: De Quarante à 4 L ne. ï ne D SE di = : - DÉS PIECE CE PELE TELLE TETE LS el » L'IMPARTIAT, JEUDI LE L AOUÛUT 1901 i : Le j inquanie Ags TRANSFORMATION. EPOQUE CRITIQUE DE RL 1 + } La femme qui atteint la quarantaine est la fleur épanouie, l'arbre vigoureux qui a donné de riches fruits et qui se complait dans toute son éclosion. Elle est alors dans toute sa force, dans le complet triomphe de son développement physique, moral et intel- lectuel. Maîtresse du foyer, mère, épouse, elle a passé par toutes les joies et recueilli toutes les gloires, qui sont l'apanage de son sexe, Elle reçoit tous les égards, cl!e est l’objet de tout le respect de ceux qui l'entourent et qui admirent sa force physique, son catactère ferme, sa volonté sage, sa paissance de travail, sa vivacité d’action et son brillant développement. Les poètes italiens appellent la jeunesse ‘‘1:prin- temps de la vie,” et la quarantaine en est ‘‘le bel au- tomne ’” ; l’automne aux fruits mûrs, aux riches récol- tes, aux blés dorés, aux vendanges succulentes et lour- dement productives. Y a-t-il rien de plus majestueux, ce plus beau, qui montre mieux la relation intime de l'être humain au Créateur dont il est l’œuvre, qe la vue d’une solide et saine matrone qui s’avance dans la splendeur d’un radieux automne, au milieu de l’admiration de tous ? Au foyer familial, elle est un objet de vénération pour ceux au soin desquels elle se dévoue avec l’admi- rable vigueur de sa constitution arrivée à son plein développement, de sa charpente solidement établie, de ses sens parfaitement maîtres d'eux-mêmes et soumis à sa complète direction. % Et pourtant, en présence de ce magnifique tableau, il ne faut pas oublier que le moment critique est bien proche, et que l’hiver, avec ses froidures, ses ruines, ses affres et ses chagrins, est bien près de ce merveilleux automne. Lorsque se couchera, au déclin du jour, le soleil qui a mûri tous ces beaux fruits, lorsque l’âpre bise qui succède aux brises bienfaisantes aura jeté son souffle funeste et taché deson haleine meurtrière toutes ces fleurs, il sera trop tard pour protéger ce qui sera resté exposé à ses coups et à ses rigueurs. Voyez nos jardins, si pompeusement rayon- nants aux jours d’octobre, et songez avec quel soin celui qui les garde, lorsque le calendrier marque l’approche des frimas, sans attendre que la gelée ait brûlé les feuilles, ait étouffé la sève, ait tué les germes, s’empresse d’entourer d’un chaud vêtement, de serrer en lieu sûr les plus délicates, et de protéger les tiges et les racines contre la venue des temps frileux. C’est une grande leçon qu’il ne faut pas oublier un instant ! Lorsque la femme a atteint la quarantaine, c’est le moment de se mettre en garde contre les aquilons qui vont l’assaillir et auxquels elle suc- combera, si elle n’est pas suffisamment armée pour résister, Entre quarante et cinquante ans, la femme subit une transformation constitutionnelle dans laquelle tout son être se trouve ébranlé; c’est un changement d'organisme presque complet, une mutation intérieure dont le système entier est affecté. La moindre entrave à l’accomplissement paisible de l’œuvre de la nature peut être fatale pour la femme chez qui il se produit. Il faut que ce changement se fasse sans secousse, sans entrave et qu’en aucun lieu du corps où il s’exerce, il ne s: heurte à un point faible ou incapable de résister au travail, à l’évolution interne qui s’accomplit. De même que l’on voit les digues les plus solides se rompre et livrer passage à des torrents dévas- tateurs, lorsque la plus légère fissure peut laisser passage au fléau ; de même que la paille laissée dans l'acier peut causer la moindre brisure dans des pièces d'apparence formidable ; de même aussi, lorsque notre système travaille, lorsque la nature se livre aux merveilleuses transformations organiques dont elle a conçu et établi les lois, il importe que la résistance soit égale dans toutes les parois sur lesquelles elle agit, que tous les rouages qu’elle met en mouvement aient une force égale, propre à supporter les immenses efforts de la chimie organique en opération, des molécules en mouvement, des atômes en contact. Est-ce assez dire que cette époque, que cet âge critique que la femme doit traverser exige une préparation, une sollicitude de tous les moments ? Il n’y a pas de force qui fasse, de solidité apparente qui rassure ; il faut à toutes les femmes un traitement spécial, régulier, raisonné pour triompher des dangers de cette période cruelle, Les avertissements ne manquent pas et bien imprévoyantes seraient les femmes qui les négli- geraient. Lorsque s'approche l’âge de transformation, l’âge critique, des symptômes bien significatifs se produisent ; ce sont des sensations d’engourdissements dans les membres ; de lourdeur dans les extré- mités, des éblouissements, des faiblesses, une lassitude invincible, qui indiquent que la nature se pré- pare à opérer, que le laboratoire humain est en action. C’est le moment où la femme, si elle veut se réserver une vieillesse heureuse et calme, un grand e paisible, absent d’infirmités et de troubles, doit s'adresser aux docteurs spécialistes qui lui ordon- néront un traitement en rapport avec son état. Il ne s’agit pas alors d'opérations ; aucune ne pourrait venir en aide à l’action naturelle ; ce qu’il importe, c’est de suivre un régime fortifiant, de prendre des adjuvants qui facilitent l’œuvre interne, qui secondent le travail organique de ces fortifiants, de ces adjuvants, il n’en est pas de plus énergi- ques, de plus efficaces que les PILULES ROUGES de la COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO- AMÉRICAINE, dont la renommée est universelle, dont la réputation est répandue dans le monde entier. Il y a quelque chose qui parle plus haut que les articles de journaux, c’est la voix populaire L'éloge des PILULES ROUGES de Ja COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMÉRICAINE est dans toutes les bouches. Dans tout le Canada, dans les Etats-Unis, à l'Est comme à l'Ouest, le nom de cet excellent remède est dans les bouches de milliers de femmes qui ont été sauvées, qui ont dû à ce traitement la tranquillité dans l’âge mûr, la sérénité d’une vieillesse heureuse et calme. FEMMES qui traversez cette grande époque de votre existence, n’hésitez donc pas un seul instant à consulter les Médecins Spécialistes de la COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMÉRICAINE qui vous prodigueront les bons avis et les bons conseils. Leur traitement est infaillible, il est éprouvé par des années d'expérience qu'attestent des milliers de certificats, de remerciements et d’éloges. Ne peïdez pas une minute, ne laissez pas écouler une année après que la quarantaine aura sonré sans vous adresser à ces dévoués conseillers, qui vous armeront contre les difficultés de la période qui se prépare et vous permettront d’en traverser victorieusement les troublantes épreuves. Si vous suivez cet avis que nous vous donnons en toute sincérité et en toute confiance, vous écarterez loin de vous les affres de la débilité sénile. (Combien il sont appréciables les bienfaits d’une belle vieillesse saine et robuste ! Combien est heureuse, la femme qui ayant joui de toutes les extases d’une jeunesse heu- reuse, des plaisirs et des splendeurs d’un âge mûr vigoureux, peut savourer les joies d’une belle vieil- lesse, Aïeule ou grand'mère, réunissant autour d'elle une heureuse famille anxieuse de répondre à ses moindres désirs, d épier le plus simple incident qui amène dans ses yeux un sourire, empressée d’écou- ter ses avis et de lui donner la place d'honneur dans ses réunions ; voilà l’idéal auquel rêve la femme qui a atteint la quarantaine ! Les peiutres nous représentent nos grand-mères si alertes, si coquettes, si actives encore dans leur sémillante vieillesse, et nous-mêmes, nous avons tous vu de ces belles et sereines ancêtres dont l’éter- nelle verdeyr fait l'admiration de tous ceux et de celles qui les approchent, N'oubliez pas que c’est par un soin incessant, par une prévision qui ne s’endort jamais, par une observation rigoureuse dés règles de la santé et de l'hygiène, par un traitement raisonné, énergique et efficace celui des PILULES ROUGES de la COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO- AMÉRISAINE qu’elles ont obtenu de jouir des bienfaits d’une belle vieillesse. | ( il “a o ( | | AT 7 | Ur y us F' u COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-ATIERICAINE, - 274, Rue St-Denis, Montreal. IG YLT DT RE CLASS GT DL DEL TELLE AE BAMERL DÉS SIT T TRRELTL US LIVRE LES LE SE [l'augmentation totale, resterait ABONNEZ +VOUS+A+L a 8 a bn A Mr à S = aura lieu un samedi d'été, alors que les nuits sont sans lune. Lette circonstance, que les servi- ces publies et surtout le télé- ;raphe sont fermés le dimanche en Angleterre, servira les pro- jets des Français. Le grand coup qui sera tenté contre notre escadre de la Médi-)} terranée aura lieu après que les, escadres françaises de Brest et de Toulon auront fait leur jone- tiou en temps de paix. Alors, l'amiral français sera en position d'‘écraser notre escadre avant même que nous el ayons con- naissance, L'écrivain ajoute que la perte de l’'escadre anglaise de la Medi- terranée coûterait à Edouard V11 sa couronne ; la famine ne tarderait pas à régner en Angle terre, qui recoit sa viande et sa farine d'Australie, par la voie de la Méditerranée. 1L Y AURA DES SURPRISES QUAND SERA CONNU LE RESUL TAT DU RECENSEMENT (De L'impartial, Nashua) Otawa, 16.