RE EN NT ANS ML TT RE ' vw à ; de * dE : | FONDE EN 1893 DANS L'INTERET ET, U A | DES ACADIENS DE L'ILE ST-JEAN SX MOIS 50 1 HEBDOMADAIRE F. 3, BUOTE, DIRECTEUR, TIGNISE | “| à Vol. 3. No 18. % Tignish, Ile du Prince Edoëard, Mardi le 23 Mars 1915. 22ieme Pan" | | Organe, dans la langue francaise, du Parti Liberal des Provinces Maritimes. 1 La societe de St. Vincent de Une Revue de l'Administration "x Borden depuis 1911 Lisez attentivement. Ce n’est point du roman, mais la lecture n’en est pas moins interessante UNE PAUVRE DEFENSE ! Du St Laurent, par Argus Le ministère Bcrden était à peine au pouvoir depuis un au, que le peuple de ce pays commença de s'inquiéter, en se demandant s’il avait été sage, et prudent de voter pour ce parti qui s’téait ruiné À faire des promesses et qui semblait vouloir s'enrichir à ne pas les tenir. Il avait promis l’économie, et cependant, plus que jamais, on était les témoins d’une dance folle des millions jetés à tous vents aux amis, aux manufacturiers, à MacKenzie et Mann, et aux contracteurs des travaux du gouvernement. M. Borden avait dit des libéraux: ‘'Un parti qui dépense soixante et dix neuf millions de piastres/par anuée est con- damné d'avance comme extravagant et coupable’”’, or le parti bleu au pouvoir dépensait cent vingt millions par au- née, dont quatorze où quinze millions”pour jouer au soldat, la conclusion à tirer était bien celle-ci, un gouvernement qui dépense cent vingt millions de piastres ’ par; an, est un gou- vernement corrompu, cerrupteur et criminel, en ‘suivant le principe posé par M. Borden lui même, au sujet des'dépen- ses libérales. M. Borden avait promis de appeler la loi Navale de Lau- rier et d'envoyer au fonis de l’eau le Niobé et le Rainbow. Un an après avoir exercé le pouvoir, rien n’était encore fait bien plus on voulait envoyer $35,000,000,00 à l’ Angleterre pour lui aider à bâtir des dradnoughts qui deviendraient plus tard, la tête de nos unités de marine. Le service civil devait être réformé pour le plus grand bien du pays, mais cette’réforme consista à jeter les libé- raux sur le payé surtout dans le département des postes, et pour uu libéral émis, on prenait dix conservateurs, aux abois, qui, depuis quinze aus, se frappaient la semelle dans le‘désert de leur mendicité. Il y eut comme un sursaut dans l'opinion publique. On réalisait que les promesse étaient mises au rancart et que la débauche de l'argent, des places et îdes faveurs, prenait une marche ascendante dans un véritable mouvement stratégique vers la crèche. Les libéraux qui avaient eu peur de la marine de Laurier, comprenant qu'on les avait leurrés et trompés, revinrent ‘au bercail, en se disant, qu'après tout c'était encore le vieux chef qui avait le mieux prévu les nécessités de l'heure pré- sente et de l’avenir de notre pays. Un grand nombre de conservateurs honnêtes, poussés par le sang et admiration pour leur compatriote, plus grand dans la défaite que dans la victoire et au sein‘des honneurs constatant que les orateurs bleus ;les avaient emplis avec connaissance de cause, durant la campagne de 1911, prirent une attitude non équivoque et répudièrent ce parti qui souf- flait le chaud dans Québec et le froid dans ;Ontario qui ne devait la victoire qu'aux appels les plus vils et les plus ,bas, surtout dans Ontario, contre Laurier le papiste, et le catho: lique canadien-français oui avait fait passer la ;Loi du ‘‘Ne Temere’’. Deux années se passèrent, ce furent les mêmes démissions injustes la dance de milliens, les voyages en Europe, l'achat des terrains pour favoriser des amis, la vente des lots à dix piastres, qui valaient cent mille piastres :la question des E- coles du Keewatin, réglée selon le voeu des oraugistes d'On tario, la taxe augmentée, les dépenses doublées, en un mot une véritable saturnale des deniers publics et une bouffée immense d’immoralités de toutes sortes passant sur le peu- ple qui n’en pourrait croire ni ses yeux, nises oreilles. L'Intercolonial, passa sous le régime de fer d’un Alle- man américanisé, F. P. Gutelius l'âme damnée du C. P. Ry. qui voyait ses trains de marchandises doubler à mesure que ceux de l'I. C. R. ;deveraient plus rares. Il fallait faire des destitutions et cette armée d'employés congédiés est allée à travers le district raconter, les promesses de , Gu- telius et abimer de malédictions un gonvernement, qui met: tait les pauvres employés dehors, pour ruieux :payer de gros