1 : | ie LT : : 4 : + À D nn, LA PANTHERE NOIRE }pour sortir de 1à, mes charmantes volailles '’ dit Daniel. Et, tirant son couteau de sa | gaine, il glissa sa main à travers le treillis, saisit chacun des volatiles l’un après l’autre, leur coupa, comme il put, la tête, et les amena ensuite au dehors par l'ouverture du piège. Après avoir semé de nouveau du mais dans le sentier. Walter et Daniel chargèrent les dindons sur leurs épaules en les attachant par les pattes. Les oiseaux pesaient environ quinze livres chacun. (suite de la premiere page) champ neuvellement défriché afin de mettre leur projet à exécution. Une quantité innombrable de ces volatiles fréquentait la forêt, dans laquelle ïls se nourrissaient d’un fruit qu’ils aiment beaucoup et dont ils se gorgent à plaisir. Ce fruit se trouvait en abondance dans | les environs de la ferme. Dans une clairière de la forêt, Daniel éleva à la hâte une es- pèce de hutte, en plantant sur un espace circulaire de jeunes arbres, qu'il rattacha ensemble à une cer- taine hauteur, les reliant de haut en bas à l’aide de tiges flexibles. Cet assemblage formait une espèce de cage pointue à son sommet, éle- vée de six pieds, et tressée comme un panier, Sans qu'aucun interstice permit de passer le bras à l'inté- rieur. Cela fait, les chasseurs tra- cèrent un sentier qui aboutissait à la cage, et creusèrent cette rigole de plus en plus profonde à mesure qu'elles'approchait du piège ; de cette façon, à un certain endroit, il y avait sous le treillage une excava- tion de deux pieds en terre qui é- tait relevée dans l’intérieur de la cage. Pour rendre complet cet ingé- mieux guet-apens, Walter et Da- famille Taylor se reposait sur un banc, dans j'intérieur des palissa- des. C'était par une de ces belles et douces soirées comime le mois de novembre en offre souvent dans les contrées méridionales. Une brise fraîche et vivifiante courbait mollement les herbes hautes et odorantes de la prairie et les fleurs d'automne, qui élevaient, deci, delà, leur têtes imuiticolores. Le soleil, qui disparaissait dans le vague horizon de la plaine, teignait d’or et de feu la sombre verdure des bois de Bear-Creek. Ajoutons à ce tableau l'éclat du brillant feuillage des plantes grim- pantes, qui donnait à cette forêt vierge des mélanges de tons char- Pendant que ceci se passait, la! « L'IMPARTIAL JEUDI LE 10 JUILLET, 1802 Mais M. Taylor et sa femme, té- servé les crocs de l'ours, dont il | ROSSLAND ORE SHIPMENTS : moins de toute cette scène, ne pou- vaient remédier à cette désolation. ‘Voilà une bonne leçon murmu- ra M. Taylor ; je ne quitterai plus le fortin sans emporter un fusil. | 1 Î nous surprendre ici. Comme devient vite insouciant et comme on oublie le danger ! Retournez à la maison, nes enfants ; moi j'at- tendrai le retour de Daniel et Walter. J'espère qu'ils ne tarde- ront pas à rentrer.’” En effet, à la torb£e de la nuit, nos chasseurs, pesamment chargés, remontèrent la colline, et se mon- trèrent bientôt près de la partie du retranchement. “Enfin ! s’écria M. Taylor. Il y a longtemps que je vous attends pour vous apprendre ce qui s’est passé. "" Et il leur raconta l'enlèvement du petit nourrisson. ‘“Allons, répliqua Daniel, ce co- quin nous a pris ln veau ; mais il n’en volera pas deux :ilne nous échappera pas. (Ce carnassier ne dévorera pas tout le veau ce soir, et il reviendra avant demain soir à l'endroit où il l'aura laissé ; c’est là que nous l’attendrons. —Oui ! oui ! mais Dieu sait dans quel coin il a déposé sa proie : il l'a emportée comme un chien emporte un lièvre. de imants ; ia présence des flamants roses, des hérons argentés, qui planaient au-dessus des arbres, semblables à de petits nuages é- clairés par les rayons du soleil, s’envolaient au sommet des cyprès grandioses, dont les bras majes- tueux et puissants s’étendaient d’un côté à l’autre de l’impétueuse rivière. On entendait dans les profon- deurs de la forêt la plainte mélan- niel semèrent du maïs tout le long du sentier jusqu'à l'entrée de la hutte. | Si les dindons, attirés par le mais, qu'ils aiment beaucoup, pé- nétraient dans la cage par l'ouver- ture ainsi pratiquée, ils ne devaient pas en ressortir ; car ces volatiles, une