————— L'IMPART:AL FONDE EN 1898 Le seul Journal français de 1le du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ae ee ABONNEMENT : RS 31 00 Ce PROPENIREOPN Trois mois... se sé ES Les”'.'abonnements sont pay- ables d'avance. . Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion. 2 cents la ligne les insertions subséquentes. Toutes communications doivent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH, I. P. E. L'IMPFARTIAI, 1897 TIGNISH AVRIL 1 TAISEZ-VOUS DONC S'1L VOUS PLAIT ? Ne serait-il pas bientôt temps que se tairaient les quelques désoeuvrés qui se font une mission de colporter tontes sor- tes d'histoires tendant à semer Ja discorde parmi les conserva- teurs ? Depuis quelques semai- nes ces gens ne font que crier à ceux qui veulent les écouter que M. Blanchard et l'Editeur de lJ'IMPARTIAL sont pris aux cheveux—cancans qui ne com- portent pas un mot de vérité. Assurément ces babillards n'espèrent pas se gagner l’ar- prôbation des gens bien pen- sants, par une telle conduite ? S'ils le croient, ils sont tout à fait daus l'erreur, qu'ils se le tiennent pour dit. Nous voulons être bien com- pris sur ce qui existe entre M. Blanchard et l'Editeur de l'Im- PARTIAL, et nous affirmons au- jourd’hai que le plus parfait accord règne entre eux. Sur demande, l'Editeur de l'IMPAR- TIAL a consenti à être mis en nomination aux prochaines é- lections provinciales. M. Blan- chard est aussi sur les rangs. Tous deux se sont entendus sur ce sujet et ont conclu de se soumettre entièrement à la dé- cision de la convention. Nous avons une garantie de M. Blan- chard à cet effet; nous comp- tons sur sa parole. Nous avons donné notre parole ; nous prè- tendons la tenir Ainsi, nous prious ceux qui ont à cœur le bien du parti conservateur de se tepir en garde contre 6es langues longues qui ne savent jamais s'arrêter et qui font plus de ‘ort que de hien. LES LIBERAUX EN MARCHE a A la nouvelle de la décision de la cour suprême du Canada à l'ézard de l'appel de M. Hackett, les libéraux de notre partie du Riding se sont mis immédiatement à l'œuvre pour se présenter de nouveau sur le champ de bataille. Vendredi, il y'avait grande réunion des principaux cabaleurs du parti à Alberton en vue de pla. cer sur les rangs l'homme le plus fort contre M. Hackett. On rapporte que l’ex M. P. P. de Palmer Road y était, tout en- dimanché, dans l'espoir, qu'il serait l'heureux mortel qu,on allait offrir comme victime, mais il parait qu'on a passé outre. N'étant pas dans les secrets des dieux, il nous est, par con- séquent, impossible d'entrer en détails sur tout ce qui s'est passé à cette réunion, mais d’a- près les informations que nous avons pu obtenir de quelqu'ux des leurs, M $S. F Perry, l'an- cien candidat, a été choisi. D'autres nouvelles vont à dire que M. Perry ne fera que hor- der les voiles &t qu'en réalité né re ie (M. Arthur Peters, de là bas de Charlottetown, est l'homme qui va venir tourner la manivelle libéraie. Qui vivra verra. Qui que ce soit, les con- servateurs doivent s'organiser et ne pas retarder à se wnettre à l’œuvre. Aujourd’hui, les li- 'béraux, ici, croyant acquérir de la force par le fait que le gou vernement est libéral à Otta- wa, vont crier ce refrain sur tous les tons pour embaucher de nouvelles recrues dans les rangs conservateurs. Mais il faut se tenir en garde, coutre cette tactique Quoique le gouverne. [ment à Ottawa soit libéral, les questions qui voot être sou- mises à l'électoral seront à peu près les mêmes qu’en juin