Ë , < DE CE L'IMPARTIAL FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l’ile du Prince Edouard. — HX%BDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : MR An thon di: nc ED ie rites DU RS 2 Les abonnements sont paya-| filles à entretenir une idée plus lies d'avance. Annonces 10 cents la ligne, nous n'aurions pas tant de ména- 1re insertiou, 2 cents Ja ligne les incertions subséquentes. Toites communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH,. I. P. E. L'IMPARTIAZI a Laurent près Montréal. A l’heure qu’il est, nous n'avons pas, dans nos évoles, un précis me à nos populations. Sous peu, nous l’espérons, le travail du Père ble lacune.’’ Science du Menage Si les mères enseignaient à leurs haute de l'ouvrage de la maison, gères incapables : malheureusement sila mère suffit an contrôle de sa maison, elle préfère faire l'ouvrage plutôt que d’avoir le trouble d'en- seigner à ses filles, oubliant que c'est une injustice e1ivers ces der- nières et envers elle-mîme, et elle ne peut pas plus négliger leur éducation classiqne. On devrait leur enseigner à comprendre que TienisH, Juin 13 1901 PRATIQUONS NOTRE LANGUE Un journal français des Etats- Unis, censurait récemment la mau- vaise et honteuse habitude qu'ont nos français de s'adresser la parole entre eux, en anglais, au lieu de faire usage de notre, langue mater- nelle. Le fait est malheureusement trop vrai, c’est un mal qui est con- tagieux, et qui fait rage non seule- ment aux Etats-Unis, mais aussi parmi nos Acadiens ici. Deux français se rencontrent-ils, au lieu de se saluer par l'expression si belle, si douce de Bonjour mon- sieur, ils s'adressent à l'anglaise par le, ‘‘good mornin sir’. Assu- rément ces gens n'ont guère de respect pour leur nationalité. Quand nous entendons quelqu'un d'autre nationalité nous mépriser, nous ressentons vivement l’in- sulte et nous avons raison; mais ne donnons-nous pas oc- casion aux étrangers de nous mépriser, quand nous faisons la bassesse de fouler aux pieds notre belle langue maternelle pour nous servir machinalement d’une langue qui ne possèdera jamais }’harmonie ni les beautés de la langue françai- se ? Cette manie de changer tout à l'anglaise se fait sentir partout, même dans les chants à l’église, on enuteud des français qui se dislo- quent les mâchoires pour essayer à prononcer les mots à l'anglaise. Qu'on ne s'y méprenne pas ; ces efforts de dénaturer la prononcia- tion française ne sont pas appréciés | par les français et encore bien moins par les anglais qui rient en eux-mêmes en oonstatant que nous ne jouons qu'une partie au singe en essayant de les imiter. En général, nous savons tous l'anglais, plus ou moins. Lorsqu'un anglais nous, adresse la parole, répondons lui en anglais : c’est louable ; mais quand nous conversons entre nous de grâce, parlons notre langue, par- lons français et prononçons les mots tels que nous les ont appris nos parents. Par là nous ferons voir que nous avons du respect pour nous-mêmes. UNE HISTOIRE CANADIENNE DANS LES ÉCOLES FRAN- CAISES DES PROVINCES MARITIMES Le Moniteur Acadien annonce l’heureuse nouvelle suivante : ‘Nous sommes heureux d’ap- prendre qu’un travail destiné à nos écoles françaises dans les Provinces Maritimes, doit bientôt être livré à l'impression. Ce travail sera un résumé succinct et fidèle de l'his- toire du Canada depuis sa décou- verte jusqu'à nos jours, la dernière époque traitée devant comprendre une étude du pays depuis la confé- dération en 1867. L'auteur, qui d'être une adepte dans l'art de te- nir une maison est une aussi gran- de