basé sé me à mm À 4, En re + $ k # Æ > * L'IMPARTIAL, JEUDI LE 7 MAI 1903 Guillaum OXO e a Rome L'Empereur d'Allemagne est recu en Audience par le Saint-Pere. L'Entrevue à ( Rome, 2.—I] pleuvait ment ce matin ce qui a désappointé | ER les Romains, qui souhaitaient une | belle température pour l'arrivée de l'empereur allemand. Les arrangements pour la récep- tion étaient les mêmes que pour la réception du Roi Ec vait même deploiement d et mêmes décorations peaux et les banderoles étaient gâ- tes par la pluie. Les cochers de place étaient solés ainsi que la foule à teurs qui ont été trempés jusqu’- aux os. Rome, 2. me est arrivé à Rome, aujourd'hui. Il a été salué à son arrivée rot Victor-Emmanuel, le Gênes et autres hauts personnages. Une foule immeu:e s'était massée dars les rues que suivai qu'elle accompagna en température maussade. rain allemand fut salué des cris de : Hoch ! Hoch ! au lieu de Hour- rah ! Hourrah ! qui retentissaient naguère au tour du roi d’Angle- terre. 1 * 7 louard. J!l y a- troupes . I 4€S CTra- dé- —L;'empereur Guillau- par le cortèg le Le souve- Un peu avant l'entrée à Rome du train impérial, le roi Victor-Emma- nuel et le duc de Gênes arrivaient à la gare, en équipage de gala. y trouvèrent rassemblés le premier ministre Ils r HR. Zenardelli, les meibres du cabinet et les principaux dignitaires: de la cour. On voyait, dans le loin- tain, flotter le pavillon des Hohen- zollern, à la grande tour de Quiri- nal. Dès que le train impérial fut si- gnalé, les canons du Monte a tirèrent un salut d'honneur. Le train n’était pas encore complète- ment arrêté que l’empereur Guil-| laume en descendit, suivi du prince impérial Frédéric Guillaume et dt prince Eitel. L'empereur salua roi Victor-Emmanuel souverains se donnèrent 1e Tac x et les deux l'accolade | à quatre reprises. Et l’'empereut Guillaume, en riant, s’ ar ma en français : ‘‘Est-ce là tout ce que vous pouvez faire POST moi, en fait de température ? ‘‘A quoi le roi d'Italie rép'iqua : ‘Nous ARE à pour plus tard notre meilleure temm-}; pérature.’? Les princes italiens et allemands échangèrent alors des compliments et l’empereur Guillaume passa en revue la garde trouvait à la gare, la fanfire jouant un air ailzmand. L'em) a- dressa ensuite la parole aux oficiers ho v” 1111 ce d'honneur qui se 1 eTE ur présents, même avant qu'ils lui| fussent présentés, vu qu’il les con- naïssait déja presque tous persou- nellement. Dans l'intervalle, la pluie presque cessé. avait Rome, 3—L,/empereur Guillaume | a été reçu par le Pa jourd’hui rG fui. ipe au) Il a eu une conférence de quarante Souverain Pontite minutes avec le puis il est retourné du ministre Saint-Sièg Le l’emp Rome mé. prussien, auprès du était beau, et lorsque tra suite, temps versé les rues de il » bre sven à À 1 a PI CSC nte ic ereur a avec sa a été accla- Sa Majesté prince Frederick Guillaume et le priuce Eitel au Pape. Au Vatican l'empereur a été reçu avec les honneurs militaires et un peloton de garde palatine ] gendarmes, et de hauts dignitaires 1 2 le la cour pontificale [De notre Correspendant Sp Mardi le 5 courant, M. jean Pi- tre, fils de feu André Pitre, condui Mile. Auxiline Gal- M. Charles Gallan Village I. ES, TOR Gallant -et Mile La sait à l’autel lant, fille de de Abram's M. Albert Gaudet servaient de témoins. A- près la bénédiction nuptiale se sont au nouveaux 1nariés veuve André Pitre, eut chez Mme. Richardson où il y réception dans l'après midi. L € ‘Coffée P: irty au profit de c ?. 