ai CAES LSIMPARTIAL à émmsnims, de + maté daté hey . LE PORTE-MONNAIE Samedi soir, sept heures. Les contre-maiîtres ont fait la Paie. Les ouvriers se groupent sur le seuil du marchand de vin. 1! s'agit de régier le compte de la semaine. On prend le ver- mouth ; la perspective du di- manche anime les visages et délie les langues ; c'est nn bon moment. Cependant les ombres s'é- paississent. 1] faut rentrer chez sol. Pierre sort le dernier du ca- baret. Son pied rencontre un obstacle sur le trottoir. Il £e baisse…C’est un porte-monnaie. Un vieux porte-monnaie en cuir éraillé, au fermoir converi de rouille, à l'aspect piteux, — le porte-monnaie d'un pauvre. D'où vient qu'il soit si lourd? Que peut-il contenir ? Des gros sous sans doute... Pierre regarde. Ce sont des pièces de cinq francs. 11 y en a cinq. L'ouvrier referme le porte- monnaie, il le met dans sa po- che, rentre dans le cabaret et va au comptoir. —Voïià, dit-il, mon nom et mon adresse. — Pourquoi faire ? — Rien ! Mais prenez-le tout de même. C’est une fantaisie. La marchande de vin regarde son mari. Le mari fait signe à sa femme qu'il fant avoir égard aux manies des clients. Pierre s’en va satisfait. 1l arrive chez lui. Uu joli ménage. Les meubles reluisent. La table est couverte d’une nappe bien blanche. La femme apprête le repas du soir, Les en fauts jouent, en riant, aux c- Clats, près de la fenétre. La iemme est jeune ; les enfants | sont roses et bien portants. Tout porte l'empreinte de la vie heureuse. —C'est toi, Pierre ! Les bambins courent vers la porte. C’est à qui embrassera son père le premier. Le plus, jeune, qui n’a que dix-huit mois, roule comme une boule à travers la chambre. L'ouviier s’assied. —AÀllons, ivi es rmoutards ! 11 les prend sur ses enoux, y et son regard va d'eux à ia mé- uagère. | — Pourquoi reviens-tu si tard ? —Ah ! voilà... dent ? —— Pas précisément. ——Quoi, enfin ? car il y a qnelque chose, je le sens. —J'ai trouvé ça. —-Un porte-monnaie ! L'ainé des enfants prend Ja parole —]l n’est pas beau. —Tu trouves ! Et ça, est ce beau ? _—-Des écus de cinq francs Un, deux, trois, quatre, cinq. 1ls sont à toi, n'est-ce pas, puis- que tu les as trouvés ©? —Non. lis sont à celui qui, les x perdus. -Tu le connais, papa ? —Si je le connaissais, ily a, uue heure qu'il aurait sou er gent. | —Le pauvre homme ne doit pas être riche, à en juger par son porte-monnaie, dit la mère, et ces vingt-cinq francs m'ont, bien l'air de représenter toute sa fortune. La voix de celle qui parle est, émue. Les enfauts se regardent, ne sachant s'ils doivent pleu- rer —Dis done, papa, trouves pas l'homme, si tu ne qu'est-ce que tn feras de l'argent ? - Je le mettrai dans un tr roir, Où 1} 1estera sans qiin y tou: Ne: —ÿSaus qu'on v itouche...ja- mais...jimas ? —An mous pend:nt/in an! —Et an bout den é + à = Kit Di£1 L devons rien à personne. —Te serait-il arrivé un acci-| | | | | LU | la vue et jo ‘autrefois. ‘| bons, et Jes | viile n'est pas ici Et | | | | l'est perdu. J1 faut que je parte. | Ma femme s'inquiète dèjà, suis sûr. C’est bete, les femmes. | On est dehors, ça se désole. On une Qu'as-tu pu faire si | Monsienr aura dépensé son ar- —C'est quelqu'ivrogne qui. grande poupée à à Jenuy.… Et à moi ? —À toi ? je t’achèterai un quelque faméant. je le prendrai et a este une | | Un ouvrier l'aurait mis là { tambour. —Et à moi ? je viendrais le réclamer. ) —Un fouet pour te fouetter! 1l aurait laissé son adresse quand tu ne seras pas sage. Des éclats de rire succèdent | laissé une adresse ! s’écrie la aux questions. # archande de viu. Le tont petit est celui qui s'agite le plus. 11 ouvre la bouche toute grande ; des fos-! | Eu route ! la nuit est tout à? settes trouent ses honte joues | fait venue. Le temps est à l'ora- rovges ; 11 bat des mains. ) —C' sa un amour ! dit la/du ciel... Mais qu'imzorte !…. mère. | L'ouvrier passe son monchetr; Le père dit : — Voyez vous te \sur 50 front et part bravement. jofiu ! —Je viens dechez le mar- Pendant ce chand de vin. Et elle donne au vieux le! temps là, un, vieux s'avance vers le csbatet. —Ah ! dans la rue noire. —11 m'a donné votre adresse 11 va d’un trottoir à l’autre, —-Ap'ès ? regardant sous les lumières in. —J'ai perdu un porte certaines. De temps en temps, il! monnaie. se penche ; il allonge la main | —Décrivez-le moi. puis il la retire en NNFREtNné -1l est en cuir marron. usé, quelques mots :—Je crois tou-|avec de petites déchirures.. jours le Voir. 11 me sembiait | Combien y avait-il inst | que je l'avais vu. -Viugt-cing francs. Le voilà devant la porte du En quelle monnaie ? marchand d >» vin. . —En pièces de cent sous. Il s'arrête, “et sa recherche, -Le voilà. devient tous minutieuse. Rien.) Le vieillard essaya de parler. 