ÿ s'agissait d'u cheval de bois, ha ts DE PUB. DE RÉ SRE"? er ane L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. | € Union, ait AIT la force? > JC ee # Mosclér Fondé en 1893 par Gilbert Bunote et son fils, | F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F J. BUOTE, dl eee Assistante. NO. 11 ee me ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 27 J UIIET.. ES TIGNISH, GRR RARE RER PAPSASAPELS CE < & ê D Le lendemain matin, donna à sa fille la piéce d'or eu lui disaut : ‘‘ En arrivant au bur- eau, tu raconteras bien à la mai tresse de poste tout ce qui vient de se passer, et tu la prieras de chan: ger la pièce et det’en donner qua- tre écus de six frances; tu en met- ras trois dans la lettre, ettu la ca chetteras tout de suite devant la dame, en y inscrivant l'adresse. L'autre écu est pour le chapeau, et tu en feras ce que bon te sembiera. Est-il bien vrai, chère thamau, s'écrias Catherine transportés de joie, que l'autre écu m'appartient et que j'en peux faire ce que je veux Eh bien! sa destination est déjà toute trouvée. Comme mon "papa doute encore que les plantes suffisent pour vous guèrir, j'ilai avec mon écu trouver un médecin, et je le prierai de vous rendre la santé : je pense qu'au prix de tant d'argent il pourra bien le faire. A la vérité, il faudra ensuite quelque chose pour la pharmacie ; mais j'ai une autre ressource toute prête : je vendrai le mouchoir de soie dont ma mar- Il est très pour- | Thérèse raine m'a fait cadeau. beau: de cette manière rons faire face à tout sans être ob ligée de nous endetté.‘ Quand Sophie entendit ce es nous projet de sa sœur, elle s'écria: “Et moi je vendrai mon perles nous en retirerons peut-être | beau collier de une forte somme." faisait sa principale ses yeux c'était un grand trésor. Le petit Charles dit à son tour: ‘ Moi je vendrai mou Coco. paruer, et à| lequel il venait de galoper autour de la chambre, et qu’il aimait beau- ide suite des erreurs d= dix-huit perçu que Melle de Vertval est une coup. la jeune Louise, tenant), dans ses bras sa poupée, qu'elle ap- pelait M arguerite, voulait aussi la vendre. ‘‘ Il m'en coûtera de m'en, séparer, dit-elle ; je p'surerai ; j'aime bien maman ; et puisque | vous dites qu'elle a besoin à’ argeut, | et que pour lui voulez lui donner ce qne vous avez de plus beau, je lui ferai aussi mon cadeau, moi.‘‘ Tous les autres en- fants rivalisérent de dévouement, et | leurs joujoux | sorte offrirênt de vendre de pour souiager leur mère, que Charles, tont joyeux, s'ecria : Bon'bou!du courage: allons | . , , ,? avoir une charretée d'argent. Cette rivalité d'amour filial toucha | nous singulièrement Thérèse et Her mann. Celui-ci donna à leurs bons | sentiments des éloges mérités, tan-| dis que la mère, versant des lar- mes d” TPE E TOR disait à son mari : ‘‘Ah ! quel bonheur d’avoir! des enfañts bien élevés et d'un bon| naturel ! Dans la prospérité ils! font la plus grande joie de leurs pa-, | de ! rents, et dans les jours €’infortune | leur meilleure consolation.’ VIII La maîtresse de poste. ils sont Le lendemain, de bonne heure, Catherine se prépara à partir pour le bourg voisin où était située la poste, et qui était à une bonne lieue de leur village. Elle emprun- ta le chapeau de Ces perles en | warché que je faisais evec elle, m'a | le sur | poste, c'était donc nn marché bien . mais! Voir, sans indiscrétion, en quoi con- en procurer v ous | | RE EPISODE Sophie. Sur l'avis de sa mère, elle alla au jardin couper plusieurs choux fleurs d’une beatté remar- quable, quelle mit dans son petit panier à bras; pour les vendre dans le bourg, Thérèse avait coutume de dire : ‘Quand une bonne ménagère a un petit voyage à faire, ou même à se rendre dans une autre partie de son petit domaine, elle songe toujours si elle ne pourrit pas faire plusieurs choses à la fois, afin de bien employer sou temps et de ne des.’’ therine se dirigea vers le bureau ; elie entra dans la salle où elle tronva la maîtresse de poste assisse contre la fénêtre, occupée à tricoter. C'était une dame de bonne tournu- re et qui aimait beaucoup à causer. Catherine, après l'avoire saluée po liment, la pria de lui dire quelles étaient les deux dames qui avaient ahange de chevaux à ce relais la veille, dans la matinée. ‘C'était Mme de Vertval et sa # GUIRLANDE DE HOUBLON +- 4 S-SYRERSRIRIRIFRIRIRI SX RSRIURSA) s| lee de l'intelligente marchande | 13 ANNEE. _— FERROVIM UN TONIQUE POUR TOUS IL FAIT DU SANG NOUVEAU IL DONNE DE LA VIGUEUR IL FORTIFIE IL PRODUIT DES OS ET DES MUSCLES Erployé avec le plus grand avantage A Par toutes les personnes faibles. Em- * pêche les syncopes, donne une couleur rose aux joues pâles., Davis & Lenrrense Co., Ltd., Montréal rer de houblon. | —Eh ! mais voilà une histoire: tout à fait singulière, disait la maï- tresse de poste ; je serais charmeé | d'en connaître les moindres détails. | Viens, ma boune petite, tu dois | être fatiguée et avoir de l'appétit. Viens, assieds-toi là, à côté de | | jamais aller et revenir les mains vi- |cela s'est passé ; quel motif avait la | jenne demoiselle pour t’acheter une A son arrivée dans le bourg, Ca- | branche de houblon ? qu’en voulait- jelle faire ?... fille, Mlle Henritte, qui venaient de leur campagne pour se 1endre : la capitale, où demeure M. de Vert- ! | bien remarqué. Mais que te font ces grandes li chapeau de taffetas vert, doublé ! dames, ma pauvre enfant ?"’ Quelles: de rose, et attaché sous le menton, lt: relations as-tu avec elles ?”’ : Catherine tira de sa poche la lettre ainsi que la pièce d'or, en disant . “Mlle Henriette, dans un pes donné trois écus de six francs de |trop : je vous prie, pour cet effet, | de me changer ce louis d’or. —Diantre ! dit la maîtresse de francs ? À te voir, ma bonne petite, on ne dirait pas que tu aies l'habi- tude de conclure des affaires aussi considérables. Mais peut-on sa- siste ce marché ?”’ Au moment où Catherine allait commencer sou récit, un postillon, | paré de son uniforme en grande te nue, entra dans la salle, se plaça dans ux coin au bout d’une table, \ayant devant lui un pot de bière, let, tout en déjeunant, ii écouta la conversation ; puis, ayant jeté un regard sur la jeune fille, il s’écria en partant d'un éclat de rire :‘‘Eh ! pe ! je ne me trompe pas, c’est bien la jolie marchande de houblon, à |en face de la grande cascade, en de Vertval en a acheté | . [qui Mile uve petite branche trois écus de six | francs. —Hé quoi ! comment ? s’écria la |maîtresse de poste, trois écus de chose ns: s’est peut-être jamais vue depuis que le monde est mon- — En vérité, cette jeune fille-là- ‘entend à merveille le commeree du k :oublon, dit le postillon en saissi- sant le pot de bière. Toutefois je ne v oudrais pas que chaque branche de ‘houblon se payât trois écus de six francs : car us honnête homme comme moi ne pourrait plus boire son pot de bierre. ! m'a été facile de tout voir et &e tout important pour y commettre tout | entendre. | six francs pour une petite