$- fe à D L'IMPARTIAL mme PAS DE GAGE LDETUIS PLUSIEURS MOIS Toronto, 21—La compagnie du chemin de fer Kinmount, Bancroft et Ottawa, qui cons- trait actuellement une voie fer- tée dans le comté de Prescott, est daps un cruel embarras elle n'a pu piyer environ cent de ses employés, habitant pour la plupart la ville de Toronto. Les ouvriers à l'emploi de Ja compagnie en question sont presque tous des Itahens. Ces derniers ont travaillé sans in- terruption, mais ils prétendent n'avoir pas été payés depuis quelques mois. Bien plus, les magasins de la compagnie sont maintenant vides, et les ou rriers ne peuvent avoir ni pain, ni argent. Leur position est vraiment critique. Un soir de la semaine der- nière, M. Charles Pusey. svrin- dant des travaux, alors qu'il é- tait à sou hôtel à Wilbeforce, fut éveillé par des cris venant du dehors et l’appelant par son nom. L'hôtel était cerné ar au-delà de cinquante lialiens en colère armès de mousquets, de piques et de haches. Les ou- vriers avaient entendu dire que M. Pusey partait pour To- ronto : à cette uouvelleils quit. tèrent je chantir et firent quin- ze milles pour prévenir ce dé- part On entra en pourparlers et M. Pusey promit de revenir de Toronto avec de l'argent, ce qu’il fit de fait, mais d’une fa- çon fort incomplète, la majorité des travailleurs n'ayant pas pas encore reçu leurs gages. Découragés par le manque d'argent, grelque Italiens sont partis à pieds pour Buffalo ei pour le Muskoka. Le gouverne- ment conservateur avait résolu de payer ces gens, mais ce pro- jet est tombé à l’eau le 23 juin. Les Italiens revenus à Toron- to semblent fort irrités de Ja façon avec Jaquelle on les a traités ; ils se proposent de se venger sur ceux qui les ont employés, si jamais ils peuvent mettre la main sur eux. L'HOMME PAS DEJLANGUE ee New-York, 22—Les person- nes impatientes, qui fument en attendant le départ d’un ba- teau ou d’un train, n'auraient qu'à rendre une visite à George Welch, à Ramsey, N. J, pour apprendre que la patience est une grande vertu. “La Presse” a parlé, hier, de l'opération que Welch a subie et qui l'a privé de sa langue en dépit de ces cinquante-quatre ans, et du fait qu'il est le père de deux gran- des jeunes filles. M. Wel:h ap- prend de nouveau, avec len- tour, à parler et à manger. Sa langue entière, jusqu'à la ra- cine, lui a été enlevée. afin de lui sauver la vie. Tout le monde de Ramsey connait George Welch Il est l'un des citoyens les plus con- nus de l'endroit. Son gout pour les fleurs l’a fait l’un des fleu- ristes à la mode. Le tabac a toujours été l'ami intime de M Welch et depuis deux ans, l'abus qu'il en faisait nez chez vous chercher votre poutre en fer pesant au delà! lui avait donné des fissures sur la langue. Jusqu'à l'hiver der- nier, il n’en fit aucun cas. Mais | peu de temps après, ilcommen-| Lui. —Je t'ai parfaitement ment. ça à eudurer de grandes dou- ieurs et il parlait pius diffcile- ment. Le fleuriste se rendit dans un hôpital de New-York et se fit examiner par le Dr Weir. Le médecin trouva le cas sé-| rieur. Il crut que c'était un cancer. Un examen au micros- cope confirma le diagnostic. “]1 faudra vous faire enlever la langue aussi vite que pos- sible, dit le médecin, si rous ne voulez pas mourir.” “Le plus vitesera ie mieux,” ?|duits pour paiement comtpant ments, en présence de la foule + interrogea M. Welch. Et le 6! qe Suivant, il s’entendit,sur la [table des opérations chirurgi- | f cales, On enleva Ja langue à cette victime du tabac. et on. lui mit an tube d'argent dans! ia gor ge, afin de Jui permettre de respirer, durant le travail] du médecin. | “Pourra-t-il maintenant par- | ler et manger ?’” demanda sa! femme avec anxiété. Madame | Welch se tenait à ce moment aux côtés de son pauvre époux. —Sans doute, dit en riant le, mé decin. 1] ne pourra pas dire les mots “things” ou “{hree”, | mais il parlera et mangera comme il convient.” | Un mois plus tard, le malade était revenu à sa demeuie de New-Jersey et apprenait à par-| ler et à manger. Il ne put d’a-| bord que se nourrir avec du li- ‘quide. Puis il mangea des vi- andes hachées. 11] éprouva de grandes difficultés à parler et se trouvait souvent dans la ne- cessité de recourir au crayon. Mais les médecins Jui défen- dirent d'écrire, s'il voulait ap-! prendre à parler. —Je puis très bien manger, maintenant, a dit M. Welch, hier. Ainsi, j'ai mangé un pâté au diner. J'ai eu un peu de mi- sère, Mais j y Suis parvenu en le dévoupant en toutes petites bouchées et en l'arrosant de flots de lait. J'espère manger sans inconvénient avant long- temps. Je goûte tout, comme autrefors avec ma langue. Quant à parler, vous voyez! comment j'y parviens. 