f/ PRE ROSE TO EPS AR L'IMPARTIAL, JEUDI, LE 26 NOV. 1908. E= ee HESASLSALESA SX SÈSRSAISXSARSYSASRS ESA GXU FEUILLETON DE L'IMPARTIAL ANTHONY OÙ LE CRUCIFIX D'ARGENT. À 00000000 pagnons. ‘Ce sont mes his, lord en hâtant le pas. En effet, on ne tarda pas à dé- couvrir, au centre d'un rond point auquel aboutissaiert plusieurs ave- ,, expliqua le” SARINIRIRIRIRIRIRIRINIRINIIRINNIT |, trois garçons et deux jeuues Sur le lit de l'adolescent étaient quelques objets de piété, recueils de prières chapelets, images, parmis fix d’ergent artistement sculpté. Lord Drumimnoac arrêta ses regards sur ce crucifix, et s’avança même pour l’admirer de plus près. Mais, ayant aperçu au chevet de la cou- che de l'enfant une statuette de la Vierge, appendue dé; à à la cloison, il recula vivement, en murmurant le mot : ‘““Idolatrie !”? I! sortit aussitôt de la pièce. non cependant sans avoir renouvelé à Anthony l'invitation de le visiter à son manoir. Le chapelain recondu sit le noble lord jusqu’au bout de l'avenue, où les deux anciens condisciples se séparèrent. Le comte de Drummore alla pren- dre congé de lady Ashley. En revenant à son pavillon, M. Weelford rencontra l'intendant de Green-Rood. Il lui demanda com- ment il se faisait quece seigneur, zélé presbytérien, rendit ainsi vi- site ostensiblement à la marquise d’' Ashley. ‘‘“Pourtant, ajouta-t-il, ses opi- nions, autrefois intolérantes jusqu’- à la violence, me semblent beau- coup pins modérées. Peut-être ses doctrines se sont-elles modifiées. —Monsieur, ne vous y trompez pas, répondit l’intendant ; lord Drummore n'a point changé. —Cependant..- —$Ses convictions hérétiques, au contraire, sont devenues plus pro- fondes. Son fanatisme est sans borne ; j'ai même entendu dire qu’- il avait fait bien du mal aux catho- liques de ce comté. —D'où vient qu’il entretient des rapports avec des familles fidèles à 1à foi romaine ?’’ L'intendant sourit. ‘Rien de plus facile à expliquer, déclara-t-il. —Mais encore... —Le comte de Drummore se montre plus traitable avec nous seu- lemeat depuis l’abolition du protec torat et la restauration des Stuarts. Il n’y a guère que trois à quatre ans qu’il fréquente la maison de Milady. Auparavant, les senti- ments qu’il témoignait pour notre bonne maîtresse n'étaient pas pré- cisément de l'amitié ni même de la bienveillance. — Pourquoi a-t-il modifié ainsi sa conduite ? Parce que, à sa rentrée dans Londres, Charles II a pris pour ministre un parent de lady Ashley. Lord Ashley est un des cinq sécré- taires d’État qui composent le con- seil du roi, appelé, des initiales des noms de ses membres, ministère Cabal. Les cinq titulaires sont, comme vous le savez ; Clifford, Arlington, Buckingham, Ashley et Lauderdale. —Ah ! je comprends. — Vous concevez, Monsieur, que la parenté de l’un des plus grands personnages du royaume, bien que catholique, a droit aux égards, aux hommages d’un ambi- tieux. Voilà toutle secret du changement de lord Drummore. Les fidèles de la religion ro:naine, surtout ceux de ce pays, ont gagné aussi à cela. faire subir les mêmes vcexations qu'autrefois.”” | Ces éclaircissements prou: èrent à | M. Weelford que son ancien con- disciple était toujours le même, presbytérien outré, ennemi acharné des catholiques, prêt à les persécu- ter jusqu’à la mort. III A DRUMMORE Quaud Anthony revit le vieillard Weelford, Les dernières guerres civiles a-/filles, qui prenaient leur récréation —Je pensais, reprit l'enfant, que vaient forcé les Drummore à de |sous les yeux d’un homme d'âge vous n’y consentiriez pas. et au mien. Sans doute ; mais la politesse exi- ge quelquefois certaines promesses qu’on ne réalise pas. Il ne faut jamais mentir, enfant, ni donner une parole qu’on n’a pas l'intention de tenir. —Mais, observa timidement An- thony, pendant que vous recondui- siez votre visiteur, M. l’intendant m'a dit que le conte de Drummore était presbytérien zélé. —Qu’'importe ? — Nous fréquenterons un héréti- que ? —Il est notre frère avant tout, mon ami; pour remplir un devoir de charité envers le prochain, nous ne devons pas nous informer quelle est sa réligion. D'ailleurs qui sait si la Providence ne nous ménage point cette occasion de tenter la conversion de lord Drummore ? Elle se sert souvent des moyens les plus inattendus, des instruments les faibles, pour accomplir d’éclatants prodiges. Je connais le caractère du comte ; ilserait aussi ardent pour la vérité, s’il l'embrassait, qu’il l’est pour l’erreur. — Dieu sait, ajouta Anthony, que je souhaite vivement le changement de tous ceux qui marchent dans les voies ténébreuses de l’hérésie ; mais, je ne sais pourquoi, j'ai peur devant lord Drummore, je tremble, sous son regard, si sombre et si dur. — Presque tous les hommes des Highlands ont cette physionomie ; ils semblent avoir quelque chose de l’âpre aspect des montagnes qu’ils habitent. —Cependant je ne puis me per- suader que l'expression que j'ai saisie sur le rude visage du lord soit une expression naturelle résul- tant de son séjour en cette contrée. Je sens le frisson courir dans mas veines rien qu’à la pensée de me trouver en face de cet homme.”? M. Weelford s’avoua intérieuer- ment que le jeune homme n'avait pas tout à fait tort dans le juge- ment qu’il portait. La figure de lord Drummore l’avait frappé aussi; il avait lu dans son regard fauve les passions ardentes d’autrefois, avec la franchise de moins. Néanmoins il répondit à son élève : ,»Nous ne pouvons, mon fils, quelles que soient nos appréciations nous dispenser -naintenant de visi- ter lecomte. Nous irons ensemble à son château, où vous n’aurez rien à craindre, puisque je serai avec vous — je vous obéirai, Monsieur, décla- ra Anthony avee résignation. — Le puissant seigneur a été fort aimable envers vous; il vous a mème caressé. — Mon devoir, je l'avoue, est de lui témoigner ma gratitude pour sa bienveillance. ?’ M. Weelford se retira, satisfait des dispositions du jeune homme, qui d’ailleurs ne résistait jamais. Quatre jours plus tard, le chape- lain de Green Rood et Anthony par- | tirent pour faire leur première visi- te au comte. à une faible distance d’Elanelly, | Le comte n'o;e lenr | était une vieille forteresse féodale, Thomas Weelford, le ouvear cha- 1 | | autour de laquelle s'élevait jadis un | Pelais de lady Ashley.” bourg important, complétement dé- | truit dans les anciennes guerres. I1/€t M. Wakeman lui rendit -on sa- ne restait des maisons ruinées que |lut d’un air roide et dédaigneux ; e é 2 | des pierres dispersées dans | champs voisins, et que la charrue du laboureur faisait saillir parfois hors du sol | Ce manoir, de temps immémorial | aussi, sans doute ? appartenait à la même famille, dans | ! laquelle il se transmettait avec son | hâta de répondre l'enfant, piqué de titre, de mâle en mâle; par ordre de | l'accent désobligeant que le ministre Le château de Drummore, situé |dressant au ministre presbytérien : les ensuite, désignant geste, il dit d’un ton presque mé- prisant : longues absences. Il y avait peu/mûr, précepteur attaché à la maison lesquels brillait un charmant cruci-|_ Je m'y suis engagé en votre nom d’années que lord John Hardy, |de lord Drummore. | l'héritier de la seigneurie, était re-| Les arrivants étaient encore à venu habiter le château paternel ; | quelque distance du groupe qui fc- mais tous les habitants d’Elanelly |lâtrait avec l’henreuse insouciance s'accordaient à répéter que depuis|propre au jeune âge, quand le plusieurs générations le pays n’a- [comte frappa daus ses mains. vait pas eu de maître aussi redou-| Les enfants, cessant immédiate- table et aussi austète. ment leurs jeux, accoururent au- En pénétrant dans l'enceinte de | près de leur père. Drumiiore, M. Weelford et An-| Ils n’aecordèrent qu'une atten- thony furent émerveillés de laltion superficielle au révérend Wa- beauté du parc, et des magnificen- keman et à M. Weelford ; mais en ces de cette demeure seigneuriale. revanche ils se pressèrent autour Le manoir, adossé au flanc de la{d’Anthony, qui parut embarrassé montagne, semblait noyé üans un jau milieu de cette troupe turbul:n- océan de verdure ; des arbres sécu- | te et curieuse. laires montaient sur les côtés et DERANGEMENTS garnissaient le fond, comme pour former une tnile couleur d’éme- De l'Estomac et des Intestins. Engorgement du Foie, llaux de Tête, raude à ce tableau féerique. La façade, plus élégante et plus nstipation et Attaques Bilieuses rapidement ris - moderne que le reste, flanquée aux PPasage des | angles de deux tours carrées, était DILULES —n tout entière ‘iécouverte, et domi- DE NOIX LONGUES nait fièrement le paysage d’alen- &æ McGALE tour. Une vaste pelouse, semée de Elles sont promptes et efficaces dans leur effet, ne contiennent pas de Ca/omel, ou tout fleurs et