RAD ONE AT PEU agit asn atoe some ane RTS ere alone er matins an Monet cyber OS .risiens auront raison de eetle I'IMPAEMBAE,, JEUDI LE 10 MAI, 1900. ——— Chronique de Paris L'Exposition enverte.—_Les étrangers arrivent.—La reine de Saxe.—Un crime artistique. Noms voulons des chefs-d'oeuvres.—La Parisienme! c'est laid. Ek bien, on a euvert. L'Exposition a eommencé «a montrer ses merveilles aux vi- siteurs. Et le met “merveilles” n'est pas de trep. L'Exposition de cette année laisse bien lein derrière elle tout ce que meueavons Vu en 1878 et en 1889. @'est vraiment le digne courennement d'un siècle d'eflerts industriels et ar- tisiiques. Vous n'attendez pas de moi un compte-rendu détail lé dans ces metes rapides de tous les huit jours ; il faudrait des volumes peur décr:re l’Expe sition, je me soententerai de venus donner toutes les semaines quel- ques impressions au courant de ues premcnades. Pour le moment, sonstatons que les visiteurs sont déjà arri- vés fort nembreux, et e’est par railliers qu'on les rencontre, très resonnaissables par les rues et sur les boulevards. Pendant six mois les étrangers et les previneiaux vent être fes mwmai- tres de Paris et personne ne s'en plaint, bien au contraire. Pour six mois, Paris va être vérita blement l'auberge du mende. Une des premières princesses qui se sont fait anmonoer est la princesse de Saxe au sujet de laquelle les journaux publient les renseignements les plus er- ronnés qu'il uens semble bon de reaetifier. Lo reine Caroline de Saxe est fille de ‘Gustave de Hobsteis- Gossorp-Wasa”’, prinee de Wasa (fils lui-même de Gustave 1V roi de Suède, né en 1799 et mort en 1877, après avoir ‘été dé- troué en 1309) et de la ‘“Prin- eesse Louise de Bade” (fille de Olarles, grand duo de Bade, qui règne de 1811 à 1818 et de Siéphanie de Beaukarnais, nièee de Jeséphine et fille adeptive de Napoléen). La reine Oaroline de Baxe est done la petite fille adeptive de Napoléon ler. Née en 1838 le 5 août, elle a été mariée ea 1853 au roi Albert de Saxe, qui, né en 1823 est menté sur le trône en 1873. Le ménage royal n’a pus d'enfants. La reine de Saxe sera la pre- mière venue, mais ce me sera pas la dernière. #* x Eu attendant nous avens ea un petit ssandalse administratif peur ne pas em perdre j'habi- tude. Vous savez que Paris possède denx chefs d'œuvres imcompa- rables de la statuerie moderne : “La Marseillaise” de Rade à l'Aro de Triomphe et ‘‘la Ronde de la danse’’ de Carpeaux à l'O péra. Quand j'ai une demi-heu- re de loisir, je vais admirer oes groupes où les artistes ont pu voire palpiter les marbres ; Je ne connais rien de plus beau. On avait demandé à Mme. Carpeaux qui vit encere et gar- de aveo dignité la mémoire de son mari, on lui avait alors de- mandé de laisser exposer dans le Pavillen de la Ville de Paris la maquette en terre euite de ls “Danse’”’ qui,entre parenthèse, est bien plus belle que le greu- pe lui-même. Mme. G@arpeaux avait consenti ; mais les bureau- crates sent intervenues et vou- drailent empèsher eette expesi- tion ; on eite an arehiteote ebs- cur mais haut plasé. M. Bou- vart, eomme menant cette eam- pagne.— Ca été un leug cri de protestation parmi tous eeux qui ent le respect de l'art et l'admiration &es chefs-d'œuvres et il est à presumer que les pa- ridisnle et indigne oppesitien trer ce chef-d'œuvre insempa- rable qui, à lai seul, vaudrait le voyage. **# Puisque nons parlens arts et statues, laissez mei vous racon- ter une autre petite bisteire qui est asses plaisante. L'enlèvera-t-il ? Ke l'onlèverat-1l pas ? Telle était la denble question qu'ou se posait il y «a quelques jours. Mais de queot s'agissait il, que )voulait-on faire enlever? La statue de six andires qui domine ls perte monumentale de l'Exposition : oette porte est du reste ridieule, et les Pari- siens amusés l'ont déjà surnom- mée La ‘‘’Salamaudre”. De fait, elle en a teut à fait l'air et il ne manque que la bouilloire —an malin proposait d'en mettre une à la place de la statue, autour de laquelle on a fait tant de bruit | 11 s'agit de la ‘Ville de Paris” exécutée par un jeune seulpteur de beaucoup de talent, M. Mo- reax- Vauthier. Avant de cem- rmeneer son œuvre, l'artiste avait fait deux maquettes, l’une représentant une ‘‘Ville de Pa- ris’ elassique, avant la tête ceureunée de trois teurs légen- daires ; l'autre plus eriginale représentant une parisienne mo- derne, avee le mantean sortant de ehez le bon