4.14 JS ER 4° 24° TN Et 2 Ur x REP AR Lt gi È ê * Pr MER A mms ne | ri EE Le Mardi-Gras dela Mere Adrien Chronique Canadienne C'était le soir du mardi-gras de l'an 185%. Il faisait un froid de loup. Un: forte bise du nord-ouest soulevait la neige en rafales; sous la doubl: action du froid et du vent les grands arbres craquaient et se fendaient. Au firimament, de petits nuages échev-lés filaisnt avec une vi- tesse effrénre. Ca et là cependant, on vo- yait scintill r des miliers de constellations, et, éblouissantes comme des jets de lumière élec- trique , les planètes de notre sysième avec leurs satellites. Si le temps ‘tait dur, ‘ily avait , cependant dans l'air comme une : note vibrante de gaieté. Au travers des carreaux engivrés, ls chandelles répan- düient plus de inmière que - d'ordinair.. De chaque caté de larivière Chaudière, toute en glace à cette saison, l'iiluinination était générale, sur ls cot: aux comme au ras de la rive; l'’cho appor- tait du lointain la joyeuse son- nerie des grelois des attelages. Les paysans ‘taient en liesse, et, oublieux de ia bise et des rafules, fétaient le dernier} jour du carnaval. # x S'il semblait que ce fat fète un peu partout, il n’en était pas de même chez ia inère Adrien. On lappelait la ‘mère Adrien tout court, du nom'de son mari dont elle était veuve depuis plusieurs ann’:s déjà ; son nom était Elizabeth. Elle avait .u cinq fille et au- tant de garcons pour le moins ; les filles étai nt mariées à la ville. Quant aux gar:ons, des gaillards de six pieds. il étaient partis les uns après'les autres à la recherche de la fortune, qui dans l’ouest américain, qui à la Rivière Rouge. n’était revenu au pays et ne donnait de ses nouvelles, excep- té à de bien rares intervalles. La vieille maisonnette, sise sur le chemen du roy, au som- met d’une cote +t sur la lisière d’un escarpement prolongé de larivière, ‘tait restée bien dé- serte et bien triste depuis. Et la vie avaitété dure pour la mère Adrien ; la terre don- nait ses produits petite mesure ; grevée de redevances, elle était menacée d’un exploit d'huissier, un jonr ou l'autre. Pourtant, la mèr+ Adrien était une bien brave feinme ; que pouvait-«Ile avoir fait au bon Dieu pour subir si longue et rude épreuve ? D'unestature et d'une vigueur plus ju’ordi- naires, c'était la bonté de cœur incarnée, jamais pius noble ca- ractère habita charpente humai- ne. Sa maison était ouverte à teus, aux voyageurs, aux pau- vres,aux malades, aux traques du sort, et “e n’‘tait pas elle quieut jamais songé à de- mander un liard pour une hos- pitalité dont elle s'était fait un devoir, une vertu. Ce soir là la mère Adrien n'avait guère le cœur à lajoie. Aussi devant sa vieille cheminée ou flambait une grosse buche, les lunettes relevées sur le front. elle ruminait aux moyens de sortir de sa misère et de sau- ver la terre de ses aieux. #*% Sur la route entre seph et Saint-Marie, cheminait a cette heure-là une carriole tire par un de ces patits che- vaux carnadiens trapus, nerveux Saint-Jo- Pas un d'eux: | | | | ns rures habillé et conduite par un paysan connu dans la contrée sous le nom de Charles-à Jos-à- m'onele Charlot, et qui sera dé- signé désormais sous le nom de Charlot. Ces dénominations de personnes ne sont pas rares à Ja compagne au Canada. Comme souvent les enfants portent le même nom de baptème, pour les désigner on dit: Pierre à Jacques ou Pierre à François, Jacques et François indiquant le nom du père. ‘étranger s’en allait à Qu2- bec, et, par un pareil temps, il en avait eucore pour au moins dix heures de course. Mais le voyage menaçait de durer plus longtemps encore, car de temps à autre Charlot était obligé de ranger son cheval à côté du chemin, par