PRE TT ERP date « 1: ti ke 3 LA MERE JOB (Suite le la 1ère page) ce pas que @ela irs mieux bien- tôt ? Ellese leva, s'approcha da petit malade, le considéra d'an œil attentif et écouta sa respira- tion. —11 dert, il dort ! murmura-t- ‘elle avec joie. À sen réveil, En- gelbert sera mieux ! Ah! pre- mons soin maintenant de sen pauvre Huge ! Du eourage ! du eonrage | Elle alla à mme petite iable, plengea un linge dans l'eau de l'aiguière et s'en hameeta le vi- sage pour faire disparaître, au- tant que peissible, les traces de ses larmes. En ce merment;Catherine ren- ira de sa eourse : —Maitresse, dit elle, le doe- teur n’est pas chez lui; en l'« tait appeler en teute hâte pour la femme du père Daems qui a eu uxe attaque. Le père Daems demeure an Nordven. 11 ya bien une demi-lieue d'ici; mais dès que le doeteur sera de retozr, on l’enverra. — C'est bien, Catherine. Allez maintenant dans la ehambre de Rosine. Dites-lui que je la prie de se lever ; mais ne l’effreyez pas : Engelbert est beaucoup mieux. Je veux lai parler d’au- tre chose. La mère Jeb rentra dans la chambre, jeta encore nn regard sur la fatale lettre et la eacha dans son sein. Elle se mit à marcher aveo agitatian, s'arré- tant de temps en temps,se pas- sant la main sur le front et mur- murant quelques mets à voix basse. Sans doute elle se eon- sultait enelle-même sur les mo- yens de sauver son fils du dés- honneur. Rosine avait passé de- vant elle, mais ee me fat qu'en entendant l'affestueux boujour de la jeune fille que la pauvre femme pensive serti de sa pro- fonde préoccupation. Rosine s'était approshée aus- sitôt du li d'Engelbert. La vue de ses traits gedfiés et défigurés lui arracha un cri d'angoisse ; ot ce fut avec une vive terreur, que sen regard se fixa sur son pauvre petit sur son pauvre pe- tit frère ; mais la mère Job in- tervint. —Tu erois qu'Engelbert ne va pas bien, Rosine ? La fièvre scarlatine est toujours cermame cela : ce genflement de la figure n'est rien de partioulier. Bage!- bert dert tranquillement, tm le vois bien. Satête se désenflers. La fièvre est passée ; la guéri- son va eommeneer. Tout va pour le mieux...Mais, Resine, j'ai à te parler de oheses pires que eels. — De eheses pires ? dit la jeu- ne fille saissie d'inquiétude par le ten soleunel et grave des der nières paroles de sa mère. — Oui, de choses pires, Rosine; mais bien qu'il s'agisse d’un grand malheur, il faut nous en conseler, et penser que Dieu ne uous abandennera pas. — Oh ! mon père, men père! Lui serait-il arrivé malheur ? demanda Rosine toute trem- blaute. La mère Jeb, qui m'avait dé- buté par des paroles vagues et de mauvais augure que pour préparer plus tôt sa fille à rece- voir la fatale nouvelle, vit qu’ elle s'était trompée. ile dit «a- lors d'une voix ferme : —Nou, non, je n'ai pas de neuvelles du pére. Ta t'effraies à tert, Rosine. Veyons assieds- toi. Je vais te dire quei nouveau soup mous à frappés; mais que ton courage ne t’abandonne pas: j'ai besein de tes conseils, mon enfant. Rosine s’assit, et se mit d'a- vance à verser des larmes, dans la conviction qu'une ehese qui semblait rendre sa mère si mal- | heureuse devait être une grande f T°'IMPARTIAIL, JEUDI LE 17 MAI, 1900. catastrophe. . La mère Jeb tira le papier de son sein et dit d'une voix ra: pide : | —Rosine, il est venu tout à l'heure un messager de la ville, avee une lettre de ton frère Hu- go. Âle la feree d'en entendre la lecture jusqu'au beut : j'aurais préféré t'apprendre peu à peu la triste nouvells ; mais le temps manque. Bi la leeture des douloureuses plaintes de ton frère t'arraehe des larmes, pleure et gémis sur son malheur ; mais éconte attentivement, ne m'in terremps pas, et viens ensuite à mon aide avec tout ton