. L'IMPARTIAL. ms us : L'IMPARTIAL., Le seul Journal Français dans l'Ile du Prinee Edouard. Publié le Jeudi de chaque semaine. ABONNEMENT: un an .…..$1.00 Toutes communications, re- mises, etc. doivent être adressées à F. J. Buore, Tignish, I. P. E. L'IMPARTIAL. TiGNISH, 20 DECEMBRE 1894 “Le journal, c’est la grande chaire du jour. Du haut de sette chaire, l'apôtre, le prédi- eateur se fait entendre, non plus entre les murs d’une église mais à tout Îv :10onde, La presse est immense pour le mal ; il faut qu'elle soit plus puissante pour le bien” L'Abbé H. R. Casgrain. M. Davies est vnchan é de la réception qu'on lui a faite Al Cap Breton Louis Pasteur. le savant Fran-ais. c« gravement ma- lade. Il a 72 ans. L'Universit.. de Lille, France vient (‘établir anne chaire de journalisme. C’est une impor- tante innovation. Lialsbé de Ceoten donnera des conférences sur les grands éditeurs d‘Augleterre de d'Allemagne. Le professeur Grand expli- quera les ioi- qui souvernent la presse, et M Tavernier, de l'Univers de Pari, démon- trera les devoirs du journa- liste. Il est probable que le Watchman sera appelé a parler sur les nationalités. Le ministère Goodridge vient de démissionner, à T'er- reneave, On dit que Sir John meurt pauvre. Ï1 n+ lai-se que des assurances sur la vie. Le Mai: d'i que l'annexion de Terrencuve, en ge moment. aurait plus l'air l’un acte de charité que d'un acte de bon ue politique, de la part dn Canada, ‘* Au point de vue de par- tis, dit le Canada, la mort de sir John ne change en rien la situation. Au contraire, le parti Conservateur, comme d'habitude, présente un front compacte et serré au jour des grands aiheuwrs et l’avenir po litique ‘4u pays n‘éprouvera aucun choc. ? Nous remercions cordiale- ment lie Watchman du titre de “Thunderer” qu'il nous donne. En effet, l’IMPARTIAL a tonné et nous avons la satisfaction de voir que le tonnerre a produit l'effet désiré. Quand sir John Thompsen était sur le point de se faire! catholique on Iuni représenta qu’il! ruinait son avenir et on lui demanda de ne pas oublier sa femme et son enfant. I! répondit : ‘“ Je sais la sténographie ; je les ferai vivre ct nous vivrons pauvyre- ment, s'il le faut.” RESULTA'F DE L'‘ELEC- TION DANS BONAVEN- TURE. La lutte à Bonaventure est terminée. M Lemieux. le candidat hberai en est sorti victorienx par une majorité de 194 voix. Le comté resc fidète à La + 4 vote d'hier une condamnation de l'emprunt Taillon et un gage de succès futurs La Minerve attribue la dé faite du candidat ministériel au manque d'organisation chez les conservateurs. Dès hier, Evénement disait que le Star faisait Ce l'élec tion de Bonaventure son affaire. I! est incon‘e:table que le grand journal anglais a puis- samment combattu pour M. Lemieux Les jeurnaux ne s'accor- dent pis ce matin sur la majorité du député de Bona- venture. Les uns disent qu'elle est de 198 ; d'autres de 213. Le chiffre donné par le Monde est exaet et conforme aux derniers bulletins reçus par la Compagnie de Télé- graphe Great Northwestern. L'excitation causée par cette élection est maintenant ter- minée et nos legislateurs vont se remettre à la besogie. La rentrée de M. Lemieux à La Chambre est pour son parti une leçon de la puis- sance que donme l'union des forces et des dévouemenis. Le Monde. SIR JOHN THOMPSON. Du Monde Fils d'un émigré 1rlandais, sans fortune, n'ayant que son talent et sa droiture pour le faire monter, sir John Thomp- son meurt à cinquante ans au faite des honneurs. Toutes les voix dissidentes se taisent aujourd'hui et l’on reconnait que la disparition de cet homme d'Etat est un deuil national, Sir John était de ces hommes dont un pays s'honore et qui lui font partout honneur. À Ottawa, comme à Londres, à Paris, comme à Washington, Partout où 1l passa, on reconnut la droiture de san caractère, la vigueur de son intelligence et son profond savoir, : Partout aussi, dans les con- seils de la nation, comme dans les sénats, où se reglèrent les questions internationales, il se montra de taille à faire face à ses adversaires et de force à traiter avec les plus habiles diplomates, Sir John n’aspira jamais à être tribun populaire, ti fut sa vie un debater. Une logique impitoyable remplaçait chez lui, ce magné- tisme qui distinguait le vieux chef. Sir John Macdonald désar. mait par une fine repartie, le premier ministre défunt par uu argument. 