branche 1e | 1êter sur le milieu du pont, cdroit, houblon ! mais c'est inoui ! pareille | à vrai dire, d'ou l’on peut le mieux C'est égal, a- : rochers brillent au soleil ! il semble | £4 p'ille de sa sœur | jouta-t- il en buvaut uu coup, à la jan elles soient ornées de milliers ee DRE REC TRES moi ; voici un verre d’excellent vin rouge et un inorceau de pain blanc ; bois, mange, et ensuite raconte-moi bien comme il faut comment tout EART ÆNERAVF _ PILLS Have Restored Thousands of Canadian Women to Health and Strength. There is no need for so many women ta suffer pain and weakness, nervousness, gleeplessness, anæmia, faint and dizz spells and the numerous troubles whic render the life of woman a round of sick- ness and suffering. Young girls budding into womanhood, who suffer with pains and headaches, and whose face ;: pale and the blood watery, will find ?. loara* s Heart and Nerve Pills help them pen this period. Women 2! the change of life, who are nervous, subject to hot flushc +, feeling of pins and needles, palpitation of the heart, etc., are tided over the trying time of : their life by the use of this wonderful remedy. It bas a wonderful effect on a woman’s system, makes pains and aches vanish, brings color to the pale cheek and sparkle | to the exe. They build up the system, renew lost vitality, improve the appetite, make rich, red blood and dispel that wcuk, tired, listless, no-ambition feeling. 500. PER BOX, OR 3 FOR 91.28 ALL DEALERS. The T. Milburn Co., Limited, Toronto, Ont. Dis-moi cela, vo- ‘ yous.”? Catherine commenca ainsi .'‘La jeuue étrangère ayant pe-du scn chapeau sur la route... —Comment ! interrompit avec| vivacité la maîtresse de poste, elle! a perdu son chapeau ? Je suis pres- que teutée de croire qu’elle a plutôt perdu la tête... Eh ! mais com-| ment ? par quel hasard cela lui est-' ilarrivé ? Lorsqu'elie monta en voi- | ture, ici, à la porte, elle était enco-| re coiffée de son chapeau ; je l'ai C'était un très jo- | avec un large ruban également de «Ouleur rose : comment a-t-elle donc pu p:rdre son chapeau ?"”? Catherine l'ignorait, ‘‘ J'en sais quelque: chose, dit alors le postillon, et je puis vous servir à souhait, car c’est moi qui ai conduit ces dames. J'étais placé sur le siège de cette calèche découverte, de sorte qu’il | NE TOUSSEZ PLUS | SPRUCINF. LE REMEDE DU JOUR Une Combinaison de Gomme d’Epi- nette, de Cerises Sauvages, de Marrube et de Goudron. Alors je me suis bien a- jeune personne vive, étourdie et tur- bulente : jamais elle ne pouvait res- ter un moment cran jutle. ‘Tautô elle chantait, tantôt elle voulait que | : je sonnasse du cor ; puis elle se le- vait et se penchait à droite ou à gauche en dehors des portières, pour jeter ses rega:ds sur la campa- gre. Sa mère avait une peine inf- sie à la retenir et à la préserver des accidents, Enfin ellese tint tran- quille à sa place pendant quelques instants ;mais bientôt elle se plai- gnit d'avoir trop chaud, et &énoua le ruban qui attachait son chapeau sous le menton. Quand nous füû- mes arrivés au vieux pont de pierre Scientifiquement préparée sous forme d’un Sirop agréable au goût. 4 Un des remèdes les plus efficaces qui aient jamais été présentés au public M pour le soulagement immédiat et la gué- rison des Rhumes, Toux Bronchite, En- rouement, Coqueluche, Croupe, Asthme et tous les maux de la Gorge et des Poumons, Prise avec de l'Huile de Foie de Morue, la SPRUCINE est inappréciable dans les premiers symptômes de la