CCR ee ere cape reg L'IMPARTIAL FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. a HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : D isrecseresses cu SO Six MOÏS........e ssssc0008 00 Trois MOÏIS............ se..see...30 Les abounements sont paya- les d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- certions subséquentes. Toutes communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. L'IMPARTIAI,, JEUDI (Un Senateur POUR LA NOUVELLE- ECOSSE français pour Ja de la Nouvelle-Ecosse, est mar une population de 45,000, âmes droit incontestable à leurs à la chambre haute. L'IMPARTIAI, Tianismt 22 Dec. 1898 1899 Avant que le soleil ait paru pour la quatrième fois, d'aujour d'hui, aux portes de l’orient, l'année 1898 sera devenne la preie du temps et nons nous trouverons face à face avec dix huit cent quatre vingt dix-neuf. Cemme toutes celles qui l'ont devancée l'année qui disparaît a eu ses jours de joies et ses jours de tristesse, ses jours de bon- heur et ses jours de maiheur ; mais elle fera tout particulière- ment époque daus les annales des siècles pour la série d'évè- nements remarquables dont elle durant a été témoin. En effet, les derniers douze mois qui ar rivent à la fin de leur carrière, l'humanité entière a plus eu moins ressenti les effets des agi- tations sérieuses qui ont boule versé le monde. En 1898, de neuvelles lignes de démarcation ont été tracées entre les pouveirs; de vastes dé- couvertes ont servi à augmenter chez l’avare la soif insatiable de l'or ; les gouvernements et les hommes d’Etat ont rivalisé d'’ef- forts peur se surpasser, avec di- verses chances de succès ; de terribles catastrophes, dans leur action subite et impétueuse, out anéanti des richesses amassées par de pénibles labeurs ; les horreurs de la guerre ont en- traîiné à leur suite la désolation et la mort. De tous côtés un ma- laise constant et une inquiétude accablante se sont :emparés des esprits. Seule, l'Eglise du Christ, sous le sceptre de l’im mortel Léon, est restée inébran- lable,' contemplant l’instabiiité de; choses humaines. STAT CRUX DUM VOLVITUR ORBIS Après avoir été témoins de tous ces évènements, il ne nous reste qu'à regarder en face l’an- née qui nous arrive. Que sera pour nous cette année nou velle ? C'est un secret dont il ne nous est pas permis de sonder les profoudevrs. Tout ca que nous savons, c'est que l’année 1899 sera pour nous ce que nous la ferons. Au matin de cette nouvelle année de tont cœur nous sou- haitons à tous la paix, la santé, la prospérité, le bonheur. Que Dieu, qui gouverne toutes choses. les comble de ses béné- dictions et les préserve de tous dangers. À tous ceux qui le lisent et à tous ceux qui ne le lisent pas, L'IMPARTIAL souhaite, avec sin- cérité, une BONNE ET HEUREUSE AN- NEE. A HAPPY NEW YEAR TO ALL. Ripans Tabules: one gives reltet. fipans Tabules: gentle cathartic pe SP ren NE CESR TT jours l’amion qui fait la force te. Ainsi, toute animosité poli tique doit s'effacer et moyen d'arriver hsureusement au port. vons remarqué, vangéline en faveur d'un séna- eu deux sénateurs français à n’en n’avous eu qu'un d personne de feu le sénate semault. Un siège au sénat étant devenu vacant par la mort du sénateur Momtgemery, l'IMPAR: TIAL, l'organe des Acadiens de l'ile du Prince Edouard, crut l'occasion favorable et fut le premier à faire prévaioir nos droits 11 proposa deux hommes: —M.S. F. Perry ot M. J. O. Ar. nault, qui, tous deux, par leurs longs services et leur compé- tence politique possédaient émi nemment tous les titres requis pour remplir cette honorable po- sition. Quoique ros deux com- patriotes fussent opposés en po- litique, L'IMPARTIAL s’éleva au dessus de l'esprit de parti et s'’attacha aux droits de la na tioualité