CA Lo HOT htc: pas d’auberges ; s che est située à dix milles d'ici. ww Moseler LA CIE. DE PUB. DE L' IMPARTTAL, PROPRIÉTAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. VOL. 2. NO. 18 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 5 JUIN 1902. mm —— eme _ AE BUOTE, GÉRANT tt 9 ANNEE. |1pSSséesRRsess St Éd tre LAC ICE Lo EN ESS FEUILLETON DE L'IMPARTIAL.. LA PANTHERE NOIRE Pro ren | SE Es po al PIALEELI » (suite) “Il y a beaucoup de tavernes le long de la route, mais je ne con- la plus pro- Si vous voulez accepter l’hosvita- lité chez moi, soyez les bien venus. I1 faudra vous contenter de ger à la fortune du pot, ear je suis garçon, ajouta le fermier : allons ! e’est convenu ; je vous garde. Veus, cocher, allez mettre ces chevawx à l’éeurie.”’ Taylor dut accepter cette offre bienveillante, mais il passa une triste nuit sous ce toit où il avait espéré trouver conseil, aide et af- fection pour lui et les siens. Il se rouvait maintenant isolé, aban. donné, sans amis sur cette terre étrangère. Où et comment cher- cheraït-il et trouverait-il une nou- velle habitation ? Il repartit très découragé pour Baïtimore, ie lendemain matin, rt u’arriva qu’an coucher du soleil. Fn entrant dans la ville, son cœur était oppressé, car il pensait à la cruelle déception qu'il apportait à sa famille. man- hd È Cr 330 id 000000 00000000 CH APITRE IT rendre compte, et, comme ïl pa- yait une pension peu onéreuse, un |norme de papier, puis il a, de con- séjour prolongé à L'hôtel ne de-|nivence avec son vait pas l’inquiéter. Quelques jours après cet entre-| tien, plusieurs fermiers du pays! lesoendi-ent à l'hôtel. Le propri- | étaire les présenta à M. Taylor, et ceux-ci invitèrent Fémigrant à les! accompagner chez eux, pour lui] montrer des plantations qui é-| taient à vendre. M. Taylor accepta la proposi- | tion et s’absenta pendant une se- maine ; il revint extrèmement tisfait, quoiqu'iln'eût pas misàex-| sa- | écutien son projet d'acquisition :} avant d’en rien faire, il voulait! eucore visiter d'autres propriétés. C'est dans ce but qu'il fit plu-| sieurs petits voyages à l’intérieur, parce qu'en lui avait affirmé que la fièvre sévissait moins dans ces parages que sur les bords de la) baie. satisfait du pays qu'il avait visité. Le capitaine Beverly, die très occupé d’un gement : pour nouvearn char-| Liverpool, rendait | vous Tay- grand Dieu ! Henry, s'écria mistriss Ch ! es seul !”’ cependant souvent visite à la fa-| mille ; il était content d’entendre| ior, lorsqu'il rdescendait d de voiture; | dire à ses amis qu'ils se plaisaient | l'excellente femme avait deviné) une triste nouvelle sur la figure de! son mari. M. Taylor prit la mère de ses enfants par la main et Ja: reconduisit en silence ver le salon. let discutait avec lui des avantages . no + \ . , . , Un: fois là, il l'instruisit du mal- et des inconvénients d’une heureux événement arrivé oousin Albert, et cette accabla la brave dame, moment. Elle pâlit, et, tremblante, elle se jeta en pleurant' dans les bras de son mari. Cependant au bout de quelques | minutes elle reprit courage, elle se dit que le Tout-Puissant n'avait jamais abandonné sa fa-}!g Ne venait-il pas de les sau- sur mille. ver tous d’une mort certaine, mer ? À l'heure présente, Dieu ne leur ferait certainement pas dé- faut. les deux”époux se consolèrent mutuellement, car fermement que tout réussit à ceux qui aiment Dieu ;ils prirent la | résolution de poursuivre avec pru- dence, mais sans faiblir, le qu’ils s'étaient tracé pour le bon- heur de leurs enfants. M. Taylor déclara qu'il ne se presserait pas de faire l acquisition d’une ferme sans en avoir vu plu. sieurs. Il voulait, avant tout, choisir sa nouvelle résidence dans à