, MEME de 2e CASE LA MBRE JOB (Suite de la 1ère page) il croyait que c’était per la faute de Rosine que Ga- briel s'était trouvé ré- duit au désespoir et avait éis- paru. Le jeune homme m'était probablement pas encore de re- tour. Monsieur Styns, dans sa trisiesse, dans sa eolère, ne re- pousserait-il pas sa prière? Mais la courageuse femme s'arma de résolution et s'efforça de se con- vaincre elle-même de Ia benté naturelle du eœur du meotaire. 11 se souviendrait de leur vieille amitié, aurait pitié de sa dau- leur et viendrait à sen aide, même au prix de quelqnes sa- erifises. Qe fat en cherchant ain- si des forces en elle-même que la mère Job frappa à la porte de la demeure de M. Styns; elle fut introduite sur-le champ en 64 présence. Lersque le notaire la vit es- trer il se leva de son pupitre avec étonnement et lui lança un regard où se confoendaient l'im- patience et la colère. — Mère Job, dit-il, j'ai main- tenant mes aetes à transorire moi-même et n'ai pas beanconp de temps. Je devine facilement pourquoi veus venez me rendre visite. 1l est possible que Ga- briel se soit trompe ; eependant je ne veux plus entendre parler de son mariage avec Rosine. Mon partiest pris; épargnez- vous donc une peine inutile. —Je vous en prie, monsieur le notaire, dit la mère Job d'un ton suppliant, aecordez-moi un instant d'audience ; je venais vous parler d'autre chose. — Non, uen ; pour l'amour de Dieu, laissez moi eu paix ! grem- mela M. Styns, votre présence me pèse ! N'est-ce pas malheu- reux ? Aveir un fils pour l'é ducation et l'instruetian duquel je me suis pour ainsi dire laissé manquer du néeessaire..et Le voir s'enfuir de Ils maison pa- ternelle, sans savoir s’il n'a pas pris uu mauvais chemin, si par désespoir 4l n'a pas fait un mal- heur, et même s'al est encore en vie au momens eù je parle ! Oh! si vous eussiez pu prévoir cela, vous l'anriez traité aveo plus de douceur et de générosité, n'est-oe pas ? Une larme de douloureuse impatience brilla dans les yeux de la mère Job. Elle eût prété- ré parler sur-le-echamp en faveur de son inferturé Hugo; pour- tant elle sentit qu'il fallait d'a bord modifier les dispositions du netaire. Eile fit effort sur elle même et répondit areo un calme apparent. — Monsieur Styns, je vais, si vous avez la bonté de m'écouter, vous dire des choses qui vous eonvaincront que je ne puis plus songer à un mariage entre nos enfants ? Je n'exsuserai donc pas ma fille autrement qu'en disant qu'il ne peut y aveir d'amour plus pur et plus fervent que celui qu’elle perte à Gabriel. Ne vous afiligez pas trop de la disparition de votre fils ; veus le connaissez : il n’est pas capable de faire le mal. D'ici a peu de jeurs, dans une se- moine peut-être, il viendra se jeter à vos pieds et vous deman- der pardon de la démarche que lui a fait faire eon imagination abusée. Vous le puanirez, Jui pardonnerez son erreur, et jus- qu'à la fin de vos jours vons vons réjouirez de le voir bon et laberieux sermame il l’est. 1! est vrai que Gabriel est trop sensible et se laisse émouveir par tout et même par la pins trompeuse apparence ; mais ce- la prouve en faveur de son eœur naifet aimant. Pendant I 'IMPARTIAI,, JEUDI LE 24 MAI, 1900. moiadre espoir au sujet de cette union. Tout étonné du ton triste de | sa voix et de l'abattement que | trahissaiens ses parol-s, le no-! taire sentit se calmer son res- semtiment. —PDs quel noavel obstacle! voulex-vous parler ? demanda- | til. | —Un malheur impréva nous a irappés : nons sommes dere-; nus pauvres, dit la mère Job. | — Pauvres ? pauvres ? vous ? | a'est impossible ! s'éeria Styns. ) —Dieu j'a voulu ainsi, muor-| œmura-t elle. | —Mais vous m'effrayez ! Pau-| yres ! que voulez vous dire par là ? Me permettez-vous de vous expliquer ce qui neus est arri- vé? m'éceuterez vous vos votre bonté habituelle, et vous. souviendrez vous que nous a.