eœur et tout ten esprit. Le père est, hé- las ! absent ea çe moment déei- sif ; chaque heure qui s'écoule est une perte irréparable ; je me puis parler qu'à toi, mon enfant, de ce déplorable événement. D'une voix distinete d’abord, voilée et sourde bientôt, et que l'émotion brisait parfois teut à fait, la mère Job lut la lettre de Hugo : “Ghère et excellente Mère ! “Men cœur se brise à l'idée de la deuleur que vous alles éprouver, vous et mon père bien-aimé, quand vous li- rez astte lettre ; mais, malgré toutes mes larmes, i} faut que je remplisse men triste devoir a- vant que le bruit public vous appreune ma désastreuse infor- tune. Ah ! ms suère, ce Walter, que nous regardions comme un véritable modèle de vertu et de bonté, m'a lâchement trompé et trahi! Landi, an moment où j'arrivais de bonne humeur de Wispeibeke à notre bureau, on y réoeyait la nouvelle que la maison Olisse et Oie, du Hainaut, avait suspendu ses paiements. Nons avens dans eette maison dix mille francs d’avoir. Sur le conseil de Walter, je ms mis en route sur-le-champ pour aller m'assnrer de ce qu'on peuvait sauver de notre créance. Je re- vins, deux jours après, sans avoir terminé l'affaire. Walter avait disparu, et j'appris son in- fâme trahison par une lettre qu'il avait laissée sar le bureau à ma place habituelle. 1l est parti pour l'Amérique, dit-il ; mais ayant de prendre Îa fuite, il a transformé en argent les lettres de change que nous pes. sédions, il a 7idé motre caisse et me laisse sans ia moindre res- seuree, exposé à l’aecablante responsabilité d’une banque- route frauduleuse ; ear, ma mère,—vous ne pourreg le ereire.— Walter a médité depuis des mois ce mauvais éeup, il a falsifié mos livres, et sans que je le saehe il a émis des effets sous notre mem social.— Depuis ce matin, le cœur plein de larmes et la tête brülante cerame le feu, je sais penché sur nos livres de commerce. Je ne puis vous denner plus d'explieatiens, ma mère bien-aimée ; ee serait trop prenudriez pas. Jugez de ma si- iuation : avant quatre jours, il il me faut trente mille franos, sinon je suis accusé de banque- rente, ariêté par les gendarmes et jeté en prison ! Je suie inne- cent: ma confiance exeessive est l'anique eause de ma ruine ; mais j'ai signé, par surprise et sans m'en douter, des écrits qui me rendent eompiise, au meins en apparence. La lei trouvera:t- elle ma justificatien suffisante ? Vous, du moins, ma bonne mére, vous resterez sonvaincne de men innoeenee, n'est-ce pas, st veus consolerez mon père de ee coup terrible ? Je sais bien que votre dévoué cœur de mère s'effersera de treuver les moyens de me sauver, et que, s’il le fal- lait peur eela, vous a’hésiteriez pas à aecepter la misère pour vous même,—mais cela ne se peut pas. [à continuer] menu rh es — te ét its long, et pais vous ne me cem | RSR ERA Ge Mme Charles Morin £ INDIGESTION, DYSPEPSIE, MAL D'ESTO- = MAC ET MALADIE DU FOIE, a Guéris par nos Pilules Rouges du Dr Coderre. © (e) M LULES ROUGES que je considère merveilleu ES ses, je serais dans la tombe maintenant. Pen- # dant longtemps j'ai souffert du mal d'estomac, mauvaise digestion, et douleurs dans tout le ss Corps. Ma faiblesse était telle que j'étais au lit —“& et incapable de marcher, J'étais si faible que @ le prêtre vint me voir et me prépara à la mort. Ayant entendu parler des Médecins Spécialis- tes et des célèbres PILULES ROUGES, je leur @ écrivis et en même temps je commençai à @ prendre vos Pilules. Aujou:d'hui, je suis gras- @ 0000000000000€1000000000/0000000000000000 fn œ œ Led + Q " [ad œ œ æ = E > E fn = ® Q ® 2 + ® " KA g ®œ uw © E * Q d'estomac. J'ai recommandé l2:s PILULES ROUGES DU Dr CODERRE à un grand nom- @ 2: nine Lennon cétisnchs. 