RE PRE GR LE GRAND VAINCU (Suite de la 1ère Page) portait à toutes ses actions. 1l ve sentait ni les épines qui Jui piquaient les jambes m les grandes lianes qui lui fouet- taient le visage, 1l ne s'inquiétait guère non plus de la route qu'il suivait, ni des difficultés que pourrait présenter le retour à travers les fourrés épais d’un bois inconnu. —Ces pauvres enfants ! mur- murait-il en allant droit devant lui à grandes enjambées et on se débattant avec vigueur con- tre l'enchevêtrement des bran- ches et des lianes, ils sont é- puisés de fatigue et ds faim... À la veille peut-être de se bat- tre. Si je pouvais leu rapporter au moins quelques fruits ! Tout à coup un léger bruit dans un fourré voisin parvint à son à son oreille. 11 s'arrêta et écouta. 1] ne s'était pas trompé ; il entendit à peu de distance un froissement de branches pro duit sans doute par le passage. d'an animal qui devait être de forte taille. - Le père André se dirigea aus- sitôt de ce côté em marchant doncement. Il écarta les ronces et les lianes et se trouva bientôt de- vant une sorte de petile clai- rière entourée de tous côtés de sapins élevés. Au milieu de cette clairière, un animal au pelage fauve gi- sait à terre ; c'était un jeune daim. La tête à demi reversée, le pauvre animal léchait lente. ment une large blessure qu'il avait au flanc. L’herbe autour de Jui était toute sanglante. Un morceau de bois planté dans sa blessure indiquait qu'il avit été atteint d’une flèche. Dans sa fuite rapide, il avait sans doute heurté des hranches, traversé des buissons, et la flèche en tournant dans la plaie l’avait affreusement déchirée. Epuisé par la perte de son saug, il était veau tomber en cet endroit écarté. Un éclair de joie traversa ‘es regard du père André. 1l serra le bâton qu'il tenait à la main et entra rapidement dans la clairière afin d'achever l'animal. 1l se représentait par avance le plaisir qu'éprouveraient ‘ses pauvres enfants” lorsqu'ils le verraient arriver portant sur ces épaule cette belle pièce de ve- naison En entendant un bruit de pas, le daim blessé releva brus quement la tête. 1l aperçut ie le vieillard et, par un effort dé- sespéré, se mit debout pour es- sayer de fuir ; mais ses jambes tremblèrent sous lui et, fléchis- sant les jarrets, il retomba lourdement à terre. Un frisson de fièvre ou de terreur courut sur sou pelage sombre Le père Andre s’approcha ; déjà son bras vigoureux se le- vait pour frapper...L'animal tourna vers lui ses grands yeux noirs, doux et profonds, il fit entendre un petit bramement plaintif et le regard qu'il atta- cha sur le vieux missionnaire devint humide, comme si une larme eût humecté le jais de ses prunelles. Le vieillard parut hésiter : son bras resta un instant levé, immobile, puis peu à peu s'a- baissa. La pointe du bâton tou- cha doucement la terre et le missionnaire, s'appuyant sur son arme, fixa son bon regard sur la victime qu'il allait sacrifier. — Pauvre animal! murmura- t-il, Dieu t'a permis d'échapper à l'ennemi qui t’avait biessé… Ne serait-ce pas l’offenser que de t'ôter la vie ? Le bâton glissa de ses mains et tomba dans l'herbe. Comme s’il eût compris la pensée de clémence qui avait I'IMPARTIAL, JEUDI LE 1 DECEMBRE, 1898. Mme. flarie St. Laurent désarmé son ennemi, le gracieux vieillard ses regards suppliants et recommença à lécher le sang qui coulait de sa olessure. Le père André regarda cette plaie sanglante. —Pauvre bête, dit-il comme elle doit souffrir ! 