E- D Le nine be ss sad ir à G sd tfée-a ns R … 4 Ë X = “… nm dE RUE ans nr nttne re pong me Rips NOUVELLE SERIE mn L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARDI 8 MAI 1911 18 ANNÉE | Ravissant modèle d'habit, se fait en 5 grandeurs, de 30 à 40 pouces de buste. Peut s’exécuter en man- che courte ou longue, suivant le dé. sir de nos lectrices notre patron don- pe les deux geures de manches ; décolletée en carré, empiècement en guipure, deux plis à la naissan- ce des épaules se rapprocaant der- rière, fermeture dans le dos. Mat. 2 verges 3 3 en 36 pour 36 de bus- te. MISS CHARLOTTE GRANVILLE. Mile. Charlotte Granville, une demoiselle anglaise a déjà fait cin- quante excursions en ballon. Mlle. Granville désire participer pour la coupe Lahm. Le plaisir de voler dans l'air, dit- elle, est supérieur au sabotage de l'automobile. Elle était une élève de C. S. Rolls, quis’ect tué dans un aéroplane à l'Angleterre, l'été dernier. + SN RS Un desastre a Martin’s Creek Un train d'excursion a déraillé samedi, à Martins Creek, N. LL Etats-Unis. Cetrain portait cent soixante-dix instituteurs et une foule de leurs amis d'Utica, de Sy- racuse et des environs de Washing- tou. Trois personnes ont perdu la vie, huit manquent à i’appel et on les considère comme mortes, et le nombre des blessés est d'au moins cinquante. C’est un train du Del- ware-Lackawanua & Western qui a déraillé et l'accident s’est produit sur nne section de chemin de fer contrôlé par la ‘Pennsylvania Railroad Company’’. La locomo- tive filait à grande vitesse, lorsque Je déraillement a eu lieu. Les wa gons lancés hors de la voie se bri- sèrent en se frappant et le feu ajou ta à l'horreur du désastre. L'ex- plosion d'un réservoir à pétrole fut le résultat du choc. Les flammes; ———— do été blessées, dont quelques-unes j ANNONGE DANS L'IMPARTIAL alimentées par ce pétrole, envelon- ypèrent bientôt les wagons. Le spectacle était horrible, Les cris des mourants et des bl:ssés jaillis- saient à travers la fumée, et le sau. vetage était excessivement difficile. La destruction des wagons fut com plète. Sept sur les huit personnes qui manquent à l'appel sont des fem- mes d’'Utica. On est couvaincu qu’elles ont été brûlés vives. sous les débris on a trouvé des lambeaux de chair et des os calci- nés. ton assurent que presque tous les blessés qui sont actuellement sous leurs soins, se rétabliront. | On ne sait pas la cause exacte | du désastre. Il est probable que c'est le mauvais état du chemin. | Une dépêche de Tampa, Floride. dit qu’un train a déraillé près d’O dessa et que Water Hagens, de Chi- Cago, a été tué. Douze personnes mortellement. car | Les médecins de l'hôpital de Eas-’ BU QUI VEUT LA PIE La paix au Mexique Les négociations de la paix entre les fédéraux et les révolutionnaire: mexicains sont enfin décidées. Du côté des Mexicains, le juge Carabajal contractera seul, aidé de S. Oscar Braniff et de S. Ecquibal Obrogou, conme conseillers ; du côté des rebelles le Dr Vasquez Go: mez sera le seul contractant, avec Francisco Madero Sr., et Pino Sua- rez, en quaiités de conseillers. De part et d'autre on veut pro longer de quelques jours le temps de l’armistice. Les chefs insurgés ont déjà rédi gé leurs conditions de paix. Cho se à remarquer, c'est qu'ils tien nent absolument à ce que le prési- dent Diaz résigne dans uu certain délai ; et ils sont encouragés darus cette décision chaque fois qu’ils re. çoivent des nouvelles des nom- breux succès des lerrs., On a disouté la proposition des Senors Braniff et Oberon de neutra- liser le chemin de fer entre Mexico et Laredo. Madero consent à cette neutralisation ; mais il s'oppose à ce que le gouvernement mexicain mobilise des troupes destinées à protéger le peuple contre les bri- gands, a moius que Île gouverne- ment ne consente à reconnaître les rebelles comme belligérants. Jus qu à présent, les fédéraux ont con- sidéré les