datir-qnt an ” ms + > À F ” ” _ Pt A “ NOUVELLE SERIE d : » EE a er UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’EST UNE MIS- SIOR:PERPETUELLE. LÉON XII FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA Us MBissssovecoic css :$t:00 Six MO, « cos vonsroue ce cs 6e ce 30 Pour LES ETATS-UNIS ME is scirscosissées Six MOÏS scccsssscocesece ce 75 Pour L'EUROPE ee —— D D... conecs uen éde OR D OR... encevesceoccL00 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Four cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. : Ceux qui caaugent d'adresse devront nous donner l'ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPARTIAIT, Tignish, Mardi, 22 Juin. 1909 qu'ont eu a subir les Acadiens. couuaître un peu l'histoire de l’A- cadie à nos frères, les Canadiens- oo L'Evangeline de Moncton L'Evangéline de Moncton, consa- uière, à ‘‘Nos Amis les Forestiers Catholiques Français’. Le con- frère fait l'histoire des persécutions Le but de / Evangéline est de faire _ Français. L'Evangéline continue toujours à défendre nos droits sacrés et à gaguer la sympathie des étrangers. Puisse son dévouement être cou- ronné d'un grand succès. J ms | Fete de la St. Jean-Bap- üiste a Montreal De grands préparatifs se font pour célébrer le 75ième anniversai- re de la fondation de l’ Association St. Jean-Baptiste, à Montréal. Les démonstrations auront lieu les 22, 23, 24 et 25 de ce mois. Un projet de fonder une fédération de toutes nos sociétés nationales sera discuté pendant les jours de fête, et chaque société catholique, française, est invitée à envoyer des délégués pour pfendre part aux délibérations sur ce projet. La Société Mutuelle l’Assomption a nommé le Revd. P. C. Gauthier, D. D., curé de Pal- mer Road, Ile du P. E., et l’hon. Dr. D. V. Landry pour la repré- senter à ces fêtes. Le Revd. docteur Gauthier est parti pour Montréal hier. | La Menees des anti-clericaux en ltalie A la Chambre italienne, où l’on discutait récemment le budget du De la Politesse Ne vous asseyez jamais ni trop loin ni trop près de la table. S'il est inconvenant de se mettre à table le premier, il ne l’est pas, moins de dépioper sa serviette avant ies autres. Ne déployez pas entièrement vo- tre servieite ; bornez-vous à l’éten- dre sur vos genoux. Ilest permis aux dames d'atta: cher leur serviette avec des épingles comme elles le voudront. Ne relevez pas les manche de vo- tre habit, comme si vous alliez vous laver les mains. Ne vous dandinez jamais sur vo- tre chaise, ne vous balancez pas, ne vous tenez pas renversé contre le dossier, en un mot, prenez une at- titude aisée, mais décente. Evitez surtout de gêner vos voi- sins et de leur donner des coups de coude dans la vivacité de vos mou- vements. Toute gesticulation forcée est in- commode ou inconvenante. Ne promenez pas vos pieds sous la table. Ne mettez jamais les coudes sur la table. N'élevez pas la voix comme si vous parliez à des seurds. Si la conversation est générale, parlez assez haut pour être entendu de tout le monde ; s’il y a plusieurs conversations particulières, parlez assez bas pour ne pas gêner la con- versation de vos voisins. Si vous demandez un verre, un couteau ou du pain, au domestique qui est au buffet ne l’appelez pas garçou, comme on fait chez un res- taurateur, mais par sou now, dont vous vous informez si vous ne le savez pas. Le mieux est de lui faire un signe sans l'appeler. Ne dites et ne faites jamais rien qui puisse amener une discussion politique ou religieuse. Quant le maître ou la maîtresse de la maison servent eux-mêmes et qu'ils vous font passer une assiette servie, ne la faites jamais passer à un autre ; ce serait une impolitesse. Dans un dîner, serait-ce à une tabie d'hôte, vous ne devez jamais ni demander, ni indiquer le morceau que vous préférez. Ou ne tend jamais son assiette pour être servi le premier. On ne souffle pas sur sa soupe quand elle est trop chaude, on at- tend qu’elle se soit refroidie. On ne porte pas son assiette à sa bouche pour boire son bouillon, on | found, work wanted, etc., inserted in english in this col., at the rate Ne vous servez pas de votre four-|of TEN CENTS per ad., of not