Cousomption. En vente partout. Prix 25c, ou par NO /a malle sur réception du prix. Seuls Propriétaires, THE WINGATE CnEMICAL Co. Limited, Montréal, Canada PILULES be NolX'LONGQUuESs MCGALE POUR LE FOIE ET LES INTÉSTINS. voyant le fleuve tout blanc d'écume se précipiter comme un torrent en- tre les rochers et les buissons, la jeune demoiselle fit éclater à. ; trans- ports de joie, et m'ordonna .!e m’ar- contempler ce beau spectacle. Elle se leva toute droite dans la voiture, et tendit le bras en haut, le corps hors de la portière, pour exprimer Son admiration. ‘‘Quel bruit quelle écume ! s’écria-t-elle ; il me semble voir un fleuve de lait. Et co.nme l’eau jaillit ! comme elle ré- pand tout alentour une poussière argentine ! comme les feuilies des buissons voisins et la mousse sur les Pour Corcduire sirement à une peau blanche et douce, faites usage Cu Savon ; Baby's Own 1! n'y en a pas de meilleur, 43 À FMONTAER, AL= TT TOLTT SCA? C9. à $ A gr mme mie ne: H. Myxick & Co P. C. Murphy, M, D., Médecin—Ciurugien ‘{ TIGNISH, ILE DU P. E. [1m PORTERS AND DEALERS DRY GOO'): HARDWARE BOOTS & £HOES FINE GHOCERILS And Fishin: \N | Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have just opened a full and complete stock of NEW GU0DS We are prepared to supply the wants of the farmer fish- erman and mecha - nic We invite inten- ding purchagers to give us à call, and they will find we can meet all competitors, and save to them the trouble and ex- pense of going to Summerside or Charlottetown, # AS = rec SSP TE ETES TPE beer eee Pr. ‘J, À. Johnston, M. D., C.M Médeeny Chiri en ILK DU P,K. Hotel Bernard THEO. BERNARD, PR)P. l'IGNISH, ILE du P. K Cette maison est une des meilleures de celte province ; située près de la gare ‘lu chemin de fer, Prix toujours raison- ‘able. r1GN1sE J. E. Wyatt, SUCCESSEUR DE HODGSON AVOCA !', NOTAIRE, etc, pour les Nova Scotia et Banks. & WYATT Sollicitenr Summerside ARGENT A PRETER Bureau : Au dessous de la Clifion Heu= se SUMMERSIDE, I. P. X, MeQuarrie & Arsenault AVOCATS NOTAIRES & QC» summerside, 17 (Bureau au dessous du Royal Bank of Camada) ARGENT À PRETER Neil McQuarrie, K. S. Aubin E. Arsenault EE GALLANT, AB8RAMS VILLAGE ILE DE P. E. Nouvelles marchandises de toutes sortes. Marc! andises sèches, Epiceries, Ha- bits, Chaussures, Chapeaux, etc. Beau S'ock de Livres de prières, cha- velets et ohjets religieux, aux prix les plus réduite, Nous prenons les produits de la ferme en échange pour nos marchandises. VENEZ NOUS VOIR Vin des Carmes Vin par excellence pour Rs les forces perdues et FORTIFIER TOUS LES FAIBLES. Bon pour tous les âges et les DEUX SEXES, LES MEILLEURS MEDECINS Recommandent fortement le Vin de Carmes À. Toussaint & Cie. QUEBEC Are You Sick ? If so you can remove the cause of your trouble and recover your heaith and happiness. By the use of Rival Herb Tablets A true family medicine They are pleasant to take, eve- tive and mild in their operation The most stubborn diseases ina rably yield to their seaiching in- fluence, For sale by NE1L MCKiINNON Summerside, A Vendre Nons avons à vendre une quan tité de Petits Recuels de Prières. contenant les prières et méthodes a suivre par les membres de l'associ- ation du Rosaire Perpétuel pour faire l'Heure de Garde, Prix : 1 cent l’exemplaire, ou 8 cents a douzaine L'IMPARTIAL, S Nous avons besoin de trois hommr: pour soliciter des abonnements er faire la collection. S'adresser a FÆ. F Buote, bureau de L'IMPARTIAL, "Pÿ guish. > és + - anni