LE “ E. 9 * a RP RE Re Re 150 = LETTT Shut à Lait EE SR SET PTE PP SERRE ; “+ DR NE PORTE OUI mbu MT rm L'IMPARTIAL JEUDI LE Evangeline. DEUXIEME PARTIE II (Suite) Mais aucune voix ne répliqua, aucune réponse ne vint de l’obscu- rité. Et lorsque les échos se tu- rent, le silence fit une impression pénible sur les voyageurs. Evan- géline s'était endormie, mais les | bateliers continuaient de ramer à travers la nuit, on entendait les sons mystérieux du désert, loin- tains et confus comme le bruit des vagues ou du vent dans la forêt, mêlés aux cris des grues et au ru- gissement du bhideux alligator. Ainsi, avant le milieu du jour, ils sortirent de ces ombrages, et de- | vant eux s’étendaient dans le so- leil doré des lacs de l’Atchafalaya. Des myriades de nénuphars se ba- lançaient sur les légères : ondula- tions que faisaient les rames en’ passant, et des lotus d’une beauté resplendissante dressaient leurs couronnes d’or au dessus des têtes | des bateliers. Une régnait dans l'atmosphère, qu'emplissait l'haleine odorante des fleurs du molle langueur Magnoliaet la chaleur de midi. D'innombrables îlots boisés, et peu-| plés de buissons de roses qui en faisaient des bocages parfumés, in- | vitaient au sommeil les voyageurs qui passaient le long de bords. Bientôt, près leurs rêtèrent, et 1is amarrèrent en sûre- té leur bateau sous branches des saules de Vachita, qui croissaient près des bords, puis ils se dispersèrent sur le gazon, et, las les de leur fatigue nocturne, ils s’en-| dormirent. tendait large et haute la bras, le convolvulus et la vigne vierge laissaient pendre dans l'air leurs échelles de corde, semblables | } à l'échelle de Jacob, où les qui mortaient et leurs échelons aériens, c'étaient les légers colibris voltigeant de fleur ‘Telle fut la vision d’E- vangéline, endormie dans l’ombre de l'arbre gigantesque. en fleur. L'amour débordait de son cœur, et le ciel semblait s'ouvrir à son âme dans son sommeil et-l’illumi- nait de la splendeur des régions éthérées. Cependant, à travers ces îles sans nombre, apparut une em- barcation rapide et légère qui fi- lait sur l'eau et se rapprochaïit de plus en plus, hâtée dans sa course par les bras musculeux des chas- seurs et des trappeurs. La proue était tournée vers le Nord, vers le pays du bison et du bufile. Au gou- vernail était assis un jeune homine à l'air pensif et soucieux. Des bou- cles de cheveux noirset uégligés ombrageaient son front, et une tristesse qui n’était pas de son âge était écrite en traits. visibles du plus beau de! ces îlots, leurs rames fatiguées s’ar-| grosses | Au-dessus d’eux s’é-| coupole d’un cèdre, et, se balançant à ses| anges | descendaient | [4 Puis, rougissante, elle ajouta : (‘Hélas ! crédule que je suis : Pour des oreilles comme les vôtres, des paroles de ce genre n’ont pas de [eens,” Mais le vénérable prêtre lui répondit avec un sourire : ‘Ma fille, tes paroles ne sont pas frivo- les, et elles ne sont pas privées de senspour moi. Lesentiment est chose profonde et silencieuse, et les Iparoles qui flottent àsa surface sont comme la bouée agitée qui trahit l'endroit où se cache l'ancre. : C'est pourquoi, aie confiance en ton cœur et à ce que le monde ap- | pelle illusion. Gabriel, pour sûr, lest près de toi ;car les villes de /Saint Maur et de Saint-Martin, |sur les bords du Têche, ne sont pas fort loin d'ici dans la direction du Sud. Là, la fiancée depuis longtemps | errante sera rendue à son fiancé, là, le pasteur depuis longtemps absent | retrouvera son troupeau et ses bre- | bis. Magnifique cst ce pays avec |ses prairies et ses forêts d’arbres Là, on foule sous les (pieds un jardin de fleurs, et le bleu le plus azuré de tous les ciels s'arrondit en voûte au-dessus de vostêtes et appuie sa coupole sur des remparts de forêts., Ceux qui demeurent dans ce pays l'ont nom- |mé l’Eden de la Louisiane.’ Sur ces encourageantes paroles, ‘ils se levèreit et continuèrent leur Le soir arriva doucement. Le soleil, à l'Occident, étendait, :comme un magicien, sa baguette Des vapeurs étin - Oneût dit que le ciel et l’eau de la forêt s'em- brasaient à ce contact, -et se fon- daient et se méêlaient ensemble. | Suspendu entre deux cieux, sem- |blable à un nuage aux bords ar- gentés, le bateau flottait avec ses rames ruisselantes sur les eaux Le cœur d'Evangéline était rempli d'une inexprimable douceur. Les sources sacrées de sa Fin à fruitiers. voyage. sur le paysage. celantes s'élevaient. |immobiles. sen- sibilité, frappées par un charme magique, resplendissaient à la lu- mière de:l’amour, comme les cieux let les eaux qui l'entouraient. Alors, du hallier voisin, l'oiseau moqueur, le plus sauvage des chantres, se balançant dans les airs aux bran- |ches des saules suspendues au-des- sus des eaux, se mit à secouer de son petit gosier de tels flots d’une | musique délirante, que l'air tout entier, et les bois et les ondes fai- saient silence pour l'écouter. Plain- tives et tristes étaient les premiè- res notes, puis ces accentss'élevant jusqu’à la folie, semblaient vouloir suivre où conduire le cortège des frénétiques bacchantes. Puis, on n’entendait que quelques notes 1so- lées, comme l’écho d’une profonde et douloureuse Jamentation, puis tout d'un coup, les réunisant tou- tes, 1l les lançait au large, avec un accent de dérision, ainsi qu'après une tempête, une bouffée de vent dans les cimes des arbres en secoue la pluie, qui tombe bruyamment des branches en ondées cristallines. Accompagnés d’un prélude comme celui-1à, et le coeur palpitant d'é- motion, ils entrèrent lentement sur sa figure. C'était Gabriel, qui, lassé d’at- tendre, malheureux et sans repos, s'en allait chercher dans les déserts de l'Ouest l'oubli de lui-même et de son chagrin. e Rapidement, ils plissèrent le long du bord sous le vent de l’île, mais sur la rive op- posée, derrière un massif de pal- miers nains, de sorte qu'ils ne vi- rent pas le bateau caché sous ies saules. Là gisaient inaperçus les cor- dans le Têche, qui coule au milieu des vertes Opelousas. Et dans l'air embaumé, au-dessus des colonnes de fumée qui s'élèvaient d'une ha- bition voisine, ils entendirent les cor et le beuglement éloigné d'un troupeau. sons d’un III Surles bords du fleuve, sous ombrage des chênes, aux bran- ches desqnels flottaient des guir- landes de mousse d'Epagne et de DEL. An. d'onde AT AN Font de tee EE _ © tj ; ET LEA Le En visitant les différents hônitavx de nos villes, on est surpris d’y voir la majrité der personnes qui s'y trouvent, se compie J'armi les femmes qui souffrent de q'ixlques maladie: propres à leur sexe. Ces femmes, lorsqu'elles sont entrées 4 l'hôpital ont subi un examen ct le chirurgien en charge leur a dit qu’il leur faliait une opéraà- tion. Au point de vuc de l’opé'ateur, ces oré- rations réussissent généralemeit, ce qui viut dire que la femme meurt rarement sous le cqu- teau, et qu'après des semaines ct Ces mois de convalescence, sa santé et scs forces lui revisn- er nent en partie, Elle retourne chez elle quelquefois guérie, mais le plus souvent xour voir ses troubles et ses douleurs revenirdès qu'eile reprend ses occupatñ;bs, Voici ce qui arrire à la femme qui laisse s'ac- centuer des troubles qui lui paraissent d’abort| in- siguifiants; elle paie sa "= WE K FAN Wan À AY SUP Ne ÿ NA SK N AAA NS LH ANA EE j | négligence d’une oc éra- ï X AZ LB: ration grave et pleine de dangers, et ceci = … SN au mieux aller, car parfois les résultat : sont LA rs moins favorables et la terminaison de ces Le | f troubles peut être fatale, mer TE Ces phrases ne sont pas écrites avec l'intention \ If] | de censurer les hôpitaux, car ces institutions sont des merveilles d'efficacité et de perfection, mais elles sont une exposition véritable, concernant des, faits très bien connus par tout le monde et spécialement chez les hommes de profession. Les