d’arbustes rares, se dérou- lait du perron à une grande pièce d'eau qui, vue de loin, ressemblait | ge ge ie ce gr 4 D ste aux lacs bleus de l’Ecosse. Au | Bastia Noir Longue etcombinéscientifque- delà de cet étang, par une éclaircie | MR ment avec d'autres principes végétaux, qui les pratiquée dans les arbres du parc, | M ispoble, les meilleures pilules, pour le Foie, on découvrait une magnifique prai- | Ex vENTE PARTOUT. PRIX 25e. LA BOÎTE, rie, dont les génisses, les chèvres, les agneaux, groupés çà et là, pais- OU EXPÉDIÉES FRANC DE PORT, SUR RÉCEPTION DU PRIX. * À STANTON'S PAIN RELIEF, ù Remède de famille, pour usage saient l’herbe tendre. INTERNE et EXTERNE. FR rits Rhumatismes, Coli Un véritable lac, creusé sur l’un — Dutsnses, Névralgie, nn. En vente partout. Prix 25c. la bouteille. des côtés d'un carré immense, dont les bois formaient les trois autres, reflétait dans ses eaux limpides le ciel d'azur, les nuages et les ar- bres. Dès qu’on eut annoncé les deux visiteurs, lord Drummore accourut au-devant d'eux. Il avait l'air plus riant qu'à l'ordinaire ; il re- mercia ses hôtes d’avoir pensé à lui, et ii les mena dans sa demeure, qu’il leur fit parcourir en détail. La belle figure d’'Anthony pa- raissait le frapper de plus en plus ; Seuls propriétaires: THe Wincarz Cus- micaL Co. Limited, Montreal, Canada, … DEA OS pre Un peu de Savon Sunlight nettoiera le verre taillé et autres articles, et les rendra brillants et scintillants. Le Savon Sunlight peut aussi laver autres choses à part le linge. » parfois il examinait l'adolescent à la dérobée. Au bout de quelques instants, le comte dit à l'élève de M. Weel- ford : ‘‘Désirez-vous, mon enfant, que je vous conduise à mes fils ? —Je le veux bien, Milord, répon- dit Anthony. —Je leur ai parlé de vous, ils sa- vent combien vous êtes aimable, et ils souhaitent ardemment de vous voir. — Vous me confondez, Milord, balbutia le jeune homme.’ Lord Drummore prit la main de son hôte. et ajouta : ‘’Nous les trouverons dans le bois, où ils se livrent aux jeux de leur âge.’’ Eu parcourant l’avenue qui me- nait à l'endroit désigné, les trois personnages croisèr.nt un homme mince, sec, de petite taille, au!l-nt Liniment. visage sévère, au regard inqui- | WM. JAS. BELL, Eng. Coast Ry., de Pubnico-Est, N. E., ‘‘’e révérend Richard Wake- man,’” dit le comte à voix basse à M. Weelford. Et il poursuivit tout haut en s’a- 4B Avez-vous mal la à Gorge ? 15 Avril 1903 A la Cie ‘‘Egyptian Rheumatic Oil. Cher Monsieur—J’ai eu une attaque soudaine de mal de gorge qui m'obligea de revenir d’un pi- A peine pou- vais-je parler ou avaler. Je me servis du ‘‘Ethiopian Rheumatic Oil,’ m'en lavant librement la gorge. Après trois heures le mal avait disparu et je pouvais prendre que-nique chez moi. mon souper. Je recommande for- tement cette huile comme un excel- ‘’Révérend, je vous présente M. Le vieillard s inclina doucement, Anthony du ‘‘Ce jeune homme est papiste Are a True Heart Tonic, Nerve Food and Blood Enricher. The 2 _ ten xs out and me e ‘and restor and vigor to the entire pr gun _—— Nervousness, Sleeplessness, Nerv — J'ai ce bonheur, Monsieur, ’’ se tration, Brain Fag, Lack of Vitality, de son bienfaiteur, il lui demanda s’il | primogéniture. javait mis dans sa question. Effects of Le Grepe ro ol Vitelity, After . »* : ° s * d à «ce »? ‘ a 2 , avait réellement l'intention de le| C'est ainsi que sir John Hardy |, rar: !* st simplement M. Wa the et Les à Baerts. htienes conduire chez le comte de Drummo- | avait hérité de cette belle posses. | “ét il setut. Il passa à gauche nn pee “ob 7e. S10n aprés son aîné, mort Sans €n-|du comte de Drummore, qui tenait pce 8e sont and Nerve Pills. ‘‘Assurément, répondit M. | fants. Ltoujours Anthony par la main, Tuk T. MILBURN Co. LaMITED, Tocnete D. Re | | Pi ge Me à à berne re rang Pda 2 y mme Bientôt des cris joyeux, partis y | du milieu du bois, frappèrent les “ÿ- L oreilles du comte ct de ses com- ; ; ° . | . 100 Bbls well cured Island Herring 600 Sacks salt 1o Chest Best Tea lo Casks American Kerosene oil Lotof Laths, Lumbzer and Pailings, Mat- ched Boards and Hardwood Planks, Boots and Shoes. Paint and oils, Nails, etc. 200 Bblis Flour now on hand. AIT cheap jor cash or produce. CASH PAID FOR OATS À f Larkin. Frog Pond. Alter the Xmas & New Year Holidays Are gone by. 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