1 l'église Ste. Marie, qui a eu Î abondam- | les specta- | duc de C! pl et f dépit de la! F | He Fe us [pa É [1 | 1 1 | Cologne, portant des bouquets de | f »| “ + à à ï à 1a Tresiaence | IQU 4€ ! lure 4o Minutes XOX —— haïité la bienvenue. Le cardinal Rampolla, secrétaire Pape a rendu la visite de l’empe- reur Guillaume à la légation prus- | sienne. Il a fallu quinze voitures pour |transporter l’empereur Guillaume et sa suice de la légation au Vati- Cru. Les servite:rs, les chevaux es avaient été enmenés de Berin, car l'Empereur avait décidé de donner à sa visite au Pape une importance officielle spésiale. Lorsque Sa Majesté a quitté la légation aujourd'hui, le balcon du palais Doria, en face du palais Odes- calchi, était rempli de membres du Corps diplomatique qui s'étaient réunis pour jouir du spectacle. Lorsque l’Empere:.r a paru il a été salué par un bruyant applaudisse- ment, Il portait un uniforme com- était accompagné de ses deux fils. Le carrosse impéria! était escorté par les piqueurs impé- iaux. Le long cortège était pré- cédé de cuirassiers allemands sur leurs chevaux blancs. Ce sont de magnifiques gros hommes et lors- qu’ils ont chevauché par les rues, ils ont créé presque autant de sen- sation que l'Empereur lui-même. Un cordon de soldats italiens bor- dait les rues. et voitur LA ; + CL L'empereur Guillaume a toujours déclaré qu’il aimait aller au Vatican au point de vue artistique et du spectacle. Aussitôt arrivé à la place St. d'état du |lique, ont eu une entrevue de 20 0 ——— EDOUARD VII CONVERSE PENDANT Edouard VII roi d'Angleterre, et Léon XIII, chef de l’ Eglise catho- minutes au Vatican mardi passé. | Le roi Edouard VII s’est rendu au Vatican dans une voiture privée ; il n’était accom”agné que du col. 1 î | Pierre, il était alerte et animé, in- ac les objets intéressants à ses C’est là qu'à commencé la | partie de spectacle dé sa visite, car la grande place, remplie d’une foule compacte était imposante. Loisque fils. lège ecclésiastique Allemand, ‘‘Petits cardinaux” portent des gants rou- ‘‘Hoch see ?? Delautre côté de la. place où ent assemblées mille pèlerins de 11 sont appelés Jarce RES ces, » crié un formidable urs et des pavillons. Ils ont sa: lué l'Empereur d’une bruyante ac- |ctamation et lui ont présenté des | fleurs et lui ont ont fait de touchan- Des ! irdes Suisses choisis se sont char- ges de la garde de la voiture impéri- es démoustrations de loyauté. ale à l'entrée du Vatican. Passent ia tour Borgia, Sa Ma- jesté et sa suite sont entrées dans cour de San Damaso. empereur et ses fils ont reçus 1onneurs militaires de la garde P, alatine et d’un peloton de gendar- nes, pendant que les couleurs du Pape, paume et blancs, flottaient à a fameuse pd et ue , | i : h ii la brise légère. La voiture de l’em- ! , e | pereur s'est arrêtée à l'escalier où Anevedo, le ma- ordome a aidé l’empereur à mon-| h ter. il a présenté les chambe‘lans | lallema du Pape, le comte Pecci, | neveu du P: Pr le prince Rospiglio-| lant de la Garde Noble, s dignitaires de la cour pa- L Lotsqus le Pape a été azerti ivée de ses visiteurs la por- ouverte et le pontife a na- ru. [empereur s’est avancé seul, faisant un profond salut. Le pape en français, de la santé de l'empereur. L'empereur Guillaume a alors présenté ses deux [gr Cagiano De ait | Si, Cointmai »f QOitT Le autr L ‘ 1 pale. | 3 rs UC l "ai | te a été ce? imnfnriné s’est ivformé, fils. Le Pape et Sa Majesté sont ensuite entrés dans le cabinet par- iculier de Sa Sainteté. L’audien- ce a