Ne. + ds ek: 21 ' ”: Tiguish , 15 Septembre 1914 LA PROPHETIE DE ST-MA- LACHIE Un de nos abonnés nous demande de publier la prophétie de S. Ma- lachie concernant les papes. Voici les légendes des neuf der- niers papes, que mentionne encore la prophétie de S. Malachie. Benoît XV: ‘‘Religio depopulata’ —Keligiou ravagée. ‘‘Fides intrepida'’—Foi intré- pide. ‘’Pastor Angelicus'‘-- Pasteur augélique. **Pastor et Nauta''— Pasteur et Matelot. ‘*Flos Florum''—Fleur des fleurs ‘De medietate Lunae''—Du mi- lieu de la lune. ‘De labore Solis''— Du labeur du soleil. ‘‘De Gloria Olivae'— De la &loire de l'olivier. sé Petrus Romanus'’—Pierre Ro- main. Ces légendes peuvent s'appliquer autaut à l'époque où ont vécu les pipes, qu'aux papes eux mêmes. Ainsi la légende ‘‘Religio dépopu- lata'’ pourait signifier buts‘ iu pontificat de Sa Sainteté Benoît XV, atrocites alle: mandes CE QU'EN DIT LE CARDINAL MERCIER Paris, 12—Le ‘Temps’ publi tue partie de la description que S. E. le cardinal Mercier, archevêque de Malines, a faite des malheurs qu'endure la matheureuse Belgique Les au cours d'une entr: vue qu'il a eue) à Rome avec un journaliste fran-: , \ çais..Le cardinal dit, entre autres Au sujet de la solutiou des difficu- ! choses: ‘Je ne sais trop comment j'ai pu me rendreici. Je n'ai vu partout en passant à travers mon pays, que des corps de Belges tués au combat villes et villages désolés; je n'ai vu partout que du sang; je désirais rester au milleu de mes prêtres et assister au Sacrifice des victimes innocentes de la sauvagerie des Allemands. Si j'ai quitter mon dio cèse, cen'est que parce que j'ai cru que mou devoir m'appelait à: Rome. ‘‘Et, lorsque je m'éloiguais de Malines, il me semblait, à la vue de ce triste spectacle, qre j'aurais dû retourner surmes pas et aller rejoindre mon roi ainsi que le suf- fragant de Liège, quisers peut être demain un martyr. Parmi les cada Fres que j'apercevais le long des routes, je reconnaissais ici celui d'un ancien compagnon d’études, là. celui d'uu jeune homme j'avais conûrmé. ‘Ce n'est pas la grerre que nous | voyonsen Belgique, c'est le résul tat de la haine des Allemands qui s’imaginent pouvoir faire oublier leur infâme violation d'un traité par leur orgie de sang; ces sauva- ges qui osent invoquer le nom de Dieu à chaque pas, non seulement attaquent des créatures innocentes mais font même la guerre à Dieu. ‘‘Quand ils sont entrés dans des villes sans défense, ils bombar dent les maisons, livrent les églises aux flammes et ils mettent le teu aux statues de bois pour s'en faire des torches dont ils se servent pour commettre leurs actes de vandalis ne. ‘‘A Malines, les Allemands ont fait de l’église de S. Rombold une cible; ils out incendié la ville de Louvain sous le prétexte que les habitants auraient tiré sur des sol- dats; et pourtant, il n'y peutêtre pas dix fusils dans viile, en ce temps de alo:s qu'elle est habitée par des prêtres, de vieux proprié- taires ec des veuves. | vacances, Ils voulaient raser jusqu'à terre la capitale Iu-| tellectuelle de la Belgique. Lis n'ont l'état de guerre cruelle qui endeuille ies dé- avec succès l'Alsace, vers le Rhin et ont occupé les émi- nences jusqu'à Bollweiler et Thanu, d'après un communiqué officiel du France aujourd’hui. est complètement changée. En gé- néral elle est bonne, Les roles sont renversés et les alliés se porteni | maintenant à l'attaque. Les Teu- tons dont l'aile droite a reçu des renforts de l’armée du Kronprinz, se tiennent strictement sur la dé fensive. L'ennemi a été forcé de mettre un terme à sa marche en avant de l'est à l'ouest et marche- ra ivcontestablement demain de l'ouest au nord. LE CENTRE FRANCAIS TIENT FERME Paris, 10 (midi) spé. —I,e centre et la droite allemande ont reçu ‘es rerforts, et on dit aujourd'hui que lex troupes dn Kaiser ont fait des efforts désespérés pour reprendre le terrain perdu. L'effort principal est constam ment dirigé vers le centre. Sur une étendne de