troubles ovariens augmentent certainement en fréquence chez les femmes, et la raison pour laquelle ils deviennent si dangereux est qu'ils se glissent’ chez elles, sans qu’elles s'en aperçoivent, les premiers symptômes de ces maladies étant toujours assez vagues et difficiles à distinguer. Ce n'est que lorsque la maladie est bien developpée qu’elle peut être parfaitement reconnue et diagnostiquée ; alors elle est très difficile à contrôler, et les femmes doivent voir à se traiter dès les premiers malaises qu’elles ressentent. Pour remplir ce but, elles verront à donner le meilleur soin possible à leur santé, en prenant, dès les premières manifestations de quelques troubles internes, le remède qui a apporté tant de conso- lations à des cœurs si découragés de ferames misérables et souffrantes : les PILULES ROUGES. La preuve du succès de cette médecine merveilleuse pour la guérison des troubles ovariens et autres troubles spéciaux aux femmes, est appuyée sur des faits d’une exactitude indiscutable. Dans toutes les parties du Canada et des Etats-Unis, les femmes guéries envoient leur témoignage et des lettres de reconnaissance à la CIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE. Un grand rombre de ces femmes avaient été conseillées d’aller à l'hôpital pour se faire opérer ; elles avaient négligé leurs maladies au point de rendre impossible à leur médecin de famille tout espoir de recouvrance. ‘ Après avoir subi une opération dangereuse et souffrante, dit Madame Ed. Hébert, je revins chez nous “ découragée et ne sachant que faire ; cette opération avait été faite sur moi pour une maladie dont je souffrais « depuis plusieurs années. Je résolus alors de prendre les PILULES ROUGES, et je puis dire maintenant ‘ qu'elles m'ont complètement guérie de mes maux. : en “ Ce n’est presque pas croyable, car après avoir souffert autant et avoir employé plusieurs médecins, il ‘ me semble que cela tient du miracle. L'opération que j'avais subie avait empiré mon état au lieu de l’amé- ‘ liorer. à ‘ Les Médecins Spécialistes à qui j'ai écrit, m'ont donné de très bons conseils. ‘““ DAME ED. HÉBERT, ‘ St-Aimé, Co, Richelieu, P. Qué.’ MADAME JOSEPH BOUCHARD souffrait de maladies internes depuis 16 ans, avait tité opérée deux fois, sans résultats, et s’est guérie par l’emploi des PILULES ROUGES. “ Les chirurgiens de l'hôpital à Allany, m'ont opérée deux fois pour une maladie dont je souffrais depuis “y6ans. J'ai demeuré deux ans à l'hôpital loin de ma famille et toujours entre la vie et la mort. Après avoir ‘ enduré ces souffrances, je revins chez moi mourante, et c’est là que mon mari me força d'écrire aux Méde- “ cins Spécialistes dont il avait entendu les Jouanges, : | ; ‘ Je leur écrivis sans avoir trop de confiance, car j'étais si malade. Comme je regrette aujourd’hui de ne ‘ pas les avoir consultés plus tôt et m'avoir ainsi évité tant de douleurs et de tourments. Dès que je com- « “ mençai à prendre leurs remèdes, je vis qu’ils avaient compris ma maladie ; je pris du mieux aussitôt et après “ avoir fait usage des PILULES ROUGES pendant plusieurs mois, je suis aujourd’hui complètement rétablie ; ‘ mes douleurs sont disparues, je travaille comme à l’âge de 15 ans, je suis forte et rayonnante de santé et je “ conseille aux femmes que l’on veut envoyer à l’hôpita!, d'essayer les PILULES ROUGES et aussi de con- “ sulter les Médecins Spécialistes avant de se faire opérer. ‘ DAME JOSEPH BOUCHARD, ‘ No. 71 Rue Dallins, Albany, N. Y.”’ Les médecins de la CIE CHIMIQUE FRANCO-AMÉRICAINE ont prouvé aux femmes cana- diennes françaises, qu’ils sont honnêtes et sincères dans leur désir de donner aux personnes souffrantes le meilleur traitement que la science médicale puisse procurer et ceci aux plus bas prix possibles, Ils ont supprimé les honoraires extravagants qui empêchaient tant de femmes malades de pouvoir obtenir les soins médicaux qui leur étaient nécessaires, mais qu’elles ne pouvaient se procurer vu les frais et les dépenses qu’ils entrainaient. Ils ne demandent rien pour leurs consultations et donnent à la femme en recherche de la santé une opinion honnête de son état ainsi que le moyen à prendre pour se guérir. Si leurs bons conseils sont suffisants pour guérir, ils épargneront le coût des médecines ; si le cas demande traitement, leurs prescriptions sont à la portée des bourses les plus humbles, : Ils sont des hommes habiles, d'expérience et consciencieux et la CIE CHIMIQUE FRANCO- AMÉRICAINE est une institution publique établie pour le bénéfice des femmes malades, où toutes, sans exception, riches ou pauvres, y sont les bienvenues et peuvent profiter également des avantages qu’elle offre. : Les femmes qui demeurent trop loin de Montréal et ne peuvent venir au bureau de consultations, peuvent écrire, donnant une description de la maladie dont elles souffrent et elles recevront par la malle les mêmes conseils que si elles s'étaient présentées au bureau de consultations gratuites, au No. 274 rue St-Denis. Les femmes devront refuser comme imitations, toutes PILUT.ES ROUGES, vendues de porte en porte, au 100 ou à 25C la boîte, et aussi exiger que le nom de la CIE CHIMIQUE-FRANCO AMÉRICAINE soit sur chaque boîte ; c’est le seul moyen d’avoir les véritables PILULES ROUGES et de se guérir rapidement. , Si elles ne peuvent les obtenir de leur marchand, elles leur seront expédiées sur réception du prix, soc la boîte ou six boîtes pour $2/50. Adressez vos lettres comme suit : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, No. 274 Rue St-Denis, Montréal, Canada. RAR LME LP TE ER 2 TUE DE PA 24 ER Li 2 PUR à Joss TUE PES EPS OL NOR 7 MER en BI A CET FMGNEISL EEE LM LME A. Dre REZ LSET zx: CT CCRPRP PT EN LEMMEL TL" Z'TUEZ © NG DANGER. | meurs dont le bruit des avironsne| . : à | gui que les Druides abattaient avec troubla Aucun | PRE L du Sei était L | leur faucilles d’or au temps de 119 etal £ ] % 4 é à . . , . . RER RES EUR we POUT | Noel s'élevait, retirée et solitaire, s | € j EL apiae 2 . A + . . réveiller la jeune fille. Rapidement! ion dn pâtre. Un jardin a il'entourait d’une ceinture de fleurs d'un nuage sur la prairie. Lorsque | luxcuriante, dont le parfum rem- le bruit de leurs rames sur les to- lets pas le sommeil. ils s'éloignèrent comme l'ombre | plissait les airs. La maison elle- même était construite en planches nas. 1 CsOIQSTIE- se fut éteint dans ment les dormeurs se réveillèrent le cyprès, soigneusement ajustées. { Le toit était grandet bas, et à l’en- | | comme d’une extase magique, et la 1 ’ + . . (tour s'étendait une véranda large jeune fille dit en soupirant au bon prêtre. ‘‘O père Félicien, quelque |. spacieuse, Supportée sur d'élé- chose en mon cœur me dit que | tes colones, entrelacées de vi- Gabriel erre près de moi. AN est- gnes et de roses, sur lesquelles ve- ce qu'uu vain rêve, une frivole et vague superstition, t-il passé qui a révélé la vérité à mou esprit ? (à continuer) ou un ange a-| , . $-* abeilles. naient se poser les colibris et les There is no dange: of heart burn or heaït troube:s from the use of. (Afilié Chewing Tobaceo, if it has been pro derly manufactured. Grea taken by the manufacture of “GEL FOX’ and “(8QBS” Chewing Tobac | Conrs co, to use only yure aud wholesone| ingregients, which wil ‘eave no bad| after effects. 1f you are not à ready | a l'Université Laval) care 1 | si silos CLASSIQUES, CIAUX ET PHIL SOPHIQUES u-ing these brands, try them Ever, _—— the lags are va uab:e -ave 1hem 5 s . ] : and ask your dealer for our new L'onveritare des classes an iJustrated } remium cata ogue. collège St. Daustan aura heu le ‘Tags are gcod up to January [st 19937! 5 septembre. Te Tout HOMKE qui travaiiie| Les éièves Font priés de se dans les bois connait la valeur! du Liniment de Kepdrick. 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