1] fit quelques pas dans la clarière, ramassa deux poignées d'herbes et cueillit les feuilles d'uue plante que les Indiens emnloyaient avec succès pour guérir leurs blessures. ) Quelques instants après, il é- tait agenouillé près du daim blessé. 11 retira le fer de la flèche, étancha ie sang avec une poignée d herbes et mit sur la blessure une compresse de iarges feuilles. Les grands yeux noirs de l'animal s'attachèrent de nouveau sur le visage Ju vieillard ; mais, cette fois, ils a- Vaient une expression presque humaine de reconnaissance ; in- clinant sa tête fine, le pauvre daim lécha doucement les mains vénérables qui le pansaient. —Décidément, se dit le père André en regardant le blessé a- vec un sourire ému, je crois que j'aurais fait un bien mauvais chassevr......Je n'ai pas la voca- tion. “ Prenant ensuite l'animal dans ses bras, comme s’il se fût agi d'un enfant, il alla le déposer sur les mousses épaisses qui ta- pissaicnt l'ombre du fourré. —Comme cela, pensa-t-il en jetant un dernier regard sur le blessé. il sera à l’abri de la dent des bêtes féroces. Après cette bonne action ac- complie d’une façon si simple et si touchante, l'excellent vieil- lard s'’apprêtait à reprendre sa course un peu aventureuse à travers le bois, lorsque tout à coup le fourré en face de lui s'ouvrit de nouveau et livra passège à un guerrier peau- rouge. 111. LE SERPENT-ROUGE. Le missionnaire eut un mou- rement de surprise, mais non animal cessa de fixer sur le! H'Aigle Noir. . —Voici la nuit qui vient, dit le père André ; il sera.t, je crois, plus prudent de regagner le camp. Tu trouveras peut-être sur ta route une ontarde ou quel- que coq d'inde. | | —Mon père m'accompagnera- til ? —Je t'accompagnerai. Un sourire d'espoir anima la grave physionomie du Peau- Rouge. | Si le Grand-Esprit est avec vous, la chasse sera bonne, dit- il d’un air de triomphe. L'événement ne tarda pas à justifier la confiance un peu sv: perstitieuse d'Indien. 1ls avaient fait à peine cin- quante pas dans le bois lorsque tout à conp deux gros oiseaux se levèrent devant eux. Au mo- ment ou ils atteignaient à grand bruit d'ailes les premières bran- ches d’un sapin touffu derrière lequel ils allaient disparaître, une flèche adreitement lancée par Mounghaâla toucha l’un d'eaux. C'était un magnifique coq de bruyère. Ce coup heureux consola aus- sitôt le guerrier peau-rouge de l'échec que son amour-propre de chasseur avait subi quelques instants auparavant. De son coté, le père André fé- hcita d'autant plus vivement Mounghaàäla que son exploit di- ninuait un peu les remords qu’il éprouvait lu:-même. Le bon vieillard commençait, en effet, à se reprocher la fai- blesse de son cæur et ilétait un peu confus de songer que, pour sauver un animal à demi mort il ex posait peut-être ses compa- gnons aux cCruelles souffrances de la faira. L'adroite flèche de Moungha- |àla était donc venue fort à pro- pos calmer ses inquiétndes. En souievant l'énorme oiseau que ie jeune Peau-Rouge venait d'a- battre, le missionnaire laissa échapper une exclamation de joie. —Il est presque aussi qu'uu daim ! s’écria-t-il. Et cette pensée consolante dis- gros PILULES PENDANT SEPT ANS SOUS LES SOINS DE QUATRE MÉDECINS-MAIS SAUVÉE DE LA MORT PAR LES ROUGES DU DR. CODERRE. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre sont la supreme espérance de toutes les femmes malades et l’amie des jeunes filles.