PT nd FRS LL n … cts ERREUR FL a OR Tone > 2 DE vu $ , pro USE PU LEA À 7 EM EE v ba 77 77,7" SE = Fe + o EL E/ LR 2 LR Force? CI £ + 25 L'IMPARTITAL, Proprietaire Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils Francois Joseph F. J. BUOTE, Redacteur, Mme. F J. BUOTE Assistante Vol. 3 : LA VICTOIRE VOUS Y SUIVRA Le clerge franco-americain du Maine Quant un médecin a devant lui |convention affirme de nouveau, et un malade, son premier soin c’est | avec plus d'énergie, les droits qu’- de déserminer la nature du mal et d'en établir la cause, afin d'être en mesure d'appliquer le bon remède. Il faut en agir de même dans la solution des troubles sociaux et re- ligieux. Nos compatriotes du Maine sont, depuis quelque temps surtout, l’ob- jet d’injustices flagrantes commises au grand jour par Mgr Walsh. Ces injustices exaspèrent ces ca tholiques et leur font commettre des démarches qui ne sont pas tou- tes en conformité avec la discipline de l’ Eglise. Les congressistes de Biddeford ont prétendu que la source de ces maux c'était l'acte civil donnant à ses successeurs la propriété des biens ecclésiastiques de ce diocèse, et ils ont, en conséquence, voté la résolution suivante ; ‘Nous, les représentants de 97, o00 Franco- Américains de l’'Etat- elles a revendiqués dans toutes les conventions franco-américaines du Maire, et qu'elle charge le Comité Permavent de ne rien négliger pour maintenir toutes ses revendications tant que justice n’aura pas été ren- due. ‘‘Le comité des résolutions : Joseph Voyer, Dr L P. Laflèche, Ludger Massé, Gédéon Valle, Cr Gédéon Bernard... .?? Rendcns hommage à l'énergie, à la persévérance et à l'esprit natio- nal des Canadiens français du Mai- ue, Aimons les âmes vaillantes et inclinons-nous devant les hommes qui luttent pour des idées. Cependant, qu’ou nous petmettre corime journaliste catholique et comme Canadien français,f de dire franchement ce que nous pensons | de cette résolutioa-et de la foi qui du Maine, réunis à Biddeford les|®2 est l’objet. 7 et 8 juin 1911, réitérons notre al- légéance à la République Améri- caine, notre loyauté à ses institu- tions ; nous résfhrmons notre atta- chement à l'Eglise catholique, croy- ant ce qu’elle croit et enseigne et admettant toute sa juridiction dans l'administration des biens ecclésias- tiques. ‘‘Attendu les malaises nombreux causés par l'exclusion des coatri- buable: de l'administration des biens paroissiaux ; forts de la cou- tume séculaire daus l’Eglise en ad- mettant les laïques dans l’adminis- tration de ses biens temporels re- connaissant la compétance des pou- voirs civils à légiféret dans les ques- tions de droit, de propriéié, et cons- tatant que j’exclusivisme actuel est exercé à notre détriment en vertu des lois civiles ; affirmant le droit naturel indéniable qu'ont les pa- rents pour l'éducation de leurs en- fants, dans le choix des maîtres et des écoles ; constatant que le Co mité Permanent des Franco-Amé- ricains de cet Etat, d’après les ins- tructions à lui données par la con- vention tenue à Brunswick le 5 oc tobre 1909, a saisi lascixante-quin- zième Législature de l'Etat du Mai- ne d’un projet de loi demandant le rappel ou l'amendement de l'Acte constituant le Romau (Catholic Bishop de Portland et ses succes- seurs en une Corporation simple ; ‘Il est résolu, que cette conven- tion approuve les dites démarches du dit Comité Permanent, et qu’- elle recommande ur nouvel appel à la législature, aux tribunanx civils et aux autorités romaines, selon que les circonstances l'exigeront, afin de faire disparaître les abus nombreux et criants dont les catho- liques franco-américains du diocèse de Portland ont à se plaindre, dont L'acte instituant l’évêque catho- de Portland et ses successeurs pro- priétaires en fidéicommis des biens ecclésiastiques de ce diocèse est conforme au droit canonique et bon en soi. Il ue faut pas perdre de vue ce débat, que l’évéque de Portland et ses successeur, en vertue de cet act, ne sont à proprement parler que les administrateurs de ces biens au nom du Souverain Pontif, que Iles agents du Vicaire de Jésus- Christ. Ils ne peuvent pas en, détouruer un seul denier à leur profit person- nel sans tomber sous le coup de la loi de Dieu et de celle des hommes défendant de voler. Ceci