises, nous, les soussignés, re- | commondons fortement à l’atten-: tion du public acadien, L’Æistoire du Canrda en 200 leçons, et nous faisons des voeux pour que tous :es ; ‘2. Æ, 7” enfanté ua génie, digne émule de! Wagner. Nous avons daus M Poi- rier, une atmbitiou généreuse d’éga- | ler, sinon de frotter nos flancs à ceux de Allemagne. C'est peut- être ambition déplacée, mais ma foi | ce n’est guère trop demander d'un Votre avis la-dessus M, le Rédacteur, “Marchons un mile !’’ Les sports trouvent longue et ennuyeuse, l’as- cension, qu’il faut, par après, faire, Morale.—Ure heure de misère, un mowent de plaisir. C'est la l'humanité. ‘’ALLAIN"? Ce 23 février 1909 pen Dr. 4. L. Purdy, Dentist ALBERTON Will be at Tignish, until further notice, the 24rd. and 25th. of the month and every last Tuesday and Wednesday of each month. Lax-ets 5 Simtnes + — Artisans, Artisannes et Invites. Assemblee extraordinaire d Shediac _ Les conférences et assemblées sont ici à l'ordre du jour. Elles nous arrivent comme le hareng au printemps. En abondande. Nous nous'en plaignons le moins du mon- de ; puisque c'est sous l'impulsion vive et bienfaisante de nos coufé- renciers, que nous devons voir se réaliser, notre réveii national, de- puis si longte mps en perspective. Nous disons donc, que lundi der- uier le 8 février, avait lieu dans la salle Ouellet une rénnion ‘‘de fa- mille”, Auditeurs et auditrices et surtout auditrices ont cru à un vrai régal ; régal, qu’une fois ache- lvé, n’a demandé aucune tige de corne où d’écaille, pour le nettoya- ge des dents, puisque nous avons voulu en garder les quelques par- celles, qui ont puse détacher du ‘‘passe tout droit’”. La ‘‘ôclle ef the ball'' était sans contredit M. Clement Cormier, ins- pecteur des succursales des Artisans pour les Provinces Maritimes. Heureuses idée ! M. Cormier au début de la réu- nion distribue de petits pamphlets instructifs, donnant le progrès, les bénéfices payés, les taux mensuels et officiers avec l'exécutif de la so- ciété des Artisans Canadiens-Fran- çais. Alors M. Jean Fougère, président actuel de la succursale no. 113 fit connaître, dans un bref exposé, le brt de l'assemblée et a- près la prière d'usage, on procéda, constitution en sain, à l’ordre des affaires. 1° Discours d'ouverture et appel à l’ordre par le Président : 2° Lecture et approbation des mi- autes des assemblées et séances pré- cédentes : 3° Appel des mem- bres : 4° Liquidation des comptes et montant des recettes : 5° Ins- tallation des officiers : et autres procédures habituelles. M. le nouveau Président prend son siège au milieu d’applaudisse- ments réitérés. Il est honoré de la charge lourde et onéreuse que l’on vient de luiconfer. Il donne alors quelques conseils aux membres et paiticulièrement aux officiers : il veut que les sociétaires soient les batailleurs de qui dépend la victoi- re. Après un exposé laconique d= l'oeuvre bieufaisante et immortelle de la société des Artisans Cana- diens Frauçais il fait appel aux da- mes et jeunes demoiselles, Ce qui fut, semble-t-i!, le couronnement de son fort joli petit discours. Les honneurs sont maintenant passés à M. Ciément Cormier, qui se lève calme et serein. Nous re- marquons que son geste, son débit, sa démarche tout dénote chez lui, le tribun plutôt que le cenféren- cier ; tribun qui a pour rôle de sor- lever les foules et l'enthousiasme populaire. Avec cette voix qu’on lui connaît, notre hôte aborde son auditoire à tête reposée. Il débite par une parabole à la fois fine et spirituelle, qui lui valu du commencement à la fin l’atten- tion de tous. De son exorde à sa péroraison les intelligences lui tin- rent campagnie. M. Cormier fait ensuite une apo- logie élogieuse de la femme ; de son rôle dans l’échelle sociale, rôle no- ble et souverain. ‘‘La seciété des Artisans, dit-il, na trois points vi- suels quelle cherche à atteindre et à faire atteindre.’ Ce sont : 1° de secourir veuves et orphelins : 2° d'apporter soulagement et se- cours aux malades et indigents, et enfin de réunir, par son extension, sous un même étendard (celui du Christ), dans un même corps ou pour mieux dire, afin de resserrer davantage les lieus d’affinité et de fraternelle amitié qui existent entre Canadiens et Acadiens de l’ Améri- que du Nord. Après une coute exhortation, à messieurs les m<mbres, M. Cormier : fait, à l'exemple de son prédéces- hausse davantage l'humeur déjà, joviale des auditeurs. Il dévoile ses intimités avec les grands off- ciers du conseil général des Arti- sans, leur compétance dans l’admi- nistration des affaires et parcourt ensuite d'un coup d'oeil rapide le progrès, les avantages de la société en question. ‘‘La société des Arti- sans est une union de tous les fran- çais de l’ Amérique du Nord, et par elle, par son oeuvre l'élément fran- çais est destiné à ne pas périr. ‘“Alorsen patriote enthousiaste il fait allusion au peuple acadien, seul peuple martyre sur ce contient a- méricain. Il