a co - A 9 nee Ps RE nee 7 RE. us ee ent, Po er mange + 2e 2e ne D RE 7 rar mnt ppt Pas une Femme ne peut résister à ce que je souffrais.. Mon médecin m'avait dit que je ne guérirais jamais. Maintenant je suis gaie, alerte et j'ai tout le bonheur que je puis désirer. «dès leur jeune âge, comme il arrive à la grande 7 "+ Madame Binette, dont on trouvera plus loin la lettre pleine de gaieté, de vie et de bonne humeur, est un des cas les plus remarquables de ce que peut la volonté d’une femme bien décidée à se érir. Lorsqu'elle s’est adressée aux Médecins de ‘a Cie Chimique Franco-Américaine, son cas était un des plus graves qui leur eussent été soumis. Elle souffrait d'une maladie interne très avancée qui s'était compliquée de troubles très sérieux de la vessie. Comme elle le dit elle-même, elle était tombée si bas que la mort eut été préférable à un tel martyre, La moindre notion d l'organisme humain per- met à toutes les femmes de se rendre compte de ce que pouvait endu... cette pauvre malade. Cel- les qui ont eu à travailler à de lourds ouvrages, majorité de nos canadiennes—quelquefois plus courageuses que ne le permettent leurs forces— connaissent les conséquences de cette imprudencë. Mais, à quoi bon voulair faire la leçon; c'est bien beau d’accabler de conseils une mère de fa- mille, une femme d'ouvrier, de leur dire de se ménager, de ne pas épuiser leurs forces. Mais alors qui fera le manger de l'homme, qui fera le ménage, qui lessivera le linge, qui soignera les enfants ? La loi du travail est dure, maïs c'est la loi. Nous devons prendre la vie telle qu'elle est et non pas telle. qu'elle devrait être. Voilà uñe femme qui était malade; elle souffrait de la vessie et d’autres maux, elle s'est adressée tux Médecins de la Cie Chimique Franco-Améri- caine, ceux-ci l'ont examinée, lui ont ordonné les Pilules Rouges et ils l'ont guérie. Pas besoin de midi à quatorze heur gner des livres de médecines, des dicti: des énumérations de maladies pour faire ;, fi d’aii- com- nnaires et! prendre ce que cela veut dire. Madame Binette, de Hawkesbury, Ontario, souffrait depuis douze ans d'un d'urine que les médecins ne pouvaie Elle était vouée à la mort. | retranchement | 7” nt pas guérir. | vous, Mme Isidore Binette, Hawkesbury, Ont. | Elle a pris les Pilules Rouges et elle a été gué-| rie Maintenant, nous disons aux femmes qui souf- frent de la même maladie, et que ies autres remè- des ne peuvent guérir: Lisez et prenez: Hawkesbury, 10 mai, 1006. Cie Chimique Franco-Américaine, Montréal. Alessieurs, J'ai peut-être un peu tardé à vous écrire et vous avez sans doute pensé que je vous oubliais en ces- sant de vous tenir au courant de ma guérison. Mais non, je ne peux pas vous oublier parce que je vous dois tout. Où serais-je sans vous? Je serais morte sans aucun doute, car pas une femme ne pourrait résister aux souffrances que j'éprou- vais quand je me suis décidée à vous écrire. Depuis douze ans je souffrais d'un mal interne, d'une maladie de la vessie et d’un retranchement d'urine incurables. Mon médecin m'avait dit aue je n’en guérirais jamais et je le crovais bien. passé par des heures terribles. J'avais des échauffe- ments intolérables, à me faire crier et tout mon corps tremblait. La mort eut été préférable à un tel martyre. Lorsque je me suis adressée À vous, c'était ma dernière espérance et ie m'y suis accrochée avec ardeur, Aussitôt que j'ai reçu de vous les Pilu- J'ai à f ss Mme I. BINETTE, Hawkesbury, Ont, _———————— les Rouges et l'indication du traitement à suivre, je l’ai suivi avec une constance parfaite. Je crois bien que la volonté y a été pour beau coup. J'avais confiance en vous et je voulais me guérir, j Je com,.rends bien que mon cas était très avan- cé, mais vous avez mis une patience admirable à suivre tous les progrès du traitement. Ceja m'a pris 20 boites de Pilules Rouges pour me remettre complètement sur pied, .