LL RE à“ — mie se RETeE ere re Fe L’IMPARTIAI, JEUDI LE 25 JUILLET 19801 _ L'IMPARTIAL ; FONDE EN 1893 Le seul Journal français de l’1le du Prince Edouard. — HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : î Rise to DR ce 60 Trois mois......................….30 Les abounements sont paya- les d'avance. Annonces 10 cents la ligne 1re insertion, 2 cents la ligne les insertions subséquentes. Toites communications doi: vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISEH. I. P.E. L'IMPARTIAI TianisH 25 Juillet, 1901 L'ANNEE SCOLAIRE LES VACANCES. Dans son rapport annuel, M. McKay, le surintendant des écoles de la Nouvelle-Ecosse, est d’avis que l’année scolaire est trop longue. Il recommande que les classes se terminent au commence- ment de juin pour ne recommencer qu’au mois de septembre. Le su- rintendant donne comme raison que les mois d’été sont trop chauds pour tenir sur les bancs de l’école les enfants, qui dans ce temps-là, sont accablés par la chaleur et perdent tout intérêt dans les é- tudes. Comme cette règle est appli- cable à cette province aussi bien qu’à la Nouvelle-Ecosse, nous tom- bons d’accord avec M. MoKay, et croyons fermement que nos écoles y gagneraient en adoptant un sys- tème uniforme de vacances, c’'est- à dire, en ayant toutes les vacances accordées par la loi, dans le temps des chaleurs de l’été. Il est pres- que certain que les parents, ne con- sidèrent pas assez sérieusement la question des vacances pour le bien de la santé de leurs enfants qui fréquentent les écoles. Il est vrai que la loi actuelle offre beaucoup de latitude à cet endroit, laissant les districts libres d’avoir toutes les vacanoes en été, ou de les diviser en deux parties—l’une au prin- temps, l’autre à l'automne. Maintenant la question est de sa- voir laquelle de ces deux modes de vacances est la plus avantageuse, pour les parents, pour les enfants et pour l’instituteur. Il y a des parents qui font grand cas de l’aide que peuvent leur rendre les enfants d'école pendant trois semaines l'automne et le printemps. En y refléchissant müûrement, cependant, les parents cons- tatent bien vite que ces petits en- fants ne sont guère d’un âge de leur rendre beaucoup de services, et qu'ils passent ordinairement leurs vacances à courir çà et là, perdant ainsi leur temps et s’ini- tiant au dégoût de l'étude. De son côté, l’instituteur, après avoir travaillé de toutes ces forces pen- dant quatre mois, voit lui revenir des élèves qu'ila à faire recom- mencer presque tout ce qu’il leur avait enseigné avant les vacances et a à les pousser outre mesure pour leur faire reprendre le goût de l’étude qu'ils ont déjà perdu pendant les vacances. (Car il est bon de se rappeler que, quel- ques brillants que soient ses ta- lents, l’enfant passe vite d’un ex- trême à l’autre ; c.-à-d., il oublie aussi vite qu'il apprend. Iln‘ya pas un instituteur qui n’aît consta- té ce fait, et c’est un oas vraiment pénible et décourageant pour celui qui dirige une école. Ce fait qui pourra peut-être pa- raître comme futile à quelques uns, est pourtant d’une grande impor- tance, et il serait dans l’ordre, cro- yons nous, qu'à la prochaine con- gention des instituteurs, quelqu'un prit l'initiative dans ce mouve- | ment. Si on pouvait réussir à faire obtenir une année scolaire où les mois des chaleurs de l'été se compteraient que pour les vacances, on rendrait un service inappréci- able aux enfants et aux institu- teurs qui ne tarderaient pas à té- moigner leur reconnaissance pour cet acte charitable qui leur permet- trait de respirer aussi librement | que les autres mortels, au lieu de leur faire souffrir le martyre, pour ainsi dire, en les contraignant de se tenir enfermés chaque jour, pen- dant six heures, entre les quatre murs d’une maison