is jee 2 = RRQ à pensions mme ce nee L'IMP ARTIAL 1LA LEGISLATUREÉ FoNDE EN 1898 Le seul Journal français de l’1le du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : ut 0 TON ce ce 30 Les abonnements sont paya- bies d'avance. _— Annonces 10 cents la ligne, _Zre insertion, 2 cents la ligne les incertions subséquentes. Toites communications Aoi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P.E L'IMPFARTIAI, TiGnIsH, Mars 28. 1901 Education Agricole. L'idée fausse existe encore chez quelques uns que le cultivateur n’a guère besoin d'éducation ; que tout le savoir qu'il acquiert en de- hors de la lecture, l'écriture et les notions élémentaires de l’arithmé- tique ne sert qu’à le rendre im- propre aux travaux de la ferme. Cependant pour le plus grand nombre il est généralement reconnu, aujourd'hui, que le cultivateur a tout aussi besoin de s’instruire que ceux qui sont appelés à aucun autre genre de vie, et c’est pour- quoi on voit surgir, dans @es der- uiers temps, tant d'institutions où l'on veille avec soin à l'éducation de ceux qui se livrent à la culture du sol. e L'agriculture regagne rapide- ment sa position légitime comme l’une des principales professions et elle la conservera. Elle fut la pre- mière occupation de l’homme, elle sera la dernière ; pour la raison que nous sommes obligés de pourvoir à notre nourriture, et cette nourri- ture nous l’obtenons du travail de la terre. Nos aultivateurs, heureusement pour eux-mêmes et pour ceux qui dépendent d'eux pour leur pain quotidien, commencent à réaliser le fait qué dans l'ère d'activité et de prétention rivale où nous vi- vons, avec les méthodes nouvelles et progressives mises en pratique, celui qui n'est pas suffisamment instruit pour pouvoir se rendre compte de ce qui se passe autour de lui, doit forcément rester en ar- rière de ceux qui en savent plus que lui dans l‘art de trazailler la terre de manière à la rendre plus fertile. Dans le temps où nous vi- vons l’intelligencesdoit &uider la force des bras et pour cela il faut nécessairement. liéducation. Muintenant quels‘sont, au moins, quelques uns des moyens que nous devons employer afin de nous mettre en état de partiefper aux progrès que l’on constate dans l’a- griculture ? Premièrement, ins- truisons-nous, travaillons plus so: gneusement nos terres, pretions conseil de ceux qui réussissent les mieux, sons n0S journaux qui ne manquent pas de traiter sur des sujets toujours utiles au cultiva- teur, abonnons-nous à quelque bonne revue agricole, et encoura- geons les gereles agricoles. Ensuite ne perdof#iamais de vue que l’agriculture est la plus impor- tante de toutes les industries ct qu'elle est aussi l'occupation la plus saine, assurant une somme de liberté que ne donne aucun autre état. Donc, perfectionnons-nous, instruisons-nous dans l’art de cul- tiver la terre. “ me: Œ.. ……. table ideas. tenteg. mn 2 D. , L'IMPARTIAL, JEUDI LE 28 MARS 18901 PROVINCIALE, La législature de cette province s'est assemblée mardi de la se- maine passée, le 19 du courant, a- vec les formalités ordinaires. Le lieutenant-gouverneur Mclntyre a débité le discours qu'on lui avait préparé. Le document ne porte tous savaient déjà ce qu'ilcontient. I1 parle de la mort de notre regret- tée Souveraine Victoria, de son successeur Edouard VII, de la prospérité du pays, des fromage- ries, etc. Le trait qui intéresse le plus directement ceux qui ont à payer les taxes est celui où il est dit que la loi des chemins publics actuellement en force sera amendée de manière à donner plus de satis- faction età être moins dispen- dieuse. Espérons que cette partie du discours, du trône attirera l’atten- tion spéciale de nos législateurs. ————— : @ + Q—— ——— — Cent Ans Il y aura cent aus l'été prochain que la paroisse de Casoumpee fut fondée par trois familles acadien- nes. C’est un évènement qui fait époque dans l'histoire du peuple acadien de cette province et qui, assurément, ne passera pas inaper- çu. Ilreste encore assez de des- cendants des braves pionniers qui vinrent jeter les bases de cette co- lonié qui s'est développée en une des plus importantes