étant établi, le caractère de la Corporation Sole nous apparaît plus favorable, surtout aux Etats- Unis, à l'intérêt de l'Eglise, qne les corporations paroissiales mixtes |où les laïques sont la majorité et créent le plus souvent des embar- ras au bon fonctionnement du rou- | age ecclésiastique. | C'est pourquoi, à Rome, la Cor- poration Sole est bien vue, en prin- cipe en dépit des inconvénients qu’elle peut comporter ici où là, “on pas à cause d'elle-même, car elle est bonne, mais à cause des quelques évêques qui pourraient s'en servir au détrimant des inté- rêts particuliers des âmes qui leur sont confiées, comme c'est le cas dans le diocèse de Portland. Mais, il y a un moven très effica- ce d'obvier à ces abus, c’est de les sigualer au Pape, en termes simpies et convenables. Lui, il a tous les pouvoirs qu'il faut pour les redres- ser et au besoin, pour en faire dis- paraître l'auteur, c'est à-dire dé- | posséder l'évêque de ses pouvoirs let de ses titres. C'est le seul tribunal qui convien- ne pour juger les différends qui surgissent entre un pasteur et ses its se plaignent, et dont la loi dite: Corporation Sole est la cause prin- cipale ; I] est aussi résolu que le Comi- |ouailles, et c’est aussi le seul qui! té Permanent soit et est autorisé à | puisse les régler d'une mahière per- choisir les avocats romains Sacconi, | manente pour le plus grand bien Ferrata, ou tout autre en qui il au des Âmes qui y sont intéressées. ra coufiance, Le recours à la législature du rIlest aussi résolu que cette Maine, pour l’abrogation ou l'a- mendement de l’acte instituant Mgr Walsh et ses successeurs en Corpo: ration Sole est évidemment un faux pas et la résolution qui l'appuie n'est pas meilleure. Qu'on en prenne notre avis. Il ne faudrait pas détruire de ce fait que Mgr Walsh a eu raison d’excommunier les promoteurs de ce mouvement plus légal que ca- tholique. Au contraire, nous ne pouvons que réprouver cet acte de sévérité outrée, d'autant plus que l'évêque de Portland est la cause directe et injuste de tous ces trou- bles. Mais désirant avant tout que la paix religieuse se rétablisse dans ce diocèse, nous voudrions que nos compatriotes prissent le moyen, i’u- nique qu'il y ait, d'y arriver. Un orateur à la convention de Biddetord, a fait au clergé franco- américain de Portland le reproche de ne pas supporter tous les agisse ments de leurs paroiïissiens pour la revendication de leurs droits. Ce reproche n’est pas mérité. M. As- se!in devrait savoir que les prêtres, plus encore que les laïcs, doivent rester en dedans des limites que leur trace la discipline ecclésiasti- que, et qu’ils ne peuvent pas même pour la défense de la meilleure des causes, approuver Ges moyens que l'Eglise est loin de recommander. Voulez vous compatriotes du Maine, avoir à vos côtés, dans ce combat suprême, publiquement, corps et âme, non seulement vos prêtres, mais aussi tout le clergé de langne française du Canada et des autres parties des Etats-Unis, en uu mot tous les amis du droit et de la justice ? soumettez au Souverain Pontife tous vos griefs contre votre évêque, par une requête, pondérée dans ses termes et exacte dans ses jaits ; réservez-vous à Rome une couple de bons défenseurs ; an be- soin, faites intervenir quelques in fluences ecclésiastiques des EÆEtats- Unis et du Canada, et marchez avec confiance : la victoire vous sui: vraet, un jour ou l’autre, elle cou- ronnera tous vos sacrifices. JoskPH BEGIN. LES PROJETS DES TRAÎTES A la suite d’une entrevue entre le président Taft et M. Bryce, am- bassadeur Ce Grande-Bretagne, la Maison Blanche a fait savoir que le traité d'arbitrage entre les Etats- Unis et l'Angleterre était un fait accompli, et, qu'à part quelques idétails sans importance, les termes | part et d'autre. | L'approbation du nouveau traité id’extradition entreles Etats et la | France vient d’être échangée à Pa- iris entre l’ambassadeur Bacon et |le bureau des Affaires Etrangères. | Il comprend quelques nouveiles ‘clauses applicables à plusieurs cri- mes que l'expérience a motré |comme devant tomber sous le coup |de l’extradition. Abonnez- vous à l'Impartial, Ua vieillard se fait couper les deux jambes Le tramway a fait une nouvelle victime vendredi matin à Montréal. Martel, domicilié au No 