| vons toujours été bons amis, de | | } puis notre enfance ? — Mon Dieu ! dit le notaire, vous est-il vraiment arrivé uu, malheur ? Asseyez-vous, mère | Job; parlez: qu'est-il surve-l nu ? | — Vous savez, vous notaire, | 1 | ct que nous avons emprunté sur les biens que nous avons trou- vés dans l'héritage de nos pa- rents, une semme de vingt-einq mille franes pour monter à notre fils Hugo un petit commeree en ville; vous sarez aussi qu'il s’est associé avec monsieur Wal ter qui était plus expérimenté que lui dans les affaires et avait la répntatien d'un homme probe et loyal. Eh bien, ce Walter s'est enfui en Amérique ;il a empor. | té tout l’argent de la caisse, lal- sifié les livres, et, sans que mon fils le sache, il a émis des lettres de change. Je ne eomprends rien à de pareilles affaires, sinon qu'un sort terrible menace men | pauvre Hugo. Voici une lettre de lui : veuillez la lire, et veus. comprendrez combien est af freux le coup qui nous frappe. À ees mots, elle tendit au no- taire la lettre de Hugo. À mesure que velui-ei en peursuivais la leetnre, son vi- sage exprimait la plus prefonde stupéfaction ; probablement le! ealme mais profond désespoir! que trahissaient les plaintes de Eugo lui inspirait une sineère | sompassion ; car au moment où il arrivait à la fin de la lettre, | une larme se montra dans sen! œil. — Le coquin ! le fourbe ! mur œmura-til, malheureux Hugo! 1l rendit la lettre à la mère Job, lai prit la main et dit : —Ah ! vous êtes malkeureux! eau trente mille franes ! | où | trouver cette somme ? et pour- tant vous ne pouvez laisser dans oette situation critique votre fils innoceut..….… l’impos- sible même deit être tenté. S'ii) était jeté en prison, venus tous, Resine aussi, vous seriez désho- morés à jamais anx yeux du monde ! Dites, qu’'allez-veus faire pour le sauver ? —Je veux emprunter sur mos biens la semme nécessaire, et je viens vous prier de me venir en aide pour cela. —Trente mille franos ? cela dépasse mes ressources, je me puis pas. — Mais vous avez sans dente des sommes dispenibles à placer en rentes ? — Hélas, non ! pas en ee me: ment. Un notaire de village n'a de tels capitaux que par bha- sard. La mère Job pâlit ; eontre sen attente, trampée si cruellement dans son espérance, elle sentit qu'un torrent de larmes allait éteufier sa voix ; mais elle s'en: ceuragea elle même à la ferme- té, comprima sen désespoir, et dit d'une voix supliante : e , a (e) Mme Elise St Amour Cher docteur : — Je mets toutes mes occu- pations de côté pour vous donner de mes nou- velles qui sont des meilleures. Après avoir souffert durant neuf longues années de fai- blesse générale, mal de tête, perte de son:- Mauvais Rêves, Guéris par nos Pilules Rouges du Dr Coderre. où ( SAS 14 PL DT RE Ra AT dy 7 Tu QUE, LS a E ARE _ 5 Si vous ne pouvez dormir la nuit, si vous avez de mauvais rêves, enfin, si vous êtes aussi fatiguées le matin en vous levant que le soir en vous couchant, c'est que vous êtes malades et que vous avez besoin qu'un bon remède et aussi de bons conseils. CONSEILS Evitez le thé et le café trop forts, ils vous rendent nerveuses ; évitez surtout les potions narcotiques, elles ont été la ruine de bien des femmes. Le soir, en vous couchant, prenez un verre de lait chaud ou une tasse de thé de bœuf, | comme il vous plaira Essayez d'oublier vos peines et vos douleurs, et pensez à toutes les bonnes choses qui vous sont réservées dans cette vie si vous guérissez—et alors dormez. Répétez ceci tous les soirs. Prenez bien régulièrement et avec persévérance, après chaque repas, deux Pilules Rouges. Si votre