qualité que la musique et le des- sin ; non pas qu’on doit rabaïsser _oes dernières connaissances, mais on doit considérer la première leur é- gale, et il semble singulier que les mères soient si aveuglées sur cette partie si essentielle de l'éducation de leurs filles. Quand on voit tant de ménages malheureux, rendus ainsi par l’in- capacité de leurs maîtresses, nos meilleurs instincts nous assurent qne l'éducation de nos filles est ab- solument fausse. Nous avons en- tendu une fois la fille d'un cultiva- teur dire à sa mère la semaine pré- | cédant son mariage : ‘‘Je n’ai ja- ‘mais fait un pain ou gâteau,’ et elle était Âgée de 23 ans et son pré- tendu était un cultivateur et la mère était bien certaine que sa fille serait sa propre ménagère. | Mais même dans le cas de parta- ger les soins du ménage avec des servantes, la directionenest pré- férable quand la maîtresse a une connaissance pratique de l’accom- plissement de certains devoirs : si elle a nne connaissance de ces faits, elle n’en sera que meilleure et plus patiente. | Tout en agréant que nos filles devraient être fortes dans chaque département de l'instruction, il est essentiel qu’on leur enseigne la cuisine, en même temps que la tenue générale d’une maison, et cela avec une sollicitude égale, si- non plus grande. # Le Tour du Nord ET Une Minute trop tard. ———— Monsieur le Rédacteur : — Lorsque nous avons décidé, il y a quelques temps, de représenter dans les principales paroisses fran- çaises de l'Ile, ies deux excellentes pièces de théâtre dont j'ai donné plus haut les noms, nous avons cru par là, nous rendre utiles à nos frères Acadiens, en même temps que nous procurer la jouissance de faire une courte visite parmi eux. Nous voulons d’abord inspirer à tous, si c’est possible (ce dont je ne doute pas), l’avenir du français, en leur permettant ainsi de goûter les incomparables beautés de cette langue ; et, en leur prouvant qu'ils n'ont pas à rougir de l’idiome que leurs ancêtres ont réussi à conser- ver en dépit des obstacles presque insurmontables qui entraînaie it leurs efforts ; nous voulons les en- courager à parler le Français et à d'histoire canadienne qui convien- que nous suivronus : Bourgeoïs comblera cette regretta-| L’IMPARTIAL, JEUDI LE 13 JUIN 1901, tement professeur au collège de St- ‘penser d'ajouter d’autres commen- | taires. Voici les noms des paroisses où nous jouerons avec l'ordre probable Rustico, le 20 du courant. Miscouche, le 21 ‘* Mont-Carmel, le 22 “ | Egimont-Bay, le 24 “ | Bloomfield, le 25 ‘* Tignish, le 26 LES PRIX SHRONT : Sièges Réservés, 25 centins. Les autres As Les enfants seront admis à prix réduits. UN AMATEUR. IN MEMORIAM A Tignish, vendredi le 7 juin 1901, s’éteignait Dame Minnie Maxwell Burke, épouse bien-aimée de M. P. C. Murphy, médecin. La défunte était née le 8 décembre 1869 et n'était âgée que de 31 ans lorsqu'elle a succombé subitement à une attaque d’éclampsie puerpé- rale, Cette mort arrivée aussi promptement, a causé une surprise bien pénible parmi tous ceux qui la connaissaient. Mme. Murphy é- tait une femme qui était un modèle comme mère de famille, et douée d’une rare piété. Elle laisse pour pleurer sa perte, un mari inconsolable et quatre en- fants dont le plus jeune est âgé de 14 mois. Ælleétait la fille du capi- taine James Burke de Georgetown, et sœur du Rev. À. E. Burke, curé d'Alberton. Les funérailles de Mme. Murphy ont eu lieu dimanche, après-midi, au milieu de ses parents venus de Georgetown et de Kinkora et d’un concours de personnes tel qu'il n’en n’a jamais été vu dans la pro- vince. Comme