rapport anx ren- contres. Et les rencontres étaient plus fréquentes qu'à l’erdinaire ce soir-là, à tel point que l’étran- ger finit par maugréer pour de bon. —$Sapristi, dit-il, on se croir- ait un dimanche au sortir de la messe, De ce train là, jamais je n’arriverai à la ville. —C'est pas ben agréable, ob- serva Charlot, de voyager à soir, mais que voulez-vous que j'y fasse; c'est l’mardi gras. s’pas, et chacun enterre le car- naval, - —Peste soit du mardi gras ! répliqua l'étranger, je voudrais qu'il fut mort et enterré. —Ah! pour ça monsieur, *ous pouvez y compter; quand nos gens l'enterrent ça n’est pas pour rire. Et tenais, si vous étiez pas si pressé d'arriver à la ville, ma frine, j'eré que y aurait moyen de s’amauser un brin. Je vous assure que c’est ben plaisant et qu'vous auriez du plaisir à plein te Tous ces gens-là sont des veilleux. pas. Y s’en vont veil- ler manquablement, et pis dan- ser avec les criaitures, j'vous l’dis. Ils ont un violon ayec eux autres, un nommé Simard, de Québec : il est descendu avant- hier; il parait que c’est un joueux comme rare. Mais un qui était pas aisé à battre dans son temps, c'était le père Adrien; c’est ça qui jouait du violon. J'en ai pas encore rencontré comme lui. … Hue donc! Vigoureux. Vigoureux était le nom du petit cheval canadien. Oui, monsieur, on s'amuse ben par ici durant le temps du carnaval... Mais le mar- di gras, à minuit, crac! c’est fini. On tombe dans l’carême m'a dire comme on dit, dans la sainte quarantaine... Eh l'avance donc ! Vigoureux. Si Charlot gourmandait un peu plus son cheval, c’est qu'- alors le village de Sainte-Marie était procheet qu'il voulait y entrer faraud, comme les pay- sans canadiens, amateurs de chevaux, arrivent le dimanche à la messe à la porte de l’église. k*% Décidément, ce n’était peus des recontres isolées que l’on faisait, mais des groupes de traineaux de tous genres. À un certain moment, tout un cor- tège de sleighs et carrioles, se mit à défiler. Ce défilé avait un caractère tout particulier. Il semblait avoir une cert.ine pré- tention. —Bonsoir. Charlot, bonsoir, criat-on de plusieurs carrioles au passage. —Tiens, s'écria celui-ci, si jme trompe pas, ça, doit être la noce du p'tit Jean Bilodeau, p'tit Jean à Pierre avec la pe- tite Joson Perrault ; ils sont mariès 1] y a huit jours au- jourd'hui. —Comment, imterrompit l'é- _” tranger, mariés depuis huit toute en ceriniere, quise fout |. +] a | +. ours, et la noc bien rares aujourd'hui au (Ca- J : re Pr. neds. La cärriole était -occupce — Ah ben dame, m'sieu, re- + partit Charlot, ici, vous savez, . d ce iour- : par un étranger tou + OM; quand on s’marie, y a pas TES ET ee RÉEL Rs ve nn giga done mtismnise L'IMPARTIAL d'hblague sus l’jeu ; ça dure trois, quatre et jusqu'à huit jours. D’abord, on va chez le père du marié ; ensuite chez les parents de la mariée ; puis chez les oncles, les tantes, les cousins, tant d’un bord comme de l’autre. On mange et on danse ; on danse et on mange. On met la table, on” rèveil- lonne ; je vous assure qu'il en passe des vivres des tourtières, } ES ‘ des pâtés à la viande ; par chez nous on appelle ça des pätés croches ; y a d'lamusement à avoir, vous l’éroirais pas. chez les messieurs de la viile ; mais pour dire qu'on s'amuse pas, on s'amuse. Et pis, y a des beaux danseurs, allez sans m'yanter, y a quelques années, | j'étais pas manchot, moi aussi, du côté de la danse. moi. Et j'dis pas qu'au jour : d'aujourd'hui encore, pour une gigue voleuse...hum...