\ ; agen age ne 0 DORE pm om : : L : : : ! : | ! PTS L'IMPARTIAL JEUDI LE 17 JUILLET, 1902 IDEAL SUMMER MERCH W. B. Corsets. We are confident that the style, beauty and exclusiveness of our Dry Goods stock will call forth your unstinted praise. Experience has taught you to expect much of us at times—especia’l; at the beginning of prendre du repos, Daniel remit à Walter la poire à poudre et le gc- çbelet qu'il |taillés et qui étaient parfaitement réussis. | présent : il remercia avec effusion | le nègre, et lui dit a new season. Dress Goods Besides our usual large assortment of Blacks they comprise medium and light weight materials in all de- sirable shades. Tafetta Cloths, Grenadines and Fancy Waistings. Shirt Waists Splendid lines of different stylish waists in white and colors. Not the ordinary styles that everyone has. questioned. Ladies’ Neckwear All the new kinds of Dainty organdies and all the latest shades. 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Il avait conservé plusieurs têtes de daims, auxquelles il enleva la cervelle, ainsi qu’à celle du ja- guar ; il délaya ces cerveilles dans de l’eau, de façon à en faire une bouillie liquide. Cette dissolution Il pratiquait en général sur des objets inanimés ; inais parfois aussi Charley et Freddy jouaient pour lui le rôle de gibier ; Walter ; courait à leur poursuite et réussis- sait souvent à les attraper dans son lazo ce qui amusait beaucoup les | enfants. Certaines lanceurs de 1azo, Daniel était du nombre, —sont as- cez adroits pour attraper un ani- mal à la course en le happant par le pied qui leur convient. Ils jet- tent le lazo à l'endroit précis où l'animal va le poser, et, tirant aus- sitôt la corde à eux, enroulent le nœud coulant autour du jarret. Daniel avait emporté un vieux lazo que lui avait donné M. War- wick ;: mais, afn d'en confection- ner de nouveaux pour Walter et lui-même, il lui fallait tuer quel- ques bisons dès qu'il en aurait l’oc- casion. Les travaux à l'intérieur et à l'extérieur du fortin étaient termi- nés pour le moment. Le jardin fournissait de splendi- des légumes. Walter et Daniel y ! —et | poils, qui s’en allaient ainsi facile- We have five lines of American-Made Underskirts which we consider excellent values at $1.00, $1.40,! $1.75, $2.00, $2.50. 19 Tailor-Made Suits. In black, blue and grey, sizes from 32 to 42, at half price to clear. R. I. HOLMAN. | L LA PANTHÈRE NOIRE tant pas peur, fit-il en retournant sa victime, afin d'admirer sur le dos la disposition des raies noires | | qui s’y trouvaient. | (suite de la 1re page) à sa fureur et à sa vengeance. Au moment où Walter s’incli- ‘Dieu soit loué ! s’écria-t-il en) nait sur le jaguar, Pluton s’élança promenant ses regards étonnés du | de nouveau sur l'animal : mais son jaguar à son jeune ami, qui s 'effor- | maître l’arrêta en lui disant d’une çait de sortir de la situation fâ- | voix caressante : cheuse où il se trouvait. | ‘‘Abas ! la paix maintenant ; tu “Voyons ! au nom du Ciel, dites- \g gâterais cette superbe fourrure. moi comment il se fait que vous | Daniel, ajouta-t-il, qu’allez-vous soyez dans cet arbre.” | faire de ses crocs ? Il s'était approché du jeune} —Rien, maître, je veux seule- homme, et l’aida à sortir de salmeut conserver le crâne entier. prison. | Nous enterrerons le corps à cet ‘“Je suis tombé dans cette _— effet dans une fourmilière, d'où la, de trappe, d’où je me serais sorti] tête ressortira complètement net- que pour subir le sort du veau. Si itoyée. Après cela, nous la laisse- ce brave Pluton n'était interveuu|rons sécher et blanchir au soleil, et au bon montent: le jaguar allait F aurez ainsi un trophée de jeter sur moi. chasse bon à placer au-dessus de Walter s’avança en souriant vers |votre lit Vous vous rappellerez l'animal abattu. souvent avec plaisir cet hallalli. “C’est ça, Pluton ! mords-le !| Pour le moment, je vais me hâter tiens bon, mon vieux ! happe-le !’’ d'enlever la peau avant que la disait Walter en caressant son |nuit vienne.” chien. A ces mots, le nègre appuya son “Ce brave Pluton, observa Da- | fusil à un arbre, tira son couteau niel, porte sur lui les preuves de la let se mit à dépouiller le jaguar. lutte. Regardez, il a les épaules! Tandis que Walter l’aidait dans sanglantes et le cou entaillé. Voi-! | cette bssogne, Daniel lui expliquait là une large blessure sur l'épaule |son moyen de procéder, et lui re- qui a été faite par un coup de | commandait de ne point faire d’en- griffe. tailles à la peau. —C'est vrai, On écorcha la bête jusqu’à la rait certainement tué si je n'étais tête, que l’on sépara du corps. arrivé à point : quoique le pauvre À la tombée de la nuit, la be- chien eût le dessous, ilne s'en dé-|sogne étant achevée, Walter coupa fendait pas moins à outrance: les pattes du jaguar aux griffes “Quand le jaguar m'a aperçu |formidables. et les cacha dans sa dans mon affût, il a quitté Pluton | gibecière,”’ afin de les garder en pour s'attaquer À moi, mais la bon- | souvenir de cette chasse heureuse, ne bête l’a serré plus fort ; c 'est | ‘“dit-il à Daniel. alors que j'eus le temps de tirer | En parlant ainsi, il jeta la peau sur le jaguar. | sur ses épaules, reprit son fusil, et — Par Jupiter ‘ c'est un coup de | les és RER d'un maître‘ s'écria Daniel, qui exami- | pas assuré la forêt sombre et impé- nait la blessure mortelle que l’ani-';étrable. mal avait reçue au crâne. L’a-: Les ronces et les épines déchirè- viez-vous manqué une première rent souvent le visage et les mains fois, j'ai entendu deux coups de | des chasseurs, et lorsqu'ils attei- feu ? 'gnirent la lisière du bois, ils étaient ? . | et le monstre l’au- | —Non, répondit W alter. J'ai! tout couverts de sang. dû 1 atteindre du premier conp,| «Je tannerai demain quelques car je l’ai vu trébucher. J'avais peaux de cerfs, pour nous en faire visé à la tête, mais d’une façon un des vêtements de chasse. Voyez peu RÉ GUR dans quel état nous allons rentrer à —Ah : a balle, |la maison.’ remarqua le nègre en regardant la] Daniel, en parlant ainsi, s’avan- bête de plus près. Le lingot a! ait d'un pas rapide vers la palis- troué la peau du cou en passant. |sade qui ressemblait à un mur noir —J'avoue, Daniel, que mou, Je ciel étoilé. cœur battait bien fort ; j'en enten-| «(hé ! mon oncle Taylor, voici. dais les palpitations, et mes yeux voyaient trouble. Je n'avais pour- voici la trace de 1 ne + né de vf Fa: x APRES 'gus. lui-ci lui eut ouvert la porte ainsi qu'à Daniel. | “C'est ma foi vrai! s’écria le fermier agréablement surpris. Et moi qui doutais de la réussite ! Entrez, ma femme et les enfants vont être dans l’enchantement.”? Walter avait repris la peau, et il la porta fièrement dans la cham- bre et l’étendit à terre. ‘Quelle beile fourrure ! elle à plus de six pieds de long, observa | M. Taylor. | --Comme elle est régulièrement mouchetée, ajouta sa femme. Les: poils sont d’un brillant et d’un so- yeux remarquables. —Le brigand ne reviendra plus nous voler nos veaux, s'écria Wal-: ter, qui se mit à raconter toutes les péripéties de la chasse qu’il avait faite. —Tu t'es exposé à un bien! grand danger, mon cher Walter, continua mistriss Taylor en lissant ! les cheveux en désordre de son neveu. Le jaguar aurait pu t'’es- tropier ; tu seras plus sage une. autre fois ; je trouve que tu de- viens trop hardi. —J1 faut être courageux et pos- séder en même temps une certaine dose de prudence et de réflexion, observa M. Taylor. Si tu avais! été plus circonspeét en montant sur l’arbre, tu ne serais pas tom- bé dans le vide, et tu aurais tué le jaguar sans qu'il t’eût vu. | —Mais, mon cher oncle, pou- | vais-je savoir que ce tronc était pourri ?”