rebeiles ccmme des bri- gands. or LA RECONSTRUCTION DE BANGÜR, ME Les deux hommes qui ont péri dans l'incendie de dimanche dernier à Bangor, Me sont John S Scrib- ner, un savatier, et George Abbott, un pompier. Sciibner a été écrasé par la chute d’un mur. L’effon- drement d’une cheminée a causé la mort d’Abbott. Les pertes, d’après un expert, ne dépasseront pas $3,500,000. Mais d'autres évalualeurs, dont la paroie ne peut être dédaignée, assurent qu’elles seront beaucoup plus con sidérables, et que, d’ailleurs, il est impossible actuellement d'en établir la somme à peu près exacte. Presque tons ceux qui ont subi des dommages sont des hommes d'affaires, capables de supporter saus trop souffrir un malheur de ce genre. M. le maire Mullen a dit : Les littérature, etc., etc., 2 Gratis et franco le nouveau Catalogue géné. ral de la Librairie Aubanel Frères, 108 pages in-8° raisin : Ouvrages pour les Communautés religieuses ; pour les Jeunes Filles. Pailiettes d’or, Religion ; Enseignement— Un logemz2nt ouvrier quelconque, une petite entrée, une petite cuisi- ne, une petite salle à manger et une pauvre chambre à coucher, grande comme la main. Tout cela a dû être....très gen- til....autrefois. Au milieu de la déchéance et du désordre de toutes choses, ou reconnait en- core des tra:es d'aisance, de: ves- tiges de bouheur, d'anciens par- fumws d'amour comme on découvre, parfois, dans les ciels balayés d’o- rages, des échappées sur un bleu très lointain, qui apparaît entre deux nuages pour s'évanouir aus- sitôt. Certains meubles sont presque coquets. Par ci par là, au mur, pendant, dans des cadres, quelques chromos qui furent jadis frais et Autour de l'étagère des mille pauvres printauiers. poussièreuse, riens, placés, piqués, chiffonnés a vec ce chic suprême de la petite ouvrière parisienne qui, Sous ses doigts de fée, fait jouer, en deux minutes une étoffe à trois sous le mètre, et lui donne pius d’élégance et de distinction qu'il n’y en aura jamais dans tous les satins et dans les brocarts de ioutes les Wilhel mire d’outre Rhin. Mais pour le cas qui nous occu- pe, c’est de l’histoire bien ancien- ne; un veut mauvais a passé sur cet intérieur d'ouvrier ternissant les fleurs d'oranger sous la corbeille de la commode; promenant la pous- sière de meubie en meuble; flétris- sant la gaie couleur des rubans: | laissant se faner, pendre miséra-) blement les faveurs de tous les sou- | venirs, piqués au mur, le soir des| jours de bonheur. Une femme va, vient, l'air dé- goûté de tont, au milieu de la dé- route de ce ménage. Dans le de- mi jour de la cuisine, où elle s’est arrêtée, pour jeter ua coup d'oeil sur un plat qui bout trop fort, elle a l'air d’une de ces madones souffrantes et résiguées que pei- citoyens de Bangor vont reprendre courage et la reconstruction de la ville ne sera pas J'ai reçu | des effres de secours, mais nous a’accepterons de l’aide que si nous en ayons absolument besoni'”’. La cause du désnstre de Bangor lente. jouait aux cartes avec d?s amis dans un bâtiment rempli de foin et qui jeta une cigarette dans ce foin. Le service des tramways a été rétabli. Des ouvrlers travaillent aujour- d’'hui au déblaiement:; est l’imprudeuce d’un fumeur qui. de ces vestiges du charme, voulu gnait les artistes du XIIIième siè- cle. Le visage cireux et crispé n'a pas pu perdre la beauté des lignes dessinées par Dieu; mais tout le reste n'existe plus. Les che- veux ont écé trop tirés, les yeux ont trop pleuré, le corps entier a reçu trop de bourrades, pour conserver à sa surface quelques uns par l'Eternel, pour la femme ici- bas, Elle a été jadis, et la finacée et QU MENE L'ALUDULIOME venue l’esclave tremblante et mé- prisée, mise plus bas par le mari que les pierreuses des rues; elle est celle qui attend l’arrivée de sa bru- te pleine d’alcool, en se disant : “Si c'est ce soir que doit Gnir pour moi....eh bien ! merci, mon Du Lisosses Tout àfcoup, un pas dans l’esca lier....un pas net, décidé....c'est mt id ini lisse: Elle reconnaissait aussi son pas, dès les premiers jours de son ma- riage : et, toute heureuse, elle des- cendait audevant de l’aimé jus- qu'au second étage....