cestumisr. De ehez Paquin ? Préocisément, il parait que ce sont les mannequins du décoré qui avaient posé. Ses deux maquettes ashevées, M. Moreau Vauthier les sou- mit aux hauts jionetionnaires préposés à la surveillance des Beaux-Arts qui ehaisit le mo- dèle le plus eriginal la ‘Pari- sienne’ que le souipteur a exé- outée. Quand la statue a été finie hissée sur la ‘‘salamandre’” de braves députés se sont émus et ont couru à travers les minis- tères eu s'écriant : Mais ça n'est pas ça du teui ! c'est un sentre-sens ; jamais ça u’a été la “la Ville de Paris’, tout au plus ce serait ia ‘Ville de Saint-Denis”, lei en vend meilleur marehé qu'en face !” Les gros bonnets de l'Expe- sition se sont émus et naturelle. ment opt Jäohé le sonlpteur ; M. Milleraud a été saisi de la question et son premier meuve- ment et il a jeiiment bien fait. Le ministre a dons appelé l'ar- tiste et l’a invité à s'exécuter luimême et à retirer de son propre ehef ‘La Ville Paris”. M. Moreau-Vauthier, qui n'a aueume vocation peur les guil- lotinés par persuasion, s'y est énergiquemeut refssé. — Enlevez-la vons-même, a-t- il dit au ministre, veus en avez le pouvoir ; mais mei je nesous- cris nullement à eette mesure contre laquelle je pretesterai si elle est prise. En somme, veus m'avez commandé la statue, vous avez approuvé le modèle, aceepté la maquette et, mainte- nant, veusme la trouvez plus de votre geùt. Vous et moi som mes de mauvais juges et la eom- pétance des députés m'est sus- peote. Que le publie nous dé- partage, Le pablio ! ('était une solution. M. Millerand l'a acceptée. —Soit, at-il dit, vous en ap- pelez au suffrage universel des visiteurs ; ce soeut les visiteurs qui jagerent, veus en conrrez le risque. Et la ‘Ville de Paris” est res- tée en place; vous la verrez sur son immense poële. Je viens de faire un tour du eôté de la place de la Cencerde et j'ai contemplé la fameuse sta- tue. À vous parler frame, mon Dieu ! elle n'est pas belle. 11 est insontestable que es est l'œuvre d'un artiste de taient, mais l’ef. et que nous pourrons veus men- dre”, le seule qui ehauffe sans fet n'est pas gracieux. Oh ! men. Songez done qu'en a peint cette graude Parisienne de six mètr:s, que sa robe est dorée et qu'elle est jachée sur une espèee de mappemonde bleue ; tont ga u’est pas fait pour lui donner ane extrème finesse artistique. Mais, tout bien eonsidéré, cette “Parisienne” est originale, et, grâce à tont le tapage qu'on en a fait, ce sera une des euriosités de l'Expesitien. Avee son geste large, seu air! ennuyé et son opulente poitrine, elle a l'air de dire : —Mon Dieu, que de bruit pear mue femme qui se fait ha- biller chez le bon faiseur de coin. C’est une ‘Ville de Paris” cossue et tout à fait dans le der- nier bateau. —G'est une partiealière qui n'a froid ni aux yeux ni aux pieds, disait un facétienx devant moi. — Pas étonnant, a ripesté un autre, eile est our la ‘‘salaman- famée. 1lne manque plus mainte- nant qu'à mettre l'inoident en ehunsen, 6e qui ne tardera pas. UN PARISIEN Don’t Chide the ee SES PR EF 10000000000202040002 = 0200000000 0DO0 DVI ODPPPEPIDDDDVESPESÉLEHÉSSIPEPEO1 1062006 DES Children. Don't scold 1he little) À ones if the bed is wet in | & the morning, It isn't the LD child's fault, It is 2 ing er. a weakness of the kidneys and | bladder, and weak kidneys need strength. | ening—that's all You can't afford to risk. delay. Neglect may entail à lifetime of | suffering and misery. DOAN'S KIDNEY PILLS strengthen the kidneys and bladder, then _ E. Kidner, & London, Ont., mother, . 499 Grey St., says: y little daughter, six years old, has | had weak kidneys since birth. Last Feb | ruary I got a box of Doan's Kidney Pille | at Strong's drug store. Since taking them | she has had no more kidney trouble of any kind. I gladly make this statement be- cause of the benefit my child has reosivel | from this medicine.” Je MOXTIILY 905,000 MAZAZINES The Ladies’ Home Journal Gir- culation increasing atthe Rate of 36,000 Per | Month The circulation ef The Ladies’ Homc Journal has reaehed 900,- 000, and passed it by 5,000— 905,000 cepies being the aggre- gate eireuiation of the April issue. This is an increase of over 36,000 eopies per rasntk for the last fear months—since Jan- uary first ef the present year —over the corresponding period in 1899. Even these figures do mot tell the whole story of the grewth ef the Journal’s popula- rity. But they