11 disparait au moment où l'avenir semblait lui promettre encore une longue et utile car- rière et où Sa Souveraine venait de reconnaitre les services qu’il a rendus au Canada et la l’&m- pire, On reprocha en maintes cir- constances à sir John d'être catholique. Avec le Star nous dirons: ‘* La présence du principe religieux comme mobile actif de sa vie, n’a pas peu contribué à faire l’homme droit que nous pleurons ”, On ne peut prévoir encore ce que cette mort signifiie pour l'avenir du parti conservateur, mémoire de M. Mvercier et sera représenté par un hosn- me qui Jui fera honneur. Le Herald de ce matin! hits Mit-toiie | mais il est indiscutable qu'il perd à la fois une de ses grandes Inmières et l’un de ses plus fermes appuis. Quoiqu'il arive, son parti comme son Pays ne pourront que se félicter de l’avoir possè- dé, Quand plus tard on en par- lera, on résumera «a vie par ces trois mots: “C'était un homme droit.” CE QUE DIT l'Hox. M. LAU- RIER Aussitôt que ia nouvelle de la mort de Sir John Thompson s'est répandue dans Montréal lex pavillons sur les édifices publics ainsi que ceux des con- sulats et autres ont été hissés à mi-mÂL, M, Laurier qui était en ce moment à Montréal. en appre- . ant la triste nouvelle a dit: “à moi et à tout le monde shita La nonralla «la la MM A. Lars + Fes da venue comme un coup de foudre. Depuis son entrée au Parle- ment et surtout depuis qu'il fut placé à la tête du parti con- servateur. à Ja mort de Sir Johu Macdonald, mes relations avec lui, quoique purement officielles. ont été toujours des plus agréables, J'ai toujours été satisfait de la manière qu'il traitait amis ou adversaire pendant les débats au Parlement, — qu'il occupait dans son propre parti, mais je suis certain que sa mort sera regrettée de tous ses partisans. Tout le monde a connu ses hautes capacités comme homme d'Etat et notre histoire politique n'a point d'exemple d'un si rapide événement au faite des honneurs que celni que nous fournit la carrière de Sir John Thompson.” Dans un discours qu'il pro- nonca au club Mercier le mé- me soir, l’hon. M. Laurier fit tout d’abord l'éloge de M. Mer- cier, 11 rappella les attaques auxquelleslex-premier ministre avait étéen butte, même jusque sur son lit de mort, “M Laurier ne veut pas que les libéraux agissent ainsi en apprenant le douloureux événe- ment qui vient de jeter le deuil dans tout le Canada. “line faut par insulter les morts. Sir John Thompson est mort et son âme est devant Dieu qui doit seul le juger selon ses mérites, Soyons mu:ts tombe. Lorsque deux adversaires ont lutté ensemble, plusieurs années durant, il s'établit entre eux des liens indicibles de sym- pathies et de profonde axi’ié. J'ai iutté pendant quatre ans contre sir John Thompson. Nous avons échangé ensemble de rudes coups qui me font re- gretter sa valeur et pleurer sur sa tombe. C'était un vaillant soldat, armé de courage et de patriotisme, Né protestant, il s’est fait par conviction, catho- lique, momtrant par là qu'il était au-dessus de toute cen- sidération humaine. Je me plais, dit-il, à faire l'éloge de cet esprit vaste, émi- nemment patriotique, l'un des plus beaux ornements du Ca- nada. devant la CE QUE PENSENT LES JOURNAUX. Le Free Press, d'Ottawa, considère la mort de sir John comme une perte pour Ia na- tion. Le confrère est libéral. Le Citizen : Notre pays est trop grand pour qu'aucun homme lui soit indispensable, mais s’il y avait un de ses fils plutot qu'un autre, qu’elle de- rait prier la mort d'épargner. c’est bien sir John Thompson. L'Electeur : Nous avons toujours été un adversaire déclaré du premier ministre. Mais l'hostilité poli- tique, Dix u merci, ne nous a jamais fait désirer de mal à ceux qui ne partagent pas nos opinions. Dans ce premier mo- ment, ne songeons donc qu'à ce père et cet époux enlevé aux siens d’une façon aussi inatten- due, qu'à cette briliante carrière brisée au milieu, dans des cir- constances aussi extraordinai- res. Le Herald croit le moment mal choisi pour les critiques. “Qu'il suffise, dit-il. pour le moment à tout citoyen quelles que soient ses croyances politi- ques, de ressentir une douleur vraie, Sir John possédait a un dé- gré qu'aucun autre homme de son parti, passé ou présent, n'a possédé l'estime de eeux qui lui faisaient opposition. On le combattait, mais on était fier de lui. Fier