duié quarante minutes: Puis les deux princes ont été appelés et ot parlé au Pape. 6 du courant à donné une bonne ici pour cette se- | mardi et finis- ‘‘Retiaite Française’ annoncée Immençant + co \ige, CO 54 Majesté a passé les élèves du sant vendredi soir. M M. sont arrivés ici, de| | mardi. | | de Hope River l'ile, M. Arcène DesRoches de Mis-! couche est arrivé ici la semaine: dernière. | chez ses parents. de! Mlle Marie Anne Gallant, N. B LE ie 07 ACaGalieviie, B., est arrivée ici ce matin. | | 3 Mai .03. Not, Joseph et Azade À. us venu passer quelques jours à Rus- |tico la semaine dernière, en visite Lamb, attaché militaire à l’ambas- anglaise et de sa suite. Les troupes ne faisaient pas la haie sur! son passage comme cela eut lieu | lorsque Guillaume IT visita Léon XIII. Lidouard VII fut introduit auprès du Pape par Mgr Merry Del Val et le prince Antici Matteli. Le Paye attendait 1: roi d’Angleterre sur le seuil de la porte de son ap- partement privé. Après s’être set- ré la main, et s'être souhaité réci- proquement la bienvenue en fran- çais, le Pape et Edouard pénétrè- rent dans l'appartement privé de Sa Sainteté dont la porte fut refer- mée. L’entrevue dura 20 minutes. | A l'issue de celle-ci une cloche se fit entendre et la suite d’Edouard V:I fut présentée à Léon XIII qui _sade X _clamé par des pèlerins écossais Entrevue avec le Pape O 20 MINUTES AVEC SA SAINTETE rer ro semblait prendre grand plaisir à cette cérémonie. À la conclusion de celle-ci Edouatd VII prit congé de Léon XIII et se retira. En tra- versant la place St-Pierre il fut ac- qui viennent d’arrivèr à Rome. D'une fenêtre du deuxième étage, Léon XIII regardait le roi Edouard sor- tir du Vatican. On a pu obtenir quelques détails sur l’entrevue du Saint-Père et du roi Edouard. Le Pape a salué le Roi, en lui di- sant en français : ‘‘Je suis heureux de voir Votre Majesté’’. Le Roi a répondu : ‘‘Je suis heu- reux d’être iciet de joindre mes félicitations à celles des autres pour avoir dépassé les années de Saint Pierre. ’? Le reste de la conversation à roulé sur les principales questions sociales du jour et sur la situation de l'Eglise Catholique dans l'em- pire britannique. La Langue Francaise encore la Premiere Or La langue française est toujours! considérée la plus belle, la plus riche, et celle au moyen de laquelle on exprime plus purement ses pen- sées. L'entrevue récente qui a eu lieu entre Kdouard VII, le plus grand roi de l'univers, et Sa Sainte- té Léon XIII en est une preuve. Ils se sont adressés la parole en français. / Que va penser de celà le grand homme jui se vantait dernière- ment que, Dieu merci, dans sa paroisse, les jeunes gens ne parlent| plus français ? | oO Qu'ils sont malheureux ceux de nos pauvres Acadiens qui sont sous la direction de tels individus qui ne savent montrer leur reconnaissance envers ceux qui les font vivre, qu’- en pratiquant le petit métier de dé- tourner nos jeunes garçons et nos jeunes filles de la pratiqne de leur langue maternelle. V aura-t-il une fin à ce tripotage ? C’est fort à souhaiter. Qui osera dire encore que le français est un langage vul- gaire ? Z{ is vulgar lo speak French. Sir Wilirid Laurier a Rome O—x Sir Charles Tupper est tombé du pouvoir en combattant loyalement pour les droits des catholiques de Manitoba. Sir Wilfrid est monté au pouvoir ! en foulant aux pieds ces mêmes droits, en donnant la main aux ad- versaires les plus violents de la cause du Manitoba. A chacun bientôt sa récompense. Sir Charles