Mouchoir. te a A quoi sert le mouchoir ?| Vous ouvrez de grande yeux écarquillés! Quelle question saugrenue. Ls: mouehoir..…..……. mais le mouchoir sert à se mou- cher ! me répondrez-vous ! Vous croyez avair énoncé là une vérité de M. de la Palisse ! Eh bien ! vous n’y êtes point du tout ! Talleyrand, cet astucieux poli- tique a dit : “La parole a été donné à l'homme pour déguiser sa peu- sée !” Eh bien! moi je vous dis: “Le movchoir a été donné à la femme pour gouverner l'hom- me |” Armées d'un chiffon de batis- te et de valenciennes, nous pou- vons faire baisser pavillon à l’hamme le plus arrogant !il deviendra humble et soumis. J'ai acquis mon savoir par l’'expérienve. J'avais à peine dix huit ans, lorsqu'on me maria au comte Gaston de Charoiles, un homme de trente-ans, se oroyant à même de mener par le bout du ner une enfant comme moi. Tout beau M. ie comte, mais au bout d’un mois de mariage, il dut pas mal en rabattre sur des idées préconçues ! En pleine lune de miel, nous eûmes notre première discus- sion. Gaston me fit comprendre qu'il avait pris le monde en horreur, s'étant marié pour vi- vre tranquillement chez lui, au coin de son feu. “A votre aise, mon cher Gas- ton, voioi tantôt dix ans que vous allez dans le monde. Tan- dis que moi, en fait de récréa- tions, je ne connais que la comé- die de la Sainte-Catherine...les sauteries de jeunes filles......les bals biancs...…. ennuyeux com- | me la mort! Je me suis mariée | pour alier au bal... au un cle !—Le coin du feu! c’est! bon pour quaud j'aurai des che- veux blanos! En attendant, sachez que j'ai l'intention de m'amuser, de jouir de ma jeu- uesse ; j'irai dans le monde... beaucoup....tous les soirs...vous m’accompagnereg, ou non, com-| me vous voudrez.” Gaston me regarda, atterré de mon audace : “Ma chère enfant j'entends arranger notre existence à ma guise. liserait vraiment plai- sant que je vous laissasse aller seule en soirée ! Alors, monsieur, vous me pro posez à dix-huit ans, de renoncer au monde, de me eloitrer ? (pleurer an moins j'ai horreur |erée dans le but vulgaire de se PTT 1 à k L'IMPARTIAL, JEUDI LE 21 FEV 1901 ton fit un mouvement d'impa- tienoe : “Voyons, Yvonne, pas d’en- fautillage Vous n'allez pas des {armes.” Ces paroles furent pour moi une véritable révélation ! Je menfouis le visage dans les plis de mon mouchoir : “Vos cruelles et brutales pa- roles me font pleurer !—Je suis bien malheureuse ! Pourquoi me suis je dono mariée ? ” Et patati-patata aveo un tor- rent de larmes.— Gaston se ra- doucit, car au fond il m'adore. “Voyous, mignonne, finissez, je n’ai pas voulu vous gronder, n'en parlons plus. —Je...(paroles haletantes, en- tre coupées de sanglots)...Vous êtes un tyrau...un barbare...un monstre...je vous déteste... — Y vonne, mon ange, je t'en prie, calme toi, laisse-moi t'em- brasser et que toat cela finisse. —Non, non, je ne veux pas que vous m'embrassiez. Je veux pleurer. —Ma chérie ne pleure plus, je te mènerai où tu voudras. — Vous me conduirez au bal, au théâtre, bien vrai ?” —Oui, je te le jure, à trois bals par soirée si tu l’exiges.” Alors seulement je lui octro yai le droit de m'embrasser. Et voilà comment grâce à mon mouchoir, Gaston endosse son habit chaque snir et m'ac- compagne au bal où je m'amuse follement.—Quant à lui, il ge met entre les portes, bai.le, lance des regards foudroyents à eux de mes danseurs qu'il trouve trop empressés auprès de moi. Dès que Gaston fait mine de se montrer récalcitrant à mes volontés, voir mêmes à mes Ca- prices, je sort vite mon mou- | Choir. Maintenant le geste seul Hai suffit povr qu'il devienne doux comnie un agneau. Vous voyez bien que j'avais raison, le mouchoir n’a pas été Un homme se sent perdu, anéanti en présence d'une Niobé en pleurs. C'est un phénomène qu'il ne com- prend pas. Croyez-m'en, Mesdemoiselles, demandez pour la corbeille de mariage des mouchoirs et en- core des mouchoirs. C'est l’ar- tiele le plus indispensable pour la félicité et le bonheur du mé- nage, où la femme doit régner en souveraine, grâce au mou- choir ! ANDREWN RE EU MATIC moucher ! — Je demande à Mme la com- tesse de Eharolles de vouloir bien accepter sans récrimations la vie que compte mener son | mari. L'entretion menaçait d'être orageux. La Inne de méel avait | face voilée de sombres nuages! Presque sans y songer, je pris mon mouchoir en main.—(CGas- It will work while you sleep, without a gripe or pain, curing Constipation, Biliousness, Sick Head- ache and Dyspepsia, and make you feel better in the morning. _ CURE | is the remedy to take if you suffer with rheumatism, sciati- ea or kidney troubles. This medicine acts on the kidneys and bowels, driving | the poisons out of the system that cause the sufferings of rheumatism and soiatica. 1t sharpens the appetite thus giv- ing more strength. ANDREW'S RHUMATIO CURE | is beingnsed more this s>ring | than ever before, and everbody that has used it or is using it | praise it very highly. | it is made up of | BARKS, BERRIES, | HERBS, LEAVES | AND ROOTS which when boiled down make 24 pints of medicine, so it is not expensive, besides being very efficient. 1f you safler with rheuma tism you should give it a trial. . = € or t Price 50c. a box or 3 for $1.25, |mailed to anv address. Prepared only by 4 AGOURLIE PRINCE : fine tient SILVER own gold if desired. E. W. TAYLOR CounNTY DRUG STORE | Éi ’ $6.90 Not much to pay for a real good suit : of clothes ? Well we can give you a ë choice of Twelve suits in all Sizes at À the above figures. 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