son! nouvelle | au premier | toute } car! ils croyaient | 4 chemin | | dans leur nouvelle patrie. [1 Taylor était ur Certain matin, M. assis avec son hôtelier sur banc, devant la porte de la maison, ferme située tout près de la ville qu’on venait de lui proposer. Ils devi- saient ainsi depuis près d’une heure, et n'avaient pas fait atten- tion que la rte était plus animée que de coutume et qu'une foule de [gens se dirigeaient, tés, dans ‘haute. A 1 | | à pas précipi- la direction de la.viile la fin, groupe de jeunes gens vint à pas- et le cependant, un [ses } près des deux causeurs, |plus jeune annonça au maître de l'hôtel qu'un banquier venait I payements, et de | cesser ses que la | maison était littéralement assiégée | par les oréauciers dépositaires. Quel ne fut pas l’accablement de M. Taylor, | s'agissait du banquier mème chez lorsqu'il apprit qu'il | qui il avait déposé ses fonds ! | Ce fut en baïbutiant que l'infor- |tuné père de famiile annonça à son ti le malheur qui lui arrivait, et } le pria de l'aider à recouvicr ce qui leur appartenait. et ‘sitôt dans une voiture, laire à la ville conauire a la ville L'un autre se jetèrent aus- et se firent haute. Plus ils AVATAR ITIAUILH favait le temps de voir et de selance. n'ya pas le moindre moyen de | votre argent chez ce banquier.” | Py4 A , . = © | M. Taylor, le maître d'hôtel saisit | blier promptement. grants étaient en proie au plus vio- lent chagrin, Il revenait chaque fois très | | jeune famille d'un œil de désespoir. un pays salubre.” javançaient, plus ils trouvaient les Le maitre d'hôtel le coasola | | TUES animées ; la foule aussi de son mieux ; il connaissait | fin tellement compacte, que leur la plupart des fermiers qui demeu- | | voiture avauçait aveo une grande raient dans les environs de la baie, [aificulté Il leur fallut mettre car presque tous apportaient leurs |! “ea à terre pour arriver produits à la ville et logeaient la maison de banque, qui était fer- imée, et devant laquelle une foule devint à la jusqu’à chez lui. M. Taylor possédait encore en- \nombreuse était réunie. viron sept mille do lars, en espè-|] ‘‘A qui faut- il m'adresser pour ces, et l’aubergiste lui parla dei me faire readre au moins une par- diverses fermes très avantageuses | tie de mon argent : .deman le À ot qui avaient été achetées, pourvues maître d'hôtel M. Tavlor très a <re® "M us he A oe que j'entends dire, le banquier a fait une émission é- caissier, pris la clef des champs en emportant Ja caisse ; et personne ne retircra tn, son de ce qui lui est dû. Ik faut que vous en passiez par là, caril porter remède àce malheur. Si vous m'aviez demandgé conseil, je vous aurais averti de ne pas laisser Après avoir consolé de la sorte celui-ci par le bras et l’entraina hors de la foule. Cette malechance était trop violente pour qu'il. fût la famille Taylor de l’ou- Ni les ‘’écoutèrent les consola- possible à les autres n | tions du capitaine Beverly et de i ieur bon hôtelier ; les pauvres étxi- et regardaient leur Plusieurs jours se passèrent ainsi <Srs PS-FIEIFS 2 RS d) uns ni} HER LE TN PEN TL ETES" TIINATONEX ATEN 77e PAUT /2 07 72T HaxDp TUBULAR. sans qu'il leur fût possible de pren- | dre une résolution ; ils n'’osaient | | pas songer à leur fâcheuse position. | À peine quittaient-ils leur chambre, | | let, assis près de leurs enfants, qui | partageaient leurs chagrins, ils se | rappelaient en soupirant lenr char- | mante vallée de White-Horse | Certain soir, après le coucher du soleil, la fraicheur du soir commen- | çait àse faire sentir ; M. Taylor sa femme et ses plus obscur s'était retiré avec enfants dans le coin le de la chambre, pour donner un li- bre cours à ses tristes pensées. ‘Ii nous reste à