…… Hue done, Vigoreux ! ça serait pas aisé de m'hattre. C’est ben dommage que vous soyez si pressé ; on s’amuserait un brin. Charlot, debout sur le devant de la carriole, la tête tournée en arrière, regardait avec ull air de‘regret la noce s’eloigner. tendu un pen bavard par la vue des muisons du village toutes illumin‘es de chaque côté | du chemin, Charlot renseignait | l'étranger sur les habitants et leurs occupants, les gens à l'aise surtout. Ici, au nordais, demeurait France Bilodeau, un brave homims qui avait beaucoup voy- agé dans les pays d'en haut! parmi les sauvages. La bas. toujours au nordeis, c'étaient les Duchesnay, les Taschereau. les Lindsay. Plus loin la maison de Pen- sion de Pierre Belpuin, la meil- | leure à partir de la Pointe-Lé- | vis ; aussi, tous les messieurs de ! la ville y logeaient-ils, quand ils venaient à Nte-Marie. Plus loin encore, c'était la ré- sidence de M. de L:ry. ment dit le manoir. homme bien riche que M. de Léry.....au surois, la maison de M. Fournier, le notaire. —Jci finit le viilage, dit Charlot, en forme de péroraison,. et les grands arbres que vous voyez là de chaque côté du che- min, on appelle ça le domaine... mais, j y pense, veus aurais p'têt, aimé à arrêter chez Pierre Belouin ? Non, non, file, mon bon, arti- cula l'étranger, je suis pressé, et vas-y au plus coupant. Un coup de fouet mit des ailes aux jarrers de Vigoureux. #4 Quelque temps après avoir franchi le domaine, la carrriole arriva au sommet d'une côte, non lein d’une impasse menant à un endroit de la grève, ou en été, les voitures traversent la rivièreàgué Vigoureux qu'une bonne course avait essoufllé, s’ar rêta de lui même en face d’une vieille mâsure habitée par un irlandais du nom de Polly Mur- phy.et ou l'administration mi- litaire du Canada tenait un poste de soldats à l'intention des déserteurs de la garnison de Québec. S1 nous arrêtions ici un ins- tant, dit l'étranger qui depuis qu’il voyageait sur le haut des coteaux, sentait le froid le gag- ner. Vous ferais ben comme vous. voudrais, dit Charlot, mais j'vous garantis pas que c’est propre ici; c’est plein de soldats là-dedans. Si vous vouliez pren- dre mon conseil, on irait à l’au- tre maisen en haut de la côte, chez la mère Adrien, comme on l'appelle par ici. C’est pas de ce autre- que c’est bien riche, mais on y | sera ben recu, j'vous en réponds- Va pour la mère Adrien, ré- pliqua l'étranger. ei 2 RSS Et ue Et Vigoureux aigillonné d’un coup de fouet, descendit la côte à fond de train pour remonter au galop la pente opposé, comme du reste font les chevaux cana- diens dans les parties monta- geuses du pays. La maison de la mère Adrien n'avait guère meilleure mine que celle de Polly Murphy. Elle émergeait un peu penchée en C'est | as, comme de raison, comme | ? ? J'elaquais | l'oreel y en avait de pires que C'était un | de banes de reige auxquels la ‘bise, ayant beau jeu à ce niveau comparativement élevé, avait donné les formes les plus bizar- res. Derrière les vitres qu’une | épaisse couche de givre recou- | vrait, on pouvait distinguer les reflets de l'unique lumière qu’il y avait dans la maison. Demandes done, Charlot, si | l'on peut entrer, dit l'étranger. Ah pour ça, men cher mon- sieur, vous pouvez compter là- dessus ; la mère Adrien se des- dessina, la main au-dessus des yeux, et interrogeant l’obseuri- té. Excusez, la mère, dit Charlot en faisant des manières, on n’est pas venu pour vous troubler. Tiens, tiens, mais c’est ben Charies à-Jos-m'oncle Charlot dit la bonne femme. D'ou ce qu: tu viens, par un temps pa- reii ? Tu fètes le mardi gras, | gageons. | Non, non, la mére, répondit | Charlot, j'm'en vas à la ville mener c'inonsieur là. Si c'était un effet de vot’ benté, on se chautfferait un peu et j'donne- rais à boire à mon cheval. Comine de raison, fit la mère Adrien; mais entre done, tu | fais geler la maison. Puis s’ad- ressant à l'étranger: Entrez- douce, monsieur