? Walter exhiba les griffes du ja-! guar pour faire diversion. | On examina ensuite les blessures : de Pluton, qui valurent au brave. animal les gracieusetés d’un reste de pieds de cerfs présenté par mis- triss Taylor. ‘Bon Dieu ! dans quel état êtes- vous, Walter ! s’écrie Amy lorsque son cousin s’approcha de la lu- mière. Vos vêtements sont en! lambeaux ! Est-ce le jaguar qui a. fait cela ? —Il ne s’est pas approché d’as- sez près pour cela ; ce sont les é- pines qui m'ont déchiré,’ répon- dit Wailter, qui se regarda dans le miroir pour nombreuses trouées par lesquelles on apercevait sa chemise blanche. : ‘‘Je compte tanner demain des peaux de cerfs, pour en faire des! habits, avec lesquels nous défierons mieux examiner les! l'habit du voleur ! ’’ s’écria Wal- toutes les déchirures dans nos ex- ter d'un air triomphant, quand ce- cursions de chasse. Je vais, à cet | taillé des deux côtés à bois, l’étira CUITS, grande qnantité de bois moisi, que ce bois se consumât lent |vail dura ainsi douze heures, | sans se détériorer. : cheval. ment à l’aide d’un racloir. Ces | peaux furent ensuite tendues sur de | ‘larges planches. Après avoir nettoyé le poil, Da- | nel posa de grosses pierres des- sus. Il opéra de même avec la peau du jaguar, à laquelle il cons oigneusement les poils. Le lendemain toutes ces peaux dans la rivière, et les suspendit ensuite à l'ombre. Avant d'être tout à fait sèches, ces dépouilles furent frottées à de la façon suivante. Daniel fixa en terre un ais solide, matin, il angles ai- Il étendit la nten tout passant sur les deux tranchants de peau sur ce sens et la l’ais. Dans cette opération il em- ployait toute sa force, afin de dé- tendre les fibres de la peau. il rendit ainsi ces mement souples et aussi qu'eût pu le faire le meilleur tan- neur, et 1l donna la preuve de cette souplesse en les frottant à sec entre ces Inains. Il restait encore à fumer les rétrécir. Pour cela, l’habile | un trou de deux pieds de profon-| | é | deur dans la terre, en laissant une | ouverture de la largeur d'une peau ; puis il alluma dans cette espèce de four un feu ardent, et y jeta une ment tendue par-dessus, et les fixa | tout autour à l’aide de chevilles de bois. Je temps en temps il soulevait la, peau et ajoutait du bois. Ce tra- bout desquelles les peaux avaient | pris une couleur de brun doré très | agréable à la vue ; elles pouvaient s à | dorénavant être exposées à toutes | intempéries de l'atmosphère Mistriss Tay- or en tailla deux jaquettes et deux les pantalons, qu'Amy cousit avec ha- bileté. chasseurs n’eurent plus à deux edouter De cette facon, les les atteintes des ronces et des épi- nes. Freddy et Charley ne furent pas non plus oubliés ; ils eurent chacun un habillement en peau chamoisée. Walter se montrait ravi _ sa | peau de jaguar, qu'ilempioyait en de Les poils courts et serrés, s tigres, dans toute la | race de, rendaient ce coussinet très agréable par sa fraîcheur. M. Taylor consacrait une partie de sa journée à apprendre à ses fils l'usage des armes à feu, et pour guise de couverture et de des qu'on remarque chez le les +: lions, les léopards et | cela il leur enseignait à tirer sur un ‘but quelconque. Aussi les deux garçons finirent-ils par se servir très bien du fusil et du revolver : ie gibier qui se montrait à proximité du blockhouse leur échappait rare- ment. De son côté, Walter employait ses heures de loisir à l'exercice du 1azo. eTVa ; lava | sec'r blanches ces | pour empêcher l'humidité de | Daniel creusa | afin | ement | ,et produisit beaucoup de fumée. Il! ‘étendit alors chaque peau très forte- au | avaient en outre semé et vu pous- ser de magnifiques fleurs dont ils l'avaient rapporté les graines de leurs excursions de chasse dans la | forêt où dans la prairie- On trouvait là réunis des lau- |riers, des magnolias, des müûriers et | les pruniers, qui avaient été plan- tés et prospéraient tous aussi bien les uns que les autres ; de l’autre côté de la source, adossée aux pa- lissades, on avait coustruit une afin d’intercepter les on avait recouvert épaisse couche de laiterie, et, | rayons du soleil, la cabane d’une Jsealx. ontinuer) A Standard Remedy | * | (a « Save Trouble and Experises Not necessary to go out of Tignish for your Spectacles and Eye Glasses. I have just imported one of the finest assortment of Spectacles and Eye Glasses ever brought to the Island. Suitable for all ages EVERY STYLE Gold, Gold filled, Nickel, Silver, Steel, rubber etc. THE LATEST AND BEST \ Price always right >= , 7 @ L. S. 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