paroisses aca- diennes de l’île, pour faire honneur à cet évènement séaulaire. Iln’'y a pas de doute que les Acadiens qui, plus tard, sont venus d’autres parties de la provir oz et ont si for- tement contribué parleur énergie et leur esprit d'entreprise aux pro- grès de la paroisse de Cascumpeo, vocable de St. Antoine de Bloom- field, profiteront aussi de cette grande occasion. Lesderniers ve- nus se joindront certaiuement de tout cœur aux enfants des fonda- | teurs pour célébrer d'une manière solennelle le centième anniversaire de la fondation de la paroisse de Cascumpec; et en faire un jour dont le souvenir restera ineffaçable dans l’esprit de tous ceux qui joui- ront du doux privilège d'en être les heureux témoins. A l’œuvre, donc braves Acadiens de St. Antoine de Bloomfeld. Il y a toute une histoire dans la céléb7a- tion de oette fête. Les Livres Francais. Les Acadiens de la Nouvelle-E- cosse travaillent, en ce moment, d'un commun accord en vue d‘a- méliorer l’enseignement dans leurs écoles primaires. Nous remar- quons qu’à la dernière session de l’Institut de Clare la résolution suivante a été proposée et adoptée: ‘‘Le français devrait être ensei- gné dans toutes nos écoles aca- diennes, à l'exclusion de l'anglais, les quatre premières années, et qu'ensuite les deux langues se- raient enseignés conjointement’’. Voilà qui est bien ; c’est le véri- table et seul moyen de maintenir et de préserver notre belle langue française. C'est le programme qui a été adopté, il y a quelques an- nées, dans nos écoles françaises de ‘| l'Ile du Prince Edouard et le ré- sultat a été merveilleux. Mais si nos compatriotes de la péninsule désirent que les progrès soient sa- tisfaisants et assurés, qu’ils met- tent de côté les livres bilingues qui est vrai, mais certainement pas de langage français. Sans prétendre vouloir dicter aux Acadiens de la Nouvelle-Koosse ce qu’ils ont à faire à ce propos, si nous osions, nous leur suggérerions, tout de même, de faire usage des livres de Montpetit. I/usage de ces livres a produit les plus heureux résul- tats dansles écoles françaises de l’île, et pourquoi n’en serait-il pas ainsi pour les enfants de la Nou- velle Ecosse ? Pr COS * ‘ei ae arme 0 ae an ox PRÉ APP RE ms rien de bien extraordinaire, vu que( mieux connue aujourd’hui sous le} Assemblee Annuelle DU CERCLE AGICOLE DE ST. LOUIS. Le cercle agricole de St. Louis, établi depuis au-delà d’un mois, a tenu sa première assemblée annu- elle dans la maison d’éaole de oette localité, jeudi le 21 du courant 1901. Outre les cultivateurs du chemin St. Louis, il y avait un grand nombre de représentants de Waterford, Miminigash, Roseville et Center Line. La constitution et les règlements qui doivent gouver- ner cette société ont été soumis à la considération de l'assemblée et après quelque discussion ont été adoptés, moyennant quelque lé- gères modifications, de sorte que les différentes clauses telles qu’a- doptées, font loi pour tous les membres du cercle. Ce travail ac- compli, les officiers pour l’année courante ont été élus : M. Jas. McGrath, St Louis, Pres. ‘! Wm. Donahoe, Rose’lle vice do ‘{ Pierre Poirier, St Louis, Sec. Rev Jean Chaisson, Tres. Le comité exécutif est composé comme suit : Le Président, Le Vice-Président. M. James W. Shea, Waterford, ‘* Norbert Poirier, St. Louis, ‘{ Jas. C. O’Brien, Center Line, ‘© W. P. Callaghan, Miminigash ‘* James Palmer, Roseville. Avec un comité exécutif tel que celui-ci, le succès du cercle agri- cole de St. Louis est assuré. J1 y aura une assemblée le 4 avril dont le principal objet est de rece- voir des membres les commandes de grains de semence, graines, eto. Ceux qui ne font pas encore par- tie de ce cercle feront bien de s'y abonner d'ioi au 4 du mois pro- chain. PIERRE POIRIER, Secrétaire. © De — —— — Correspondance M. le Rédacteur. Depuis quelque temps je prends beaucoup de plaisir à lire les cor- respondances qui paraîssent dans les co'onnes de notre journal aca- dien, L'IMPARTIAL. D'abord, M. le Rédacteur, laissez moi vous dire que le temps est bel et bien passé pour les gens des autres nationali- tés