cinquante milles entre Vitry-le François et Montmirail, le combat est excep- tionnellement dur, mais le ’général Galiéni dit que les lignes françaises tiennent fermes. La gauche anglo-trançaise a été considéraolement renforcée par les troupes enlevées à la défense de Paris. On affirme qu'une forte ex- pédition a été peussèe de l'avant d'Ostende et que les lignes de communications allemandes ont sé- que rieusement menacées. UN DOCUMENT PAPAI ltés européennes. Paris, 10—Spéciale—Une dépé- Bordeaux, 10, Spé,—Envahissant | d'un document qui sera publié les troupes \bientôt et qui fera connaître les | écraser sa protégée-la Serbie, com- françaises ont rejeté les Allemands | vues du Souverain Pontifeau sujet|me-elle avait de la solution des difficultés euro | péennes. Rome, 10—Spécidle—Le Pape « ministre des affaires étrangères delenvoyé aujourd'hui des notes à|Serbe eût pu être résolu sans effu tous les ambassadeurs des nations La situation dans la Haute Alsace belligérantes pour se rendre compte poussée par l'Allemagne, a voulu quel accueil! o1 ferait à lu proposi-| tion d'une intervention papale. On espère que la réponse de l'Autri- che sera favorable. UNE LIGNKR DE BATAILLE ._ DE 200 MILLES Londres, 10--Spéciale—Une dé- pêche de Pétrograde dit: ‘’L’'ar mée russe s'avancéfA grands pas rejetant les Allemands sur la tive occidentale de Ja Vistule. L'ennerui espère cependant pouvoir se rallier à Cracovie. ‘‘Loisque les Russes se seront débarassés des Autrichiens, ils se dirigerout immédiatemen, À l’ouest surune ligne de bataille de 200 milles qui balaiera l'empire alle- mand en.entier. . *‘Rawa, où les Antrichiens - font actuellemeut un ‘effort désespéré pour repousser les Russes, ext ia clef de toute la pusition stratégi- que. Une défaite en cet endroit sigaifie l’aunihilation totale. RAPPORT OFFICIEL DK BOR: DEAUX Washington, 10— Spéciale — L'ambassade française pubiie au- jourd'hui la dépêche reçne de Ber- deartx : ‘‘L'aile droite s'est 1etirée au nord du Petit Mo- rin à la suite des engagements du 8 etaé.é vivement attaquée sur la rive droite de l'Oured. Nos troupes font des progrès À Srzanne, ‘‘Une bataille très vive se livre au centre avec des alternatives d'avance et derecul, La situation che de Rome dit que le Pape 1ra- vaille tous les jours à la rédaction reste favorable à Nancy, dans les | Vosges et sur l'aile droite. '’ dustrieux et j'rospère On constate chez eux une effervescence de rag: contre Dieu, contre ses *emples, contre l'ort. ‘Quand le lac de sang que les Allemands laisseront en Belgique se sera desséché, il faudra cherche: un morceau de pierre assez grand sur lequel on puisse indiquer tous les crimes commis par eux contre les droits de Dieu et de 1 humanité. ‘Je ne perds cependant pas es pair; la Belgique est braves et elle se relévera de ses cendres.’ On veut que l'Italie se joigne aux Allies Rome, 4 septembre—Les chefs u parti de la guerre font aujour- d'hui, tout ce qu'ils peuvent four décider le gouvernement à se join dre aux alliés contre les Allemands etles Autrichiens. Ils déclarent que :a victoire des Russes, à Lem- berg, Galicie, a été si décisive que iles Autrichiens ne s'en remettront pas, etque l'Italie n'aura jamais de meilleure occasion de reprendre à l’Autriche le territoire que celle- ci lui a jadis enlevé. | ne rom omennns ae es donna La guerre affecte le revenu des EU. ! { | Len moyen de taxes internes la som- | [que ce soit fait . |déclarant que pendant avait | cette | | | surtout | urtout | x Washington, 4 septembre— Le président Wilson a demandé, au- jourd'hui, au Congrès, de prélever me de $100,0c0,000. Il a suggéré Aeroplane Allemand est de truit ‘a Paris Paris, 4 *eptembre -Un aéro- truit et deux aviateurs quile mou- taient ont été tués, aujourd'hui, à 5 tuilles à l’est de Paris. Les Allé. mande cherchaient à forcer le blo- cus aérien établi par les Français lorsqu'ils ont été aperçus. Deux aéroplanes français en ent eu :ai- son. oral. cac ven