der- nier. La question la plus im- portante our nous catholiques —la question scolaire—est eu- vore ceile qui a le plus de droit à notre considération. Que les libéraux vieunent vous dire que cette question est réglée, comme ils he manqueront pas de le faire, n'en croy2z pas un mot. Tout au contraire, c’est la question scolaire qui place M. Laurier dans l'impasse où il se troure aujourd'hui ; c'est cette question qui prime toutes ls autres aujou:d'- hui. Vous savez tous quelle attitude a prise M. Perry sur cette question. Eh bien, ne l’oubliez pas ; le Perry d'’au- jourd’hui est le Perry du 23 juin. Dans ce temps là, vous l'avez servi selon ses mérites ; il ne tient qu’à vous de renou- veler à l'élection qui va avoir lieu, l'acte qui alors vous fit honneur comme français et comme catholiques. LETTRE DE ST LOUIS Monsieur l’Impartial, Maintenant que les libéravx sont au pou- voir, on voit clairement, l’es- prit étroit et vindicatif qui a- nime les plus exaltés d’entre eux. Ce n’est pas le bien public que l'on considère mais la sa- tisfaction de rancune person- nelle. Le bureau de poste à St Louis depuis près de quatre ans à été ténu . d’une manière irréprochable : tous tant lihé. raux que conservateurs n'ont que des éloges à l'adresse de M. Jean B. Gaudet pour la scrupuleuse attention avec la- quelle il s’acquitte de ses de- voirs de maitre de poste et la courtoisie qu'il montre à tout le monde. Non seulement M. Gaudet et son assistant sont à leur poste aux heures qui leur sont prescrites, mais ils se font ux plaisir, si les circons- tances ie demandent, d'accéder aux désirs de ceux quise pré- sentent en dehors des heures du bureau. Cepezdant il y ena pus un individu quiest prêt à servir d'outil pour les plus vi- les besognes, qui n’a pas hési- ter, il y a quelques années, à s'abaisser au point d’assumer la paternité d’un article écrit en anglais lorsque tout le mon- de sait qu'il ne peut que béga- yer quelques mots anglais Figurez-vous que parceque ce soi-disant catholique n’a pas reçu au bureau sa feuille pres- bytérienne pour la simple rai- son que la poste ne l'avait pas apportée, il s'est imaginé qu'il ne pouvait y avoir de merry Xmas pour lui sans Gaardian et il s’est dit en lui-même : “Ju maitre de poste ne m'a pas l:- vré mon Guardian, X mas num- ber, 1l est la cause qu'un cha- grin immense s'est emparé de mon cœur. Je ne puis plus sup- porter la vie. Que vais-je faire sans mon Guardian quia cou- tume de venir régulièrement deux fois par semaine et voici que cette semaine où tout le monde se livre aux transports de l’allégresse la plus vive, je suis le seul à ne point prendre | Part à la joie commune. Hélas ! ‘que je suis malheureux ! et dire L’IMPARTIAL que c'est le maitre de poste de St Louis qui est la cause de ma douleur. 11 faut que j'obtienne satisfaction pour cette injure et le seul moyen d'arriver à ce but c'est d'enlever le bureau de poste à ce conservateur et de me le faire donner. J'ai combat- tu pour le parti libéral. Comme je sais qu’un parti au pouvoir a qui lui ont rendu des services éminents, le gouvernement ne peut pas s'empêcher de me nommer maitre de poste à St. Louis. Avec toutes mes aptitu- des et toutes les facilités dont je dispose je suis en mesare de donner satisfaction complête an public. Comment peut-on s’at- tendre à ce qu'un conservateur puisse satisfaire au public sous un gouvernement Jibéral 2? D'ailleurs, est-ce que le crime dont s’est rendu coupable ce maître de poste tory envers moi ne mérite pas la