‘‘Bonsoir, mon loup chéri !......0h ! comme tu sens le froid ! Et, pour l’ac- cueillir, elle trouvait ces mille ap. pellations ridicules et délicieuses, ce babil charmant des petites ou vrières pauvres, language ignoré aux pays des gens corrects et di- gnes. Aujourd'hui elle reconnait en- core son pas......mais, elle ne descend plus, elle attend, Son attente ne sera pas longue ; le timbre rétentit; un coup sec, nerveux méchant, Elle alla ouvrir, ‘‘C'est toi !”’ —-Tu le vois bien l’’....et, sans rien ajouter, il pendit sa casquette, quitta son paletot, ses sabots, et s’assit à table, l’air dur, fermé. ‘Trop chaude ta soupe !.... —Tu entends ! — Oui. Et il s’établi entre eux un de ces silences pleins de menaces, qui doi- vent se tompre....peu importera le prétexte. La femme retourne à la cuisine résignée, prête à tout. Elle ne sait même pas pourquoi, hier soir, elle a esquivé ce coup de pied de son mari, qui creva la porte basse |del’armoire. Aujourd'hui?....De main quand Dieu voudra.....Pour ce que la vie lui réserve !...... Et eile apporte le second plat, le dépose en face de lui. Il l'attend, les deux bras sur la table....les doights battant nervensement un: marche quelconque: ‘Encore du foie ! —C'est toi même qui en a recla- mé hier. —Oni, mais du foie de génisse. —C'est du foie de génisse. —C'est du foie de veau...... — j'ai demandé du foie de génis- pisse au bouch&r. — Ne réponds pas ! % 2. KE Rs rs | | l'épouse: aujourd'hui, elleest de- se à | -Ne réponds pas, que je te dis!” ET D'un bond, il a repoussé la ta- ble ; la vaisselle se brise à terre; puis il est entré dans la chambre où commence tout un fracas, entre coupé de jurons infernaux. Elle écoute ouvrir un tiroir... puis. un autre....et commence ua | autre....Debout dans une encoi- gnure, elle attend pour la centième fois, ce qui doit venir...... Un grand silence, où éclatent brusquement coup sur coup, trois détonations suivies du bruit de cho ses cassées et d'une lourde masse, qui s’abat avec un grand ‘‘han’’ de [bâcheron. L’'alcoolique s'était rendu iustice. Et moi. j'ai vu, tout à l’heure, le misérable, dans son lit; il sau tait de douleur folle, se tordait, comm un ver coupé, sous le drap taché de sang. Du sang il y en avait partout, au plafond, sur les meubles, et jusque sur le berceau des enfarts, “Il a son compte ? demandai je au médecin, qui lui bandaït la tête. — Trois balle sous le crâne, l’os a éclaté; dans deux heures, ce sera fini....Je le pique à l’éthèr, mais c'est seulement pour lui faire boire la mort plus doucement. D'ail leurs, c’est aujourd’hui mon troi- sième suicidé........Nous allons bien; je n’ai encore jamais vu çal!'’.. J'apprechais la buugie pour re- garder une dernière fois la triste horreur de ce spectacle, mais le médecin m'écarta: ‘‘Pas si près, fit il, le malheureux a tellement drait feu....comme une éponge.'’ Je sortis et, comme je traversais la salle à manger, j’aperçus la mal- heureuse, celle qui allait, pour sa délivrance, être veuve dans quel. ques instants. KÆlle se tenait dans un coin, écroulée, la tête aux ge- noux, comme une statue de la dé- sespérance. Et c'était l'oeuvre de ce miséra- ble, la mère d’abord, qu'il avait torturée pendant dix années; et les enfants......les pauvres enfants d’aicoo!liques, qui payent si atroce- ment, dans leur cher petit corps, les infamies paternelles ! Et comme je lui touchais l’épau- le à cette malheureuse, elle releva sur moi de grauds yeux égarés.... Mystère d’un coeur d’épouse !.. Cet homme......cette brute... elle le pleurait ! mn ns ne TERRIBLE ACCIDENT À FALL-RIVER ‘Un terrible accident est arrivée à Fall River, dimanche M. Patrick McGee et sa femme, née