: APRES. | LAS rés me En dt Dr : + SR TU TE - Er SE Te FDÉPRRETSS + À 1 CD S————— de ame muse LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. F. J. BUOTE, GÉRANT 10 ANNEE. LE 26 MARS 1908. VOL 3 NO 8 ” TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI CE mer a SEXES à EEE SEL RS ÈS ESA LES ÈS S EE SÈU SE FEUILLETON DE L'IMPARTIAL S LE CRI DU SANG & LCR TIR SERIRERIRIERIRERIRIRERIEIRE RIT (suite) La chambrière sourit finement, comme pour témoigner qu'elle n’é- tait pas dupe de cette apparente in- différence. Néanmoins, elle répon- dit avec une nuance de mélancolie : ‘‘Madame la marquise est au bain ; c'est aujourd’hui son jour. Quant à la pauvre demoiselle, ot: la trouverait sans doute seule à pleu- rer dans sa chambre, comme à l’or- dinaire.”’ Adrien tressaillit. ‘‘Elle pleure, dites-vous ? elle pleure ! Thérèse, supposeriez vous que Mlle. de Norville fût... mal- heureuse ? —Je ne sais rien, monsieur.’’ —Faut croire, monsieur ; elle ne mange plus, elle maigrit et pâlit ; on n’a pas besoin d’être sorcier pour deviner qu’il y a du chagrin là-des- sous. _—Et vous, Thérèse, vous ne soupçonnez pas quelle peut être la cause ... Les regards de la friponne dé- mentaient cette assurance ; évidem- ment elle voulait se faire prier pour donner plus de valeur à ces confi- dences : mais Adrien ne devina pas cette différence entre la pensée et les paroles de Thérèse. KElle sem- blait attendre une nouvelle question et jouait avec la longue chaîne d’ar- gent de ses ciseaux. ‘Bonsoir, monsieur,’ dit-elle en- fin, impatientée du silence d’A- drien. Et elle sortit en murmurant : ‘Pauvre garçon ! il ne comprend »? pas !.… Dès qu’il se vit seul, Adrien s’a- bandonna librement à l'agitation que lui avait causée la révélation de la soubrette. ‘‘Elle pleure ! disait-il, elle souf- fre ! oh! si je pouvais savoir. Eh bien ! ajouta-t-il, frappé d’une idée, pourquoi ne profiterais-je pas de l'occasiou qui se présente ? L'heure n’est pas indue ; je dois une visite de remerciements à ces dames pour l'intérêt qu’elles m'ont témoigné pendant ma maladie ; j’ai un prétexte tout naturel... oui, oui, Amélie est seule ; il faut que j'apprenne enfin mon sort.”” [1 fit à la hâte quelques prépara- tifs de toilette, ramena ses cheveux sur son front pour cacher la cica- trice de sa blessure ; puis, saisis- sant son chapeau, il se dirigea sans lumière vers le corridor où se trou- vait l'appartement des dames. “Tiens, tiens, pas si bête ! mar- L,.2 ‘ C ai La à mota Thérèse, qui s’était cachée à | tout hasard dans un angle obscur Scélérats d'hommes ! comme ça trompe !”? jit elle s'enfuit légèrement, de peur de se heurter dans l'ombre au de l'escalier. visiteur. Adrien, comme on peut le croire, n'avait pas eu soupçon ce Sa pré- Plus il aprrochait de l'ap- les dames, plus sou Cœur battait avec violence. Quand il at- teignit la porte, dont les fentes lais- setice. partement ( saieut échapper un rayon lumineux, il pouvait à peine se soutenir. Né- anmoins, après une pause de quel- ques secondes, il frappa. «Est-ce vous, maman ? deman- da-t on de l’intérieur. Ein même temps la porte s'ouvrit et Amélie parut dans un flot de lu- mière, en élégant négligé du soir, mais abattue, languissante, les joues sillonnées de larmes, bien qu'elle eût essayé de les effaçer avec le mouchoir qu’elle tenait encore à la main. A la vue d’Adrien, elle devint pourpre et recula en poussant un 6000600000 VII- LA CATASTROPHE . petit cri de surprise. Le visiteur n'était pas moins ému qu’elle-mê- me. ‘‘Mademoiselle, balbutia-t-il d’une voix presque inintelligible, j’espé- rais que Mme. de Norville... J'au- rais voulu...” Il ne put parvenir à achever sa phrase et resta immobile sur le seuil de la porte. ‘Ma mère est absente, monsieur, répondit Amélie, les yeux