salaires à Gutelius l’ Allemand. Et le nombre des scaudales et des taxes jaugmentait tou- jours, rien qu'un netit nombre étaient les privilegiés, c’est- t i s’ezrichis 1 - ” CICCIVUIAIC , nasteæat s Sr DJUILIELR que la guerre éclatait entre l’ Aliemague et |’ Angleterre C’est alors que l'on vit la sincérité des gens qui avaient crié, surtout à travers les Comtés de la province de Québec: à bas ! la marine à Laurier ! pas de participation aux guer- res de l'Empire ; nous ne devons rien à l'Angleterre se met- tre à la remorque des Jingoes d'Ontario et de s’époumonner à chanter Rule Britannia, et à demander des soldats, de l’ar gent, des marins ; de la farine pour prouver à l'Angleterre combien on voulait l‘aider dans ses épreuves. Et l’on envoya 32000 hommes ; un million de sacs de fa- rine, et l‘on recruta jusqu’à cent milie hormes pour en faire de cette chaire à canon qui mettait des larmes :daus ‘ la voix des LeBel, Bérubé, Potvin qui avaient changé leur peau de bleus pour la défroque caillé du parti à Bourassa. Ce fut le ‘réveil dans le cauchemar le plus abrutissant qu'on puisse imaginer. Ce fut uu cri de protestation iparti des quatre coins de la confédération et Borden et Bob Ro- gers l’Iniquité, et les autres autour de la table du festin de Nabuchodonosor, se prirent à trembler et voulurent en ap- peler au peuple, afin d‘escamoter le pouvoir une fois de plus ; mais le gouverneur général leur répondit : pas de di- vision au Canada,'quand on se bat au front et il dûrent couber la tête. Et pendant ce temps, le peuple réfléchit ; la ‘misère, ame- née par l'inconséquence et l’incarie de ceux qui sont à la tête du pouvoir, ruine et menace dans les grandes villes ; la taxe monte toujours et les dépenses ‘sont énormes : tout le monde lève les bras au ciel, comme pour le supplier de nous protéger et tout bas l'on se dit : si Laurier était: là, encore, il semble que les jours seraient meilleurs ? et l‘on demande les élections comme le dernier remède aux meaux qui op- pressent le peuple et menacent d'amener la misère noire par tout. Et en dépit de toutes ces oppressions, ces gaspillages, ces scandales, cette débauche des deniers publics, ces taxes ar- bitraires et presqu’inhumaines en faveur du riche contre le pauvre peuple, il y a des ‘conservateurs qui disent et s’é- crient : ‘‘Les libéraux approuveut tout ça ! Ils ne combat- tent aucune de ces mesures ?”’ Eh ! bien, le temps est arrivé de leur dire ceci : voyez ce qui se passe à Ottawa ; le parti libéral a dénoncé la taxe sur ie sucre et le café, l’an dernier ; à cette session-ci, il dénon- ce les taxes les scandales avec une vigueur et une éloquence qui ont désarçonné le gouvernement, et même menacés d’une élection immédiate, les libéraux ne craignent pas le peuple et ils lui dénoncent toute cette pourriture qui crou- pit à Ottawa et toutes ces plaies béantes par lesquelles le meiileur de nos ressources s’en va en prodigalités, en folies et en mauvaise administration. On ne nous croira peut être pas sur parole alors que l’on prenne La Patrie, L’'Evénement et tous les journaux bleus du pays et nos bons conservateurs incrédules pourront voir si le parti libéral, à Ottawa, approuve tout, eu bien s’il se bat comme un senl homme contre cette horde conservatrice qui mène le pays a la ruine, par les emprunts et les taxes qu'il faudra des années et les années pour payer. Voici ce que La Patrie disait mercredi soir. ‘““L'Opposition proteste contre l'imposition des taxes de guerre.’? Les nouvelles taxes ! Après d'assez loigues hésications, l'opposition a décidé de considérer comme un ‘‘scrap de papier'’,la trève des partis, et elle est partie en guerre contre les nouvelles taxes. L'événement en dit toute autant et les journaux jaunes d'Ontario menacent les libéraux d’écrasement complet en amenant les élections générales de suite. Et bien ! si les bleus persistent à dire que les libéraux font comme les gens au pouvoir, il n’y aura qu’une chose à leur crier : c'est qu’ils en auront menti ! Les libéraux font leur devoir, tout leur devoir, envers la mère Patrie, envers le pays, leur province et leurs électeurs ; ils pourront aller rencontrer le peuple et dénoncer les grands faiseurs de 1911 ceux qui ont menti et trompé pour mieux arriver à leur fin. Nous lisons dans la ‘‘Vérité” de Québec, eu date du 6 mars : ‘“La misère occasionnée chez nous par le manque de travail et la crise financière ne reste pas sans