Tupper après avoir bu jusqu’à la lie la coupe de décep- tion, voit la réhabilitation surgir pour lui de partout. Sir Wilfrid lui, coupable d’avoir manqué de courage et de convic- tion, voit sa terrible faute lui reve- nir sans cesse et comme un spectre vengeur se dresser devant lui. Ila beau répéter par ses or- ganes, par ses amis de la Chambre, | qu'il est arrivé en faisant la paix au miliea des difficultés religieuses, que la question des écoles du Nord Ouest est réglée par lui depuis longtemps ; rien n’y fait. Le droit et la justice durent long- temps ; toujours. Aussi nos co-re- ligionnaïires reviennent constam- ment, toujours, pour 1éclamer ce qui leur est dû, pour exiger qu’on les traite aussi bien que les catho- liques de l’Ontario, aussi bien que les catholiques de l'Angleterre, sous la nouvelle loi. Après le peuple, les Evêques sont venus déclarer que la question du Manitoba n’était pas réglée. C’est maintenant le chef suprême de l'Eglise Catholique qui va par- ler. Le pape profite du passage à Rome du Roi libéral et juste de l’ Angleterre, pour porter la cause des Manitobains à son tribunal ro- yal ; demander que les catholiques : du NordfOuest obtiennent ce qu’-! ont obtenu ies catholiques de l’An- | Premier Ministre. :s’est pas contenté de pressantes sol- ———0 gleterre ; que l’autorité royale é- tende son protectorat bienfaisant jaux sujets dévoués du Manitoba. Le Pape s’est déjà adressé à Sir Wilfrid de vive voix à Rome, lors du voyage en cette ville de notre Sa Sainteté ne licitations, Elle lui remit un mé- moire. : On a vu les nouvelles télégra- phiés de Rome en date du 29 avril dernier : ‘‘Il est entendu, y est-il dit, qu’une partie du mémoire sou- mis au Roi par Sa Sainteté a rap- port à la question des écoles du Ma nitoba ; il contient les mêmes ob- servations que celles soumises par le Pape à Sir Wilfrid Laurier, lors de son dernier voyage à Rome.’’ (Quelque député va-t-il maintenant demander la production en Cham- bre de ce mémoire})’’ Ainsi le Roi d'Angleterre, de la bouche du Pape, apprend que les catholiques du Manitoba n’ont pas justice ; que la question des écoles n’est pas réglée et cela pendant que le Ministère Anglais, le Ministère du Roiest à régler cette même question de l’instruction catholique en Angleterre à la satisfaction de l'Ordinaire et des Catholiques du Royaume. Le Roi ne peut traiter ses sujets catholiques du Manitoba d’une autre manière qu’il traite ses sujets catholiques des Iles Britanniques. Et ce sera la vengeance de Sir Charles Tupper. Ce sera justice tardive mais jus- tice enfin et en même temps con- damnation pour notre infortuné compatriote et Premier Ministre, Sir Wilfrid Laurier. Voyons le mémoire. Le journal. Personnel Le Rév. J; A. BlaquièreG. V., curé aux Iles de la Madeleine, est Mlle. Susanne Goguen, “institu- trice du Cap-Pelé, et sœur de Mme. | F. J. Buote, de L'IMPARTIAL est arrivée lundi soir à Tignish, où elie doit passer l’été Le docteur Murphy est allé à Charlottetown la semaine dernière accompigner Mlle Birke qui se rendait avec les enfants du docteur, à Georgetown, où ils doivent passer l'été. Le docteur est revenu sa- medi. M. Hubert B. Arsenault autre- fois de Tignish, mais actuellement de Lawrence est venu faire une promensde de quelques mois dans sa paroisse natale. M. Arsenault nous rapporte de bonnes nouvelles ie nos amis de Lawrence. | MacLeod, T.-N.