de ses grandes qualités, de son éloquence, de sa vie pri- vée irréprochable, de son “thoroughgoing Canadianism.” On dépiorera sa perte profon- dément et sincèrement Le Star ; Il était notre “premier” par son mérite aussi bien que par sa position, et le pays était con- fiant, qu'un tels fils avait de- vant lui une longue carrière é- levé. Il était un Canadien du gen- RSR TER INR DIMAT EC AM nm An P 06:42 où il passait il donnait une bonue opinion des hommes que Ce pays peut produire. Il était ministre de la justice et le souvenir qui nous en rés- tera probablement le plus long- temps, c'est celui de son indom- Ptable amour de l'équité en- ver: amis et adversaires et qui a eu une si grande influence sur sa carrière politique, La Minerve : Je n'ai rien à dire sur le rang “Mais quel était done cet ‘homme dont la mort produit, [june émotion aussi intense et! jaussi générale? Sir John, Thompson fut un légiste con- sommé, un debater qui n'a ja- mais été surpassé, pardessus tout un politique hounête et sincère dung ses convictions. D'emblée, il est arrivé aux pre- miers postes, dans la Nouvelle- Ecosse d’abord, pui: dans Île gouvernement fédéral. Aucune des positions qu'il à occupées n'a été supérieure à son talent, Deux fois il a pris part aux délibérations de commissions internationales où se sont dé- battus de vastes intérèts, à Washington et à Paris. Per- sonne n'a Jamais dit que ses collègues d'alors qui étain des célébrités universellement connues, le dépassaient en au- cune façon. Il était au moins de leur taille. De pareils hom- m 8 sont rares. 1ls n'apparti n nent pas seuiement à un pari, mais à tout le pays. 1ls sont reyardés avec raison comme des gloires nationales. Voila pourquoi la mort de sir John Thompson a un si douloureux retentissement. MORT DE M. DE LESSEPS La France vient de perdre un homine qui a joué un grand role. L: vicointe Ferdinand de Lesseps est mort vendredi der- nier, à la Chenaie, son modeste chateau où il a vécu, depuis deux ans, avec ses douleurs et ses déceptions. 11 s'est éteint à l’Age de qua- tre-vingt-neuf ans révolus et jamais, peut-être carrière n'a été plus remplie que la sienne. Né le 19 novembre 1805 il fut attaché dès 1825 au consulat général de Lisbonne. En 1825 on le trouve au cnsulat gé- néral de Tunis, plus tard, au- près du maréchai Clausei, avec une mission relative à la sou- mission de la province de Con- stantine, Alger. Consul de deux- ième classe en Egypte, en 1834- 1835, M. de Leuseps resta dans le service diploinatique sous divers changements constitu- tionnels qui se suivirent en France depuis cette époque. À la révolution de 1848, il fut rappelé à Paris par le télé- graphe, il en repartit bientôt pour Madrid, en qualité de ministre de France. 11 y réus- sit à faire remettre, sous une administration française, l’é- glise et l’hospice Saint-Louis. tout l'application des fellahs égyptiens à la culture du co- ton, priva la compagnie des | nombreux bras qu'elle emplo-| ait, Mais les difficultés sou-! Lvées par le gouvernement] nouveau contre la compagnie fur_nt soumises d’un commun accord à l'arbitrage de l’empe- reur Napoleon 111 qui les ui l ! } cilia eu imposant des concessi- | oùs réciproques.Les travaux con tinuérent, quoique plus lente- ment, et au milieu de l'année | suivante, un premier eaual fut ouvert, suffisant pour porter! des bateaux d'une mer à l'au- tie [15 aout 1865}. Peu après, grâce à l'emploi des dragues! : + | gigantesques et d'un système tout nouveau de machines à. élever et transporter ies sables le lit du canal s'élargit; de sèerent (mars 1867). Enfin, les eaux de la Méditerranée et. celle de la mer Rouge se réuni- rent dans 1es lacs Amers reçu partout une longueur pres- que normale, on fit les prépari- tion pour le mois de novembre 1869, L'inauguration du ecinal ent lisa malgré tous les bruits a a:- mants répandus dans le monde -n présence de plusieurs sou- verains ou de leurs représen- tants et d’un immense listes, vonviés à la plus inpor- tante peut-être des œu\ir:s de ce siscle. La réussite d'une telle entre- prise valut à à M. de Lssep; L:s titres et les hein-urs. C'est alors, et après 1887, qu'il se lança dans les entreprises les plus téméraires. Toujours de bonne foi, ne croyant pas à l'impessibie, il voulut, dans des circonstances exceptionnel- Jement difhcile, réunir, par un canal, l'océan