n L4 L ui | EC Re RCE 4 PPS QE 438; D è ; Te ciné os res LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. » re 4 Môstler G. BUOTE, RÉDACTEUR. — F. J. BUOTE, GÉRANT Qenmenmmemmempennsn vor ter TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI La Jeune Fille Pauvre 0000000XXX0000000 | C'est possible ! ajouta ma- dame Lobean avez un calme souverain. Je ne re flatte pas d'être in- vulnérable, madame, st si votre Sosie était libre... Que discutez-vous si chaude-| Parfait ! exclama la sœur. ment, monsieur le curé ? deman-| Da dernier galant ! opina ma- da-t-elle à l’abba Saturnin assis | dame de Blanchemin. non loin de là entre Fernaande,| Vilain flatteur! minauda la Philippe et Anatole. baronne. — Une question bien grave,| Et pour conclure, reprit le madame, répondit le prêtre. curé en aspirant une large prise — Laquelle ? et en remuant sa bonne tête —Celle du mariage. ronde ; le mariage est une né- —Et vous dites ? cessité, lorsqu'il n’est pas uu —Que le mariage est la plus|devoir. sainte, la plus sage des institu-| Bien parlé, monsieur le curé! tions. riposta Philippe. Que le ciel — Vous êtes tous d’accordi ? :vons entende ! soapireront en —Avec des nuances, madame./chœurles jennesfilles, et moi — Seulement ? — N'est-ce pas assez ? M. Ana Li tole prétend qu'il faudrait un| Quoi d'étonnant! l'exception uoviciat pour entrer dans l'or-|confirme la règle ; n’est-il pas dre ; or, comme Je noviciat est vrai, mad:moiselle Fernande ? impossible, on doit s'abstenir. Presque 1roajours, monsiaur, C’est prudent ! murmura en répondit elle. avec elles. Vons ! souriant madame Lobeau. Et Phiiispe ? —M. Philippe l'institution, mais avec le divor serait pour | Ktne direz-vous pas comme les autres jeunes filles ? interro |gea madame de Bilanchemiin. | Je ne peux ni ne dois me ma. ce, le mariage à l'américaine, | rier, madame, fitelle avec une enfin. | dignité galme et réfHéchie. —Fi: donc ! exclamèrent les | XXVI1 femmes. | D —M.Philippe plaisante, bien |LES TRANSFORMATIONS LUN CELIBATAIRE. Oci, Philippe de Fineste était age une chose sacrée, divine, an | bien changé : seul peut être, il lien indissolubie, la consécration | ne se rendait pas compte de ce de la famille, la grandeur, la! changement. Q'en pensait sa force des états, la base foudamen- |. œur ? Qui pénétrera les secrets tale detoute société humaine.|4, l'esprit aumain ? Nous avons besoin d'aimer, de|1] 656 pessible aussi que madame nous dévouer, de nous protéger | Lobeau sr.{ut habituée peu àtpeu les uns les autres. Où trouver | à cette lente transformation. cette proteaetion, ce dévouement | [es premiers six mois du séjour cet amour, sinon dans de Fernande à Fineste, M. Phi- union des âmes, dans cette com-||l;i;pe n'avait pas semblé remar- munion de pensées, de désils,|quersa présence. On ne le voy- d'aspirations, de douleurs même. | it qu‘aux heures des repas, et que l’on appelle le mariage ? encore:! — C'est là le mariage idéal 1l avait commencé par la sa- mademoiselle, interrompit ma- (ner, puis par lui demander des dame Lobeau. idétails sur les progrès de sa — C'est le mariage tel quil! nièce, et, la glace rompue, par devrait éére, si l’on consultait | causer avec elle comme avec les an peu plus les qualités les |entants ou sa sœnr. Jusque-là sampathier,le; caractères, et un |rien que de {rès rationnel: peu moins les intérêts, sien un| Sa mise avait subi aussi des mot, le mariage n'était pas une | modifivations, peu sensibles d’a- affaire commercial traitée par!hord, mais qui finirent par le des agents et cotée à la bourse. | devenir pour ceux qui ne le voy- — Vous êtes bien sévère ! [aient pas tous les jours. En —Je erots être juste, mada-| hiver, il restait ordinairement me, eb vous devez être de mon |Gans ea chambre, il deseendi: avis. |au calon d'abord quelques in- —Ous et non. :stants, puis les soirée entières, — Ce n'est pas répondre, arti-\&{ se passionna si bien pour la cuia vivement Philippe. On yrique, que sa nièce, son neveu se prononce carrément et fout! Kernaude, durent organiser de est dit. Mademoiselle Fernau-| se{its concerts de famille. Her- sûr, dit Fernande. Comme vous, comme