— Elles conviennent a tous les ages et a toutes les bourses. Dans tout le monde, et dans toute l’histoire du monde, aucun médecin et aucun remède n'ont pu guérir et sauver la vie à un si grand nombre de femmes que les Piluies Rouges du Dr. Coderre. Elles sont pour les femmes seulement et elles agis- sent directement sur les organes spé- cialement féminins des femmes, qui, quand elles sont en santé les rendent si attrayantes, mais quand elles sont malades, font qu’elles sont un obj:t de pitié. Ne voulez-vous pas encore être bien comme quand vous étiez petites filles ? Les Pilules Rouges du Dr. Coderre vous rendront ainsi. Telle est l'opinion de Madame St. Laurent, qui estune dame intellig-nte et tout à fait digne de foi. Voici ce qu’elle dit : ‘ La misère et le travail ‘“ ont été la cause que j'ai contracté leurs dans le bas-ventre, les étourdis- sements, nervosités, les maladies particulières au changement d'âge, bouillonnement du sang, froideur des pieds et des mains, elles sont d'un grand secours, prises avant et après Ja naissance d'un enfant ; les mères devraient toujours en donner à leurs jeunes filles, elles les rendront régulières et aideront à leur forma- ticn. Souffrez-vous depuis longtemps ? Alors il est bien douteux qu’une ou deux boîtes de Pilules Rouges du Dr. Coderre puissent vous guérir. Soyez consciencieuses et prenez-en assez pour leur donner une chance d'agir sur votre maladie, en même temps écrivez à nos médecins spé- ciahstes. Vous pouvez les consulter pour rien. Ecrivez-leur une des- “ souffrir pendant sept ans. Le ‘ d'appétit. tion, les maux de tête, d'estomac, de ‘une grave maladie qu m'a fait ——" cription bien complète de votre ma- MADAME MARIE ST. LAUREXT, ladie, Vous n'avez rien à craindre, “beau mal me rendait martyre, Je souffrais de maux {ne leur cachez rien, car toutes lettres adressées au “ de tête, douleurs dans l’estomac, le dos, les côtés, pas |“ Departement Medical, Boite 2306, Montreal.” J'étais si faible que j'avais de la misère | sont ouvertes, répondues et tenues confidentielles par “ à marcher seule, j'avais l'air d'une morte tant j'étais | eux. ‘ pâle ; quatre médecins me soignèrent, mais sans suc-| personnellement et gratuitement nos médecins spécia- “cès, j'étais tout à fait découragée, quand des amies | listes en se présentant à notre dispensaire pour les fem- “ charitables qui connaissaient les Pilules Rouges du Dr, |mes, au No. 274 Rue St. Denis, tous les jours (excepté | “ Coderre me conseillèrent d'en prendre, “ remède, car je ne me sens plus du beau mal, je fais mon | bliez pas, consultations ‘ouvrage comme si je n'avais jamais été malade et je : suis bien, forte et alerte comme à l’âge de 15 ans. Je}rouges que l’on vous offre à la douzaine, au cent ou à suis heureuse de vous envoyer mon témoignage, car | 25c. la boîte, même lorsqu'on vous dit qu’elles sont aussi “ je dois la vie aux Pilules Rouges du Dr. Coderre.” | bonnes ou qu’elles sont les véritables Pilules Rouges du Mme. Marie St. Laurent, Lac Edouard, Co. Portneuf. | Dr. Coderre. Que pouvons-nous ajouter de plus après un témoignage | les rouges vendues ainsi à bon marché sont des imita- aussi éloquent ? N'est-il has clair, n'est-il pas évident | tions qui souvent contiennent des drogues dangereuses. que les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent ? | Refusez toute imitation. N'est-il pas assez prouvé qu'aucune maladie particulière | procurer les véritables Pilules Rouges du Dr. Coderre aux femmes ne peut résister contre leur usage ? 