180, rue Joliette, à Maisonneuve, traversait la rue Ontario, près de la rue Nicolet, quand il fut renversé par un tramway du circuit Ontario. Quand on releva l'infortuné il avait les deux jambes coupées. Le vieillard a été transporté à l’hô- pital et on s'attend à sa mort. LE CATHOLICISME ET LES DECOU- VERTES MODERNES Dernièrement, M. l'abbé Coubé donnait à Paris une conférence très instructive sur la religion et les découvertes modernes. En voici la principale partie : ‘* Nous sommes fiers des déco- vertes modernes. Mais en quoi l'Eglise s’y est-elle opposée ? KEst- ce qu’ellen'ya pas toujours ap- plaudi? Ne les a telle pas favori- sées de toutes les manières ? que dis-je ? Ne leursat elle pas ap- porté une contribution personnelle considérahle ? Ne compte-t-on pas parmi les religieux et les mi-sion- naires en particulier, des milliers de savhts, astronomes, physiciens, géographes, naturalistes, botanistes dont plusieurs ont arraché à la na- türe d'importants secrets et doté la science de précieuses découvertes fort appréciées de nos jours ? Ah! Messieurs les libres-pen- seurs vous êtes des ingrats. Quand vous applauüissez une so- nate de Beethoven ou une sympho nie de Mozart, vous oubliez que c'est un moine, Guy d’'Arezzo, qui, en 1124, inventa les notes de la mu- sique, ainsi que l'heptacorde, père clavecin et grand-père du piano : et c'est uu bénédictin que vous ap: plaudissez sans le savoir ! Quand vous datez de tel jour, tel mois, tel année, un article de journal où vous flétrissez l’'obscu- rantisme du clergé, vons oubliez que c’est un Pape, Grégoire XIII, qui fit le calendrier actuel : et c'est à la lumière d’un pape que vous é- crivez ! Quand vous pointez un canon contre l'ennemi, vous oubliez que c’est un franciscain, Roger Bacon, qui inventa la poudre en Europe ; et c'est un moine qui fait parler vos canons |! du traité avaient été acceptés de LE CABINET MURRAY ‘ Les vacances survenues daus le | Cabinet Murray à la suite des élec- tions provinciales ont été remplies par la nomination de l'honorable George E. Faulkner, député de Halifax, R. W, McGregor, député de Pictou et M. Ccmeau de Digby. Tous trois seront membres du con- ceils exécutif sans portefeuilie. M. Faulkenr ancien président de législature succède à l’honnorable David MacPherson, défait à Hali- fax ; M. McGregor remplace l’ho- norable B. F. Pearson défait dans Colchester et M. Comeau succède à | l'honorable H. S. Leblanc, défait À Varmouth. Ce dernier représen- tait la section acadienne. Il Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU P. E. À PET A oo DR 7 ET ee l È - mt us Un vizillard de 69 ans, KEizéar No. 52 Nouvelle Serie TIGNISH, ILE DU PRINCE EDOUARXD, MARDI LEII JUILLET 191 ALLEZ A ROME | Le congrès eucharistique de Ma- drid s’est terminé le 29, par une pro cession qui partit de l’église S. Jérû- me où les monarques sont couron nés et ne s'arrêta qu’au palais. Des autels en plein air, des arcs 19 ANNÉE La Procession Fucharistique a Madrid phonse et le noblesse en couronnes d'état. La procession était précédée des gardes municipaux en uniformes violets. D'un magnifique autels paré de de triomphe, un millier de tonnes | tapisseries de Gobelis et orné de de fleurs, des guirlandes et des dé-, joyaux, dans le vaste Castelar Plaz- corations de toutes sortes avaient ;za, le Légat du pape bénit le peu- transformé la ville en un temple immense. Toute la garnison de Madrid, commandée par un maréchal et ‘trois généraux, ‘prit part à la para- de. Deux escadions de haïllebar- |diers escortaient l’archevêque de | Tolède qui portait l’hostie sous un | dais. | Les Participants à la procession | comprenaient 20,000 enfauts 20.000 travailleurs et femmes, 7 archevê- |ques, 65 évèqves, 3,000 prêtres, des délégations du ministère et de | la Chambre des débutés, M. le mai- re de Madrid, les Conseilleurs, le Île roi d'armes, les chevaliers de la | Toison d'or, des équipages des na- vires transatlantiques, le roi Al: ple et les cloches de toutes'les égli- ses de la ville carillonnèrent, Le palais était somptueusoment décoré. Le roi et sa Cour reçurent l’ar- chevêque qui portait l’Hostie£acré, A l'entrée au palais, la congré- gation de l’aboraticn nocturne for- mait une croix, et des torches s’al- lumèrent par milliers dans