‘ais le succès a été complet, surprenant. Mes douleurs épou- vantables du passé m'apparaissent aujourd’hui comme un mauvais cauchemar effacé. Je suis Voici un cas bien clair: | gaie, vive, toutes mes fonctions s’accomplissent à merveille et j'ai tout le bonheur que je puis dési- rer; je ne souffre plus d'aucune maladie. Bien à CONSULTATIONS GRATUITES. — Adres- sez-vous par lettre ou personnellement, au No. | 274, rue Saint-Denis, si vous désirez avoir des con- scils. Les Médecins de la Cie Chimique Franco- Américaine vous donneront, tout à fait gratuite- ment, les informations nécessaires pour l’emploi des Pilules Rouges et vous indiqueront aussi un autre traitement si votre maladie le requiert. DEFIEZ-VOUS. — Les Pilules Rouges sont toujours vendues en boîtes de 50 pilules. Chaque boite est recouverte d’une étiquette imprimée en rouge sur du papier blanc. Les Pilules Rouges que les marchands vous vendent à l’once, au 100 ou à 25c la boîte, ne sont pas les nôtres: ce sont des imitations, car jamais nos Pilules Rouges ne sont vendues de cette manière. Ces charlatäns qui se font appeler docteurs, pas- sant par les campagnes, allant de maison en mai- son, se disant envoyés par la Cie Chimique Franco- Américaine, sont des imposteurs toujours, car ja- mais nos Médecins ne sortent de leurs bureaux pour soigner les femmes malades. Si votre marchand n’a pas les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine, envoyez- nous 50c pour une boîte ou $2.50 pour six boîtes, avant bien soin de faire enregistrer “votre lettre contenant de l'argent, et vous recevrez, par le re- tour de la malle, les véritables Pilules Rouges. Adressez toutes vos lettres: CIE CHIMIQUE Montréal, FRANCO-AMERIÇAINE, 274, rue Saint-Denis done RS one EE a tm 4 4 Of RP PET ES Plume hs er «8 LLXX i] un Ih ee Le er ne Le © @els ee Vendue = LCD ft Er >| fl ! : CCC TLC ACACICRC AC IC em MMM I. chselee! s«Ae0 se Lo cle Jude Casse-Roll, vénérable de la le maître de forges, mais il en a par Loge ‘‘La Fidélité Indépendante’”, Hs la tête de son journal radi- entrant à la banque Pfennig et Cie., | cal, qui est toujours à sec. le premier employé lui dit à l'oreille: ‘Le patron n’y est pour personne, mais pour vous il y est toujours’”. Au premier coup d'oeil, Casse-| Roll, qui connaissait son homme. jugea en effet qu'il était d'ins un de ses plus mauvais jours et que les choses devaient être menées ronde- ment, sans quoi ilétai! fust à crain- dre que le banquier mit biusque- rent fin à l'entretien. Aussi, sans paraître ému du re- gard olympien avec lequel Pfennig le toisa dès son entrée, il lui dit fermement : -—Mon cher, vous avez dû enteu- âre parler d'un journal socialiste —Ad,essez-vous au marchaud de papier. — Même antienne, comme aussi te docteur Fourbus ; ils ne veulent plus rien savoir. —].es fonds secrets ? — Dame ! La veilie des élections. Croyez bien que j'ai fait tout le possible avant de venir vous trou- ver. —Alors, laiss:z mourir cette feuille de chou de sa belle mort. Casse-Roll bondit : —Mais, mou cher, cette feuille de chou vivra certainement jusqu'aux élections et fera le plus grand tort au radicalisme, Son rédacteur en chef me: tous les capitalistes, tous qui s’est fondé dernièrement dans votre région : Le Proléaire libre re patrons dans le même sac. Que | vous serez, je pense, de l'avis