chette, concurremment avec vetre| more than 25 words, payable in cujilère, pour manger votre soupe, | advance. | le boit avec la cuillère. !ministère de la Justice, le député jrépublicain Chiesa s'est fait l’inter- prête des blocards, et a prononcé un loug discours sur les congréga- tions religieuses. M. Orlando, ministre de la Jus- tice, daus sa réponse, s’efforca de montrer qu'il valait mieux ne rien changer à l’état actuel des choses. Il est opposé aux mesures extré- trêmes : confiscation par l'Etat des biens ecclésiastiques et leur rétro- cession à l'Eglise ; il serait plutôt en faverr d'associations cultuelles, mais il faudrait pour cela accord avec le Saint-Siège, ‘‘et cet accord, jen Italie, n’est désiré, dit-il, ni par le Vatican ni par nous’’. Le ministre ne voit qu’une solu- tion : la liquidation des fonds de culte, en répartissant les biens entre l'Etat et les commnnes, avec la charge de certaines pension aux ayant-droit. Parlant des congrégations au point de vue légal, il dit que s’il plaît à des hommes de vivre en- semble, la loi n’intervient pas pour les en empêcher. Iltermine par ces paroles : “L'Italie, en affirmant son droit sur Rome, devait affronter une si- tuation difficile ; si elle a pu s’y maintenir, c’est à force de modéra- tion, en évitant en même temps toute violence et toute abdication.”? L’ex-abbé Murri a renouvelé ses attaques contre l'Eglise, ila dit que l’Etat devait venir en aide aux âmes pieuses qui luttent contre elle : il a déclaré qu'elle était l’ennemie de l'Italie. Ses paroles et ses ap pels passionnés n’ont point trouvé d’'écho ; ils n’ont eu d’autre résul- tat que d'augmenter encore le mé pris qui s’attache à la personne du renéaat ! Eu UN HOTEL PARTICULIER Un journal de l'Ouest américain afhrise qu’ily a, dans l'état du Colorado, un grand hôtel dont la principale attraction est un ruisseau qui traverse la salle à manger : il y a dans ce ruisseau beaucoup de truite : chaque pensionnaire à le droit d'y pêcher une truite et elle luiest servie au repas suivant : il arrive souvent que le voyageur cre ses colonnes, la semaine der- | - prenne la truite qui lui sera appor- tée à son déjeurer. Il paraît que cet hôtel est tort achalandé. he mans Short notices, want ads., lost, Autre Temps, Autres Moeurs | (DE L'ACTION SOCIALE) — 0 — La terreur de l'Allemagne et les soucis d’un impérialisme militant laissent évidemment des loisirs À certains de nos confrères d'Ontario, puisqu'ils ont encore le temps de pleu- rer sur nous. Ilest, du reste, un peu de mode, chez nos voisins, de s’apitoyer sur le sort de la province de Québec, sur son arriérisme invétéré, sur le despotisme de son clergé, ou sur toutes autres misères de ce genre, dont ils me souf- frent pas mais qui, on le voit bien, leur causent ‘‘une peine extrême |! Et nous en étions venus à rester plutôt indifférents aux pavés—nous n’y voulions pas voir autre chose—que de bra- ves ours nous lançaient périodiqnement à la tête, On avait tellement l'habitude, dans Ontario, de parler de la province de Québec, comme les aveugles parlent des couleurs, on nous y distribuait la louange ou le blâme avec une mala- dresse parfois si chaimante que les appréciations venant de ce côté sur nos moeurs, nos habitudes où même notre cul- ture intellectuelle, ne nous faisaient—et encore fallait-il qu'ils fussent dans une extrême pénurie d'arguments—y cherchaient quelque matière à agitation pendant une période électorale. C’est que, tenant compte de l'ignorance ma ninifeste de ceux qui gloraient sur nous, nous étions toujours prêts à oublier les injustices, même les injures, pourvu qu’on y mît certaines formes. Même chez les gens de haute culture et d'éducation raffinée il nous a été donné de constater que la langue pouvait fourcher, tout aussi bien que nous avons pu voir, dans un monde bien au-dessus du nôtre, des gens en habit mettre les pie is dans les plats, et des personnages ga- louués sur toutes les coutures se conduire comme de parfaits polissons. ‘‘Ane paré ne laisse pas Ge braire’’, dit le pro- verbe, et toutes relations sociales deviendraient impossibles si l’on ne couvrait d’une immense indulgence certaires ‘‘in- congruités de bon goût’. Il ne va pas de même de l’article grossier que le ‘‘Satur- day Night’, de Toronto, consacrait récemment à l’arche- vêque de Montréal. Ce journal trouve amusant que Mgr Bruchési ait rappe- lé—non seulement aux Canadiens-français mais à toutes ses ouailles—qu'il leur est interdit, sous les peines les plus sé- vères, de faire partie des sociétés maçonniques, parmi les- quelles il faut compter les Chevaliers de Pythias et les Odd Fellows. Mais ce n'est pas ce qui l'intéresse davantage. Il veut étudier ‘‘le caractère et la signification de cet homme qu’on a fini par regarder comme le représentant des tendaaces extra-ultramontaines parmi les catholiques de ce pays, et comme la personnification de l’esprit médiéval de la domina- tion ecclésiastique’’. ‘Sous ce rappott, dit il, il est digne d’un intérêt qu’on pourrait à peine lui acrorder en le considérant à des points de vue autres et plus purement personnels’’, L'écrivain parle ensuite de son éducation, de sa formation par les nonues, par les Sulpiciens, par les influences les plus réactionnaires, de son élévation à l’épiscopat, puis il ajoute : ‘‘Au point de vue des puissances qui gouvernent à Rome son choix a été pleinement justifiée. Il a travaillé sans re- lâche et avec toute son énergie pour le maintien de la plus rigide discipline, il a établi un despotisme presque sans pa- rallèle sur ce continent, et en général il a fait tout ce qu'il a pu pour faire revivre les âges de foi--qu'on appelle aussi quelquefois les âges, ‘‘sombres’’. Comme rés'iltat de cet effort constant et opiniâtre il a pu envoyer au Pape et aux journaux, à l'époque de la Bulle (?) contre le Modernisme une lettre déclarant avec une fierté facile à comprendre qu'il n’y avait pas un vestige d'idée moderne dans tout son dio- cèse. Et les faits lui donnaient raison. Son clergé n'avait absolument pas été effleuré par la ‘pensée nouvelle’, et avait été peu dérangé par aucune autre’’. De 1à à répéter la vieille et stupide accusation d'irriérisme contre la province de Québec, il n’y avait qu’un pas. Aussi l'écrivain du ‘‘Saturday Night’’ n y manque:t il pas. Nous so nmes dans de profonds ténèbres à cause de ‘‘l'influence de l'Eglise et d'hommes comme Mgr Bruchési dont l'idéal n’a qu’un défaut qui est d’être ‘‘l’idéal d'un Thomas Bec- kett raccourci.” Mais ce n’est pas tout, grâce à Mgr Brnchési qui a com- battu la création d’un ministère de l’instruction publique, ‘‘le système scolaire de Québec va rester dans sa condition actuelle--il est pen probable ou guère possible qu'il tombe beaucoup plus bas.”’ Le dernier reproche que l'écrivain fait à l'archevêque de Montréal c’est de prohiber dans son diocèse les mariages eu- tre catholiques et protestants, ce qui montre, ‘‘une détermi- nation de diriger son diocèse avec l'esprit de l’époque d'un Hildebrand.'’ Nous avons cité beaucoup trop de cet article qui ne de- mande même pas une réfutation. Ce que nous en avons donné devait montrer le ton du monsieur qui l’a commis. Nous lui faisous grâce des passages où il parle de ‘ Mon- sieur Paul Bruchési’’ commeil parlerait d'un ‘William Dreadnought'’ quelconque, récemment immigré, et pour lequel le pays devra payer une prime. Signaler ces cho- ses-là, c’est déjà leur répondre. Le ‘‘Saturcay Night’’ termine sou article en disant que ce qu'il vient de raconter ‘‘suggère à l’observateur des pro- blèmes importants parcequ’ils intéressent une partie considé- rable du Dominion.’’ A notre avis, cet article étrange et méchant prouve sur- tout une chose, c'est qu'à notre époque d’entente cordiale, de fraternité des races, d'anges de la Paix, nous sommes en- core à trouver la formule qui garantira la cordialité de nos relations avec nos voisins d'Ontario. Et cette formule, on le sait, ne dépend pas de nous puisque nous n’avons jamais demandé autre chose que de vivre en paix chez nous, que nous avons même poussé l'esprit de couciliation jusqu’au sacrifice de droits garantis par des traités. Elle ne dépend même pas des grandes manifestations publiques où les offi- ciels échangent des bons procédes et des décorations. Nous avons vu nos compatriotes d'Ontario s’extasier, l'été dernier, devant la statue de Champlain, pleurer de joie en voyont au bras l’un de l'autre, dans les salons du Fron- tenac, les descendants du Wolfe et de Montcalm ; nous les avons uus pleurer au spectacle de nos gens distribuant de l'eau aux soldats alignés sur la route dn Prince ; nous les avons entendus chanter ‘‘O Canada’’ en faançais, applaudir nos processions religieuses, puis nous déclarer avec enthou- siasme . ‘‘Enfin, nous vous connaissons, gens de Québec, et vôus ne saurez jamais combien nous vous aimons !’’ Ilne faudra pas beaucoup d'articles comme celui du ‘“Saturday Night’ pour nous l’apprendre. Et celui-ci ar- tive oaze mois après les têtes de Québec ! Non, ce n’est pas dans le Parc des Batailles qui se cimen- tera l'amitié qui devrait _uuir Canadiens-français et Cana- L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E, MARDI 23 JUIN 1909 SE ------ONNLLSL ————————— — names dien-Anglais. Les amitiés entre races se passant de démons- trations sentimentales tant qu'elles n'ent pas poussé dans les coeurs de profonde racines ; les relations entre natiora- lités ne peuvent pas être sincèrés À moins de reposer non pas seulement sur le respect de la propriété et des individus —c'est la loi qui voità cela —mais encore sur le respect des idées, des coutumes,des traditions de chacune. L'attaque qui vient d’être portée contre l'archevêque de Montréai est brutale, elle est injuste, mais elle est surtout pénible en ce qu’elle trahit encore chez un trop grand nom- bte de nos compatriotes anglais l'indestructible levain d'or- gueil qui les faisaient regarder la province de Québec com- leur inférieure même quand elle payait les dettes d'On- tario. Que ces messieurs nous voient d’un regard attristé, que notre niveau intellectuel ou moral leur inspire quelque re- gret, nous en sommes fort chagrins, mais mous leurs con- seillous de nous connaître davantage avant d’es parler aus- si haut. Et, s'ils tiennent absolument. à écrire des erreurs sur uotre compte, nous les prions de se rappeler que si les . gens auxquels ils s'adressent ne sont pas à leur gré ‘‘dans le train moderne’ ils tiennent en honneur certaines règles d'urbanité que ne doit pas dédaigner une race de ‘‘gen- tlemen’’. Pour notre part, en attendant, nous épuisons peu à peu la prodigieuse provision de candeur et de bonhomie qui nous a fait erdurer inutilement bien des choses depuis 1763, nous nous sentons poussés chaque jour davantage vers l’é- poque prochaine où uous reconnaîtrons qu’il ne peut y a- voir de paix avec uos voisins qu’en leur parlant très fran- chement et en ne traitant avec eux nos questions constitu- tionnelles que comme nous traiterions d'une affaire quelcon- que devant lenrs comptoirs, ne demandant pas de faveur mais bien résolus à défendre notre droit et à recevoir la va- leur de notre srgent. C'est un sujet, du reste, sur lequel nous reviendrons. J. L. K.-LAFLAMME. Est-ce trop vous en demander? Oo Voici bientôt le joyeux temps des vancances ! Qu'il fait bon revenir sous toit paternel se récréer et se reposer des fatigues de Six longs mois d'étude. Quel bonheur de se re- trouver de nouveau au milieu des siens et d'y goûter les joies pures de la famille. Pour les parents c'est aussi un bonheur de revoir leurs enfants, mais a ce bonheur ne laisse pas de se mêler un peu d'inquiétude :à la pensée des nom- breux dangers qui attendent ces jeunes âmes à la sortie du collège. Contrairement à ce qui arrive pour les êtres non doués de raison, qui par instinct fuient les «hoses nuisibles et se pro- tègent contre le danger, les enfants, vu la déchéance origi- uelle, sont pour ainsi dire poussés par une force mystérieu- se vers ce même dauger, d’où, pour les parents, l'obligation d’être toujours vigilants à éloigner de ces jeunes Âmes tout ce qui serait de nature à les contaminer et à leur faire per- dre leur pureté. C'est donc uu: grave erreur de croire qu'on ne doit plus s'occuper des enfants dès qu'ils sont sortis de la maison pa- ternelle et de les laisser parcourir les rues sans savoir où ils vont, avec qui ils sont, et ce qu'ils font. Sans doute les ré- créations sont nécessaires à