2003 Sa nièce, Yvonne (Arsenault) Tuplin, évoque les xisites de sa tante dans son lime Retriember li heu... Refleetimzs ofan Acadian Chilalhood : Word spread like wild fire when the notable Tante T oinette arrivcd at our bouse. This was a much memorable time jor aIl of us. She was an instant hit amng the neighbours [...] She always brought lots Qf books but would only reaa' us the scary stories. Mom would read these books to us at bedtime. Tante Toinette was quite the comedian and a verv good magician. T he neighbors were informed about the day of her performance and many chila'ren came: some with their parents. I recall it being in our parlor but I believe she didpetform in our big kitchen.’ Née le l3 décembre 1920. Antoinette Lucie était la fille de Joseph lsidore (John) Gallant et de Marguerite Arme (Maggie) Doiron. Elle a passé la plus grande partie de sa vie à Rustico où elle a grandi sur une petite ferme avec ses deux soeurs. Cécile et Corina. Elle a fait toutes ses études à l'école du couvent des religieuses de la Congrégation de Notre- Dame situé à peu de distance de la maison paternelle. Jeune fille, Antoinette passait beaucoup de temps à lire et elle aimait partager son amour des livres avec les gens de son entourage. Elle s’est d’ailleurs occupée pendant de nombreuses années de la petite bibliothèque locale, une succursale de la bibliothèque provinciale située à la salle paroissiale. « Elle ouvrait la bibliothèque avant et après la messe les dimanches, se souvient Yvonne ‘Yvonne (Arsenault) Tuplin. Remember When... Reflections ofan Acadian Childhood. Burlington, ; Ontario. 2000, p. lOl. 5 Interview à l‘émission L 'Acadie c 'matin. Pneu u Doucette. puis on allait la chercher des livres a chaque fin de semaine. Elle nous aidait a choisir des livres et elle nous meuntait un petit peu ce qui se passait dans certains livres. Elle était très passionnée pour la lecture.S x» Son amour des livres l’a amenée a C harlottetoxm ou pendant plusieurs années au cours des années l960 elle a été à l‘emploi de la bibliothèque provinciale comme bibliotechnicienne. Antoinette Gallant a commencé à e'cn're au début des années 70, après la parution de La Sagouine de l’auteure Antonine Maillet. Dans l’introduction de son premier ouvrage, Le Journal d'une raconteuse. elle explique bien comment elle s’est lancée dans la création littéraire : Chez—nous, comme dans tous les autres hameaux du monde, il y a beaucoup de petites choses cocasses qui se sont ' passées et qui nous ont souvent fait rire Ï'Ï':“‘;“Êl'eî"°us' aux éclats. J 'ai toujours désiré mettre par .lvfl‘do“ Ô'ÇhOÎS'T, écrit de ces faits amusants, mais je ne i" i savais guère comment m ’y prendre. Je ne voulais pas les écrire en anglais, bien sûr, mais il me semble que le fiançais standard n 'e'tait pas plus opportun. Au couvent, les bonnes soeurs tentaient de nous enseigner « le bon français ». Elles nous ont si souvent grandes, pour nous empêcher de parler « l'acadien », que finalement j 'avais presque honte de le parler à l’étranger. Cependant, on le parlait toujours à la maison. Là, on disait: « Tcheue-z—heure qu’il est? » et non pas « Quelle heure est-il? » J’aurais voulu écrire dans ce langage que l’on parlait, mais je suis certaine qu ’à cette époque—là, ce n ’aurait pas été bien accepté. / /’ â â \\\\