vindicte publique? Oui, certes, et elle ne tardera pas à s'exercer et Je n'aurai rien à craindre pour mon Xmas box de 1897. Tous les regards sont tourzés vers le nouveau maitre de poste. X. re mitsoninten NECROLOGIES Lundi, le 22 mars, Dame Ma- rie Harper, épouse bien-aimée de M. Pierre U. Gaudet, de cette paroisse, rendait son âme à son Créateur. Depuis plus d’un an Madame Gaudet était en proie à une maladie de poi- trine qui minait son existence, Douée d’un caractère affable, et l'une âme fortement trempée aux douces vertus chrétiennes, sa vie se passa tranquille, par- tagée entre ses devoirs d’é- pouse dévouée, de mère chré- tienne et de catholique fervente Madame Gaudet laisse pour pleurer leur perte un époux ex- cellent et devoué et cinq en- fants, dont deux, jumeaux, sont âgés de 3 ans et 6 mois. Les funérail es de 1a regret tée défunte ont eu lieu le 24 mars à l’église paroissiale, au milieu d’un large concours de parents et d'amis. Les porteurs étaient : MM. Charles L. Harper, George L, Harper, Edward Gillis, Pierre M. Buote, Pierre B. Gaudet et John P. Christopher. La défuvte appartenait aux sociétés suivantes : La société de la Sainte Famille, Rosaire Perpétnel, Sacré Cœur, et à la Ligue de la Croix. Nous présentons nos sincères condoléances à M (Gaudet dans ce moment de rudes é- preuves. Dimanche matin, le 28 mars, les habitants du village de l’E- tang des Cious apprenaient a- vec Ja pius profonde tristesse qu'un des leurs, citoyen res- pectable, aimé et chéri de tous cenx qui l'avaient connu, avait cessé de vivre M. Joseph Jos. Bernard s’é- teignait dans le Seigneur après une maladie de consomption de près de deux ans, à l’âge de 41 ans et 6 mois. Durant sa vie le regretté dé- fant s'était toujours distingué Par ses manières aflables et franches et sa gaiété de carac- tère. M. Berbard était marié en seconde noce à Mlle. Marie Gou- din de Tracadie, N. B, ayant perdu sa première femme, née Martha Morrissey le 28 mai 1893. 11 laisse un enfant de sa première femme et un de sa deuxième. Le défunt'est le pre. mier décédé de la famille de M. et Madame Bernard qui, malgré leur âge avancé, jouis- sent encore de la plus parfaite santé. Outre son épouse, ses enfants et son père et sa mère, le défunt laisse pour le pieurer cinq frères et cinq sœurs: Fi- aèle, tailleur, demeurant à l’£- tang des Clous ; Eugère, à la maison paternelle : Pierre coutume de récompenser ceux! A Alphée, demenrant à Buctou- che N. B. Ferdinand, résidant à Bartlett, N. H ; Marie, à Bos- ton ; Madeleine, mariée à M. Joseph J Arsenault; Lydée, ma- riée à M. Pierre Max. Chaisson; Elisabeth, mariée à M Arcade Bernar 1 et Monique, mariée à M. Mitchel Poirier. Il appartenait aux sociétés suivantes : La Ligue de 1a Croix, la Ligue du Sacré Cœur et le Rosaire Perpétuel. Ses funérailles ont eu lien mardi matin à l’église parois- siale au milieu d'un grand con- cours de parents et d'amis. Les porteurs étaient : MM. Charles Bernard, Eugène Ri- chard, Jean T. Bernard, Jean P Gallant, Robert Arsenault, Pierre À. Bernard. Les parents du défunt preñ- nent cette occasion pour témoi- vive reconnaissance au Rer. curé de la paroisse et de son ses visites durant sa maladie, qui l'ont visité. > D LE sente PERSONNEL 7 2. PTS sé ns, PS OR ee gner leurs sentiments de plus Assistant pour leurs nombreu- ainsi qu'aux nombreux amis 1: Nos plus vives condoléan- M. Isidore dame de Wellington étaient à Tignish la semaine dernière d'une agréable visite. ALBERTON HEADQUARTERS Great Cash Reduc- tion Sale During ihe month of Feb- sible point and are making PR NE : à Re HR) PP Made > } ae S—- The lowest pri- Ject. 