novs, il voit dens le mar-| cette de prétend que l'on doit se ma- rier, elle a raison ; tu prétends qu’on ne doit pas le faire... — Je ne suis pas exclusive: —Je connais ton opiniou,— elle est bonne dans certains cas, —le mien, par exemple ; —tu as raison aussi. —Vous pourrez changer di dée, mon cher Philippe, appu- ya madame de Bianchemin. me. J'ai — J'en doute, mad mc assez les exceptions. travailiseuse et tou- jours n'était que d'une médiocre force sur le piano mais elle avait nne voix de mezzs s09ran0 : qui faisait plaisir à entendre. Bon frère chantait es ténors-légers, Fernande, les soprauo ; il n'est pas jusqu’à M: Anatole qui ne Êt sa partie de baryton äGans les trois ou les mine, peu volontaire, quatuors, Jamais le château de Fineste Fe 5 |1rop satisfaite des examens de n‘avait si harmonieusement re-| * + ’ : A À £ 1} | , Et vous croyez en être une:lionti. laande la joie On eût dit qu'aveo Fer- interrogea la baronne. Moi qui était descendue dans la maison. Et pourtant espèrais vous avoir touché Fernande n'était pos gaie. Les deux premières années surtoui, elle craignait de ne ponvoir rem plir sa tâche jusqu'au bout. L'idée de son père avait pn seule la soutenir dans la série d'épreu- ves qu'elle avait eu àtraverser. Depuis, rien n'était changé ou ne semblait changé autour d'elle, excepté M. de Fineste ; nean- moins elle se sentait piws forte, moins malheureuse, moins aban- donnée. Elle devinait en lui un ami an milieu de ces indiflé. rents. Et pour oela, elle ne cherchait aucune preuve ; elle ne se rendait pas compte de sa sérénité, de sa confiance en l'a. venir. et ne voyait pas lechan- gement qui se faisait en lui pas plus que celui qui se faisait en elle. Et le temps passait et son exil lai semblait moins amer. Si dans ses pénibles et délicates fonctions, elle avait epcore quel ques tourments, un mot de Phi lippe, dit simplement en pas- sant, les lui faisait oublier. Ilermine qui craiguait de dé- plaire à son oncle et qui, du| reste, en grandissant, devenait} plus raisonnable, jui rendait la! vie plus supportable, U'était! déjà uue jeune filles fière de ses seize ans, de sa fortune et de sa beauté ; bonne au fond, maïs d'un orgueil excessif et d'une ; | hauteur insupportables. Eile menait son frère (Gasion, grand garçon tuivulent, faible et léger, ayaut oncle qui siait de son impétuo- sité et de ses réparties : M. Ana- tole qui se iaissait faire, tonte la maison enfin qui flattait en elle l'enfant gâtée, peut-être aussi l'enfant de prédilection. Fer naude seule jui résistait. Pau- vre Fernande! Elle ne 8e piaiguait pourtaut plus dans à: secret de la soiitude. Que se passait il en elle? Mystère ! XX VIII IA LECON DE DANSE. M. Gaston était bachelier. Pour fêter ce suceès, madame Lobeau de Fineste avait résolu de donner uu bal. (Grande joie pour Hermine, grande préoccu- pation aussi. De quinze jours la jeune fille ne put tenir en place. Plus de leçon, plus d'{- tudes, plus rien, il fallait se pré- parer! Que d'’indécision pour le choix du costume. Elle se décida enfin et les com aandes farent faites à Paris. Madame Lobeau transformait ses salons. Fernande qu'eile consultait volontiers, émettait des idées charmantes, et les tra vaux s'’exécutaient avec une ra— pidité surprenante. Philippe donnait aussi son obinion ; la baronne de Lacaute se prépa- rait un triomphe ; madame le Blanchemin allait, venait, conselllait, aidait de tout son pouvoir et de toutes), ses lumières ; M. Avatole ue restait pasoisit. 1lavait déci-| dé de quitter la robe pour l'ha bit laique,et madame Lobeau,. | | ( | | | \son fils, n'avait pu lui refase: cette faveur: [suite à la Sème CARTES D'AFFAIRES | be 7. NOV 1901. 9 ANNEE. Dr. Murphy Prize Graduate New York University sr 5. . PONS À & First PHYSICIAN AND SURGEON ASTHMA CURE FREE Asthmalene Brings Instant Rel'ef and Permanent Cure in all Cases. SENT ABSOLUTELY FREE ON RECEIPT OF POSTAL WRITE YOUR NAME AND ADDRESS PLAINLY. J. DOTRON,M.D. GRADUÉ DE LAVAL DE MONTREAL. die SEC R. À. À Mclean, K C Attorney at Law Poe N's BLOCK, CH Town Frautolts i::;: Money to loan at low rates. 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