Atlantique à l'o céan Pacifique. Ce fut son échec, On sait combien de mil- lions ont été engloutis dans cette entreprise, Onsait com- bien l'épargne français a été saignée à blanc dans cette im- mense fiasco. M, de Lesseps, plus jeune, aurait vu qu: les vampires s'étaient mis de la partie. Tout ce qu'il avait combiné s'écronula comme au reveil d'un mauvais songe, et les dernières ann’es de la vie du ‘Grand Français” se sont écoulées dan: la tristesse et l’amertnme. Ce qu'il à -souflert. personne ne le peut le dire, Le désastre de Napeléon 111, son maitre et son protecteur, n’a pas été plus terrible, Le Panama aura été, pour M. Lesseps. le Sedan de Napoléon lil Mais en face des services rendus à l'humanité par le cé- lèbre diplemate ét igénieur, il faut oublier ses fautes. 11 a mérité le titre de “Grand Fran- çais.” À son déclin, il a payé trop cher, ses jours de gloire ainsi que des biens qui en dé- pendalent, et négocia, avec suc- cès le traité postal, qui admet- tait une réduction considér- able des taxes. En octobre 1854, M. de Les- seps partit pour l'Egypte, ou le nouveau vice-roi-Moham- med-Said, l'avait invité à lui rendre visite 11 y conquit et märit le projet de poreement de l'isthme de Suez.Il s'en ouvrit à Saïd pacha pour la première fois, dans un voyage qu'il fit avec lui d’Alex- andrie au Caire à travers le dé- sert Libyque, et le prince, en- trevoyant du premier coup les résultats de cette idée, de- manda aussitôt un mémoire sur ce sujet. La belle publica- tion qui parut sous ce titre: Percement de l’isthme de Suez. exposé et documents officiels donna tous les détailes de cette entreprise, à laquelle M. de Lesseps se consacra tout en- iier, Le percement de l’isthme de Suez a été la grande œuvre de la vie de M de Lesseps. Après d'innombrables difficultés que la politique des cabinets sem- blait semer sous ses pas, M. de Lesseps, en 1859, ayant réuni sans le concours de banquiers et par la seule pepularité d’une idée, des souscription pour un capital de plus de $50,000,000, fit commencer, entre la mer Rouge et la mer Méditerrannée, ces travaux gigantesques qui devaient lui gagner une renom- mée universelle. La mort de Saïd pacha, en pour L” lui reproche amère- mext les ruines dont il a été la cause. La Minerve. Le capitaine F. Gallant dont l'éxpérience dans l'emballage du homard est bin reconnue nous adresse, aujourd'hui, une lettre que mous nousempre sors de faire part à nos lecteurs. Com me cette lettre nous arrive pres- qu'au moment d'aller sous presse, nous la donnons en an- glais. Nous la donnerons en francais la semaine prochaine. En lisant eette lettre, on trou- vera que le capitaine prouve par des expériences personnel- les que ce qui cause la chair du homard emballé de noir- cir [black meat]| est le sel qui y est mis. Nous avons en occa- sion d'examiner deux boites de homard que nous a montrées M. Gallant, dont l’une conte- nait du sel et l’autre point, et nous avons remarqué une grande différence dans la cou- leur de la chair. Dans les boites où l'on s'était servi de sel, le homard offre presque la cou- leur de plomb et plusieurs taches noires y sont remarqua- bles, tandis que dans celles où il n’y avait pas de sel le ho- mard parait aussi beau que le jour qu'il fut emballé et dans un état parfait de conservation. Les suggestions du capi- taine Gallant méritent certaine- ment la considération de ceux 1882 manana Vlantranvica Aa EP Y : ani nonraniveant le hrancha petits nuvirs, des goélettes pas- | (5. aout 18659), et le canal ayant tufs d’une soelonnelle inaugura | financier, à l'époque annoncée, | l | say cours de savants et de journa- Great Opportunity to buy your goods cheap. Our Stock thrown on the market at whole Magnificent lower prices than were ever dreamed of. | Some (Goods 20 per cent off. Some (roods 25 “ . Some Goods 30 “ sr Some odd lines and remnants at half price. Great Bargains in all kind of goods. Sale for Spot Cash only. Come now and buy while the Assortment is here. BENG. ROGERS. Alberton Headquarters. POIRIER, Marchand de Marchandises Sèches, Epiceries Quincailleries, Chaussur: Farine, Thé, Tabac, etc. Depuis qu- j'ai ouvert mon LOUVeau Magasin, je suis dans une position de satisfaire le public mieux que jamais. Produits de toutes sortes pris en échange pour marchandises. 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