Vous êtes ici chez des habitants. On | n’est pas logé comme à la ville ; | mais vous prendrez ce qui y à; c’est d’'hbon cœur. ! Charlot entra en secouant ses | bottes sauvages. suivi de d’é- tranger qui salua, et passa dans | | la pièce de droite. Puis il res- sortit pour aller mettre Vigou- |reux à l'étable et lui donner du foin et de l’eau. L'étranger n’eut rien de plus pressé que de faire sauter ses fourrures et de s'installer près du ieu de cheminée. L’onglée avait déjà commencé à le saisir aux pieds et aux mains. À la lueur -du foyer, il lui fut facile de s’apercevoir qu’il n'é- tait pas entré dans un palais. C'était propre mais bien vieux ; dans la meilleure pièce, a côté, une croix noir en bois quelques images coloriées de saints, ne réussissaient même pas, sur les murs enfumés et décrépits, à créer pour l'œil une diversion satisfaisant ; elles étaient aussi fanées que le reste. Quand l'étranger parut com- mencer à se dégourdir un peu : Vous me direz que je suis ben curieuse, interrogea la mère Ad rien, mais vous venez manqua- blement de ben loin ? Je reviens justement de Saint François, madame, et je m'en retourne à la ville ce soir même, si c’est possible. Ben sûr que vous devez ayoir . mangé depuis longtemps, et que D 2 nr mn mm aie on 2 vous prendriez une bouchée de n'importe quoi; dit la mère Adrien, en se dirigeant du côté de la huche. Et sans attendre la répense de l'étranger, elle alla in- | staller une petite table vermou- | lue au milieu de la pièce des grands jours du logis, y étendit un drap blanc en guise de nap- pe, alluma un poele à deux ponts qui netarda pas à jeter une réconfortante chaleur dans l'appartement effusa un petit thé de savane, le servit bien chaud avec du pain de ménage cuit de la journée même, du lait, de la crême et une vaste tourtière. Ca n’est pas grand’chose, dit- elle, mais ça vous réchauffera: à vs dot Fons arrière, du sein d’une collection: oo et vous mettra d’aplomb pour le reste du voyage; car, Sainte- Anue bénite, vous n'êtes pas rendus. Pondant ce temps-là Charlot était revenu de la grange, et, connaissant les aires, était ren- tré par la porte de derrière de la maison. En voyant la table mise, Charlot, quise sentait une fringale, ne se fit pas prier pour s’y installer. Quant à l'étranger, il s'était rarement assis, à une table avec un appétit plus féroce. Il n’est pas de meilleur apéritif qu'une course de quinze lieues en car- riole, Il s'empressa d'ajouter au menu une bouteille de rhum qui mit tout le monde en bonne humeur. Tout en donnaut un vigou- reux coup de dent à latourtière, l'étranger, qui se sentait pour de bon ranimé, causait avec en- train, lorsque tout à coup ses veux tomberent sur un violon accroché à la muraille. Madame, hasardr-t-il, on fait de la musique” ici; vous avez quelqu'un qui jane du violon ? Pardon, mon cher Monsieur, répliqua la mère Adrien. per- sonne ne joue du violon ie. Ce violon appartenait à mon dé- funt mari. Depuis qu'il est mort, il est toujours resté acero- ché là, et je l'ai tenu aussi en bou ordre que possible, en sou- venir de ce pauvre défunt... Il y a bien des années de cela. Ce pauvre Adrien était un homme de plaisir, allez ;iln’y avait pas de fête sans lui. Depuis ce temps là, j'en ben entendu des joueurs en renommée, Mais, Vrai Comme je vôus l'dis, j'en ai pas trouvé qui jouaient à mon gout comme mon pauvr-+ homme. Ah! pour ça, c'est vrai ce que vous dites-là, la mère Adrien, ap puya Charlot, ça jouait c’a hom- me-là, c'était comme une in- vention. L'étranger, simple mouement. de curiosité, seleva et alla pas- ser le pouce sur les quatre cordes de l'instrument. Il tressaillit ; le son qui venait de se produire in- diquait un excellent