assure que l'alliance, la fusion (sans unification com- plète) des Acadiens et Canadiens ne peut qu'être et devient néces- saire aux uus et aux autres. Il veut aussi qu'un mouvement de! propagande se fasse en faveur des Artisans, progagande qui doit se faire sans que ce soit au détriment de notre Société Nationale l'As- somption. ‘‘Que l’une ne marche pas sur l’autre, que l’une marche avec l’autre”. C'était aussi l'opi- nion de M. Cormier. Le manque d'espace dans vos co- lonnes hospitalière M. le Rédac- teur, nous fait abréger les commen- taires d’une heureuse improvisa- tion, il sous faut encore saluer au- tres orateurs applaudis. D'abord M. Napoléon Léger, ex- officier de la succursale soeur de Moncton, fit quelques remaiques des plus appropriées concernant la société et ses nombreux avantages. Par lui Moncton et Shédiac sont comparés et proportions gardées, nous nous avouors arrièrés. Alors M. Anselme M. Léger, invité par M. le Président à déver- ser une portion de sa longue expé- rieuce comme home d'affaire, fait l'éloge, des présidents tous mem- bres des Artisans et bénéficiant des avantages que lui-même, vu son grand âge n'a pu retirés. Il en- couragea les Acadiens à se lancer dans les assurances, à titre de por- teurs de polices. ‘‘Les Anglais, disait-il, sont nos supérieurs, non pas qu’ils aient plus de cervelle, plus d'extérieur et de coeur que nous, mais ils doiveut leur supério- rité à leur sage manie de se faire as- surer. À leur m ort ces assurances sont léguées à leurs enfants qui s’é- tablissent et sont déjà riches. Après de spirituelles remarques, il voulut que les dames Artisannes prennent l'initiative du #ouvement de pro- pagande en faveur des Artisans. ‘‘Avec elles, il faut que ça mar- che.’”’ C’est notre opinion et nous sommes assurés, que les guides en mains, les femmes pourront faire prospérer, peut être surabondam- ment, notre société française, Quelques minutes avant l'ajour- nement M. Cormier promet, à la succursale No. 113, sur un recrute- ment de 30 membres d'ici à trois mois, un drapeau en soie valant $50,00 et à titre d'encouragement il donnera un prime de $8.00 à l’in- dividu qui attirera (par son con- cours), dans la société, 5 nouveaux membres. L'offre est invitante : la lutte pour ce joli montant sera acharnée. Après un gai bon soir la salle vo- mit la foule dans les rues à pavés é- troits et glissents de notre petit vil- lage. La multitudese disperse. On entend de lointains ‘‘au revoir’’ et tout retombe dans une solitude se- pulcrale, tout a repris son calme coutumier, Nous venons de voir le français à l'oeuvre pour sa patrie et son Dieu. ‘‘Gesta Dei per Francos”’. “} À TA (CE) ms COULD NOT ED TO WORK BAUK WAS SO WEAK. Backache is the primary cause of kidney trouble, When the back aches or becomes | weak it is a warning that the kidneys are liable to become affected. Heed the warning; check the Backache and dispose of any chances of further trouble. seur, appel aux dames : ‘Rien, dit- il, n’est complet sans la femme. | ‘(Paroles soulignées d’applaudisse- | meuts venant surtout du cartier féminin). Au grand regret des au- | diteurs, M. Cormier reprend son. siège. Ona remarqué chez lui qu’une seule lacune : c'est trop de | précision daus son récit ou plutôt | daus son exposé circonstancié de, faits. Que Dieu nous garde, ce-| pendant, de lui en faire un repro- che. S'il faut suivre l’ordre logique nous arrivons à M. ie Senateur | Poirier. Ses remarques toujours pleiues d'actualité et d'esprit re| i À mures Re Hi » nstté Albailmh : 2 M + ï LS If you don’t, serious complications are very apt to arise and the first thing you know you will have Dropsy, Diabetes or Bright's Disease, the three most deadly forms of Kidney Trouble. Mr. James Bryant, Arichat, N.S., was troubled with his back and used Doan’s Kidney Pills, he writes:—‘I cannot say too much about the benefit I received after using three boxes of Doan’s Kidney Pills, I was greatly troubled with an aching pain across the small of my back. I could not go to work and my back was s0 weak I would have tosit down. It would go away for a few days but would always return. I was advised to try Doan's Kidney Pills and I must say they completely cured me,” Price 50 cents per box or 3 boxes for $1.25 at all dealers or mailed direct on receipt of price by The Doan Kidney Pil Co., Toronto, Ont. ns P. C. MURPHY, M. D, Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU PE, ! J. H. Myrick & Co IMPORTERS AND DEALERS IN DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And Fishinh Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have jut opened a full and complete stock of NEW GUUDS We are preparep to Supply the wants {o the tarmer fish - eiman and mecha- nic We invite in: tending purclasers to give us a ail and they will fiud ni. 4 we Can mee: . ail competiters, and save to them the trouble and expen- se of going to Summerside or Charlottetown. * # 3 4 + À LE: : Î A MP + +7 éaf