Correspondance Ca et La Comme bien d'autres aoadiens rapport —compliments, remerciements, par le président—Phrases des élèves. Rapport—ditto, avec Variations. Les condit'ous ça nitaires-ditto. On pourra me dire que je sui: sévère, peut être ; mais lors qui ont à cœur l’avancement in- diens de notre Proviuce, en par ticulier, j'attendais avec une anxiété presque fièvreuse le rapport de la convention des tnetituteurs acadiens tenue à St. Jacques, ces jours derniers. Aujourd'hui, je le lis avec an- xiété pour y lire quelque chose d'intéressant ; mais ontre des compliments flatteurs et des notes d'approbation et de félici- tations mutueiles, je n'y vois guère aucune chose qui pourrait intéresser ou satisfaire l'anxiété avec laquelle j'attendais ce rap- port. On pourrait me dire pourquoi ne pas y assister ? Maistout le monde ne peut pas y être. Les gens des paroisses éloignées ne pourraient s’y reLdre qu'avec beaucoup de sacrifice et même, pendant cette saison de récolte, je dirais qu'il était impossible pour plusieurs d'y assister. En revanche, le public, lecteur d: L'IMPARTIAL, s'attendait d'avoir uu aperçu, uu synopse, sinon le rapport complet des différentes thèses qui y ont été lues Nos instituteurs pourraient bien nous dire que cela n'intérresse pas le public, mais seulement les instituteurs. Je ne pense pas que tous les instituteurs aient de si petites idées ; car si tel est le cas, nous, qui prenons beaucoup de peine daus les dis- tricts mixtes pour leur faire obtenir des positions dansnos écoles, pourrions, à l'avenir, de- venir un peu négligents à leur égexd. Comprenez, messieurs les instituteurs, que si vous voulez qu'on s'intéresse à vous, il vous faudra nous montrer que vous avez quelque chose à nous intéresser. Prenons le rapport et exami. nons-le. Dans la première séance il est rapporté que M. Jos. Oct. Arsenault a lu sa thèse sur le système métrique. Tout ce que le rapporteur on secré- taire en dit, c'est que c'était très intéressant et instructif et mé— rita de Ja part de l'association un chaleureux vote de remer- ciements. Voilà tout. Onne nous explique pas le système, ui on ne parle de l'adopter où de l’enseigner, ses raisons d'être. ses avantages, ni rien de tout cela. Il y a beaucoup de gens qui aimeraient à savoir ce que c'est que le système métrique. qui n’est pas à la vogue dans gotre pays et qui n’est pas à ia veille de l'être non plus. Ensuite vient un travail sur l'horaireet division du temps. Passe, pour celui-ci, quoique sans la petite motion qui est rapportée comme ayant eu lieu après Ja discussion, on aurait été porté à croire qu'il s'agissait d'un nouveavu système de calcul autre que le Eastern Standard on celuide Greenwich, av lien de la divisio 1 de ia journee d'’é- cole pour enseigner matières. Eu troisième lieu, vient la leçon des choses. Encore des e>mpliments et des adulations. On n'explique rien. Ârrive ja question des va- cances— question très intéres- sante au point de vue de la santé des enfants et sur laquelle les parents devraient être instruits autant que possible. Une bonne manière de leur montrer le pour diverses et contre de la question aurait arrêtant ces gens de s'exiler et [catholicisme été de publier un aperçu des en attachant au sol tant de gens |térêt. opinions des instituteurs, des (qui aujourd'hui auraient éte se. Homme de membres du elergé et d'autres retugier chez l'Oucle Sam pour Robins cherchait ja vérité grande partie de ses loisirs et de ses heures de recréation à pré parer une thèse, c'est très pen encourageant qu'après avoir li son travail devant un auditoir: nécessairement plus on moius restreint, de se voir rapporté «1 maigrement devant le grard publie par la voix de la presse Ensuite les acadiens de cha- que paroisse que vous, les insti tuteurs, visitez annueliement. s donnent beaucoup de soins e: de troubles pour sons recevoir dignemeut ; quand vous n'ête: pas dans leurs paroisses vous leur devez au moins de leu faire savoir par les voix de: journaux ce que vous faites et ce que vous dites Les compli- ments, les votes de remercie- ments, ne leur sont pour rien Les autres sociétés analogues ont toujours soin de aire un rap. port d'au moins une thèse et d. donn?:r un aperçu desautres su jets traités pendant les séances Car après tout, dire que quei- qu'un a parlé sans nous donner une idée des opinions par lui emises, ne vaut rien quant au public Si ses opinions ne va lent pas la peine d'être rappor- tées, 1] faudrait mieux dire qu'il était présent et rien de plus. #4 Depuis le 15 août chaque jour ual acadien qu'on lit est rempli soit de discours prononcés pen- dant la fête nationale ou de Ja manière qu on a fêté l'Assomp- tion dans les différents centres Cela est très bisn. Où ne peut donner trop de pn- blicité à ces discours et démon- trations patriotiques. Mais a prés vingt ans l'adoption, il est attristant de covustater que ;'As- somption ne s_it pas plus géné. ralement chômée. A la nou- velle-Evosse, à part une ou deux localités, il n'y a pas eu, se'on le rapport des journaux, ancune célébration. A l'Ile du Priuve Edouard. il n'y aguère eu que Tignish qui ait chômé le 15 Au Nouveau-Branswick, Mem- ramcook, St Lonis, le petit Ro cher et