d'école, trop souvent mal aérée. Queens-Quest Le ‘‘Guardian'’ prétend savoir de sources certaines que M. Bor- den, le chef de l'opposition au par- lement fédéral, a fait connaître à quelques uns des principaux con- servateurs de Queens-Ouest, qu’à l'élection en perspective en rem- placement de Sir Louis H. Davies, les conservateurs doivert mettre un candidat sur les rangs pour op- poser le candidat qui sera choisi par les libéraux. Visiteurs Distingues. Le Révérend Dr. Pâquet, auteur et professeur de Théologie Morale à l'Université Laval, le Révérend M. l'abbé Lionel Lindsay, de l'ar- chevêché de Québec et M. Ernest Gagnon, secrétaire du département des Travaux-Publics, Québec, sont actuellement e1 visite dans cette province. M. l'abbé Lindsay et M. Gagnon se sont rendus jusqu’à Tignish, jeudi, et pendant leur court séjour au milieu de nous M. Gagnon nous a honoré d’une vi- site. Sir Louis H. Davies SON SUCCESSEUR. Le bruit court à Charlottetown que si ie gouvernement fédéral re- fuse d'accorder un ministre à cette province lorsque Sir Louis H. Da- vies se retirera, l’ex-premier mi- nistre Fred. Peters sera invité à se porter candidat dans le comté de Queens-Ouest, avec l'entente que la Colombie Anglaise et l'Ile du Prince Edouard jouiront conjointe. ment des avantages qui découlent d’un portefeuille. ATTENTION. Depuis quelques semaines nous expédions des comptes à nos abon- nés retardataires. Un très petit nombre ont répondu à notre appel. Il va sans dire que ceux qui nous doivent et ne s'occupent guère de répondre à notre légitime demande, agissent avec mauvaise foi. Lors- que quelqu'un reçoit un journal, il est supposé de le payer régulière- ment ; mais il est triste de consta- ter qu’un trop grand nombre man- quent à cet engagement auquel on doit toujours faire honneur. Ainsi, que ceux qui ont reçu leur compte aient donc la bonté de nons remettre dans l'enveloppe que nous leur fournissons, le mon- tant dà, ou au moins une partie de la dette. Si vous agissez en ingrats envers llonis, ComIMEUt pouvez-vous vous attendre d’avoir un journal? Ne, serait-1l pas mieux pour vous de nous remettre ce qui nous est dû et cesser de recevoir le journal, si vous ne voulez pas le payer? Un peu de bonne volonté de votre part vous mettra en règle avec nous, et | nous fera voir que vous appréciez les efforts et les sacrifices que nous faisons pour vous plaire. Un voyageur excentrique laisse son parapluie dans un vestibule d'hotel, avec la petite note suivante écrite sur sa carte : ‘‘Ce parapluie appartient a ur monsieur qui peut soulever deux ceut kilos”. Je reviers dans dix mi- nutes. Dix minutes plus tard, ii trouve a la place de son parapluie cette autre petite note : ‘Celui qui a em- {| porté le parapluie peut faire vingt { kilomètres a l'heure. Il ne reviendra | pas dés { La Societe Acadienne Dimanche dernier, dans l’après- midi, tel qu'annoncé, les Acadiens de la paroisse de Tignish se sont assemblés à la salle Ste. Marie pour entendre lire la constitution de la so- ciété Acadienne rédigée par le co-/ mité qui avait été nommé à cette fin et élire les officiers pour l’année courante. En l'absence du président, M. Napoléon Gallant, que des cir- constances imprévues empêchaient d’être présent, le vice-président, M. Joseph J. Arsenault, occupa le fauteuil. L'assemblée appelée à l’ordre, le secrétaire, M. le Dr. Doiron, lut le procès-verbal de l'assemblée précé- dente qui fut adoptée à l’unani- mité. Le secrétaire soumit ensuite à l'assemblée la constitution qui fut discutée clause par clause et adop- tée sans amendement. Puis vint l’élection des officiers pour l’an prochain, avec le résultat suivant : M. F. J. Buote, Président. ‘© J. J. Arsenault, Vice-do, réélu ‘* J. Doiron, Secrétaire, réélu. ‘* Sosime