violon, mal gré que Les cordes ne fussent pas beaucoup d'accord. * Me permettez-vous de l’exami ner, demanda-t-il ? Certainement, Monsieur, dit la vieille, vous connaissez peut- être ca vous Espérez done j'vais le donner. d ‘étranger, en effet, était un amateur ét connaisseur, mais n’en fit rien voir. Il palpa le violon en tons sens, en sonda toutes les parties. Puis, s’ap- prochant de l'unique lumière de la pièce, il se mit à scruter l'intérieur de l'instrument. Quelle ne fut pas sa surprise de lire à travers la poussière du fond le nom de Antoine Stra- divarius. ) __ Mais comment, diable, se dit-il, pareil instrument se trouve-t il dans ces parages ? Par quel hasard est-i: tombé entre les mains d'un villa- geois, qui ne s'est probablement ja- mais douté du trésor qu’il possedait. Puis, affectant la plus parfaite- indsfférence : —J'aime beaucoup ies instruments de musique, dit il, et je n'aurais pas d'objeetion, madame, à vous acheter ce vio in —Que dites-vous la ? exelama la mêre Adrien, jamais je me sépare- rai de ce souvenir de mon pauvre mari. Quand même vous m'en offri- riez dix louis. —-Dix louis, e’était alors une bien grosse somme d'argent à la campa gne- —Je comprends, madame, mais si je vous en dennais cinq fois au tant. La mére Adrien recula de plu- sieurs pas de surpsise ;ses lunettes failirent en tomber. —Comment ça ! monsieur, mais vous voulez vous moquer de moi, baïbutia-t-elle, vous comprenez... ça ne vaut pas, ça ne peut pas valoir -tant que ça. Madame, répliqua l'étranger, je suis sérieux, c'est à prendre ou à laisser, ot, comme il se fait tard, et ir que je suis pressé, i@e faut repar- tir. Ho ! Charlot, vite, attèle. Charlot, aussi stupéfait que la mère Adrien, 8 habilla et sortit sans dire un mot Vigoreux fut vite attelé Lorsqu'il revint à la maison, l'é- tranger tenait sous le bras une boîte de bois grossier ; ie violon s’y trou- vait, et les cinquante louis étaient sur la table -Bonsoir, madame, dit, l'étranger qui sortit et alla s'installer dans la cariole Charlot était resté comme figé près de latable ; les cinquante piè- ces d’un louis l'étaient comme hyp- notisé ; il n'avait jamais vu autant d'argent à :a fois. Charlot ! lui criait du dehors l'é- tranger -QOui ; oui , monsieur On Y Va, j'a lume _Ben, la mère, finit-i! par articuler entre deux tou:hes et en beurrant sa pipe du pouce, j'veux que le diable m'exerce pour faire un trotteur, ri c'est pas comme ça que les miracles se font Mais, q''en penses vous, mêre Adrien ? J’sus pas sur si ct'homme là, si c'est du monde, ou ben le Mardi-gras. Ayeu done la inêre. Et Charlot sortit en courant On l’entendit gourinander Vigo- reux, &t y à donc ! par iei, et hue done par à ! et la careole partit. Charlot, remp.ie d'une crainte superstitieuse, n'OSA pas adresser la parole à l’étranger® e reste du voyage Il était convaincu que s’i ne menait pas & diable en personne, c'était quelqu'un qui ui avait déjà parlé, qui avait tué la poue noire et désouvert un cofire- fort. , Quant à la mère Adrien, les ‘u- nettes toujours sur son front enca- dré de “heveux blancs elle était evmine rivée au plancher de la pièce, vraiment si elie ue l'ame se demandant fuissait pas un rêve. Des armes pre: aient au bord de sss paupières. là, cest vrai, mais le bien paternel était sauvé La mère ter elle aussi le mardi gras N LeVassEUR. Adrien avait fini par fé- A Z soin de vous } r curer Une bonne montre, Une belle chaine de montre, Une jolie epinglette, Une magnitique paire de bou- tons à poignets. Voici Noel qui approche Achetez-vos-Cadeaux, J'ai reçu un bel assortiment de bijoute rie que je veudrai à des prix qui vous étouuseront. t&œVenez-me-voir. 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