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De son côté, le Peau-Rouge laissa échapper un geste de sur- prise en apercevant devant lui le missionuaire. —Que mon père à la barbe blanche soit le bienvenu ! dit-il d’une voix haletante. J’e1 aper- çu tout à l'heure un troupeau de dairas, j'ai tiré et je crois àa- voir biessé un de ces animaux. Mon père ne l'aurait il pas vu passer près d'ici ? Son oreille subtile n'a telle pas entendu le bruit de sa course légère ? Le missionnaire se plaça réso- lûäment devant le daim blessé ; son cœur s'était serré à l+ pen- see que le pauvre animal au- quel il venait de sauver la vie pourrait tomber entre les mains du chasseur, et une inclination de tête équivoque répondit au guerrier. Le Peau-Rouge eut un geste de dépit. —Mon fils, reprit ie père An- dré avec un sourire malicieux, cela t’apprendra qu'un chasseur doit toujours tuer son gibier du premier coup. —J'ai lancé ma flèche sans te- uir compte du vent, dit l’indien en baissant la tête d’un air un peu consterné, car il passait pour l’un des meilleurs tireurs de la tribu. Je croyais pourtant l'avoir atteint en pleine poi- trine. Mais je sais la direction |grets. | Ils reprirent leur marche un instant interrompue par cet | heureux incident. | Au bout de quelques "inu- |tes_une sorte de gloussement | doux et prolongé parvint à l'o- reille exercée du Peau-Rouge. 1l s'arrêta soudain, mit un doigt sur ses lèvres, puis mur- mura : — Ecoutez, père ; j'entends le cri de la femelle. Elie doit s’être reposé dans ce petit bois d'é- rables, Ajustant une flèche sur la corde de son are, il s’élança lé- | eératiii dans cette direction et d‘svarut bientôt au regards du |père André, | Quelques instants s’écoulè- rent ; Mounghaâla ne revenait pas. | Le missionnaire pensa que ie jeune Indien s'était peut-être entrainer à la poursuite de l'oi- sean. | Ji attendit patiemment. Mais les minutes s'écoulaient, le soir aljait venir et il fallait regagner au plu: vite le campe- ment de la petite expédition. Le père André se décida donc à pénétrer à son tour dans le bois d'érables afin d'appeler l'imprudent chasseur. | Traversant Ia fourré où | Mounghaâla s'était enfoncé, il ise dirigea dans une sorte de | passage frayé sans doute par les ‘animaux de la forêt et où le |jour arrivait à peine à travers le feuillage touffu des érables. | Tout à coup un cri d'horreur s'échappa de la poitrine du mis- sionnaire. À deux pas devant iui, un | sante . PARRENS sm parait qu’à prise lè troupeau. je vais la | Suerrier peau-Touge gisait éten- suivre. 1! ne faut pas que du sur le ventre ; un large cou- Mounghaâñla se présente les teau était enfoncé entre ses é- mains vides devaut son père paules, son crâne sanglant était ’ » Glacé de stapeur, le vieillard regarda autour de lui pour sin L'obscurité qui régnait sous |la sombre voûte des arbres ne lui permit pas d'apercevoir deux yeux noirs et ardents qui ‘e re- gardaient à travers le iourré voisin. Le père André s’agenouilla, et, après avoir constaté que le cœur du pauvre indien avait cessé de battre, il prononça quelques prières sur Ce corps ivanimé. Au moment où il allait se re- lever, une main s'appesantit sur son épaule: il se retourna et vit près de son visage la figure tatouée d'un Peau-Rouge aux regards cruels. Le missionnaire comprit alors le piége dans lequel Moughaäla était tombé ; cet Indien l'avait attiré dans le bois en imitant le cri du coq de bruyère et l'avait tué par derrière, sans défense. Le vieillard se releva; sa phy- sionomie calme n’exprimait au- cune émotion. Seulement il fixa sur le Peau-Rouge un regard triste et sevère et, sans parier, désigna de sa main étendue le cadavre du pauvre Moungha- la. ; L'indien répondit par an signe affirraatif à la muette in- terrogation du missionnaire, puis, reicvant fièrement la tête: — Mon pere à la barbe blan- che ne me reconnait donc pas ? dit-il d’une voix rudeet guttu- rale. Je suis le