témoignage du respect et de l'estime qu’elle s'était ac- quis, des mains amies avaient dé- posé sur son cercueil les! croix et couronnes dont nous faisons l’énu- mération dans l’ordre qu’elles furent apportées : Une croix. les Dames du Ceuvent Une couronne, Mme F. J. Buote, Une croix, Mile. Malone. Une croix. Mile M. Gallant. Une croix, M. Jos. McGarry, Une croix, Mile L. Gaudet. Une couronne Mme. A. J. Mc- Fadyes. Une couronne, Mme J. W Kinch Une couronne Mme J. Hackett. Une gerbe, Mme. J. T. Weeks. | Une couronne, Mme. C. Dalton. Unecouronne, M. R. Grady. Une couronne et une croix par la succursale No 281, A. C. B. M. Après la levée du corps faite par le Rev. À. EF. Burke assisté du Rev. Dr. Chaisson, le cortège fu- nèbre, sous la direction de M. John Profit, se mit en marche pour Al- berton, dans l’ordre suivant : | Le clergé. À. C. B. M. No 281, À. C. B. M. No 294, A. C. B. M. No 214, Les deux médecins, J. Doiron et W. W. Wickham. Les porteurs : MM. Ed. Hackett, J. MeTague, J. F. Chaisson, D, O’Brien, À. J. McFadyenu, F. J. Buote. Le corbillard. Les Parents. Les assistants aux funérailles. A un point donné—au pont de Kildare—notre représentant comp- ta 210 voitures accompagnant les restes mortels de la regrettée dé- funte. Arrivé à l’église d’Alberton, qui avait été mise en deuil, le oercueil fut placé au -mi- le bien parler autant que faire se peut. | Les productions que nous met-| | trous en scène sont érès propres à | remplir cette fin : car, toutes deux | sont écrites de mains de maîtres. Teut le monde, ou à peu près, a! entendu parler du fameux drame | qu'est la ‘‘Tour du Nord’ de Faure, et, le succès toujours nou- | veau que l’opérette comique ‘‘Uue| minute trop tard’ de Villibichot est un érudit et un lettré, n’est au-| 4 remporté dans les salons et les tre que le R. P. Ph. F. Bourgeois, ancien professeur au collège St- Joseph de Memramcook, et présen- + 2 PR PE née théâtres de Charlottetown et de Summerside, la recommande assez à l'attention du public pour me dis- ’ lieu de la nef principale. Le] la grande affiction où il vient d'être plongé. L'ImparriAL luioffre ses plus sincères condoléances ainsi qu’à toute sa famille. CARD OF THANKS. The undersigned desire to aonvey their heartfelt thanks to the whole community for the generous mani- festation of heartfelt sympathy ex- tended to them in their great sor- row : and to the many in particular who spared no pains to make such complete and magnificent funeral arrangements. P. C. MURPHY, A. E. BURKE, Tignish, June rith., 1907. CARTE DE REMERCIEMENTS Les soussignés désirent exprimer leurs plus sincères remerciements à tous ceux qui ont sympathisé aveo eux dans leur affliction ; et surtout à ceux qui n’ont épargné aucune peine dans l’organisetion des fu- nérailles. P. C. MuRPHY, A. F. BURKK. Among the hundreds of sympa- thetic letters aud telegrams receiv- ed by Dr. Murphy on the sad oc- casion of the death of his wife were many from his brother physicians, and among them the following joint letter from the profession at Summerside seems to us very ap- propriate : Dear Friend ;— We the under- signed brother physicians of Sum- merside desire to express our deep and heartfeit sympathy for you in your sore bereavement. The sad loss you have sustained in the sud- den death of your beloved wife touches our deepest sympathies. J. H. Mclellan, C. À. MacPhail, Alex. MacNeil. S'Side, June 1oth., 1901. La Revue Canadienne SOMMAIRE JUIN 1901 ‘Québec et Lévis” ur beau livre canadien a l'aurore da XXe siècle ! par L'abbé Elie-J Auclair, Ptre. Notre Lame de Loretté en la Nou- velle-France (suite) par L. St-G. Lind.