pe À Uu navire japouais se perd a Kiau- Chau Tokio, 3 septembre—Le contre torpilleur japonnais ‘‘Shirataye’’ eu cherchant, de bonne heure ce matin, au cours d'une tempête à atteindre l'embouchure de Ia baie de Kiau Chau, s'est brisé sur un récif. Son équipage a été sauvé. Londres 4 septembre—Le pre. mier ministre Asquitha lancé, au- jourd'hui, un-nouvel appel À ‘ses compatriotes de s'enrôler comme volontaires. Malgré que le recrute: tement se soit fait assez rapidement mander 502,000 hommes, les choses ne marchent pas assez vite au gré du gouvernement, lequel recon- nait que le conflit va durer très longtemps, M. Asquith a fait son appel au Cours d’une assemblée le mois! d'août, la douane a rapporté fro,-, 600,000 de moins qu'en août 1913, ! et que d'ici la fin de l’année tes | tats Unis auront de la sorte perdu | de $60'000,000 à $100,000,000, mt, Londres 4 septembre—Le bu- im nédiatement, | ; moustre, au Guildhall. Il a dit que ! “qu'à présent de 250,060 300,- hommes ont été enrôlés, mais qu'il en faut davantage. en am men mo Les responsabilites Il est peut-être tôt pour assigner ot om es Francais envahissent ; TAG ILS ONT REJETE LES ALLDMANDS VERS LE RHIN | - )militalies des l'hiver dernier. cidée à se lancer dans la terrible des Allemands | plane militaire allemand a été dé-l depuis que Lord Kitchener a de- | pas même frémiàla vue du mot reau de nouvelles du gotveruement droit, écrit en lettres d'or sur les anglais a déclaré, cet après midi, murs extérieurs de l'Université. ce qui suit: ‘‘Des iuformations de ‘*1s Allemands ne font pas en | bonne source veulent que sept ter- Muigiqie ure guerre semblable à | pilleurs et contre torpilleurs alle: celles des temps de la chevalerie, | mauds soient arrivés, aujourd’hui ni comme se font aujourd’hui les à Kiel, fort eudommagés, et que güerres modernes; ils ne font que (d'autres de ces navires aient été commettre des actes de barbarie | coulés à tne faible distance de la tuouie dans un pays houuête, in-}ville,'’ iefinitivement à chaque gouverre- ment des nations belligérantes Ja part qui lui revient des terribles responsabilités de la présente guerre D'après cependant les renseigne- ments fournis jusqu'à ce jour et d’après l’ensemble des circonstances antérieures connu lesi parait bien, | Certain que c'est l'Allemagne qui « de longue main préparé ia guerre, | mg anne eines L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., SEPTEMBRE MARDI 15 1914 nt 20ANNÈE a ——— mme eurs, qui a alluümé enfin, par le main de l'Autriche, la contlagra tion terrible qui parait maintenant cette dernière. Nila France, ni l'Angleterre n'ont poussé à cette guerie, qu'el- les aurajent plutot” voulu éviter. Quant à la Russie, qui pousse depuifsassez longtemps l’extension de son ‘influence sur - les peuples slaves 'élle n'a pas voulu laisser laiisé annexer la Bosnie. | Si l'Allemagne et l'Autriche l'eussent voulu, lecouflit Austro- sion de sang; mais l'Autriche, la guerre à laquelle elle se prépa- rait activement depuis des mois. mem l’ont constaté des experts C'est parce qu'elle était bien dé - aventure où sex: role est p'utot riste, que l'Autriche, vraiment obstinée, refusa d'eutendrele mes- sage de paix qüe lui envoya le grand et saint Pie X. On dit, en effet, maintenant que l'envoyé du Pape dut attendre dix jours, jus qu'à ce que la guërre fut. déclarée, pour falie arriver une parole du chef de l'Eglise au vieil empereur catholique d'Autriche, l'infortuné François Joseph. Ce mépris de gouvernants catho- liques pour un message du Pape qu'ils devaient doublement respec ter, est bien le signe d’une obstina tion qui ne voulait rien enteudre, qui ne voulait rien autre chose que la guerre. . On a dit combien cette obstiua- tion avait été douloureuse à l'âme de Pie X, qui a fait à J'ambassa- deur d'Autriche, lui demandant des prières pour les armes autri- chiennes, la grande réponse que l'on a citée: Je béuis la paix Si l'Autriche catholique eut écouté 11 