stand for the ex- treme limit of the capacity ef the presses upon which the ma- gazine is printed, bat which for, the last year or more—even | with the constant increase in their number, and running day and night—have been unable to keep the supply apase with the increasing demand Every issue within that period has been ex- hausted in less than a fortnight after the date of publication, and the mechanical restrietiens havre made it impossible to meet subsequent calls for the maga- zine— several thousand each month. CARD DR, H. L Dickxey, Late Clinical Assistant at Royal Londen Ophthalmie Bospital, Meorfieide. and Central London T'hroat & Bar Hospital SPECIALIST—-BYE, RAR, NOSEAND TBROAT Ofce- Cameron Block. Beaidence- Richmand St. West Odicice Heurs— 8 30 a. m. to 1 p. mw., 2 te 4 p. m. Rvesi by appeintment. Byes tested and fitted with Glasses | | all trouble is at an end. | Autrefois nos grand’mères amassaient des racines et des herbages, les faisaient sécher et les. conservaient précieusement. De temps à autre, elles les faisaient bouillir, en donnaient à leur raari et à leurs enfants, afin de purifier leur sang et de prévenir chez eux les maladies. Cette sage coutume devrait être suivie par nous avec soin, Car nous savons comme nos grand'mères, qu’il est absolument nécessaire de prendre de temps en temps une médecine peur purifier le sang, décharger le foie et nettoyer l'estomac. Les Pilules du Dr. Moro pour les hommes favorisent la secrétion de la bile et en purifiant le sang, préviennent les maladies. Elles régularisent les intestins, aident l'estomac à digérer les À À $ A, vivres et guérissent le mal de rognons ct les palpitations de cœur, donnent l'appétit et en donnant des forces à tout le système, guérissent les hommes des douleurs et des maux dont ils souffrent, Nous publions ici le témoignage, le nom et l'adresse complète de Mr. Edouard Boisvert, comme preuve irréfutable de l’eficacité des Pilules du Dr. Moro, pour les hommes. Voici ce que dit Mr. Boisvert : $ È & Je souffrais de dyspepsie et mon estomac digérait très mal les aliments que je prenais. Ma langue était chargée, ma & bouche mauvaise et je me levais toujours le matin aussi fatigué que je m'étais couché la veille. Mon foie était engorgé. Je “ m'endormais très facilement après mes repas et j'étais,pesant et sans vie toute la journée. Je souffrais aussi du r'uma- “« tisme et les douleurs dans les reins m’empéchait de dormir la nuit. “ Un de mes amis qui avait été guéri par les Pilules du Dr. Moro me conseilla de les prendre. La première boîte me fit e beaucoup de bien et après quelques semaines, j'étais parfaitement rétabli. Mon appétit revint meilleur et je pus manger ce “ que je voulus. Je redevins fort et à présent je puis faire mon ouvrage sans fatigue. “ Ji me fait sin d’avoir l’occasion de recommander les Pilules du Dr. Moro pour les hommes faibles et souffrants. : # Votre bien dévoué, ! “ EDOUARD BOISVERT, “ 94 Rue St-Denis, Montréal.’' Hommes faibles et malades, si vous souffrez de quelques maladies que ce soit, causées par l’impureté du sang et le mauvais fonctionnement de votre estomac, prenez les Pilules du Dr. Moro. Elles vous guériront de vos troubles et de vos misères et vous ramèneront à la santé. Je répondrai avec piéioir à toutes les lettres qui me seront adressées. Je donnerai des conseils à tout homme qui m’en demandera et pour faciliter les hommes malades qui voudraient me consulter, un blanc de traitements leur sera envoyé gratuitement sur demande. 2 Mes consultations sont absolument gratuites et confidentielles. ; Les Pilules du Dr. Moro se vendent soc. la boîte ou six boîtes pour $2.50, et si votre ; marchand ne les a pas elles vous seront expédites sur réception du prix, $ #. Moro, Boite 782, Montréal, Canada. sen EEE OCR Adressez vos lettres comme suit: Dr. A. 2200000000060000009000000060000080090 000000000000 00000000000 0000000000 060000600 Ai re SATURUAY, APRIL 2IST This season”s Opening will be More Attractive than Ever The taste displayed by MRS. WRIGHT int of Paris and New York Millinery, this season, heu to all who will visit us next Saturday. tions of Gems mmend itself As our Miilinery openings | have alw ays been attended by Gentlemen as well as La dies, we propose this season to com ue a display of CHRISTY display of HIGH OLASS FOOTWE AR for La age Genis’ and Gnildren 27 tn roll KR. !. HOLMAN April 24th 1900. se Ë L + En # ”