l'âme et au corps, mais elles doivent toujours être pures et innocentes pour ne venir pas en contravention avec la religion et la morale. Pour en arriver là, il faudra éioigner de vos enfants ces brebis galeuses qui ne recherchent leur amitié que pour les mieux corrompre ensuite, il faudra de plus ne jamais leur permettre le dimanche ces excursions ou parties de plaisir qui sont rarement profitables, il faudra enfin voir à ce qu’ils soient assidus aux offices d= paroisse et le donner l'exemple en y assistant vous-mêmes. N'allez pas pousser la iâcheté jusqu'à vous endormir le soir sans savoir si vos enfants sont bien tous au bercail, c'est dela plus élémentaire prudence. Faites en sorte qu'ils soient toujours autour de vous quand vient l’heure de la prière du soir ; cette pieuse coutume, eonservons-la toujours si nous voulons attirer en abondance sur nos fumil- les les bénédictions du Ciel. Il est encore un autre point essentiel sur lequel la sur- veillance des parents doit s'exercer, je veux parler des mau- vaises lectures, en particulier des mauvais journaux. Bien qu'il ne scit pas toujours facile de distinguer à première vue si tel ou tel livre est bon ou mauvais, il est cepencent des indices qui ne laissent place à aucun doute. Qu’on me permette de citer à l'appui les paroles de La Bruyère, et du KR. P. Boylesve. ‘Quand une lecture, dit La Bruyère, veus élève l'esprit, et qu'elle vous inspire des sentiments nobles et courageux, ne cherchez pas une autre règle pour juger de l'ouvrage, il est bon et fait de main de maître. ‘Quand une lecture, ditleR. P. Boylesve, déprime votre intelligence vers ce qui est terre et fange, vers le froid mé- tal, vers la lâche volupté ; qnand une lecture amollit votre coeur, jette votre intelligence dans le doute et votre volonté dans le vague, ou qu’elle exalte l'imagination au-dessus de la raisou droite et calme, et qu’elle agite la sensibilité au point que la volonté ne puisse plus tenir les rênes du coeur et des passions ; ne cherchez pas une autre règle pour juger de l'ouvrage, il est faux, il est mauvais : et ce n’est pas la main d’un maître qui l’a écrit, c’est la main d’un esclave’”’. Que dire maintenant des mauvais journaux dont l’influen- ce est bien plus puissante que celle des mauvais livres puisqu’ - elle est partout et de tous les jours. Ne leur laissez jamais franchir le seuil de votre demeure. Soyez sans miséricorde pour ces sales feuilles sur lesquelles il faudrait écrire comme sur certains wagons : À désinfecter ! Avant de vous abonner à un journal, assurez-vous bien de la meralité de ses directeurs ; on ne donne en pâture aux autres que ce dont on se repaît soi même. Hors les foyers ces journaux dont les directeurs ne sont que des saligauds et n'ont de catholi ju: que le nom ; hors les fuyers ces jour- naux qui se font les défenseurs attirés de la crucke on de la bouteille ; hors les foyers ces journaux qui ue servent que de la rogue pourrie à leurs lecteurs pour les attirer dans leurs filets ; hors les foyers ces journaux qui sont toujours à l'affût de toutes les défaillances des gens d’Eglise, pour multiplier leurs calumnies qu'ils ne démentiront jamais. Il est plus que temps de mettre notre jeunesse à l'abri de ces loups ravisseurs. Aux parents denc d’avoir l'oeil cons- tamment ouvert et de jeter au feu sans pitié ces feuilles de contrebande qui se donnent plutôt qu'elles ne se vendent, s'ils ne veulent se voir adresser ces paroles de S. Paul : ‘Si quelqu'un n’a pas soin des siens. et surtout de ceux de sa maison, il a reuié la foi, et il est pire qu’un infidèle.” ANDREE Éctonanate: bte sf à < . — . — 16 ANNÉE a —————— IMPORTERS AND DEALERS DRY GO00S HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And Fishinh Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have ju:t opened a full and complete ‘stock of to supply the wants of the fariner fish- erman and mecha- niC We invité in. tending purchäkers to give us a ail and they will find we can mee: ail competiters, and save to them the trouble and expen- Charlottetown. NEW GOUDS We are prepared se of going to. Summerside or: J. H. Myrick & Co 4 # \ Fours nn by. è - ® &