Rogersville sont les seu les paroïsses où le seatiment uatlonal démontré en plein jour. Pourtant dans toute l'Aca ie, il y a, je dirais, ds centaines de centres acadiens où nos compatriotes auraieut pu se réunir et chômer d'une nière digne ce beau jour qui acadiens. s'est ma- qui les a vu naitre, qu'ils donnent à TN UN des nou TT 0 imieur à pus un: Tendre Denrex #6 indépen- L'IMPARTIAL JEUDI Ce sol, qui pourrait avec les mêmes labevrs à l'étranger, les dants à l'ombre du clocher et da drapeau national. Oui s'est bien, achetons des poiutu- res historiques qui eu outre de l'aire vivre notre passé font son | ner de beaux écus lans le gons set des peintreS: mais nou blious pus que Lous devons, par lesens tout, encourager la jeune génération à alwer notre belle \uadie a developper £es res- oure 8, à s'emparer de S0n 80! texto ler des ‘actes plutôt que les justes et l+s grands nots patriotiqu:s. AJAX Les Let15 Aout A ROGERSVILLE Les fêtes données les 14 et 15 août à Rogersville ont été un véri- table succès. En face de l'église, de nombreux drapeaux et oriflammes multicolo- res disaient à tous que la belle et grande paroisse tenait à donner, à l'occasion de ses noces d'argent, un témoignage de gratitude et d'affec- tion à son äévoué pasteur. Le 14 la fête fut exclusivement profane ; mais le 15 la vaste église de la paroisse, décorée aux couleurs contenir nationales, ne pouvait dans son enceinte la foule des fidè- Mon- sieur le vicaire-général Doucet, de Grand’ Anse, chanta la grand'messe, assisté des Révérends Pères Chi'as- les accourue à la solennité. son et Braud, comme diacre et sous- diacre. Le Révérend M. Levas- seur était l’orateur de circonstance. I! traita, en des termes élevés et des plus opportuns le grave et im portant sujet dela colonisation et remercia le Révérend Monsieur Richard de son courage et dévonement patriotique que dans de son l'espace de 25 ans a sufh pour fon- der une immense paroisse qui dé- passe deux mille cinq cents âmes. Jusan'au soir, les réjouissances de la veille se continvèrent au mmi- lieu pourtant du plus grand calme et dans l'ordre le plus parfait. Vers six heures avait lieu la procession de la Très Sainte Vierge à 1 extérieur de l'église. Le coup d'œil était féérique. Après la LE 12 SEPT, M Robius était convaincu de ur un point : La présence ré- eile de Jesas Christ au saint. Sacre ment. ee liexpose eon duruier doute à M. David en lui disant : —$Si ce n'était point de ce der uier dogme que | Eglise propose \ votre cioyance, je serais des vôtres. Le notaire réfléchit et dit : — Dieu n'est pas tout puis- sant ? —Comment, vous blasphé- mez ! — Non, mais est vons qui le faites, paisque vous refusez à Dieu le pouvoir de changer le painen son corpset le vin en son sang adorable. --Notaire, vous avez raison ; je n'hésite plus : je suis catho- que. La conversion de M. Robins fut sincère ; sa vie et sa mort surtout, farent édifiautes -L'ab- bé J O PRINCE. J. I. Myrick & Co Importers aad lealers in DRY GOODS HARBWARE BOOTS & SIOES FINE GROCERIES And Kÿ cng “upplies AT TIGNISH and ALBERTON We have just opened à full and procession, salut solennel du Très Saint Sacrement. | A sept heures, un nombreux pu- blic se pressait dans la salle St- Joseph pour assister à une char- mante soirée récréative et pour en- tendre la conférence du Révérend Père Braud snr l'Acadie. La con- férence terminée, le Révérend M. dénote toujours Ja vie, encou- rage le peuple et lui fait estimer de plus en plus ce bean coin ên! monde que nos ancêtres ont choisi pour demeure et où ils out versé salg eteau pour sy implanter. En outre on est porté en certain lieu à porter à certains endroits plus d'impor tance qu'ailleurs Parexemple, les colonnes da Moniteur sont remplies, depuis trois semaines, de la céiébratiou de Memram Cook, mais à peine peut-il don uer une demi colonne à la célé- bration de Rogersville. Pour- tant, ici, on célébrait le 25e an niversaire de cette florissante pa. Paroisse établi par ce vaillant acadien, ie plus grand de nos patriotes, qui à réussi à faire surgir de la forêt vierge, dans le court espace d'un quart de siècle, une paroisse contenant quatre à cinq cents familles. Oci, ila fait sa noble part en { Richard remercia le conférencier bien parler de son Puis tout le qui venait de si pays et des siens. mon. 2 :ct..4 «mportant un sou- venir inoubliable d'un si bean jour. UN TEMOIN. LA CON VERSION D'UN OFFICIER ANGLAIS Eu 1812, le capitaine William G Robips arriva dans le pays avec le régiment des Meurons. Après la guerre, en 1815, il s'é- tablit à Drammondrille avec son | ancien chef, le colonel Herriot | Le 11 décembre 1830,11 était nommé régistrateur du de Drammoud. 1] mourut en juin 1817 M Robins était un homme de comté baute intelligence et d'une édu- cation soignée ; tout respirail tenu lui le parfait gentilhomme | L'histoire de sa conversion au est palpitante d'in- conviction. M. sur le sujet. Vient la thèse sur y épuiser leur santé et leurs ta. ardeur. Souvent il onver:at la lecture à hante voix. Mêm: lents daus ses usines et d'ou [avec le vieux netaire David, del Cha rlottetowmn. tronblo and ave Miinmerside complete stock of NEW GODDS. 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