baissés. —Eh bien ! mademoiselle, reprit Adrien, qui s’enhardit un peu et quelques pas dans la chambre, ce n’est pas elle seulement que je vou- lais remercier du touchant intérêt que j'ai inspiré dans un+ circons- tance récente... (C’est à vous, charmante Amélie, c’est à vous sur- tout que je dois une reconnaissance éternelle ; c’est vous qui m'avez sauvé, lorsque tout m’abandonnaiït, pendant cette funeste nuit d’o- rage.” Il s’animait davantage à mesure qu’il parlait ; sa voix avait recouvré son timbre accoutumé, sa ’gauche- rie avait disparu. Il faisait même déjà un mouvement pour saisir la main d'Amélie, quand la jeune fille conservant toujours la distance qui existait entre eux, répliqua d’un ton froidement poli : ‘Vous exagézez, monsieur, l’im- portance d'un prétendu service que j'aurais eu l’occasion de vous ren- dre. Ceux qui vous ont vraiment sauvé la vie, ce sont ces dignes gens qui ont bravé le danger avec tant d'habileté et de courage. J'étais seulement un obstacle pour eux dans cette difficile entreprise, et je dois leur laisser la mérite du suc- cès.. Quant à l'intérêt que vous avez inspiré pendant votre maladie, il ne doit pas vous surprendre ; vo- tre oncle, vos amis, tous les habi- tants de l'hôtel ont certainement plus de droits que nous à votre re- Î connaissance.” En l’écoutant, Adrien éprouvait une douloureuse surprise. ‘‘Ah ! mademoiselle, dit-il d’un ton de reproche, est-ce ainsi que vous recevez l'expression d’un sen- timent si vrai, si profond ? Il me semblait pourtant que vous aviez d'abord entendu sans colère. — J'avais attribué à la fièvre, ré- pendit Amélie avec embarras, quel- ques paroles échappées à M. A- drien de Laroyère, le jour de sa cruelle aventure. Mais un premier mouvement de reconnaissance, l’é- tat de souffrance où il était alors, pouvait justifier un peu d’exalta- tion..…”” Cette conversation avait lieu de- bout, et la porte était restée toute grande ouverte derrière Adrien. | Melle de Norville ne paraissait pas songer à offrir un siège au visiteur; elle reprit même après un court si- lence : ‘‘Je n'ose vous retenir, monsieur; ma mère ne peut tarder à rentrer, mais elle sera fatiguée à son retour. Demain, je l'espère, elle aura du plaisir à vous recevoir.” Adrien, sombre et consterné, te- nait ses yeux fixés sur le planch:r. Tout à coup, il s’écria avee un é- lan irrésistible : “Non, je ne puis m'être trompé à ce point ! Que s’est-il passé de- puis cette matinée heureuse et fu- neste où vous m'avez donné tant de preuves de générosité, de dé- vouement, de courage? Je li- gnore ; mais je nesaurais m'être mé- pris si grossièrement sur les motifs de cet acte héroïque. Ok ! je n’ai pas oublié l'expression touchante de vos traits quand j'étais étendu | mourant sur ce 1ocher, quand vous e Gers) vous penchiez sur moi avec tant de douleur et tant d’effroi ! Je n'ai pas oublié ce regard que vous lais- siez tomber sur moi, quand j’ap- puyais sur vos genoux ma tête sanglante ! Il y avait alors dans nos yeux, dans ce silence que nous gardions, des promesses éloquentes, des serments qui engageaient notre avenir, le vôtre et le mien ! Non, tout cela n’a pu mentir ; tout cela est réel, tout cela est vivant à ma pensée, Amélie. Pourquoi re- niez-vous maintenant ces engage- ments muets, mais sacrés ?’’ Melle de Norville était vivement troublée, malgré ses efforts pour paraître calme. Son sein palpitait; ses paupières se gonflaient de lar- mes. Cependant, elle répondit d’un ton qui n’avait presque rien perdu de sa fermeté : ‘‘Je ne vous comprends pas, mon- sieur. J'ai obéi à un sentiment d'humanité que votre position cri- tique expliquait parfaitement. En vous voyant blessé, expirant, j'ai ressenti une pitié sincère que je ne désavoue pas, car elle u’a rien que de simple et de naturel. De votre côté, vous vous êtes montré recon- naissant du service que le hasard m'avait permis de vous rendre ; cet- te reconnaissance vous honore, du moment qu’elle est maintsnue dans des limites raisonnable. Il n’y a rien de plus entre nous, monsieur ; et je ne puis reconnaître aucun engage- ment, car je n’en ai prts aucun, ni dans ma volonté, ni dans mes pa- roles.” Le pauvre garçon était atterré ; il refusait encore de se rendre à l’é- vidence. ‘‘Mademoiselle, reprit-il avec é- nergie, il y a là-dessous un mystère qui m'échappe. De grâce, soyez franche avec moi ! Dites-moi, s’il le faut, qu’un obstacle nous sépare, que je dois renoncer à vous ; mais ne me donnez pas à entendre que mes espérances étaient des chimè- res, que ce dévouement dont j’é- tais si fier n’était qu’une banale pi- tié ; ne me donnez pas à entendre que je vous suis indifférent, que vous n’avez pour moi... — Monsieur ! —Oh ! dites-moi seulemeut, A- mélie, qu’un moment, vous avez é- prouvé ce sentiment tendre que j'avais cru deviner, et je vous jure... — Assez, monsieur, interrompit Amélie toute tremblante en dépit d’elle-même ; à la réflexion, vous vous expliquerez aisément que je n’aie pas répondu à vos questions. Vous comprendrez ainsi qu’un sem- blable entretien ne peut se conti- nuer, et vous m’'excuserez de me retirer.”” Elle s’inclina et entra précipi- tamment dans une pièce voisine, dont elle ferma la porte sur elle. Adrien avait vu avec un affreux serrement de cœur ce renversement subit de ses espérances ; il n’avait même plus la pensée qu’un inci- dent nouveau et inconnu eût pu forcer Amélie à étouffer ses senti- ments véritables, ou du moins à les cacher avec soin. Melle de Nor- ville, en lui parlant, s'était expri- mée avec tant de froide politesse, son intention de désespérer absolu- ment le pauvre amoureux était si claire, qu’Adrien ne conservait plus aucun doute sur les sentiments ré- els d'Amélie. ‘Allons ! dit-il tout haut, zprès un moment de silence, je m'étais trompé.……elle ne m'aime pas, et j'ai joué un rôle ridicule !”” Un faible gémissement lui ré- pondit dans ’autre pièce ; mais ce gémissement, Adrien ne l’entendit Les Primes de L'Impartia Les lecteurs sont priés de se rappeler que nous offrons Absolument Gratis ge Trois magnifiques portraits valant $1.00 à tout ceux qui . nous paient un dollar d'avance pour un an d’abonnement « à l'IMPARTIAI 1000000000 Nous expédierons FRANCO les primes, sut réception du prix de l’abonnement. <<. mms 0 en mme = eme e Hâtez-vous de profiter de l'occasion unique que vous offre | L'IMPARTIAL. nn 7 Jamais primes aussi riches n’ont été offertes par aucun Journalier , mt PGO Q — Nous en distribuerons tant qu'il y en aura. 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La pour le Mal de Tête belle veuve était enveloppée d’un || ample peignoir qui flottait d’une manière gracieuse à chacun de ses mouvements ;: ses traits blancs et rosés, rafraichis par le bain, ses boucles blondes doait l'extrémité, Propriétaires humide encore des atteintes del|| Coaticook, Qué, | l’eau, retombait sur son cou blanc et efhlé, ses mouvements pleins de langueur formaient un ensemble séduisant, bien capable de frapper l'imagination ardente d’un jeune (suite à la 8me page) de Norville qui rentrait chez elle : _ TABLETS Y ASAI UTOO — | Tablettes végétales (Provenant d’un Spé-| cialiste Japonais. B. N. Robirson & Cie. Ja Boîte. Tuent le Rhumeken un Jour Guerison Japonaise pour le Mal de Tete Elles ne contiennent point d'Opium ni Mor- phine, ni Poison, Drogues Délétères. A vendre Partont a 25c.| Poirt de gué- rison, Point de paye Guerissent le Mal de Tete et la Nevralgie en 20 Minutes. Backaches of Women. Not one woman in twenty has à strong back. 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