i à . mme Le LA CIE. DE PUS Éatnne DE L 4. é VOL. 2. NO. 26 mm a (suite) Dès que cette narration fut ache- vée, le Léopard saisit de nouveau la main de son sauveur et lui dit “En me sauvant la vie, tu as conservé aux Delawares leur grand chef. Oui, tu n'as pas hésité à exposer ton existence ; car si tin coutelas avait manqué la panthère, tu étais perdu griffe formidable de cet animai ter rible a laissé sur t traces profondes. de la panthère, qui m'eût infailli- blement tué, car mes forces étaient à bout. Tuas un ss cœur, Walter, et tu pratiques no is TS Co à far: à. 74 Cpau:ie des ! >leme nt | "y, l'amitié et la reconnaissance. it :|ses [Ph ait vas voir bientôt que les cœurs des Delawares sont assez généreux pour : ne pas oublier un grand Le chef prononça ces mots d'une voix solenneil pressant la main du jeune home d’une façon énergique. | La vigueur ordinaire des ludiens | de l'Amérique du Nord est prover-| biale : aussi ia force de | tion du Léopard amena prompte service LEE. rniers VE Lait. à 2 2. AT.» Cas la constitu- : mt HIT IX 1% . lil gardait le silence l le cœur de! La tion dass les scènes variées que rs dé tre: dé £ | lu m'as delvré à » + demi-heure, Ze NE Der sr Me Cats À RARE TPE ARE UTES x 00: DETTE ENNPEL ar OMR TRU TRS SAN ARS. PROPRIÉTAIRE. 'IMPARTIAL, TIGNISH, ie CDINT IE PRET RSR TEST. rx RER EES G. BUOTE, RÉDACTEUR. ——— - ETAT nn” F. J. BUOTE, GËÉRANT (ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 9 OCTOBRE 1902. (0 ANNEE. En 000000 LA PANTHERE NOIRE CHAPITRE XVIII de tous ceux qui y restaient : prit la direction du sud-est. Le Léopard avait l'air sérieux :; | : et Waiter at tribuait cette façon d'agir à l'im- portance des affaires pour lesquelles son ami quittait la tribu. Par bon- jheur, son esprit impressionnable trouvait assez de sujets de récréa- Jui Ja riche et du désert amé- offrait À chaque instant vantureuse nature NMCRIT iL ain. Pendant quatre jours les cavalier conservèrent une allure rapide, du lever du soleil à son déclin, et le dernier jour le chef fit connaître à compaguous qu'ils n'avaient isi. _ . ù à ! ? ] 6 sine ne ‘ tTaué ON &avança à pied, pencautf 1 atteint ur un cours d’eau près di 1 75. £ les Indiens résoluren nuit. Ldement allumé, et appét it de chacun se trouva b'en- Le ieu fut rap UC umnoctieut UCCUICHL anenmarerto € HSDAaTCIiLEe ment la guérison de ses blessures. !C Quelques semaines pius tard il avat recouvré la santé. Dès que la ‘‘fac:: (les deux vieilles fe. convenable, on se re pour atteindre le po: où les langues de bi: dées à un prix éler gouvernement. Il n'avait plus ét vant leneveu de l'aventure des tro:: Certain soir, tout en le feu de sa tente, le camarade : | ‘(J'ai une longue course à faire, pour régler une affaire de la plus| grande importance pour moi; je| compte partir demain matin de bonne heure : veux-tu m'accoin gner, Walter ? Viens ! je crois ne t i vant dans ia 1eurné enfin au jeune homme. ‘Nous n'avons plus qu tance trés courte à parcourir, mais elle sera difficile. Monte sur mou ai de bataille, pour ne pas res- , 1e une )a- Fe le dernier en route.”’ Walter regarda le chef en riant, CAL HARMRTMIILRNES RCA AT elle | us que quelques heures à avancer | On pénétra dans la forêt, et! une | jusqu'à cequ'on eût | 21 o levr ss "TE NT AROT | voix s'arrêtait au lieu de paroles au fase: roulaicnt dans dis- | AXLLLCILALAINRRNRRRRANRANRRANANCLIIxCECU | _ FEUILLETON DE L'IMPARTIAL. ‘Tu vais maintenant marcher je | premier, ct j'espère bien es tu |ne te laisseras pas atteindre.’ à Tandis qu’il prononçait ces mots, le visage du chef delaware était devenu rayonnant. , ‘‘De quel côté devons-nous nous diriger ? demanda Walter aù com- ble de la surprise. —Va toujours en avant, tu se- ras bientôt parvenu au sud,’ ré- ee le chef em ramenant son ieval de côté afin de faire place à son ami. Ce dernier partit, en effet, en regardant autour de lui pour 5’o- à |rienter. Mais À peine eut-il at- teint les derniers arbres qu'il s’écria: ‘‘Grand Dieu ! mais voici l’ha- bitatiou de ma famille ! —C'est ià que nous allons, '” ré- : poudit le chef ex lançant au galop | sa monture sur les pas de celle de | qui dévorait l'espace. iais sa | gosier ; | ses: Walter voulait parler, dans son cout ds livres, des larmes de reconra ses veux. Léopard pouss: le cr Troie à apereu: ta iANS Vers sé 1114 pts: 1405 € âinitie qu tarda D al de M et jé a 1} } tre Îles < hef ne bec Jras Ge qui iain, faisait at | rain de son maître chéri. | La joie et la surprise de tous | étaient telles que personne n'avait {encore remarqué la présence du |: Léopard, se tenant debout immo- | bil e à leurs côtés, et paraissant heu- ’|reux de ce bonheur général aui retenait : ses | pour t moins la que tu pourras me rendre un grand ! car il prenait cette offre pour une “1 était son ouvrage. service. —Vous savez, Léopard, que vous me trouverez toujours prêt à vous être utile chaque fois que je le pourrai, répondit le jeune homme, le sourire sur les lèvres. —"Tu me seras, en effet, grand secours si tu le veux, et je d’un suis convaincu d'avance de ton bon vouloir. Quelques-uns de mes guerriers m'accompagreront, Et ils ! conduiront à ia main mon chev al! de bataille et ton étalon ; car nous avons une rude course à faire. Mais qu'importe ? tu astune monture supérieure. —Aussi Rugienpe que j'aurai la force de rester à c ï drai près de : vous ne pariou: Où irez. C'est bien, répondit ie chef ; hax Li v jete mettrai à l'épreuve dès de-; main.” 2 Un sourire se dessina Sur 525 1€- vres, et il changea de conv ersation. Le lendemain, au lever du soleii, - le Léopard et Waiter étaieut en “selle, accompagnés des quatre nes Peaux-Rouges céstet nai chef. Deux d’entre en main les étalons. troupe s’éloigna dut camp 37: voir reçu l'expression des SOU: 1@{ Rs J eux ten2 | plaisanterie. tion du maître, n'avait jamaïs m9n- e donnez, vous serez satisfait,” les veux brillants ‘jui faisait u5 | dant comine 1 Personne, à l'ex té l’étalon blanc du Léocpard. ‘‘Me hi | bataille ? réplique le jeune garçon | en souriant | —Qui, aus5i : blanche que la neige ! J'espère sur ma belis bête, que tu te moutreras excellent écu- | yer et que tu ne te laisseras pas dis- tancer. Jamais pareil affront ne | serait arrivé à ma mont : rite. — Allons ! puisque vous ture me l’o:- idit Waiter, dont | d'orgueil trahissaient la joie à i’honueur inespéré le grand chef en lui don- nture’son cheval d: | ressentait que | bataille. | La noble bète fut promptement | ettée à la place de Rupert, et la | petite troupe se remit en marche en ltraversant tout d’abord le faible L1CG7Yr Eu. d'eau. 4e bois n'était .reux ser sur votre cheval de: favo-! 2 répoii- | mr ! Pr} Lorsqu'on eut enf1 remarqué ne présence, il prononça ces paroles d'une voix solennelle : | ‘‘Le jeune visage pâle m'a don- né des preuves d’une amitié et d’une reconnaissance dignes d’un | homme ;ila été le compagnon fi- | dèle du cheï des Delawares, il lui la sauvé la vie, et le cœur du Léo- veut pas se laisser dépasser ct en WaFres Taf mène son pard ne en générosité amitié T nii Lie: 24€ eini Il accorde, en outre, la fanthère Noire, condition celui-ci y'zbandonnera jamais Ses maîtres. : La Fantière Noire appartient iou- AR à la tribu celaware, et qui- , conque oserait s'attaquer à ses ainis ‘subira la vengeance implacable des enfants de ma tribu.”’ À peiue l'Indien avait-il achevé cs paroles que Walter se jeta à son cou, et la famille en ât autant. Daniel, dout les regards ne pou- vaient assez exXprinier les sentiments qu'il éprouvait, prit les mains du chef ct les baisa elfectueusement. _ ‘Mon cœur est de nouveau heu- ef ma tangue légère, dit le léopard, atteniri par l'accueil qui ‘ (Mais cue 4 { + 1iti | tait PT LT DU se A NES SHARPLES TUBULAR. Dairy Cream Separator, Tase closest skimming and easiest turning end Steam Turbine. Hand, Beit Power Separator in existence. EF NO DECO #3 or bowi coiplications what ever, Low-down Supply Can. uspended Bowl, Bottom Feed, Made in a large variety of sizes, adapted to the needs of the smallest dairy or LOT RU 2 le ao CAIMIEOE MATIERE LÉ A us canne ea ©: FRS > 5€? Le © à Ÿ: sa LE "AT D Is the HSE SIENS If UN dns une mg, md. 1 RARES RD TN RITES PAR CCTTONS REP mp et a Me natà 442 tatin CRCLTA de Der PEN Aan pr Lu ts coms À EEE H Se? Yu Ÿ 1 x cE “ C10S6ESL ; { dise CC Of the milk, uawal parts rain any ot} largest Butter factory. « » / * Lee FACTORY TUBULAR. 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W az” 11 anti ‘au fortit : o 115 ä ais, t: Ali: de À L6 + s À EL jace QT 2° : PF Ali aur: dé” * É EE HR La Croix ce Loucau C—0—r-0 Le tailienr Louchu état tit hotu:me ent guatit CON Il avait pour VOIS ti CuiCIN COU- battant de 1870, qui iaüvait Été puté d’un bres à la suite d’une blessure reçue pendant là anco-alle:nancde ; le inaucho franco-alle:ande ; le : ; cevait une petite peus 0 vernetmeut ; Ce plus, : laire d'un surecu Gc rait lui-misme avec ! fn p£- € pl i- it SOIT 4 “ nca ieUXx , IHiGur, - . liere:t Ces fr: Était fait et par l'aspect du bon- ‘ur dont ii était fa cause. J'a: 15e: ler toute l1 journée et quelquefois Louchu enviait sa situation. c£t et reux, — En voià un qui ia son pain re enns Cesse, ii a , il li re un 1 embre : qu'est-ce que c'est cela !il y est habitué et cela re le D guère, ue moi, j'ai tous mes mem- bres, mais je suis obligé de travail- tatcis qt uue partie Ge la nuit pour gagner na vie et celle de ma femme. J’ar- re avec RS à joindre iles deux ’ai payé le proprié- ‘lai Lee le boucher, la \lnpôts, ‘lne me reste au’ ton:ours recommen- Sa julousie éclatait surtout le où il pay son terme ; il a- Rd mêinc propriétaire que son roisin, le notaire ruchot, bon- oinine touicurs gai, sceptique et uilleur, qu'il fetiguait de ses plain-' tes Cterr:ciles. Ce jour }à, en yer, il CZ VCisin Gti tre Ait ot “has allant payer son ira dans l'escalier suitait de cliez le ECO: en entraut chez le gaillard qui a de u! est fecile Ce payer ent l’entre- uit-il € otaire, Loft Ur 1 Chance : il} on icyer, et t. tri -s "Ni |: an grntéstnee 16 POLUVCrNC:: "eus 4 oubliez qu'il a perdu un res au servise de la natrice, dit le . di ! notaire. | | —La belle affaire ! s’écria Lou- chu, il lui est bien payé. — Vous en parlez à votre aise, reprit le notaire c’est très pénible d’être estropié. —rJe ne trouve pas, moi, dit Lotüchu ; je donnerais volontiers un bras pour être pensionné. —La plus petite infirmité est une lourde croix : êtes-vous certain que vous pourriez la porter ? —Oui, dit Louchu, pourvu que cela ine rapporte. — Eh bien, dit le notaire, gogue- nard, je vais vous mettre à l'épreu- ve ; dès aujourd’hui, je vous tiens quitte de votre loyer si vous voue lez porter la croix que je vais vors infiger, une toute petite croix. —JLaquelle ? demanda Louchu avec inquiétude. Le notaire prit uu morceau de craie. —$Simplement- celle-ci, dit-il, je vais vous tracer une croix dans le dos, tant que vous la porterez, vous ne re paierez pas. Louchu éclata de rire. —Si ce n’est que cela, dit-il, j’ac- cepte ; vous ne verrez plus la cou- leur de mon argent. — Nous verrons, nous verrons, dit le notaire. Louchu, enchanté, rentra chez lui ; il s’assit devant son établi ; (suite à la 8me page)