paro'e di Pape au lieu de suivre les conseils du Kaiser pan germaniste qui rêve de la dominer, mia écarté les projets pacifica [gné à l'Europe le grand malheur présent qui atteint si profondément l’une et l’autre. C'est l'Allemagne etc'est l’Au- triche marchant àses cotés pour son propre malheur, qui porteront la redoutable responsabilité d'avoir définitivement fait éclater la tem- pête. A cette tempête épouvautable il met le billet de banque dans sa poche, le livre sous le bras et avale deux ou trois bons coups de whis key. Le père lève les bras au ciel en s'écriant: —Mon Dieu, mon Dieu, il faire un politicien! va ne fin. niques. | Du vandalisme que comme de vrais pirates, ils ont ont massacré des femmes, des vielllards et des enfants; et pour donner au monde civilisé une preu- ve évidente de leur vandalisme ils ont détruit Louvain, avec son uni versité et ses oeuvres d'art le cen- tre intellectuel des Pays Bas. L'his- toire des peuples barbares ne rap- porte rien de plus odieux. Ces in- famies ternissent donblemevt aux yrnx du monde les victoires alle- = 7 MmMalhue:. ps Court recit Un brave fermier avait un grand fils, dont il ne savait que faire, Un jeur, il adopta fun moyen aussi original que nouveau pour connaî tre sa vocation. I1 pénétra dans la chambre de son fils en son absence, mit sur la table uv billet de banque. un ro- mau et une bouteille de whiskey. Cela fait, il se cacha derrière Ja porte en se disant: ‘S'il prend le billet de banque, il fera un homme d'affaire; s’il prend le livre il de s’il prend la bouteille, il bon à rien. Qu-lques instants après le fils arrive; il s'arrête, un peu interdit, fera un { elle se fut épargné et elle eut épar- devant la table, puis sars hésiter, J'have received a fine, and w:l assoited stock of Kodaks and jho- tographic supplies, which I am seiling at the same prices which are asked in larger cities. 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L'un d'eux déclare qu'il u’a découvert sa biessure que le lendemain matin. Il se rendit compte alors qu’une balle lui avait traversé le bras. Les seules mar- ques extérieures de la blessure étaient deux gros points noirs pla- cés de chaque coté du membre blessé; ces p'ints ressemblaient à des marques faites au crayon, Les b'essés, dans les ho pitaux passent gaiement leur temps, écou- tant pendant des heures les nou- velles de la guerre, lues à haute voix par l’un d'eux. Aucun d'eux ne se plaint, si ce n'est du délai ap,otité à son retour sur la ligne de bataille. Daus ur hopital que j'ai visité ‘aujourd'hui, un soldat, dent la jambe aété traversée par quatre balles, m'a dit en souriant: ‘‘Je eur ferai leur affaire malgré cela’’ Un capitaine d2 chas-eur, blessé au front ne cesse 1e demander, à ceux qui le soignent, quand ils lui permzttront de retourner se battre. a Une chose semble certaine en ces temps de désolaiion, c'est que ,la religion doit sonffrir comnie résul- tat ‘de la guerre qui a misle feu à l'Europe, Certains journaux à cs propos ont rappelé ia prophétie de saint Malachie, selon laquelle le successeur de ‘‘l’ignis Ardens' aura à souffiir une ‘‘religion dé- vastée’”’ (Religio Depopulata) Si de grandes épreuves sont en- core réservées à l’Eglise, on ne doit pas dése“pérer de son triomphe final, carElle ales promesses des la vie éternelle. Il ne faut pas dé- espérer nou plus du salit de la France, que le Pape qui vient de descendre dans la tombe chérissait d'une façon toute particulière mal- gré ses fautes et ses erreurs. C'est pourquoi nous devons espérer que l’expiation aura pour effet de la régénérer et de lui faire reprendre son titre glorieux de Fille sînée de l'Eglise. Il n'y a pas de doute que c'est là le désir le plus ardent du nouveau pontife suprême, Sa Sainteté Benoit XV. DR. PURDY, DENTIST ALBERTON, P. E. ISLAND Will be in Tignish the last Tues day and Wednesday of each month. RENADOANLE DES CULTES Le Bien Public, Les Trois-Riviè- res: A l'heure qu'il est toute Îa