-O., 29—Les nouvelles de Frank rapportent qu'une éruption volcanique a eu lieu là à quatre heures ce matin. I s’est fait une fissure de trois quarts de mille de longueur, puis des millions de tonnes de roches ont glissé du sommet de la monta- gne, à la Tortue qui surplombe la ville. La bouche de la mine de charbon et plusieurs bâtisses voisi- nes ont été ensevelies. On pense qu'environ soixante-dix habitants de la ville ont perdu la vie et il y a en plus une cinquantaine d’hommes Une Catastrophe Ps UNE TERRIBLE EXPLOSION A LIEU A FRANK, UNE VILLE MINIERE SUR LE CHEMIN DE FER DE LA PASSE DU N1Db DE CORBEAU 0x0 enfermés dans la mine. La com- pagnie du chemin de fer Pacifique) Canadien a immédiatement pris des mesures pour envoyer des trains de l'est et de l’ouest à Frank pour y transporter des médecins, des gar- de-mal:.des, avec matériel d’ambu- lance. L’embranchement de la Passe du Nid du Corbeau est temporaire- ment bloqué, mais la compagnie du chemin de fer y a envoyé un grand nombre d'hommes et espère que la voie sera bientôt déblayée. En at- tendant, le trafic passera par la voie principale et Revelstoke, la vieille route avant la construction de l’embranchement de la Passe du Nid du Corbeau. O—— C'est avec des sentiments de joie | que les élèves du Coilège St-Joseph sans distinction d’origine ont appris la nomination de leur estimé pro- fesseur, Monsieur Charles Hébert, au poste d’inspecteur. Pendant son séjour au milieu de aous, nous avons connu les excel- lentes qualités dont M. Hébert é- tait doué aussi bien que sa grande habilité dans l’enseignement. N'’é- coutant que son ardeur pour l’ins- truction de ses élèves il leur consa- crait tout son temps et tous ses soins. Studieux lui-même, il était touj>urs en mesure de leur faire envisager les questions sur toutes les faces et de les mettre clairement à jour. Aussi pouvons-nous dire à son honneur que ses classes pas- saient toujours de brillants exa- mens. Qu'il daigne donc accepter les plus sincères félicitations des élèves qui ne cessent de l’estimer comme leur professeur et leur ami. ; Nos félicitations aussi à Monsieur Pierre Demers pour le poste d’hon- neur qui vient de lui être confié. Dimanche le 19 avril, la société Bilingue Lefebvre présentait une séanoe littéraire et musicale qui fut des mieux goûtées. En voici le programme : 1. Musique Fanfare 2. Discours anglais ‘‘Sir John Thompson’’ R. Rive 3. Déclamation F. Demers 4. Discours anglais, ‘Sir L. H. Lafontaine’? Alf. Gaudet 5. Musique Fanfare 6. Discours anglais, ‘‘The Aca- dians”” Ben. Gallant 7. Discours français, ‘‘1812”? R. Rive 8. Discours anglais, ‘‘P. KE. I. Land Question”? Naz. Poirier 9. Musique . Fanfare ro. Déclamation Alf. Landry 1. Discours anglais ‘‘My Na- tive Parish’’ Eug. Delagarde Ave Maris Stella. L'opinion générale ne trouva qu’un défaut à cette séance, c’est Universite du College St. Joseph x qu’elle fut trop courte. En effet, les discours ainsi que les déclama- tions étaient très intéressants tant | pour les sujets eux-mêmes que pour la manière dont ils furent ren- dus. L'Académie St. Jean Baptiste con- tinue toujours de marcher le front haut au milieu de ses sociétés sœurs. Mercredi encore quatre membres présentaient un débat très intéressant. ‘‘Le Canada français doit-il plus à Mgr. Plessis qu’à Mgr. Laval,”’ telle est la proposition que MM. Arthur Chämberland et Léo- nide A. Cormier avaient à défendre contre MM. Alphée Babineau et François Bourgeois. La victoire | les pompiers y répondirent aV® lérité et se mirent à l'oeuvre, d’autant plus d’ardeur que le” lège était grandement me9 qui aurait sans auctif dou: sionné une conflagration *. de toute la ville de Joliette: ‘- La consternation fut grande l'église lorsque les cris au feu! aù feu ! se firententendre, Une panñi- que se déclara, plusieurs personnes perdirent connaissance, et les fidèles se précipitèrent à la course par tou- tes les issues de l'église au risque de s'écraser aux portes. Forcé- ment la messe fut interrompue. A une heure ét demie hier après- midi, la brigade des pompiers avait le feu sous contrôle. Ils avaient réussi à préserver” le c_liège de la destruction. Les animaux noMm- breux dans les étableset les écuries ont été sauvés. \ De toutes les dépendances du col- lège il ne reste qte des cendres. La Tombe Est décédée à Tignish le 6 mai, ET | 1 1 fut vivement contestée. Le ver- dict des juges fut toutefois que les défenseurs de Mgr. Plessis avaient gagné leur cause. Le concert donné par les élèves aveugles de Halifax au Monument | Lefebvre a été un beau succès et d’un grand charme pour les audi- teurs. Il faut voir et entendre pour se faire une idée des connais- sances Cue possèdent ces élèves dans les différentes branches de l’é- ducation telles que arithmétique, géographie, algèbre, géométrie, lecture, écriture, musique instru- mentale et vocale. On leur apprend aussi à faire beaucoup d’autres sortes d'ouvrages, de sorte qu'il sont plus tard capables de gagner leur vie tout comme s’ils jouissaient de leur faculté visuelle. Le Docteur Fraser fit un magni- fique discours invitant tous ceux qui auraient ou qui connaîtraient des enfants aveugles de lui écrire et de les envoyer à l’école, Iln'y a rien de mieux à désirer, a-t-il dit, puisque les cours sont donnés gratis. Ensuite il fit appel à la générosi- té de ceux qui pourraient et qui voudraient contribuer par quelque moyen à leur aider pour agrandir leur école qui est devenue trop petite pour recevoir tous les 6- lèves. Dimanche, 26 avril, nos acadé- mies nous donnaient leur dernière séance littéraire. La St. Jean-Bep- tiste présenta pour sa part un débat qui fut digne de la clôture de nos séances académiqu:s, M. Raoul Grignon avait à 9rou- ver contre M. Désiré Bourbeau, ‘Que le gouvernement est blâma- ble pour l'exécution de Louis Riel. ”’ Monsieur Grignon avec sa 1 gique assurée, sa phrase bien tournée, son argumentation persuasive et son chaleu-eux patriotisme sut, premier abord, s’attirer les sympa- thies de l’auditoire. Il fallait donc une grande tactique à Monsieur Bourbeau pour combattre son ad- versaire, ce qu’il fit admirablement bien. Ilsut par ses arguments choisis, ses précautions oratoires, son maintien imposant, son style | gracieux et coulant amener l'audi- toire à une si étrange disposition qu'il doutait réellement sur qui le sort de la défaite allait tomber. Le juge de la soirée, après plusieurs considérations déclara que Mon- sieur Grignon avait remporté la victoire. Monsieur Réné Richard fut re heureux dans ses deux discours l’un | en français, l’autre en anglais. L'assemblée se dispersa au chant | collégial du ‘‘Vivo Vivo.’’ 27 avril 1903. de Joliette à bien failli être le théâ- tre d’une conflagration hier matin. Vers les dix heures et vingt mi- nutes, au moment même où la Desastreux Incendie a Joliette 000 Joliette, 3.—La-belle petite ville | Fgyptian Rheumatic Oil Co. Lt à l'Âge de 82 ans, Mme. Veuve Jo- seph Shea. LEP Montréal, 3 mai, 1902 Messieurs, — Pendant sept ans j'ai souffert du Sciatica, Rheuma- tic, souffrant des douleurs internes. 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