Sauva- geau, (Mand) ont été tués par un tramway de la ligne de New-Bed- ford, en traversant la voie à West- port. M. P. McGee était âgée de 42 ans et Madame McGee avait 40 Ils laissent trois enfants. TERRIBLE ACCIDENT Un bien triste accident, qui cause la mort de cinq personnes, trois hommes et deux petits garçons, s’est produit à Edmnndston, N. B., lundi dernier. Le courant de la rivière S. Jean, à cause de la crue des eaux, est très rapide. Or les cinq personnes ans, qui ont été victimes de l’accident avaient pris place dans un bac qui sort de traversier. Ce bac était maintenu par un fil métallique qui soudain se brisa. (Cette rupture causa le chavirement de bac. Les victimes sont : Solomon Her- bert, âgé de 22 ans Calixte Dufour, 40 aus, natif deS. David, Maine ; Allen Phillips, 15 ans, fils de H4 W. Phillips représentant du Paci- fique Canadien ; Isidore Mascoviez 14 ans et un homme dont ou n’a pu apprendre l'âge ni le nom. Un autre Canadien trançais, du nes de Daigle qui était dans le bac fatal, a pu se sauver. Il s’est ac- croché à l’embarsation et l’on s’est porté à son secours. RER : ES POUR LIRE À SUN MARI Voici ce qu'une Américaine pré- tend : Si le bon Dieu s'applique à créer une nouvelle terre, nous espérons qu’il demandera conseil à une fem- me, qui lui dira que la vie serait bien plus agréable si l’homme ‘‘sé- rieux’’ apprenait ce qui suit : A se faire ‘‘au besoin’” une tasse de thé. A se recoudre un bouton. A trouver son linge bien empesé. A ne point bailler daus une réu- nion sérieuse. A ne pas lire à table. A ne pas avoir de secrets. A entrer dans un salon. A ne pas laisser trainer ses vête- ments dans toutes les chambres. A aimer son intérieur. A être bon malade. A rendre sa femme vive et joy- euse. A respecter sa belle-mère. A éviter de claquer les portes. A s'essuyer les pieds en rentrant, A vaincre sa mauvaise humeur. A aïmer se mettre en pantoufles. A ne pas dormir après le diner. A ne pas parler très haut. A être le seul et le meilleur ami de sa femme. bu d’slcool dans sa vie, qu’il cp A épouser sa femme pour tou- jours ; à être sou appui et son sti- muiant. À être contrit quand il a tort. L'INONDATION À BUENOS AYRES Maintenant que l’eau commence à baisser c’est par centaines qu’on repêche les cadavres des victimes de l'inondation. Pas moins de deux cents corps ont été retrouvés. Des milliers de familles sont sans refuges et les autorités de concert avec les organisations de charité travaillent pour réunir des fonds a- fin de venir en aide aux malheu- reux. Le président de la République et le ministre de l’intérieur ont visité les quartiers et ont promis des se- cours aux sinistres. LA SANTE DU PAPE L'attaque de goutte dont Sa Sainteté Pie X a été atteinte il y a quelques jours dure encore. Ce- pendant les audiences n’ont été suspendues qu'un seul jour ; le Pape reçoit assis ans son fauteuil, c’est ainsi qu'il à répondu au nou- vel ambassadeur d'Autriche qui lui a présenté ses lettres de créance ces jours derniers. Le médecin de Pie X, le docteur Petacci, est d’oj'inion que cette ma- ladie ne présente aucune gravité. LESTR DOMINION EN QUARANTANE Le ‘‘Dominion'’ capt. Mendus, venant de Liverpool, qui était dû à Québec mardi dernier est retenu en quarantaine à la Grosse Ile, Il y aurait un Cas de maladie à bord et les médecins seraient en doute sur la nature de cette maladie. Il a été décidé que le ‘ Domi- nion’’ soit retenu àla Grosse Ile tant que la naitme Ge la maladie n'aura pas été connue, Le ‘‘Dominion’’ a 296 passagers de cabine et 625 passagers d’entre- pont. HUIT VICTIMES Mme J. H. Nunn, une veuve qui avait dix enfants, a péri dans l'incendie qui a détruit partielle- ment sa maison mardi à Roanoke, Virginie. Sept de ses enfants ont subi le même sort. Les trois au- tres se sont sauvés en sautant par une fenêtre, D ET En dns GO 5 TE FE dre DE um ce een empqg +5 me PTE DE PRE LEO / ex F6 5 F7 Fev" PER _ ee Par