sans envisager les nu- auces politiques. Le gouverne- ment d’aiors étant conservateur, M. Perry qui était libéral et dans ïe temps député à la chambre des Communes, ent ja grandeur d'âme de s’efflacer et de supporter la nomination de M. Arsenault qui était conser- vateur — attendant, lui même une occasion pius favorable. J'est alors que nous eûmes l’a- gréable satisfaction. que nous u’oublierons jama:s, de voir tous uos braves Acadiens, sans dis- tinction de parti, se lever comme un seul homme et reclamer res- pectuensement mais sérieuse- ment, nos droits. Le gouverne ment d'alors reconnuti la justice de notre demande ; l'hon. J ©. Arseuault devint sénateur. Après la mort du sénateur Arsenault ; après le renverse- ment du régime conservatear et l'inauguration du règne libéral à Ottawa, l’IMPARTIAL revint à la charge et demanda que M. Perry succedât au sénateur Ar- senault. Mais la balance de jns- tice, entre les mains d’une ad- ministration libérale, avait per- du ses ressorts, et quoique M. Perry eut, à maintes reprises, la prétendue promesse qu'’ii occu- perait le siège de M. Arsenault, dont il était le légitime succes- Francais 11 nous fait plaisir de consta- ter que notre vaillant confrère de l'Evangéline, dans son der- uier numéro, fait un appel so- lennel en faveur d'un sénateur Nouvelle-E- cosse. Toutes les personnes qui sont animées des sentiments de ‘fairplay’ concéderont que ce que demande l'organe des Acadiens qué au coin de la justice. Avec comme le dit l'Evangéline, nos compatriotes de là bas ont un un des Nous ne sauriens trop enga- ger nos compatriotes de la pé- ninsule à s'unir à notre vaillant confrère de l'Evangél'ne dans ce noble eflort. Comme c'est tou- l'union doit être complète. C’est le sûr En lisant l'excellent article de notre estimable confrère nous a- à propos de relever, vu que sal rectification servira à appuyer)! davautage le plaidoyer de l'E- teur français. Nous n'avons pas | l’1le du Prince Edouard. Nous | Si DE d’admiration cevx qui eu furent ur AT- [seur, l'égoisme prévalnt et la nomination, quoique secrète, d’un qui n’y avait aucun droit, était dejà en lieu sûr longtemps avant la mort de notre député acadien. C'est ainsi que, malgré le facteur important pour le- quel nous comptons, nos droits ont été foulés aux piels ; que nous avons été méprisés, : insul- tés. C'est une tache d'injustice qui demeurera ineffaçable à ja lmémoire de l'aëministration Laurier. Puisse la juste demande de l'Evangéline servir à faire reve. nir sur leurs pas Ceux qui ont si hontensement fonlé anx pieds uos droits et à les pénétrer as- sez de remords de conscience pour les engager à réparer, au moins d’une manière partielle, la honteuse injustice dont ils se sont rendus coupables envers les Français de l’ile du Prince Edeuard, en donnant nn séna- teur français à la Nourelle-E- cesse. NOEL DANS NOS ’ dans un cas comme celui-ci, où EG LISES il y va de l'intérêt, de l'honneur et des droits de notre nationali- té, 1l devient indispensable d’a- gir de concert et avec unanimi- — À TiGnisH La soleunité de Noel a en un éclat exceptionnel cette année à l’église de Tignish. Jamais l’autel avec ses miile cierges ne présentât un plus charmant |coup d'œil qu'on cette occasion. Les trols messes furent célé- iué, à l'endroit de |brées par notre vénérable curé, l'ile du Prince Edouard, une\}, pevd D petite erreur que nous jugeons | M. Macdonald, (revêtu des plus beaux orne- ments de l'église Le chœur sous la direction de M. Jean | Gaudet exécuta avec yoùt les | parties qui lui étaient assignées. Le cantique “Minuit Chrétien” chanté par M. Gaudet fut exé- | suté d'uae manière qui remplit | | [as ‘émoins. À l'issue de la grand”. messe, M. le curé fit une vive let touchante a:locution sur