Serpent-Rouge — Le chef de la tribu des De- iawares ? Si, je te reconnais, fit le missionnaire d'nu ton ferme: Ton père avait embrassé (notre religion ; toi, tu es retour- né au culte des idoles. Ton père [était le fidèle ami des Français ; | railleuse et hautaine : toi, tu combats avec ieurs enne- | mis, ettu massacres leurs al-\offrir à mon père ne vaudra liés. —L'hospitalité que je vais peut-être pas celle de son fils ._ —Le Chat-Tigre était vieux, l'Aigle-Noir, mais il sera, je dit j'Indien avec mépris ; il se | crois, plus en sûreté dans le [laissait conduire comme un en-| camp des Delawares que dans fant timide. Le Serpent-Rouge| celui des guerriers abénaquis. | n’a d'autre maitre que le Grand Le père André ne se méprit chercher les tra”es de l'assas- | Esprit, et s’il combat avec les pas au sens de ces paroles. 11 | Anglais, c'est que les Anglais)était désormais le lui ont promis de lui rendre le|4’une tribu ennemie et cruelle. prisonnier territoire de chasse que ton peu-| Tout:fois la perspective de ple à arraché autrefois par ruse cette dangereuse captivité ne à la faiblesse d’un vieillard. trouhla guère son âme intré- Quand à ce guerrier, ajouta-t-il| pide. Seulement il pensa avec en touchant du p'ei le corps du | une douloureuse inquiétude aux - . > ue é LA PRE . ® chasseur abénaqui, je l'ai tué, | périls auquels ses amis allaient comme je tuerai tons sax d:8a | être exposés. tribu qui se trouveront à portée! L:tribu des Delawares était de ma hache ou de mon fasii.|nombreus:. Si le Serpent Rouge L'Aigle-Noir a massacré i'année | parvenait à découvrir la retraite de:nière près de Carillon 1irente où la ptite ex pédition avait é- de mes jeunes hommes, et jeltabli son camp,il pouvait sur- u’enterrerai la hache de guerre prendre et massacrer, jusqu’au que lorsque sa chevelure sera dernier, d'Arramonde et ses suspendue je1. compagnons. Et il mdiqua du doigt sa! Comment les prévenir du ceinture ornee de queiques-uns danger qui les menacait ? de ces affreux tr-jhées et où pendait la chevelnre sangiante du malheureux Wounghaâla. —L'Aigle Noir a tué les jen- nes hommes dans ie combat, dit le père André avec force ; il les a frappés loyalement, ea fase ; c’est un courageux guer- rier qui n’a jamais attaqué par TIGN1SH FOR EVER ! derrière un ennemi désarmé. — Les cheveux de mon père Come and leave your order ont blanchi dans les temples de for a pair of good Fishing-boots, son Divu et non dans les sen-| Winter boots, Fine shoes. tiers de la gnerre. répondit le| An opportunity to get just chef peau-rouge d'an ton de what yon want a reasonable mépris. Sa main n’a jamais tou- | price. ché la hache où la carabine, il! * ve sait pas que le devoir d'un | Éxris Le PRE Re guerrier est de tuer son enxemi A of me? S 2e them over and 1 will partout ou 1l le rencontre. make them as good as new. Eu disant ces mots, le Serpent- | H Rouge se peucha arracha tran-| ES yon got any Boots to quillement son couteau de la |P?"Cn * Come and see me; I plaie profonde où il était planté, | Will mend them io your satis- | Taction. (à continuer] BARGAINN Me ses BOOTS & SHOES l'essuya dans un buisson et le ANTOINE &AUDIN. Puis, redressant sa hante taille, | Tignish Sept. 15th 1898, | | Store of J. J, McLol'an. mit à sa Celuture. il continua avecune expression . 12 …… 1 , "= mme ts LÉ A ee EEE SOS D) ES ppp ntm SE CE À SE ET ee PRESENT EE EE ne tien del Es cn “] es: MAL APE à 2 A ne à A Pme 0e MEN 0 + + etre mtentenreinauere +? + : NE 13.0. 88 Tplg ans à mr 77 0 STEERNeEs n Pr ? ee ee ce RE >. ne F " VrRT 7 Let 46 PP PT ol ri ” om! PER PR | ”