Gaudet, Trés. réélu. ‘* Fidèle Bernard, Com-Ordon. Comité exécutif :— M. Sylvain Chaisson, ‘® Edmond Gallant, ‘* Eugène Richard, ‘" Joseph N. Gaudet, ‘* François DesRoches. La constitution est fort bien re- digée et promet de ranimer l’en- thousiasme pour la cause natio- nale parmi nos Acadiens. Comme l’espace ne nous permet pas donner la constitution en en- tier, aujourd’hui, nous nous bor- nous à donner la clause qui nous intéresse le plus directement, Voici cette clause : Le but de cette société est la pro- motion des intérêts acadiens ; l'en- couragement de l'éducation des A- cadiens à tous les points de vue ; faire prévaloir nos droits sans em- piéter sur les droits des autres ; l’é- tablissement d'une bibliothèque à l’usage des membres ; la préserva- tion de la langue française. Le comité exécutif s’assemblera de nouveau, dimanche, le 4 août, afin de déterminer la manière dont sera célébrée rotre fête nationale— l'Assomption. Ascemblee Agricole A WELLINGTON. Les membres de l'association a- gricole du 3me. district du comté de Prince ont tenu {eur assemblée finale, samedi le 13 juillet, dans la salle de la A. C. B. M., Welling- ton. —/ M. J. F. Arsenault, M. P. P. oc- cupait le fauteuil et M. J. E. Arse- nault agissait comme secrétaire. Les directeurs de l'association sont MM. S. KE. Gallant, Elie E,. Arsenault, C. P. McLellan, John Goodwin et Mathurin Poirier. Deux candidats pour la position de président furent mis sur les rangs :—M. H. Darby et M. Mar- cellin Gallant. M. Gallant l’em- porta sur son concurent et est, par conséquent, le président de l’asso- ciation. M.I, J. McDonald fut nommé vice-président par un vote unanime ; M. Jean J. Gallant de Mont-Carmel obtint la position de trésorier et M. J. KE. Arsenault fut, à l'unanimité, réélu secrétaire. Après les élections des discours pour le bien et l'avancement de la société furent prononcés par les messieurs dont les noms suivent : le Rev. S. Boudrault, MM. S$S. E. Gallant, H. Darby, Marcellin Gal- lant, L. J. McDonald et autres. L'assemblée, qui était très nom- breuse, fut la plus enthousiaste qui ait jamais eu lieu dans le district. Un vote de remerciements propo- sé par M. H. Darby fut unanime- ment présenté au président de l’as- semblée, M. J. F. Arsenault qui répondit en termes choisis et ap- propriés. Les directeurs et autres officiers s'assembleront de nouveau le 31 juillet, à 7 heures p. m., pour tran- siger les affaires concernant l’asso- citation. J. E. ARSENAULT, SEC. La Fete de Ste AnnelLa Revue Canadienne A BOUCTOUCHE “La Statue de Ste-Anne qui doit être placée et bénie dans l'Eglise de Bouctouche le 28 du courant, le Dimanche dans l’Octave de la Fête de Ste-Anne, est un fac-simile de la magnifique Statue de Ste-Anne de Beaupré. Le Très Revd Père Capucin de Restigouche qui doit prêcher en langue mic mac aux offices du ma- tin, donnera un sermon en français aux offices de l'après midi, sur la dévotion de Ste-Anne avant la procession solennelle et la vénéra- tion des Saintes Reliques. Les Dames de la paroisse pré- parent un Lunch et des tables de refraîchisements pour les nombreux visiteurs qui désireront assister aux deux offices. Il parait que les sauvages mic macs se porteront en très grand nombre à Bouctouche pour fêter leur grande Patronne avec les Français. MADAME KRUGER DÉCÉDÉE Mme. Kruger, l'épouse du Pré- sident Kruger du Transvaal, est décédée le 21 juillet après une courte maladie de trois jours, pro- venant d’une attaque de pneumo- nie. M. Kruger était absent dans le temps, et quand on lui a appris la nouvelle, il dit: C'était une bonne épouse qui m'a aidé puis- samment par ses conseils. La Dispersion des Acadiens (De l'Evénement) Le 15 août prochain, à l’occa- sion de la fête nationale de l’Aca- die, un grand tableau historique, dû