11 se relève. 11 entre. 11 salue Impossible. 11 se mit à pleurer! humblement...…..Sa voix trem de nouveau. Les autres plen- ble. | raient aussi Pardon! Vous n'auriez —-Je veux vous laisser quel- pauvre femme !elle est vieille revoir ! Je reviendrai... Mais je RE ne voudrais pas partir sans Vienne la Saint Martin, et VOUS témoigner... | notre mariage touchera la cin-| Pierre etsa femme se con. |quantaine : De tout ce temps, Sultèrent du regard. je n'ai pas manqué une senlel La mère s'avança, et de sal | fois, le samedi, de lui apporter voix douce | = _ de la semaine. Si l'ou- —Eh bien ! bénissez ies en-| lje ARS vite PB mais, De bon coeur je m’en tirais toujours. Quand Le vieii ouvrier se dress, et l'âge est venu, j'ai gagné ies yeux au Ciei, sa tête blan-. |moins ; mais les vieux se con- he découverte, 1l étendit les tentent de peu : ils ne songent Mains. plus à à la toilette, et leurs jam- | bes ont trop de peine à les por | Pers revillon. |ter pour que la promenade les! N_TES DE MiLL RIVER tente beaucoup. Bon an, mai. te u, j'ai pu suflire à tout. Les 6. M. l'Editeur : = | conomies ont passé; mais les Votre corres-! enfants sont étabiis, et nous ne | pondant ‘Spectatceur” aurait | bi_n fait de préndre ses lunet- Comment allons-nous faire, tes afin de mieux connaitre les mon Dieu... Je m'adresserais gens. Ce n'était pas M. Doiron bien à mon fils...ou au patron. qui jouait sur le ,iolon, comme Mais le patron n'aime pas les il le dit, mais M. Paal Poirier javances, et mon fils a ses de Rastico qui, sije m'y con- charges. nais, est maitre en cet art. Et puis, demander "Si je Les cultivateurs ont com- mepcé à couper le foin la $se-| maine deruière ne pouVais plus travailler, en core, passe ! Mais je suis solide; baisse un pou, voilà tout, grange avant la! n'entends plus comme Pluie, fl et probable que, si le Mais les bras sont Peau temps n'arrive pas jambes vont. Je vite, il sera Guelque peu endom demeure à Belleville, et Bolle- mage. La récolte sera plus a- bien ! je bondante qu'on l'avait cra d'a- et n'ayant pu le mettre en bien ne me rappelle pas être monté “bord, etsilelle peut-être sau- pi u< de :rois fois su” l'omuibus, vée en bon état, il y aura plus et encore c'était pour aller plus que suflisant pour les besoins vite, et non parce que j'étais) de la localité. fatigué. Les Messieurs. A. Finnon et Allons, Je vois bien que tout J. Platts ont achevé ja corvée qu'ils avaient à faire à la butte Howlen road Le résultat de eet ouvrage est grande amélioration au jeu à Currie sur le rentre, ca vous fait une scène.— chemin, ce qui facilitera beau- Ah!te voilà ! D'où viens-tu ? Coup le charioyage du produit tard dans Agricoleet d'engrais riverain [wussel mud) dont il est trans- porté une grande quantité par les rues ? Un jour de paie... Mat: Eh bien ! après ? Xst- celle route. | ù , s à « }} sery 2 ce qu'il n'est pss à inol, mon Observ.teur é ce. "+ Mir Wie Nr 2000 argent ? Tiens le voilà. avari- Milt River 2 sout 1897 vieuse !. Et ou rit. Qu'est-ce. 7 er ti que je répondrai ce soir à tua fesame. Je ne lui rapporte rien. pour Ja première bis, d'avis), ©2410 qe CEE pa de l'argent. Jo at perdu Per SE 0e Daiitile-LOûIise sout au. .perdu.. #1iés 1 prierin ce A sanctin Et doux larmes, tombant des UE de Die Aune de In 4 0,atte- ye u , tinvailleur couièrent ? OL ei ca oins d une | nueri:oh Iiracnicuse O_(enu32: | par liniercession de la bonne! aura trouvé le porte m onnaie, | mas, femme du chef d2 ge. De larges couttes tombent | pas vu...par hasard......un que chose... pour vos enfants. porte-monnaie ? | —Par exempie ! dit la femme. —Non. |. L'homme poussa une chaise Alors, lui : vers le visiteur : —Mon Dieu ! mon Lien! | —Remettez-vouns, mon ancien. | Et parlant dans l'encombre. —Non,non,’e veux repar- ment du cabaret, comme s'illtir, aller trouver ma fume, la était sen : [rassurer Je la connais... | — Que dira ma femme? Ma ‘elle doit être inquiète... Au. to make this one of the Ste-Anne. C'est madame Du- section à la station de Sainte-Louise, qui a reçu cette fareur signalée. au comptoi-, pensant bien qu! Madame Damas, ne marchant | pé ciblement qu’à l’aide d’une béquile, açait en néanmoins — Eh ! mais, en effet, on m'a | le vonrage d’accompa rner les pélerins Elie fit la communion [à la messe qui fut dite à sept heures, laissa sa béqaille à la nom de Pierre et celui de sa rue. | balustrade, et retourva à son banc sans aucun aide. Pendai t | le reste de l'office divin, elle continua cependant à ressentir de violentes douleurs, mais la messe terminée, elle sortit de l’église complètement guérie. 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