—Malgré toutes précautions prises pour assurer le secret des retours et des addi- tions du recensement il trans- pire toujours quelques rumeurs qui à force de se répéter pren- nent an caractère d’ authenti- cité que je ne voudrais pas vous laisser ignorer plus longtemps. Ces rumeurs ne sont pas off “elles, mais je crois cependant qu'elles seront confirmées par la publication des bulletins du re censement, dont le premier pa- raitra probablement vers la mi- août Le total demontrera, dit on que la popalation canadienne française de l'Ontario est an- jourd'hui de 800,000 à res. On ajoute que nos oompatriotes sout ainsi groupés qu'ils pour- ralent assurer la victoire au can- didat de leur choix, en suppo sant qu'ils se grouperaient au- tour de lai, daus six autres divi- sious d'Ontario. 1isont égale. ment progressé dans les Cantons de l'Est, au poiut qu'il ne reste plus que Brome où l'élément anglais soit en majorité. | Ontario n‘a pas augmenté en proportion de Québee et il pour rait se faire qu'elle perde trois ou quatre députés tandis qu, Mauitoba en gagnerait un. Les provinces maritimes aussi, diton, perdront un représen- raut à Ottawa. Montréal arrive bon premier avec uue augmentation dont je n: connais cependant pas le hiffre exact. La population a diminué dans ane viagtaine de com'és de Qué bec composés de vieilles pa- roisses, mais par contre, elle a “ngmenté daus les quarante “Inq autres. | Oa dit que la base de la repré- s'utation sera de 28,000 environ ce: qui multiplié par 65 donne- raità la province de Québec ane population d'environ 1,800, 090 âmss. Où ajoute encore que l'élé- ment acadien a augmenté consi. dérablement, En somme, si ces 1umeurs sont fondées, la population fran- çaise du Canada atteindrait au moins deux millions, et la 1e présentation uatioaale, malgré au moins stationnaire. Ce qui frappe le plus, c'est l'augmentation de l‘élément {rauçais d'Ontario. : Nos compatriotes sont mainte- uant en droit d'exiger un repré-| sentant dans le cabinet de Toronto. ” Pet LES BOERS CONTINUENT Le gouvernement anglais a publié une nouvelle correspon- dance du Sud-Africain relative aux négociations de paix, qui se termine par le texte de la pro- clamation de M. M. Schalk- barger et Steyn, télégraphiée le 2 juiilet par lord Kitchener au gouvernement et lue à la Cham- bre des Communes, le 4 juillet par M. Broderick. Dans cette proclamation MM. Schalkburger et Styn affirment que M. Kruger et la députation bœr sont à l'étranger, des re- présentants satisfaisants, que la paix sans l'indépendance serait sans valeur, qu'une paix dont le prix est l'existence nationale ne doit pas être acceptée et que, dans l'ivtérêt des frères de la colonie, la guerre doit être con- tinuée avec vigueur. 100,000 ENFANTS CON- FIRMES Aa cours de la visite pastorale qui vient de se terminer, plus de 5,700 enfants ont été confir- més dans la seule ville de Montréal, et 4,700 environ dans les 42 paroisses de ja cu pagne visitées cette auuée var Mgr Bruchési. Soit en ‘ont, pins de 10,000 enfants.—Le Journal. Lorsque vous avez mal à la tête, n'importe qu'elle en soit la cause, vous trouverez que Bow: MAN'S HEADACHE POWDERS est au remèd=# sûr, prompt et efh- cace. La sensibilité de nerfs, la Bile, l’Insomnie sont souvent les causes des maux de tête. Servez vous de Bowman, c’est un remède sûr, point d Opium, Bromide ou autres narcoliques. CHINOIS BOUILLI1 1l avait seiz: balles dans le uorj'S San José, Calif., 21 -Sur l'or- dre &es autorités du couté on a fait bouiliir dans un chaudron le cadavre de Lea Wisg, un Chinois assassiné en mars der- uier, pour recuvciilir seize balles qui lui avaient été tirées. Ces balles serviront de preuve à vonviction au procès de Look Lee que l'on accuse d'être l'un des aesassins. ) UNE MALADIE ETRANGE — Une maladie, d'un caractère étrange et offrant les symptô- mes de la grippe, sévit en ce moment sur les ch'ranx à New. Yorket les décime rapidement. Depuis quinze jours, il y a pins de 10,000 chevaux qui en sont atteints. ON CRAINT ——————— — UNE INVASION DE L'ANGLE TERRE PA I,A FRANCE Un écrivain mijtaire très con- ao. M. Whit:, vient de publier dans Ja “National Revivw, de Londres nue étuds très docu- mentée qui cause une vive sen— sation daus jes cercles militaires et maritimes d'Angleterre D'après M. White, l' tat-major de France sait pertinemment que les escadres suglaises ne out pas prêtes, et qu'elles straient hors d'état d'accepter le combat, si la guerre £clatait à limproviste. Ce sont lus raisons qui ont ports l'état-major fran: çais à suivre, et à passee délibé. rément de la défensive à l'offen- S1V6. — Le jour où la guerre écla- tera, déclare M. White, c'est l'ennemi et non nous, qui choi- sira son moment. L'attaque SAR E à 5 Escles du bat: ed dis Are SV HS A has NT 1 56 | 08 + er “ “ Cr _ Poules AS