au pinceau d’un artiste cana- dien distingué, M. Beau, sera pré- senté au collège acadien de Mem- ramcook, N. B. Cette magnifique œuvre d'art, qui a été couronnée, l’an dernier, à l'exposition uni- verselle de Paris, commémore le grand malheur qui frappa le peu- ple acadien en 1755. On connait ce qui arriva alors : Les Anglais réunirent ce petit peuple et le dis- persèrent de la façon la-plus bar- bare. Les familles furent sépa- rées ; les pères et les mères furent chassés à droite et à gauche, pen- dant que l’on dispersait les enfants. dans d’autres directions, et les An- glais s’emparèrent sans cérémonie des terres fertiles, des fermes et du bétail appartenant au x malheureux déportés ; c'est-à-dire qu'ils firent alors en Acadie ce qu'ils font ac- tuellement en Afrique, dans les deux petites républiques bœrs. Mais ce peuple infortuné n’a pas péri complètement comme le vou- laient les Anglais. Un grand nombre d’Acadiens sont morts en exil ;: mais, plus tard, des centaines sont retournés peu à peu vers leur patrie. Pendant longtemps, l’élé- ment acadien a mené une existence misérable, mais finalement, nos frères de l’ Acadie ont été émanci- pés ; ils ont obtenu les mêmes li- bertés politiques dont jouit au- jourd’hui tout sujet anglais, et ce petit peuple presque anéanti en 1755, constitue maintenant dans les Provinces Maritimes, l’un des éléments sociaux les plus impor- tants. Comme les Canadiens-fran- çais, les Acadiens sont restés fidè- les à leur religion, à leur langue et aux traditions de la vieille France : comme nous, tout en faisant preuve d'une sincère loyauté envers la couronne britannique, ils sont res- tés réfractaires à l'assimilation an- glaise, et ils comptent maintenant des représentants dans les conseils de la nation. Le tableau de M. Beau, consti- tucra pour le collège de Saint- Joseph de Memramcook, la princi- pale maison acadienne des Provin- ces Maritimes, un magnifique sou- venir de l’époque la plus mouve- mentée et la plus terrible de l’his- toire de l’Acadie, Le coût de ce tableau est de $r.000, payé par deux souscriptions publiques de $500 chacune, l’une faite au mi- lieu des Acadiens, et l’autre parmi les Canadiens français de la Pro- Nous avons reçu le numéro de juillet de la ‘Revue Canadienne’’ ; en voici le sommaire : Un présent du ciel, gravure, Saint-Jean-Baptiste, reproduction du tableau de Murillo. Sir Joshua Reynolds, son portrait, peint par lui-même. Sir Joshua Reynolds et ses œuvres, par À. Leglaneur. Gravures d’après les œuvres de sir Joshua Reynolds : Samuel Penelope Boothby. L'âge d’innocence. la comtesse Spencer. Simplicité, Elizabeth, duchesse de Devonshire, Petite marchande de fraises. Vita- lité de la race française au Canaca, par L.-A. Prud’homme. Notre- Dame de Lorette en la Nouvelle- France (suite), par L. St-G. Lind- say, ptre. Louis Jolliet, premier seigneur d’Anticosti (suite), par Ernest Gagnon. L'oublié, les co- lons de Ville-Marie (suite et fin), par Laure Conan. Les microbes, poésie, par P. P. Les Canadiens aux Etats-Unis, par J. L. K. La- flamme. A trazers les faits et les œuvres, par Ths. Chapais. BEACH'S STOMACH and LIVER PILLS est la seule Tonique sur pour la Constipation et l'Ind- gestion. On s'en sert sans rel- sentir aucun mauvaiseffet. 11 ne rend pas malade, Envoyez 10 cts. à la Baird Company. Woodstock, N. B., puur une bouteille échantillon, grandeur régulière. Prix 25 cts. Chez tous les marchands. ANDREWN RHEUMATEC CURE is the remedy to take if you suffer with rheumatism, sclati- ca or kidney troubles. This medicine acts on the kidneys and bowels, driving the poisons out of the system that cause the sufferings of rheumatism and sciatica 1t sharpens the appetite thus «v- ing more strength. 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