de nos amis qui trouvent qu'il est, grand temps d'intervenir. Le banquier, la tête renversée en arrière, les yeux mi-clos, ne répon- | dit pas. | Je sais, continua Casse-Roil, | que vous avez déjà la charge de deux journaux coliectivistes, et j'a- dis-je, puisqu'il est anarchiste, il s'en prend aux gens qui sout avec le gouvernement, d’aborä. Avez- vous envié "de voir sauter votre banqgne ! Un sourire tranquille illumina le visage de Pfennig, il pensait à ses succuisales de Londres et de Berlin l'abri ; où ses valeurs étaient à vais proposé l'achat de celui ci par toutefois, il daigua dire : | — (Casse, vous êtes nait, siu 1 par- [tageux vous fait encoie pe ir. Vous [avez pourtant vu assez fonctionner le nouvemeut : quand un des me neurs de la sociale devient réelle- ment dangereux, on lui donne un poste grassement payé et aussitôt il pense que la République capita- liste n’est pas si bête que ça... Les ‘‘frères de misère’ eux mêmes n’ont pas l’air de la trouver mau- vaise ; ils attendent leur tour ... Le peuple n’a pa; de principes, il n’a que des appitits !. Sur ces pareles, prononcées avec un solennel dédain, le banquier ra- dical et archi-millionnaire se ren- versa à nouveau sur le dossier de son fauteuil et d'un ton redeven1 très sec : —C'est tout ? —Il est possible que ce tour d’es camvotage nous réussisse depuis une trentaine d'années, mais si un beau jour le peuple s2 disait : ‘Quelle différence y at-:ilà notre profit entre un patron radical et un autre? et si au lieu de prend.e d:s capitalistes pour les fonctions poli- tiques il nommait des ‘‘partageux’”, comme vous disiez, je ue vous ver- rais pas blancs. sorte qu'il est très clair ; il peut faire beaucoup de mal. —T'iens, tiens, tiens ! Vous avez |d'hui: des phrases aussi creuse que peut être sur zous des échantillons ? | pompenses, je défie un ouvrier d’y éétéeusties un mot, mais Ça se ter- mande le petit morceau intitulé | mine par des revendications vagues __ Jet le bouheur pour tous, le pru'o se ra satisfait et attendra. ‘ous l’or me, curé. — Parfaitement Je vous recom- ‘Les Dupes’’. Pfennig assujétit son cerclé d'or et lut : ‘‘Hier, le coeur saisi d'une indi- cible peine j'ai vu, dans les rues de notre cité certains de nos frères du prolétariat, manifestant mêlés à la troupe exécrée des policiers et des soldats””’. —Vous voyez, remarqua Casse- Roll, qu'il ne dit pas sbires ou pré- toriens, que le peuple ne compren- drait pas. —‘" Jelesai vus prêtant main forte à cette tyrannie qu’on appelle une loi, un gouvernement. Eux, des hommes faits pour la liberté !.. Je les ai vus, s’ataquant à une au- torité toute morale, l'Eglise catho. lique, qui n’a derrière elle, pour ap- puyer ses commandements,ni baïon- nettes, ni cachots, tandis que mes frères passaient respectueux devant la Préfecture où se tient le repré- seutant de l’autocratie des Cham- bres, celui qui peut d’un mot mobi- liser les gendarmes, l’armée et peu- plér les prisons Et mes frères n’ont pas compris où est l'ennemi et le danger.’” —Diable ! dit Pfennig, en s'in- terrompant, ilest clair, en effet ; puis il reprit ; ‘*Je les ai vus aider à c:ocheter ua pauvre coffre-fort au fond d’une sacristie et ne pas se rappeler qu'il! y a par la ville nombre de hanque:x, citadelles du capital, détenant des millions qui nourriraient le prolé- taire affamé ! ..'’ Le banquier regarda Casse-Roll : —Mon cher, vous avez bien fait de venir ! ”’ A son tour, le Vénérable domi- nait la situation ; un peu protectsur il répondit : —Continuez ! Pfenuig reprit le journal : ‘‘O peuple | jusq 1es à quand se- ras-tu dupe dé meneurs indignes ont feint de s’apitoyer sur la misère pour que tu les vortes au po‘ivoir. Après t'avoir enlevé tes espérances éternelles, ils ne donnent à tes dé- sirs surexcités qu'une pâture de promesse dont l’échéance est tou- jours pour demain. Le milliard des congrégations, en as-tu vu un sou ? Non ! Mais depuis quatre ans, l'ar- gent que les contributions arracheut à la pauvreté sert à payer des li- quidateurs... Peuple ! la Répubii- que qui a la prétention d'être édu- catrice, prend le bien des autres en; se défendant de voler : ne vole donc pas, mais pr.nd l'argent où il se trouve, va au plus riche. Kt vous, soldats, la crosse en l'air ! ”’ La sueur perlait au front de Pfennig, il replia le journal d'une | main agité : — Casse, qu'est-ce que nous al- lons faire de cette homme ? — Ne pas l'ernnnyer, il serait ca- Lbrgnon tives de fortune lui sont ouvertes pour l'avenir... Il secoue donc ses rêves d’isdépendance et de luttes l’ama‘louer. Par votre ami le minis. tre, vous pourriez l'imposer pour une mission ou un emploi bien ré- tribué . .. aux colonies .., Admi- nistrateur, ça sonne bien. —Oui, nous le caserons… d'état de nuire, mais en attendant offrez-lui une commandite pour son soient revisés par un délégué nom- mé par nous. S'il n’acceptait pas, dites-lui que nous ferons des jour- naux jusqu'à ce que le sien soit mort de faim. x — Nous pourrions mettre en grè- ve son personnel, ça coûterait moins cher, —Je vous laisse carte bianche, vous vous y entendez; mais, ajouta je bauquier er riant, qu’il ne parle pas de son commanditaire à sa cli eutèle de prolétaire, le nom sonne- rait mal: Baron Pfennig!... Quinze jours après, Casse-Roll, rentrait triomphant dans le finan- cier: —(Çi1 été dur, figurez-vous que Casse-Roll surexité par le flegme du banquier s’échauffait, il termina par ces mots à succès : -— Le rédacteur en chef du ‘our- nal ont je parle est un défroqué. . —Ah?fit Prenuig, dout l'oeil c'est un convaincu, il avair la pré- ! ! tention d'être indépendant, ce type bonnhomme de journaliste voulait faire faire le sac des Loges maçonnt- ques par ses libertaires, sous prétex- te que la Maçonnerie et le‘gouver nement ne sont qu'un. la République il y a l'or qui est roi. teur en chef du Prolétaire libre, \'an- cien sémiuariste égaré mais sincère songe, la plumeen main, doulou- | reusement. Il compare ses maîtres d'autrefois avec ceux d'aujourd'hui et ilcommence à entrevoir où est l’amour du peuple, où est la véri- la faillite est écartée et des grespec- pable de redevenir calotin. Il faut |: hors |: jourual, à condition que ses articles | L'IMPARTIAL, TIGNISH, L P. E., JEUDI 13 JUIN, 1907. Me ° bi ; ‘s'alluma, tuites de nos journaux, il a senti{J}, À, Johnston, M. D.,8 M | | —Séminariste seulement, il a ap- | qu'il crouiait et a capitulê. Il a pro Médecin Chirugien F pris à écrire chez les Jésuites, de |mis d'être sage. TIGNISH. ILE DU P. #6 —Très bien, Casse. —Voyez son article d'aujour-T s H. Myrick & Ca Demain, on lui servira du — Parfait, Casse. Baron, il était temps d'agir; ce Pfennig, dogmatique, prononça: — Heureusement qu'au-dessus de ; Dans son pauvre bureau, le rédac- té...Maisil a un contrat qui le lie, rédaction qu'ou lui a imposé, il se | met à aligner de grands mots... Et le peuple qui a soif de pitié et de dévouement lira june fois de plus la prose vénale d un stipen- dié!.… For Diarrhoea, Dysentery AND ALL Summer Compiaints DR: FOWLER’S EXTRACT OF WILD STRAWBERRY 18 AN INSTANTANEQUS CURE. It has been used in thousands of homes during the past sixty-two years &r'1 has always given satisfaction. 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