fois pris, n'ont jamais l’idée de baisser la tête pour chercher l'endroit par où ils ont pu entrer ; bien au contraire, ils continuent à voltiger et à se débattre sans suc- cès, et tendant toujours leur cou en l'air. L'intention des deux chasseurs était de revenir au coucher du so- leil, pour voir quel serait le résul- tat de leur invention ; Daniel comp- tait beaucoup, le jour même, sur quelques prisonniers, et Walter se résignait difficilement à attendre l'heure convenue pour retourner visiter la trappe. L'impatience qu'il éprouvait ne l'empêcha pas cependant de tra- vailler à façonner une longue é- chelle que Daniel lui avait conseil- lé de faire. (Cettte échelle, d’une grande solidité "devait être tendue pirait aux pionniers une poétique admiration. M. Taylor et sa femime étaient plongés dans cette contemplation silencieuse et recueillie qu'inspi- rent les beautés de la adoraient, se sentant très petits, le remerciaient de les avoir conduits dans une pareille contrée. ‘Comme tout a miraculeusement concouru à notre bien-être ! se mit à dire M. Taylor. La Provi- dence, entre autres bienfaits, nous a envoyé Daniel comme un ami à nous fait sans lui ? Quelle habi- un LU : , leté ce brave garcon déploie depuis l’éminence où se trouvait le CS P . : + à " £ pour nous aider en toutes | fortin jusqu'à un rocher s’élevant É | choses ! Avec qu’elle complai- au bord de la rivière. C'était là, de la part du nègre, une mesure de précaution, un mo- yen de fuite en cas d'attaque de la part des Indiens. Par le moyen de cette échelle on atteindrait facile- ment ia berge rocailleuse ; on tra- verserait alors la rivière avec le ca- not, afin de gagner la forêt par un sentier que Daniel avait tracé, et qui rejoignait le grand chemin sur sance il instruit Walter ! Je suis étonné de les voir réussir ainsi ‘dans toutes leurs entreprises. Je voudrais bien savoir s'ils ont pris quelques dindons sarvages.... —Bonté divine !s'écria tout à coup mistriss Taylor terrifiée. Re- gardez là-bas ; quel est cet animal qui saute par-dessus le parc aux veaux ? jaguar ! ja- i £ 1x , —(C'est un la rive opposé. Jusqu'à présent _ a un * Atai uar ! les Indiens ne s'étaient pas mon-|8"* ee Et M. Taylor se précipita dans trés, ilest vrai, mais c'était une raison de plus pour être sur ses gardes, au dire de Daniel. Suivant le sage conseil de celui- ci, M. Taylor aida Walter et le nè- gre à planter de longs clous tout autour des palissades ; puis ils li- mèrent les pointes jusqu'à ce qu’el- les fussent très aiguëes. Il est fa- cile de comprendre qu’en cas d’at- taque ce moyen rendait presque impossible l'entrée des assaillants le blockhouse pour s'emparer d’un fusil. Mais, avant que le fermier fût de retour, la bête féroce avait saisi un veau par la peau du cou et l'avait emporté dans sa terrible gueule, en franchissant d’un bond la clôture et les palissades. Maigré les cris que mistris Tay- lor et ses enfants faisaient pour }’ef- frayer, le carnassier ne lâcha point M LG dl terne sa proie, et S’enfuit, en faisant de La journée se passa à cet ou-| gode sauts à travers les touffes vrage, et Walter se réjouit, quand d herbe de la prairie, dans la direc- MD st du coutier de ‘tion de la forêt. Le malheureux soleil, de s’en aller avec Daniel vi- PRE PR des. géurimements à , «à ire !fendre 1 siter le piège destiné à prendre les: . a _ : ri En revenant armé de son fusil, dindons. M. Tavl de ; : « DE, ay A peine les chasseurs eurent-ils |: s pe NE SR dans le lointain, s’arêtant un instant atteint la forêt, qu'ils entendirent colique des courlis, et tout cela ins-! nature ; ils. créateur de tant de merveilles, et le | l'heure de l’avdersité. Qu'’'aurions- | un grand vacarme. ‘Par Jupiter ! il doit y avoir une bonne prise ! Entends-tu, Daniel, le battement de leurs ailes ?”’ |comme pour reprendre haleine et recommencer ensuite à fuir de plus | belle. | Le bétail se rapprochait de tous ‘les côtés, comme s’il eût voulu al- dans le tailis, tandis que Daniel le ler secourir la victime. Toutes ces ? ” A . suivait aussi vite qu'il lui était pos- | bêtes poussaient de lamentables sible | gémissements ; mais quand le ra- En effet, cinq énormes dindons Visseur eut disparu dans les bois, se débattaient daus la cage, et fai-| les pauvres bêtes se calmèrent et saient de vains efforts pour s’échap- | Cessérent leurs plaintes. per | Les enfants étaient inconsolables eT. | Et Walter, tout joyeux, s’élança | —Peu importe, Qu'il se soit rendu aussi loin qu’il lui a semblé, je le retrouverai bien, moi. Je pas- et sais autrefois pour le plus habile! ‘‘suiveur de pistes’ parmi les In- | idiens, et ce n’est pas pour rien. | . . . : qu'ils m’estimaient en me donnant cette qualification. | Daniel, en évoquant ce souvenir, | " d . ‘semblait s’abandonner à une joie | 214/ ; . mêlée d’orgueil. ‘“Quel était donc ton nom ?’’ Jui demanda M. Taylor. Il aurait été facile aux Indiens de son devoir. on £ centre de la clôture, et tantôt 11 comptait faire un dé à coudre et un sifflet pour son jeune ami. Le fidèle Pluton, auquel était confiée pendant ce temps la garde du fortin, accomplissait bravement Tantôt ilse couchaïit se promenait de longeu large der- ph it à — Nore.—Over oue half of these ship- Total for 1901...... 279,133 Tons meuts enme from Le Roi No. 1 and Value $3,700,000 Le Roi No. 2, both of whieh mines are Grand Total 991.045 Tons direetly east of the Big Four proper- Value $15,901,781 ties. Mives 1 mile west of Rossiand, B.C. The BIG FOUR Direetly west of the Le Roi No 1 and Le Roi No. 2, two of the Larges rière les palissades, l'oreille tendue ICONSOLIDATES GOLD MINING C9, Gold-Copper Mines in the Work, both au zuoindre bruit d'alarme. CHAPITRE IX Aucuu incident ne vint troubler | cette nuit paisible. | A peine l'aube eut-elle paru, que {Daniel éveilla son jeune ami ; iis leuret bientôt revêtu leurs habits |de chasse, et se mirent en campa- \gne pour retrouver les traces du | veau. , Aprè leur départ, | d'habitude, | porte du retranchement. limit aussitôt à suivre la piste du jaguar, qui, ayant foulé l'herbe en | à Ë : ee |maints endroits, avait laissé des M. Taylor, referin: la Daniel se | CORRE traces visibles de son passage. | Waiter et soi compagnon attei- gnirent bientôt la forêt, où le ja- |guar avait marqué la piste par des | branches cassées, des plantes ren- | versées et des empreintes sur le ter- ‘rain. | Walter pouvait à peine distin- 'guer tout cela ; quant au nègre, il ine paraissait pas avoir la moindre difficulté à retrouver les traces du fauve : ils’arrètait souvent les indiquer à son jeune catiarade. La piste semblait continuer, pres- | | | à ‘ d , | broussaiiles, vers le point de jonc- | tiou où la rivière des Pruniers se | jette dans celle de l'Ours. Mais le jaguar n'avait pas jugé nécessaire d'aller bien loin avec sa proie, car les chasseurs aperçu- restes du mis rent tout à couples pauvre veau entièrement ‘en pièces. Mais le nègre semblait déjà re- gretter les paroles qu'il venait de AVait dévoré un côté du jeune ani- dire, etilne répondit qu'avec un al et ce qui restait du veau gi- ‘certain embartas. | “On m'appelait ‘‘le trappeur,’’ fit-il en éludant la question. 11 déposa alors les dindons pla- cés sur son épaule, et les déposa| | dans le blockhouse en ajoutant : | “Voilà cinq belles pièces, mistriss |Taylor ! Notre piège est décidé- ment une bonne invention. | —Certes oui ? Quels chasseurs vous faites, Walter et toi ! Grâce à vous, notre garde- manger est fourni de plus de gibier que nous mer !”” Tout en complimentant ainsi les excelients n’efl pouvons CONsOM— chasseurs, mistriss Taylor palpait les gras dindons, et elie ajouta : J'ai suivi tes conseils, Daniel ; j'ai saupoudré de sel la viande d'ours. Il faudra trouver un mo- yen pour la fumer, afin conserve pour l'hiver. —Dès demain matin, maîtresse, qu'elle se m'occuperai de cela. Il construire une espèce de four à sé- Car peut savoir si les Indiens ne nous empêcheront pas, un jour ou l'au- re, de nous procurer des vivres frais ? —Ne m'effrayez pas, Daniel ! que Dien nous épargne ce mal- heur !”’ s’écria mistris Taylor. Et, priant Walter de suspendre les dindons dans l’intérieur du for- tin, elle se disposa à appréter le souper. Après le repas du soir, lorsque tout fut clos et verrouillé dans une bonne provision. triss Taylor et Amy travaillaient à des ouvrages de couture : M. Taylor et ses fils décortiquaient du mais, et je préparaient Walter confectionnait des Caï- pouvoir au besoin charger son fu- sil plus rapidement. Quant au bon nègre, il travail- | lait aux cornes du bison tué par Walter, et taillait, selon sa pro- | messe, un gobelet et une poire à. ‘‘Je vais vous montrer le chemin | de la perte de leur petit veau ; | DE RCE poudre. Il avait également con- EE D ES à PARENT Ge faudra. cher et à fumer les viandes : de, qui. pour être moulu le lendemain ; touches plus petites que celles dont | e + . 7 1 € ttes e » , il se servait d'habitude, afin de favorable pour gueiter le jagr | | ÿ g FER SE ie kb ame D mr ee pe a gr sait enfoui dans un fourré G’épines et de plautes grimpantes, caché à la vue par les branches pendantes des arbres environnants. ‘‘Voiei un endroit bien peu com- mode pour s’y tenir en embuscade, observa Daniel. Il est impossible de tirer, et le jaguar sera le mier à nous pre- apercevoir. Il d’abord continué que nous sachions quelle direction il a son retour.”” En cherchant sa piste, Daniel s'arrêta subitement et ajouta : ‘Hier soir, après s'être bien re- pu, le jaguar est parti. Il est venu ce matin ; 1l est même dans | | pour | que enligne directe, à travers les Limited, Non-personal Liability. of which have paid large dividends, CAPITAL $250,000 WE HAVE FOUR PROPERTIES, Our properties are now proved (both above and below ground) to have the same continuous ore veins as the Le Roi companies, and have the same identical ore. Our $hares are well worth 50e. now, and will surely bring 81. With a very small amount of capital we can thoronghly develop our property and place it on a dividend-paying basis. Small investors will make a good profit hy buying now, Uur assays have averaged from $5 to #00 in gold, copper and silver ; and the shipping facilities are the best. 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We are giving up the lobster & other fishing business & will give all our attention from this out to the farmer’s trade. re- ! fort ! probable que nous l'avons dérangé. | Voici deux pistes qui conduisent à. ‘la rivière des Pruniers, l'une d'elles est toute récente. parie que le félin ne reviendra pas d'ici à la fin de la journée Maintenant, je! * Inais il, Î ‘repas ce soir, €t nous aurons le itemps de nous embusquer, Mar- chous maintenant sur cette 33 'imieux nous orienter. | Tout en parlant, Daniel avançait ne sur le sol, } et exaiminait terrain 4 1; Lasdtiisi, Lt ins Isoigneusement le que Walter le suivait avec pr |tion. | A un moment donné, le noir ‘s'arrêta et regarda tout autour lui. | “Nous sommes Jà à une place où ) } catt- | Oo de | l | la piste est encore très visible sur le | mousieur Walter ee El | A peine le trappeur avait-il fait! | quelques pas à la droite de Waiter, | qu'il s’écria : après avoir retrouvé le veau. je, ne marquera pas qe prenaire son | | | | | (terrain humide ; ne le quittez pas, | derni- ! 2 tcto + n 1 Sd à { cette façon fous aurons toujours ocre DISLE, elle nous COnGUITA dans | Moi, je vais en, la ferme et le retranchement, les Avant pour la retrouver plus loin ; colons‘ s'intallèrent à leur aise je ferai un grañd détour, et je “sscnrorai dé l'exactitude de: me autour de la grande table. (Cha- m1 assurerai GC l'exactitude GC Ines cun s’occupait à sa manière : mis- APPréciatiols. We carry as usual à full line of dry gooûs, D hardware, crockeryware, boots & shoes, ready made clothing, gents uruishings, etc., etc. +, Our Egg Peddlars are stiil on their usual rounds. Although we handied 66000 dozens of eggs eggs last seasoi ve expect to iiake a record season this year. Miss Aüams is still in charge of our millinery room and any lady wishing an up to-date hat can be suite Loti in Laste and price. Miss Bearsto has charge of our dress making room and will be pleased to accomimiodate any lady who wants a dress made in tlfe latest style. We are still handling all kinds of lumber also lime and other house une éclaircie d’où nous pourrons building material. We cordially invite the public to call and see us. We will buy wocl for cash or trade. J. 0. Arsenauit, Son & Co. WELLINGTON NUT AS we require cash to pay our bills will E li | ‘Venez par ici! 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