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Arsenauit. ple ;: or love at last,” grand | attend to all-business promptly. coffin, full size for $9.00 Aïlberton, 25th. Feb. 97 ...tf UNDERTAKING Ï am stiil in the undertaking business and am prepared to 1 cary a large and well as- sorted stock of caskets and coffins in all sizes from 2 ft. to 6 ft. 8 in., with mountings and trimmings to suit. À nice imported JOEN T- WEEKS Thats we— get. we are plain business men—not week we express briefly. arriving, inchuding : Cashmeres, Prints, Ging'hams, À full line of HATS Æz À large line of Builders’ suppl'es in Boards, sell at lowest prices. Wellington, March 26 197 Henriattas CAPS, SHIRTS s COLLARS,CUFÉFS AND HÔISERY PUSH, HUSTLE & C0. We are like thousand of other people in this country, we are obliged to work for our living always planning for the wants of the people who labor hard for the little coin they The reason why our ‘‘ads” are not literary gems is because gifted in penuing fine phrases or cute sayings, therefore what we say to you from week to This time it is the news of our Spring Importations, now _ Serges, Flannellets, Far- cy Dress Goods etc. Worsted, Tweeds, Pantings, and Shirtings. Serses, Meltons, LIE Boots and Shoes, Shelf and Heavy Hardware, Paints, Oils, Varnishes, Glass, Putty etc. CROCKERY AND GLA SWARE GALORE Farm and Garden seeds in endless variety. Our sroceries will be found to be the very best. including FLOUR, TEAS, SUGAR, MOLASSES, TOBACCOS, SPICES AND CANNED GOODS |: Always on hand—S$toves and Fittings. A large line of Tin- ware Goods. Furniture—consisting of BEDROOM SETTS, BEDSTEADS, TABLES, CHAIRS AND WASHSTANDS Shingles, Nails, Lathe, Lime Roofing Paper, Zinc and sheet Lead, a!l of which we will Eggs and all country prodace taken in exchange for goods for which highest market price will be paid. J © ARNENAULT & SON WELLINGTON'S CHEAPEST STORE tance par le directeur de cette académie remporta un véritable succès. Chaque partie fut ad- mirablement bien interprétée ; cependant, qu'il me soit per- mis de mentionner,en particu- lier, les noms de MM. R. Mc- Grath, C. Hannigan, Y. Ross et H. Rive. Le succès de cette soirée re- vient en grande partie au zélé et infatigable directeur de l’A-} cademie Saint Patrice. la partie musicale était sous l’habile direction du Rev. Père. Arsenault, Inutile d'appuyer ici ; le nom du Rev. Père est assez connu. Contre l'attente générale, une comédie en un acte, “Dad-. dy's only fooling”, fut aussi ré- présentée, Cette comédie ne f- gurait pas sur le programme de la soirte, et, ce ne fut gu'à! la dernière heure qu'on se dévi- da à la jouer. Le vendredi suivant, fête de Saint Joseph, pa ron du Gol- lège, une tragédie française fut présentée au public par MM ds: l'Académie St. Jean-Bap- tiste. “Le crime ds Maltaverne” est bien, selon l’assentuirent général, une des meill®ures pi- èces qui aient été jouées sur le ithéâtre du coliège, ei j'en suis sur, le saccès n'a pas été moin. | dentes. Qu'il sufis: d’ailleurs de dire que la partie dramati- que était sous la direction du Res Père A. Corinier, l'éco- Avec de tels directevrs. rouns n6 pouvions remportr autre La tragedie fut suivie d'une farce, intitulée “On demande uu acteur,” qui, pendant plus de vingt-cinq minutes, tint l'auditoire dans un rire conti. nuel. Com. 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