se- cours. La charité chrétieune, pour les catholiques, est dignement re- présentée par la Société Saint Vin cent de Paul dont le “Conseil géné ral pour tout le Canada est à Qué bec. Le développement extraordinaire depuis queiques mois, {de cette ad- mirable société est la meilleure preuve du grand effort qu’elle ac complit pour pouvoir soulager plus efficacement les misères et les infor tunes qui se multiplient partout. Lors de l’Assemblée générale tenue à Québec {dimanche dernier, M. C. J. Magnan, président gèné ral, a donné à ce sujet quelques chiffres éloquents : A Québec le nombre des confé- rences est maintenant de 34, dont 10 de jeunes gens, qui secourent ac tuellement soo%familles. Au Canada, il iy a maintenant, en tout, 201 conférences soit 38 de plus qu'en 1913. C’est ? Montréal surtout que l’augmentation a été la plus considérable ; il s’y en est fon- dé 30 depuis l’automne dernier seu par Sa Grandeur Mgr; Bruchési qui désirerait voir des conférences de la ‘|Société St-Vincent de Paul dans toutes les paroïsses ‘de son diocèse. Le nombre des “conseils particu- liers y est déjà de troiset il sera porté à sept ou;huit avant long- temps. Les conférences secourent, dans cette ville, 1,992 familles ’et 10,258 personnes ; les deux four- neaux économiqueséqui y existent ont donné, depuis le mois de no- vembre, 66,755 soupes ou rations, surtout à des étrangers. La ville de Montréal confie pour ainsi dire aux membres de la Société St-Vincent de Paul le soin de;soula ger-la misèreet elle luia donné plus de $50,000 et les conférences avaient déjà obtenu uue somme égale à celle-là de différentes sour- ces. Mentionnons aussi les conféren- ces des Trois-Rivières, ;de St-Hya- cinthe, de St-Georges de Beauce, de Fraser ville, de Joliette, de Val- leyfield, de Moncton et de Régina ; une est en voie de formation à New Westminster.”” Tignish'vient de fonder la société de'St-Vincent de Paul. Depuis quelque temps les dames de la Croix Rouge font ide grands efforts pour aider leur société. Elles ont très bien réussies. Les gens de Tignish sont très charitables. Maintenant | que notre charité se porte vers les nôtres, dans notre paroisse. Le malheur c'est qu’il y en a des pau- lyvres chez nous. Ces;pauvres, les ‘ amis de Dieu, deivent être nos a- | mis : plus, ils sont nos protégés. Secourez toujours, Dieu vous en tiendra compte. ps CE QUE DIT UN SAGE Si j'étais marié, écrit jun sage, je voudrais que ma femmen e fût citée ni pour sa figure, ni pour sa toilette ni pour ses bonnes manières, et ,ce- pendant je voudrais qu’elle eût tout cela. Je voudrais aussi qu’elle fût toujours bien mise et d’une propreté excesive. Notre nouveau Feuilleton: Palpitant d’interet Abonnez-vous à l’Impartial, voilà le temps. GE C’est vrai ens font les bonus pays, on coeur fait le bou caractère ; Bons € tes fout les bons amis, Bon fermier fait la bonne terre ; Bons livres fout les bonnes moeurs, | Bons maîtres les bons serviteurs ; | Les bons bras font les bonnes lames [Le bon goût fait les bons écrits ; 2€" 5e AT RRRIRISISRSI IR 4 VIN DE MESSE SAINT NAZAIRE, Archevêché de Québec, rer août 1913 Après m'être assuré que la fabrication du vin de messe dit de SAINT- NAZAIRI, vendu par la maison A. TOUSSAINT & CIE, se fait toujours sous la surveillance immédiate d'un prêtre compétent, jen’hésite pas, sur le rapport de ce dernier, à renouveler l'approbation que j'ai donnée à ce vin .iturgique dans ma circulaire du 1er mars 1897. ÎL.-N.,ARCH. DE QUEBEC. A. TOUSSAINT et Cie, FABRICANTS DU VIN DE MESSE SAINT NAZAIRE IMPORTATEURS DE VINS ET SPIRITUEUX ETRANGERS DEPOSITAIRES GENERAUX DU VIN DES CARMES 181 Rue St. Paul QUEBEC. LH lement, grâce à la propagande faite | IT RL £ Es is 1l suie, la graisse ou les traces de brûlures disparaissent rapide- ment sur les marmites avec l'em- ploi de l’eau chaude et du Comet) if Servez-voüs-en pour les us- l Al e tensiles de cuisine, fl nettoie tout article. 5c et plus gros paquets. EST FAIRBANK 9 . MONT: Le - à “Laissez les JUME! UX Gold Dust faire votre éra- vail.’’ ; h dl l Nous M ï Imprimons: L Entêtes de Lettre > ; R. Entêtes de Compte | Cartes de Visite à Cartes de Deuil i 1 ‘Lettres de Faire Part ri Billets de Rafle . Ordres de Danse à Bons de Pain : Programmes PS 4 Circulaires Pancart ?s Placarda ie 2 2 Rs maris font les bonnes femmes, . Bonnes femmes font les bons maris. à. Mu - hat 0 | Reçus eric. etc GE A D ABUMNEZOLS À L'IMARTIAL # 7 genres cer D cie