2e es-à Prenez deux Pilules Rouges après chaque repas. grand remède. — MME CHS. MORIN, St Oc- ® Mangez bien lentement, mastiquez vos vivres et ne es mangez que les mets que vous pouvez le mieux digérer et EE buvez peu en mangeant. Après avoir pris vos Pilules Rou- ges, prenez la moitié d’un verre d’eau bien chaude, dans lequel vous mettrez le quart d’une cueil- lerée à thé de soda à pâte, et vous verrez bientôt vos douleurs disparaître. Cette distention et cette douleur äans l’estomac vous laisseront, les étourdissements et les maux de tête cau- sés par votre mauvaise digestion disparaîtront, spécialement si ce mal d’estomac est causé par le mal particulier aux femmes, les Pilules Rouges, aidées de l’eau chaude, vous feront un grand bien et vous guériront complètement. Si vous voulez avoir plus de détails et plus de conseils sur votre maladie, écrivez ou venez consulter les MEDECINS SPECIALISTES, adressez : CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, No 274 de la rue St Denis, Montreal. Vous pouvez les consulter absolument pour rien, par lettre ou personnellement, tous les . jours, excepté le Dimanche, RER RTRMRT re cd (| Femmes à l'estomac Faible, qui souffrez de dyspepsie et d'indigestion, qui, après vos repas, ressentez une pesanteur comme une boule de plomb au creux de l'estomac, c'est que votre digestion est mauvaise, que votre foie ne fonctionne pas bien et que vos vivres ne s’assimilent pas comme ils le devraient. Si votre estomac est faible, c'est que votre santé générale est mauvaise, et surtout chez les femmes, cette faiblesse d'estomac est toujours due à un dérangement quelconque de ces organes, qui est la cause de tant de maux et de tant de troubles chez les.femmes. Les Pilules Rouges du Dr Coderre guériront les maux d'estomac en- traînés par la maladie particulière aux femmes. CONSEILS Les Pilules Rouges du Dr Coderre, pour les fem- mes pâles et faibles. sont en vente chez tous les phar- maciens et yous les envoyons par la malle sur récep- tion da montant, 50c pour une boîte de P’lules ou $2.50 pour six boîtes. Refusez comme imitation toutes PILULES ROU- GES quine portent pas sur chaque boîte le nom de la “ » . Le papier est blanc imprimé en encre rouge. Compagnie Chimique Franço-Americaine, URRRR R RUR! RIM! FAC-SIMILE DU PAQUET RIRES RER ARTE A 0000000001 20000000/0000008 : Mme Napoléon À Chers docteurs : — Vous êtes sans doute bien >>> impatients d'avoir de mes nouvelles, après m'avoir soignée avec tant de sollicitude et d'intérêt. J'ai le plaisir de vous dire que gri- LES ce à vos bons consells, je suis guérie de ces douleurs que j'avais dans le dos, les côtés nt ( — graisse à vue d'oeil et je travaille sans fati- @) sue. Je suis heureuse de vous dire que le trai- tement que vous m'avez donné pour mes hé- © morroïdeg m'a guérie. Je bénis le jour où j'ai ©) eu l'heureuse idée de vous consulter. En at- @ tendant, que j'aille à Montréal, afin de vous ë remercier de vive voix, pour ce que vous avez = ©) fait pour moi. Je me souscris votre reconnsis- (@) sante, MME NAP. VINCENT, St Jean, P. Q. @) l'estomac. Ma digestion se fait bien, j'en- % 2 EE @ (e) ne Sa THE MODERN | FOUNDRY AND MACHINE SHOP We would call Special attention te the faet that eur Bat- blishment is $tted with the very best Modern Machinery and employing none but first elass werkmen We are in a grand pesi- tion to turn ent satisfaotery werk. OUR FOUNDRY DEPT has proved to be a decided suecess. We have spared nc expense in fitting up this department, having imported frem a | United Btates a ‘“‘Specisi Grade of Sand” aud using the best trade of “Pig 1ron’”, we are in a position to meet the long ds-, sired needs of the publie. 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