BENOIT XV Comme cela était arrivé à l'é'ec- tion de Pie X il y a onze avs, le choix définitif des cardinaux dn Sacré Collège, est tombé sur un homme dont le nom n'avait pas été mentionné parmi les ‘‘pupales'’ Pratiquement tous les grand jour naux des Etats Uuis contiennent aujourd'hui des articles de rédac- tiou spéciaux à l'occasion de l’élec- tiou du nouveau Pape, C'est alnsi que l’on constate encore une fois combien le chef suprême de l'Eglise catholique occupe une graud2 place dans le monde, une plaie à nulle autre pareille. Serait on capable de citer un autre chef de religion qui captive à ce point l'attention uni- verselle ? faite dans des circonstances bien extraordinaires, en pieiu milieu d'use guerre épouvantable comme l'Europe n'en a jamais £téle théâÂ- tre depuis que le monde existe. Pie X est mort de douleur à la vision des terribles malheurs qui planaient sur la vieille Enrope, Après que la terrible cata-trophe eut éclaté, Pie X, qui avait fait tout en son pou- voir pour la prévenir, mais en vain, les monarques 1esponsables étant restés sourds à ses supplications, adressa ax catholiques de l’ Eglise universelle une exhortatiot qui restera comme uu monument de son divin Maître, ‘“Notre âme est déchirée de douleur la plus amère pour la vie de tant de nos enfants bien aimés. | Ac milieu de l'universelle ccnfusion | et du péril général, nous sentons et | savons que Notre amour pateï nel et | Notre ministère apcstolique deman | dent que Nous tournions les pen- | sées de la chrétienté vers Celui de qui dépend tout bouheur—vers Je Christ, le Prince de la paix et le, plus puissant médiateur entre Dieu | et l’homme. | ‘Nous exhortons Conc les catho |! liques du monde entier à s'appro: | cher du Trône de la Grâce et de | Misériccrde, tous et chacun d'eux, | et plus particulièrement le clergé, dont le devoir corsistera dans cha | que paroisse. sous la direction des | évêques, à suprlier Dieu de se lais: | ser toucher par les prières de ces | enfants et de faire disparaître bien. | } tôt les causes maligne. de la gue re! et d’accorler à cenx qui gouver-| nent des pensés ce | d'affiction.”’’ | Benoit XV fera sans doute sienne | cette Suprême exhortation du 1e-' gretté pontife, tt illui faudra une | force toute surnaturelle pour tra- verser la période critique qui s’an- | once daus l’histoire du monde, | force du reste qui ne saurait lui | faire défaut, car celui qui a dit: ‘‘Jeserai avec vous jusqu'à la con | sommation des siècles'‘, ne retirera | pas sa protection au épreuves et de la tempête, : | paix et nou], L'élection de Benoit XV s'est! Voici ce qu'il disait: ! la | milieu #1 ] mi, toutes les animosités disparaise [nee et 20,000 socialistes deman- daient hier à défendre la patrie. Ce renouveau de patriotisme vrai est significatif, surtuut au lende- main de l'assassinat d:1 chef socia- liste Jaurés. Jean Jaurés, le tribun démagogue, l’apotr: du désarme- ment, venait justement c‘'entre- prendre une vaste campagne an- timilitariste, quand la balle d’un démei t vint mettre fin à l'ignob'e catrière de ce génial sans-patrie, Juste retour des choses, ses disci. ples enthousiastes d'hier jurent aujourd’hni, en face de son cada- vre, de se moquer de toutes les utopies creuses et anti patriotiques du maître; et decourir à la fron- tière dans les rangs de cette même armée que le socialisme interne- t'onal a couverte de boue La leçon est bonne à retenir, et nous espérons qu'en ces jours de sombres épreuves, tous les meneurs dévoyés de la République sectaire, autont d’autres occasions d'appren- dre du peuy le, même que, quoi que fassent la haine et la tyrannie, l'humanité garde au coeur certaines |Croyances et certains cultes qu'on |ne peut éteindre Hier, c'était la | renaissance du culte dela patrie; fasse le ciel que demain ce soit, sous l'épreuve, la rnaissance du culte de Dieu —Joseph Barnard | | Bernard Hotel Theo Bernard, Prop. 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