| say, Ptre. Louis Jolliet, premier seigneur d'An- ticosti (suite) par Brnest Gagnon. Atravers les faits et les oeuvres, par Tbs. Chapais. Les Canadiens aux Etats-Unis, par J. L. K. Laflamme. MGR RTE EN tENMe Te mt ——- — CONVERSIONS AUX ETATS UN18. En Amérique, com ne ru An- gletterre, les ‘versions de protestants se continuent régu- [lièrement, et c'est ordinaire- ment dans laelasse lettrée etin- flaente qu'elles ont lieu. Le Catholic Tribune de Du- buque {Ilowa) publie une liste de notables convertis entrés dans l'Eglise catholique ces temps derniers. Voici cette liste: Le Dr Egbert Mulier, un des chefs du spiritualisme allemand M. Larramore, du Marylend; M. Thomas Cooper, d'Angle- terre, un des collaborateurs les plus eonnus dn Dictionnaire de Biographie natonale de la Grande Bretagne; Le général Willi:m Hamby, du Texas; Le Révérend Andrew R. L. Gun, un membre tres connu du clergé épiscopal et ritnaliste de la Jamaique; Miss Mary Theresa Hunter, d'ane des plus vivilles familles protestantes de Plymouth, daus le Massachussets;: Miss Helen Vaeder, de New- Haven, Connecticut; Miss Louise lske, d’'Indiana- polis, fille d’an ministre luthé- rien. Ces deux jeunes pers.n- ues, très connues dans les cercles mondains de leurs états respes tifs, sont depuis entrées en re’ ligion, l'une ch-z les Domin:i-- caines, l'autre chez les sœurs de la Providence. M. Herbert G. Squires, se- cretaire de la Légation améri- caine à Pékin. La Catholic Tribune annonce aussi la mort ce Miss Eugénia Washington qui appartenait à la famille dn ;remicr président des Etats-Unis et qui s'était Conver'ie au catholicisme, il y a une trentalue d'années, RES RE, Table des matières, par À. L. WORM S1 » RATIO su piaisant ét efi \ nara ch 4 \GUS | \ vous Ï \ \ i 5 Ve getibe tock of n'shi. Yon can always depsd u po ail hours of th: night. Ly = 44 GRISH DRUE 57! Now that tho holidays are upon us, it would noi be amiss for you to call at the Tiguish Drag Store and inspect our fins DRUGS AND CHEMICALS We aie hea lquarters for good goods at jow prices. Preseriptions caefully compounded, at ail sours, day 0% n findiag a c'erk in th* store at CHARLES DAL'ON VD Père Burke, assisté dés Revs Pères Gaïllant et Chaisson comme diacre et sous-diacre, et ac- | compagné de la croix et desen-| fants du chœur, se présenta à Ja balustrade où, après une allocution courte mais dans un langage qui touchait jusqu'aux larmes, 1l pro-| céda à l'absoute, 2près quoi, les| restes mortels de la défunte! furent transportés à leur dernière demeure en attendant la résurrec- tion générale. M. le Dr. Murphy a les sympa- thies de tous ses concitoyens dans l ! Menu 8 suit {rom 4.00 up. Meu's Pauts from 1.00 up. Men's H:i's irom 50e ‘ Men's R1 1 coats from 3.00 u Men's E from 100 up Men's Sa ; from 82c ‘ AND WANTED At the Alberton Clothing Store, WO0L lu exchange for clothing; cloth, dress goods, buo!s and shoes hats and caps. 1 have a good line of the above goods ard wii iseil as cheap as possible : Boy's suis from 250 up. By's pans from 1,00 up. Boy's cap: froin 250 p Ladies s 10e from 85e up. Ladies Capas from 125 “ Ladies Dresses on:y 8.00 * &alli aud se: me and you will get tha worth of v at money ev2:y iimeat ALBERTON CLOTHING STORE Laomas Wiikinson, Aiberton, Cpposite P. E. 1siand Du k. 2 ee 600 M MR nie re 2 LE Card Mr de ete de + he: + 0 +4, A al | + ‘ai En ‘3 0 j kid : à LE LÉ RAAAE À LEONA. PAS RE © hi. à Sels 3 as li wé 2 IE LE RARE Sr ie PA : but: À É à DÉS nf ol ne iéehtaens L ï se Fée Sete Là À Er Hdi ts we 4