l’im- mense foule. La scène était les plus impressionnantes, Au moment où le soleil disparut derrière les monts Guadarama, un salut de 21 coups de canons fut ti- ré Le legat donna ensuite la bé- nédiction papale au souverain age- aouillé, à la cour, au clergé et à la multitude. LA ROTATION Lorsque nous parlons d’une rota- tion pour la destruction des mau- vaises herbes nous entendons tou- jours parler d’une courte rotation d'environ quatre ans. supposons que nous avons à soumettre à une rotation régulière une pièce de ter- | re infestée de laiteron des champs, | nous commencerions à la travailier aussi à bonne heure que possible au printemps, labourant encore, puis faisant un semis épais de lentille, pois et avoine mêlés à la fin de juin et commencement de juillet. J’u- tiliserais ce fourrege vert aussi à bonne heure que possible et je re- commencerais à labourer et herser à l'automne avant la gelée. Ceci | sexait ma première année de rotati- tion. Au printemps suivant, je sèmerais du blé et des graines de trèfle et de mil. La troisième an- née, je léverais une récolte de foin :et ferais ensuite pâturer la prairie par le bétail et les moutons jusqu’ au gelées. La quatrième année, je laisserais la prairie, devenue pâtu- rage, broutée par les animaux et, | de bonne heures à l'automne, je la- 'bourerais, herserais, bouleverserais, et donnerais un second labour a vant la gelée. Je ne crois pas qu'- aucune herbe nuisible puisse sarvi- vre à ce traitement. Avec ce système il n’y a pas ja- chère nue, c’est-a-dire pas d'année sans récolte, on invite !l’effritement et l'épuisement du sol causé par ia jachère trop fréquemment prati- quée, on récolte moins de blé, mais l’on a une abondace de nourriture | pour garder du bétail à lait et des | moutons et l’on a à vendre du veau, du mouton, du beurre cu du fro- | mage, de la laine, divers grains et du blé avec, en plus, le satisfaction |de vivre sur une terre nette et fer- |tile qui restera nette et fertile pen- dant des années. | | nes | P. C. MURPHY, M.D. | | ER re ar nest, 2: dl iii Ts EE Il nous semble qu’un tel système mérite d'être essayé. J. ©. CHAPAIS FEMMES AIMABLES Quelles sont rares les vieilles femmes laimebles, celles qui ne Ar, KE 0 Ps VDS ÈS da PR Ton GE LS sms ee LT St à {vieillissants ont conservé les roses | de l'adolescence et de la jeunesse et ont laissé tomber les épines pro- tectrices qui jadis Géfendaient leur beauté. Il y en a pourtant et quand vous les rencontrez vous vous surprenez à dire : Ccmment ont elles donc fait ? Comment ? Ecoutez l’expérien- ce de la plus sage de toute les’ rei- nes du royaume intime : J'ai appris à pardonner ou à ou- ne tout ce qui m'était désagréa- €. Je ne me suis jamais laissée do- miner par mes nerfs ; et j'ai réussi à ne jamais énerver mes amis. J'ai possédé le secret de ne pen- ser d'autrui que des choses bonnes et de lui en dire que d’agréables. Je n’attendais rien de mes amis. J'ai fait de bon coeur tout ce qui j'ai entrepris je m'y suis appiiquée et je n’ai pas laissé ‘‘la proie pour l'ombre. ?? J'ai rêvé d'exquises choses et j'ai caressé les plus chères illusions, ce qui a rendu ma vie aussi gaie que le plus agréable des voyages. J'ai eu pitié des pauvres et j'ai sympathisé avec les malheureux, comparant mon sort au leur et re- merciant Dieu, chaque jour de m’a- voir fait ce que je suis. Voilà pourquoi je suis restée gaie et jeune en dépit des années, des sacrifices et des croix : autant de jalons ‘‘qui conduisent à la vérita- ble vie.’ UN GAZ NOUVEAU Un journal allemand annonce qu'unéphysicien, après de longues études sur les hautes couches at- mosphériques, est arrivé à la con- clusion qu'il existe, à une altitude d'au moins 6,000 pieds, un gaz in- connu, plus léger que l'hydrogène, et auquel il donne le nom ‘‘géoco- ronium'’”, Il prétend établir l'existence de ce gaz par de nombreuses observa- tions indirectes, comme les nuages lumineux qui se montrèrent au mo- ment des éruptions vol: aniques des îles de la Sonde, les curieuses ma- uifestations acoustiques proliuites par des explosions lors des travaux de la Jungfraü, etc. Il attribue aussi an ‘’géocoronium'” les raies inexpliquées constatées dans le spectre de la lumière solaire, Een Da C0 à RTS RET à eh meurs gammes at: car ee i 7 ta ET