la fête du jour et, pour près d'ume heure, mérita l'attention la plus profonde des fidèles. À trois beures après midi les cloches avertissaient que le temps des vêpres était arrivé. Corame à la messe l’église fut bientôt remplie. Le chant, au chœur ne le céda en ricm à ce- lui de X messe. Lorsque M. æaudet, de sa voix senore, eu- tonna Le ‘Magnificat', sur ‘le ton du “Te Deum’, pendant le chant duquel, la foule était debout, au son des cloches et de l'accompagnement de l'orgne, le spectacle était sublime et propre à inspirer Ces pieusas contemplatiens qu'on cherche- rait en vain ailleurs que dans l’église catholique. Les exercices de piété du jour de Noel se terminèrent par la bénédietion du T.S. Sacremext. À PALMER Roaup ee La belle fête de Noel a été célébrée avec beaucoup d'éclat cette année à l’église de l'1m- maculée Conception, Palmer Road. De huit heures jasqu à midi les fidèles ent pu assister au saint sacrifice de ia messe sans iaterruption. Pendant les trois messes dites par le Rére- rend À. E. Burke, curé d’Alber- ton, le chœur de la paroiïsse a- vec un renfort de chantres, for- més pour la circonstance par Madame Jean B. Gaudet, orga- niste de la paroisse, à chanté avec entrain ces beaux canti- ques de Noel qui rermuent étant l'âme et portent à la piété. La Grand’'messe a été célébrée par M. le curé. Après le premier é- vaggile M. le curé Burke a l'effort chez le Père Burke ; tout semble couler de source et la facilité d'élocution dont il jouit et l'aplomb avec lequel il lance chacune de ses phrases, l'anime, produisent la convic- tion chez ses auditeurs. } Après la Grandl’Messe il y eut réception des zélatrices du Sa- cré-"’œur, ainsi que le renou- vellement des promesses des associés de cette belle dévotion. A ALBERTON =’ Comme nous l’annonçions, la semaine dernière, à. ka grande joie de tous ses paroissiens, Île Revd. Père Burke a célébré les offices de la nuit de Noel avec toute la pompe nossible. Jamais plus belle nuit n'avait offert aux pienx fidèles une occasion aussi favorable pour la célébra- tion du saint anniversaire de la venue du Sauveur. Aussi est-ce avec l'émotion de la joie la plus pure qu'on voyait plusieurs heures avant le commencement des offices, la foule faire inva- (eien dans l'église pour ne pas la quitter avaut d’avoir eté les heureux témoins du spe:tacle saisissant de grandeur qui al- lait se déroule: à leurs geux. C'est le Revd. J. S. Tuarbide de Tignish qui célébra les saints mystères de la joyeuse nuit, as- sisté du Revd. Dr. Chaisson et du curé de la paroisse comme diacre et sous diacre. Le chant et la musique sous l’habile di- rection de Madame Doiron, non seulement fut un succès mais il semblait que l'ardent et time désir de bien faire, livré à chacun tous les secrets de l’inspiratiou pour leur rendre des accents tons yeuaur. “ À la suite da premi:r évan le Revd. Dr. Chaisson précha, en anglais, et sut, dans Ca gaue simple qui n'exclut ni la dignité ni la gravd-ur, se écouter depuis le coramence- ment à la fiu, avec le plus vif et religieux intérêt. Le-sasant pré- » - ° 1681 avait faire n ou- ‘an faire | dicateur parla ds humæiliations de : Homme Dien, de sa pau- vreté, de son amour pour les nauvres ; puis de l'anxité des bergers à se rendre au berceau | de l'Enfant et enfin des anges annoncamt le salut aux hemmes de bonne volonté. M. le prédicateur tira ensuite de ces pensées des leçons très-prati ques pour l'édification de tous. Quant aux décorations, on peut dire sans exagération qu jamais l’église du Sacré Coeur ne s'était payé un jrareil luxe. Dans la nef, sur toutes lonnes serpentaisnt avec art des guirlandes d'un vert sapin. Uae multitude de conrunes tressévs de branches iminortelies et manant un pa:fum exquis saient contraste are: ja cheur immaculée des murailles sur lesqueiles ellis étaisnt ar tistement disposées. De la voute tombaient en fes tons des banderoles de toutes couleurs avec cette négligence f+ite exprès our être un effet de l’art. Les galeries richement drapées de rouge se prétaient saints les co- é- fai blan merveillensement à recevoir les blanches lettres des nombreuses inscriptions servant à rappeler au vif les mystères de la solen pité : “GLORIA IN EXCEISIS DEO, ET IN TERRA PAX HOMINIBUS !” La crèche remarquable de simplicité rustique me servait pas peu à reha7sser la splendeur 1 de la fête. Cette grossière paille sur laqueile repose l’enfant aux joues roses portait droit au choeur des assistants ia plus sa- donné le sermon de la fête da iour eu anglais. Comme d'or-| dinaire, le prédicateur a parlé, avec cette conviction qu'on me connait. 1] m'y a rien qui sente] s MRETIIT TOR a np 4 " croËe mtrnsit mine 4 Tpee:à r mgssem aan PE Tan cities paf ref: fe TOO "4 lutaire leçon, et pouvait les gné- rir de la vonvoitise des richesses | du monde. 5 | Dans le sanctuaire, de chaque de l'autel, étaient de hauts côté fn w A LE 29 DECEMBRE, 1898. ainsi que le zèle pastoral quil Ouverture Sermons en Franc SCHOOL 3 Good Jan Gth 1896 EE DE NOTRE DAME Du Mont Carmel Cette imposante ceremonie aura lieu, manche, le premier jour de l'An. 1890 Il y aura messe Pontificale. MARK WRIGHT & CO. Charlottetown t& WRITE FOR CUTS AND PRICES. de l'Eglise di- ais et en Anglais. CHEAPEST AND ke BEST CHAIR S — IN — P.E.I. He L Î Make them ourselves nine Write For Curs AND PRICES FURNITURE L eh & Cheap AN à, ® rameaux verts qu'une multitude les mil'e e: ini de cierges cirés aux oranches a- valent conv: rtis vu ‘véritables buissons uardeu's et dont ke brillant était encore ralevé par e f'ux què lan-! : Helas! comme toutes les |joies et fêtes d'ici bas, cette | belle nuit d: Noel est déjà dis- parue. C'est le sort des choses ‘du temps. Ton:efois, nous m'en doutons les re : pas. pareissi2ns çalt de toute part le dra d'or d’Alberton, comme les autres : à ; loift étiter svêt A tout qe dont clalent revêtus Personnes présentes se rappele- La dé -brante D rs À “ + è le GEREDrANT EU SES ministres 88-| rent lengtemps les suares im- crés ; , _.. |Pressions q<i inondaient leur: On remarquait dans l’audi- cœur dans la nuit de Noel ‘98. toire boii iombre de personnes Car c'est vraimeut à ces mo- de ILE différentes, mais | ments extraordinaires de ia vie r dont l'attitude pl-ine de dignité | chrétienne qua l'encens de la accusait le saint respect dont|prière se marie le mieux à cela elles étaient saisies en face des de l'encensoir pour aller droit Et mystères sublimes qui se dé-| Dieu an: sous leurs 7 Pla- . Il va sans dc que cette belle sieurs d'entre elles avaient gé:|et imposante cérémonie sera ses ment sé à la disposi-| sussi un nouveau lien qui etta. tion de M. le Juré Burke tout | .hsra plus étroitement encere ervir aux dévoraticns ï ” s . s , _ . qui ne compte avec aucun sacri- Sa PAR qe pr SR 1M° | fice quand il s'agit de se rendre { 1056 US e C . . : pures 63 re v 81 |utile où de faire plaisir à Ceux à: icnce qui A DrPsiGe aux allées et dont il est ie père Re j venues d:ctio eeile fête; nil GLORIA IN E t cris, üi «deuioucirations quel- FRS. 00e | : conqne l1°8<a voir qu'on se mé- nn prenait sur la vrandeur des | FR eemexees NE : . A , f R x g + raystèr. $s qui devalent être l'u- 4-7: 05 ik 13 LS" . » vd Rs te res ns PVa Ÿ nigue o:capation des esprits et , des eu La population d'A |LOBTENUES PROMPTEMENT À Euvoyez un timbre pour notre “ Guide , berton :1 rite sous ce raboport venteurs.” Nous o ions plus de UE : Ru ; pour les inventeurs que tous les autres 1n de ch: : ivitations. 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