estomac est bien fai- ble, prenêz en même temps un demi verre d’eau bien chaude et vous verrez bien vite vos for- ces revenir. Ce mal de reins, ce mal de tête, ces étourdissements, tout cela disparaîtra, et vous vous lèverez le matin reposée, après une bonne nuit de sommeil. Ne vous gènez pas Si Vous avec besoin de détails complets sur votre maladie, consultez nos Médecins Spécialistes, ils sont entièrement à votre disposition. Ilne vous en coûtera pas un sou pour les consulter, soit par lettre ou en s'adressant à leur salon de consultation, Cie Ghimique Franco-Américaine, 274 rue St Denis, Montréal. JAMAIS nous ne permettons à une personne de nous représenter de maisons en maisons. Les charlatans aux paroles douceureuses qui se font passer comme représentant ou étant nos Médecins Spécialistes, ne sont que des imposteurs. Mettez ces gens à la porte. Vous ne devriez jamais acheter aucun remède de ces personnes qui passent ainsi de maisons en maisons, car ils ne connaissent absolument rien dans la médecine et, par leurs belles paroles, ils cherchent à avoir votre argent et ne s’occupent pas que vous guérissiez. Te meii et grande faiblesse, 11 faudrait que je se- rais bien ingrate de ne pas vous écrire afin de vous dire toute ma reconnaissance envers vous qui m'avez guérie. Vos conseils m'ont été d'une grande utilité et beaucoup contribué au bon effet des PILULES ROUGES. Je dors très bien, je ne suis plus nerveuse et je ne souffre plus du tout. — MME ELISE ST AMOUR, Embrun, Ont. @ 5: 400,00000,000000000100000000600 0D000000000000000000000000/010000,000000000000000 9000000000010000000000000008 > Mme Noel Charrette @ Chers docteurs — 11 y a deux ans que je suis guérle par vos PILULES ROUGES, et je vois un si grand nombre de femmes qui envoient leurs témoignages, que je crois de mon de voir de vous envoyer le mien afin d'aider : d'autres femmes souffrantes à se guérir com 2900000001000000000000000 0100000 FAC-SIMILE DU PAQUET Les Pilules Rouges pour les Femmes Pâles et Fai- bles ne se vendent ja”nais à la douzaine, au cent ou à 25c la boîte, mais toujours en boîte de 50 Pilules Rou- ges chaque, jamais autrement. Sur réception du mon- tant, 50c pour une boîte ou $2.50 pour six boîtes,nous les enverrons par le retour de la malle. Comme garan- tie, exigez sur chaque boîte le nom de la Compagnie Chimique Franco-Américaine. me moi. Lorsque je vous at &crit, je vous di- sais que je souffrais beaucoup de pauvre té du sang, débilité générale, nervosité et man- que de sommeil. 11 y a deux ans, cher doc- teur, que je suis complètement guérie et je n’ai souffert d'aucun de ces maux depuis ce temps-là. Je ne suis pas aussi nerveuse,je dors bien et je fais tout mon ouvrage sans ressen- tir de fatigue. — Votre bien dévouée, MME NOEL CHARRETTE, L'Annonciation, Qué. Le papier est blanc imprimé en encre rouge, 000000000000,000,0 CHÉEAPEST THE MODERN axD FOUNDRY AND BEST MACHINE SHOP We would eall Special attention to the fact that our Est- CHAIRS blishment is fitted with the very best Modern Machinery und employing none bat first class werkmen We are in a grand posi- tion to turn ont satisfactory we”k. 77 [OUR FOUNDRY LEPT P E I. ha. proved to be a decided sucesss We have spared ne ; ' expense in fitting up this depart ment, having imported from he | United States a ‘“’Specisi Grade of Sand” and nsing th+ best —i- trade of “Pig Iron”, we are in a position te meat the long de- sired needs of the publie. Parties in need of anything in oar jiire spnts we ask to consider these facts and any work which may he en- trusted to us will receire eur eareful attention. We solicit yeur them ourselves va ued orders. Bruce Stewart & Co. 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