de venir nous dire que les Aca- diens sont en arrière sous le rapport de la littérature ; car en vérité, on trouve dans les correspondances de nos jeunes Acadiens des traits d'es-| prit et des jets de savoir intellec- tuel que l’on remarque rarement dans les journaux anglais où l’on à occasion de dire des correspondan- ces en cette langue. Je félicite donc nos jeunes Acadiens qui s’ap- pliquent ainsi à la culture des let- tres ct, en toute sincérité, je dois leur dire que s'il persévèrent, un avenir qui leur fera honneur leur est réservé. Mais tout en félicitant nos jeunes athlètes littéraires qu’il me soit permis, sans-avoir la plus petite intention de vouloir offenser qui que ce soit, de leur conseiller d'agir avec prudence dans leurs écrits. Premièrement, soyez toujours polis les uns envers les autres. Vous savez que la politesse est le signe caractéristique du Français. Ne vous laissez jamais aller aux personnalités ni aux expressions vulgaires. Veillez soignensement à votre style, ce quite vous em- pêchera pas de frapper les coups sérieux que vous voulez porter à vos adversaires. Ensuite tâchez toujours de parler sur des sujets qui tendent à l’avan- cement de la langue français et de contiennent des mots français, il Fe [braves jeunes notre nationalité, laissant les An- Iglais parler d'eux-mêmes. Des liscussions sur les meilleures mé- thodes d'enseigner dans nos écoles, par exemple ; sur les sujets les plus propres à être enseigner, com me, la grammaire, l'histoire, la géographie françaises, l’agricultu- re, etc., tels sont quelques uns des sujets qui doivent attirer tout par- ticulièrement l'attention de nos jeunes talents acadiens dans leurs disoussions littéraires. Vous souhaitant à tous un succès sans encombre dans le noble sentier où vous êtes entrés, Veuillez, Acadiens, me croire Li TIN ACADIEN toutes les irrégularités du sys- LEON XIII. Léon XIII, qui depuis le 2 mars, est entré dans sa quatre-vingt-dou- zième année, occupe le quatrième par ordre de longévité. Saint À- gathon, qui était âgé de cent trois ans à l’époque où il fut appelé au souverain poutificat, est mort en 682, après avoir atteint sa cent! septième aunée. Grégoire IX est mort en 1241, à l'âge de quatre- vingt-dix-neuf ans, et Célestin III avaitachevé sa quatre-vingt-dou- zième année lorsqu'il est mort em 1198. Ces trois vieillards ont eu des règnes trèsagités. Saint Agathon n'avait pas obtenu saus peine que la cour de Byzance renonçat à l'hu- miliant tribut qu'elle exigeait au- paravant de la papauté ; Célestin III et Grégoire IX ont vécu au plus fort de la ‘‘querelle des inves- tures,/’ mais les soucis du gouver- nement pendant une période de troubles et les luttes qu'ils ont eu à soutenir ne les ont pas empêchés d'arriver, chargés de gloire et d'années, aux dernières limites de la longévité humaine. LE CRUCIFIX INSULTE Une sérieuse bagarre produite dernièrement à Buda Pest, par suite d’un ordre du gouvernement à l’effet de mettre en vigueur le règlement qui dit qu'aucun crucifix ne sera exposé dans les écoles publiques. Lors- que les salles des oonférences ont été ouvertes, un hundi matin, on a constaté que les crucifix avaient étécloués aux murs. Quelques étu- diants se sont alors mis à les ar- Les étudiants catholiques ont ressenti l’insulte faite à leur Foi, et il s’en est suivi une bagarre en règle pendant laquelle plusieurs combattants ont été blessés. Le p'ofesseur Margittai a voulu inter- venir. On l’a renversé de sa chai- se. Les conférences sont suspen- dues pour deux jours. Une cin- quantaine de duels résulteront de o tte affaire. BE Cures to Stay Cured The most chronic diseases of the Stomach, Liver, bowë and Blood. Thousands of testimonials from those who have been permanent- y cured by the use of Burdock Biood Bitters speak of its unfail- ing efficacy in Dyspepsia, Bilious- ness, Sick Headache, Liver Com- plaint, Eczema, Erysipelas, Sero- fula, Sores, Ulcers, Boils, Pimples, Hives, Ringworms, and all blood humoprs. If you want to be cured to stay cured, use cnly B.B.B. racher. 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