peine quatre et avec cette d'acheter mille dollars, som Im ? il est impossible ferme qui suffise à notre entretien. une _ Tous nos d'existence réduisent à la force de à ceux Walter ; de notre ne connaissant moyens se | mes bras et nous tâche de certes, nous acquitterons avec courage, mais, pas le travail de ce pays, nous ne| saurions faire assez de besogne. . , . , , Ah ! si nous n'avions pas éprouve nous cette cruelle perte d'argent, aurioÿs pu louer ou acheter un es- clave, que nous aurions traité avec bonté ; par malheur nous n'avons pas même, à cette heure, assez d’ar- gent pour nous procurer une terre à exploiter, bestiaux et des outils. Qu'allons-nous devenir ?”? Walter Arden, observait de- puis quelques jours le chagrin de se tenait des qui ses bons parents adoptifs, à ce moment-là assis en silence près d'eux et écoutait leurs do- léances. I1 reiressa tout à coup la tête, et } | | Te s Hs queiques explications à, l NOS PRIMES yet produced, tances as regards the quality, condition aud temperature of the milk, results heretofore considered impossible. It delivers a smooth, frothless, perfect cream that will churn out more butter than can be obtained from any other Separator 1 It can be thoroughly and completely washed inside of five minutes, as there are only three pieces to the bowl. The Sharples machines are the most simple and durable made, and can be maintained at a less cost for oil and re- newal parts than any other Separator on the market. Complete Catalogue, applicatiou. SHARPLES Dairy Cream Separator, The closest skimming'and easiest turning Separator in existence. Hand, Belt Power and Steam Turbine. 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Je ie ferai avec plaisir, Monsieur, répliqua le serviteur d'une façon bienveillante ; je me mettrai en quatre pour vous obliger, vous et | Vous avez été très | bons pour moi, bien meilleurs que Îles vôtres. 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Que désirez-vous savoir ? es =. —Tout d'abord, mon ami, ap-| prenez-moi pourquoi vous naviguez (Jésus. | | Ces portraits sont une véritable ? | suivit d'un pas précipité |riées. Grandeur 14p. x 16 p. alors désertes, jusqu’au moment où Nous donnerons ces portraits à œuvre artistique, en couleurs va-! nos agents qui leur donneront des | { | reçus. Ces Primes seront expédiées dx bureau de l IMPARTIAL vers Ja pre- |mière semaine de juin. il arriva au quai, le long duquel le Goliath était ee sur la mer au lieu de gagner votre) soliath était ama FL 1 "| vie à terre, demanda Walter ; si, En voyant le jeune homme pa-| | : _lvous restiez en Amérique, vous ne | raître sur le pont du navire, les CHE seriez pas exposé à des dangers in-| l’aimaient ous, le! | . | l } cordialement et lui capitaine était en ique si je demeurais avec les habi- Itants des États-Unis. Mais que | vous importe cela, mon jeune mon- sieur ? qui recurent très apprirent que le matelots, cessants. Le PVR TT rot dé 2 k Oh ! voyez-vous, je suis très —N'avez-vous pas entendu dire, FE ag par le capitaine Bever- | de-tout leur matériel, jour une jarmé. ; efhme relativement inférieure à Hélas ! cher monsieur, j'ai le leur valeur regret de vous dire que je ne Con- D'ici à l'automne, M. J'aylor inerais pas un dollar de votre cré- | Walter ré- | jy, t. d’autre part, je me sens : Daniel, qu’un banquier a fait | pondit qu'il était venu pour de- | moins exposé au mépris des blancs perdre beaucoup d'argent à mon | | | course dans la ville. oncle ? —Oui, Monsieur, et j'en ai bien peiné pour lui. —Vous comprenez donc, Daniel, que mon oncle ne peut plus dé mais acheter de ferme, comme 4 }s ét: (suite à la 8me page) ve ts it En Lu pipnnin. À SEE 4, er, Mi NE ft #1 À s TA ù 3 < F4 2