11 y al des mots que je ne puis dire saus difficulté, mais j'en gagne! chaque jour. On m'a dit qu'il me serait très difficile de dire le mot “ciseaux”: jy suis cepen- | dant parvenu. Beaucoup de per-! sonnes ne prononcent les ‘“s”| qu'avec l'aide de leur langue:' moi, je nc me sers que de mes lèvres. | “Je ne sens la perte de ma: langue que lorsque j'ouvre la bouche. Quand j'ai la bouche! | fermée, je crois toujours avoir une iangue. Je ne puis manger) des choses sèches: mais comme il est facile d'accompagner la nourriture de lait ou de soupe. je parviens à mon but.” Les médecins disent qu'avec! le temps, les muscles de la bon- che de leur patient vont se dé-| velopper et qu'avec l’aide des! lèvres et de la racine de la lan- gue, il parviendra à tel point q un tiers ne sachant pas l’ac. cident de M. Welch ne s’en ap- percevra pas. M. Welch a complètement a- bandonner l'habitude de fumer. Un parisien est accoste sur le boulevard par un ‘tapeur’” renommé : —Mon cher, prètez-moi donc cinq louis. Il m'arrive Ja chose la plus désagréable du monde...J’ai oublié mon porte- | monuaie à la maison et je me! trouve sans nn centime. | — Désolé de ne pouvoir vous! 1endre ce service. Mais je puis vous mettre à même d’avoir la somme dans quelques minu- tes… — Vous êtes vraiment trop | bon… | —Tenez, voici trois sous. Prenez vite l’omnibus et retour- | . | porte-monnaie ! | | x XX Scène de jalousie : |vue faire des signes d'intelli- |gence au petit jeune homme d'en face et, ce qui est plus gra- ve, lui envoyer des baisers... Elle, très calme.—$i tu aimes J mrmmmrmrnpemennmcripmemererecmminncnnr (itanislaus Buote, Marchand Général et Négociant de Poisson, Produits, etc. Paie le plus haut prix pour l’avoine, l’anguille, l’éperlan, tete, etc. | Vend aux prix les plus ré- . 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TRUST (trouve toujours u'1 ‘<sortiment TONEFS BR s Lost ; ee. JONES BROS WAI à € n ) . = « … à. à E nm mander | ambu'a "complet de Livres d'Evcole Fran-| Sr, L |maïs il fut impossible de le fi- çais, Bibles Françaises, Testa CASES rer de sa triste position, avaut ments, Livres de Prières. etc. sa mort, qui n'arriva qu'ane, La Série de Montpetit tou- ‘heure après l'accident, une JOUrS €n mains. fi à! : , : ‘ à outes sortes d’Articles re- hewe d’une horrible agonie. T 8 Fos Articles Fe quis dans les Ccoles, objets de: , Fantaisie, Porte-monnaie, Jou- bord de l'excayation pour voir ons, ete, ete, | ce dont 1l s'agissait, se trouvait Ven:z ou envoyez par la! ‘ua prêtre M. l’abbe Buody, de malle pour nos prix. l’église St pierre. Voyant ce Æ-D-CURRIE ____ TC LAIMPARTILL Sen:i for price list JONES Bros & Co BARBER SUPPLIES TORONTO ONT P. E. 1. Agent : : Mark Wright & Co. 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Omer Gagné, de New- Bedford. il! a entrepris de se |rendre à pied de New Bedford É Chicago en 40 jours. ) | Fr GRAND MARCHEUR Ce voyage, entrepris dans de singulières conditions, est 12 résultat d'un pari fait entre deux Anglais de New Bedford. | L'un de ces parieurs pretend que Gagné ne peut se rendre à | pied de New Bedford à Chica- go, et revenir dans l'espace de cinq mois, l'autre parle que Gagné peut le faire. | Quant à Gagné, s’il fait le | voyage, aller et retour, en cinq mois, il recevra $800 de la part du parieur anglais qui aura perdu, sinon, il ne recevra qu’- une petite récompense el gar- | dera l'argent qu'il ne manque | pas de recevoir durant le vo- yige. Gagné porte une liasse de blan:s qu'il doit faire signer tous les 15 milles. Chaque soir, il doit faire une description du chemin parvon- ru durant le jour. Il doit porter un habit con- tenant l'inscription: “New Bed- ford and Chicago”, laquelle ins- criptiou il ne doit voiler pour aucune raison, durant son vo- | yage. Omer Gagné est âgé de 18 ans et est le fils de Joseph Ga- | gné, qui demeure à Augusta, Maine. Gagné est à l'emploi de Hattaway, boulanger de Faire haven, viliage situé en face New Bedtord Il est parti de New Bedford, ‘hier, à 9 heures du matin, et s'est rendu à Fall River à pied. | Il est arrivé à onze trente, et est reparti povr Providence, à huit heures du soir. | Ilest arrivé à providence à minuit et demi. Ce matin à six |heures, il quittait Providence et arrivait aux bureaux de la |‘Tribune” à neuf heures qua- rante-cinq. Gagné est robustement bâti, grand, épaule larges teint fon- cé, le tout orné d’un air décidé. | Ia quitté nos bureaux vers 10 hrs pour aller coucher à Worcester ce soir. | De Worcester il devra mar- cher sur le chemin de fer de Boston et Albany, jusqu’à Al- bany. D'Albany à Shenectady, il suivra la route des bicycles. De là il suivra la voie ferrée, appelée New York Central, jusqu’à Rochester, puis par le chemin public. se rendra à Buf- falo. Ensuite, snr le Buffalo Erie century course, il se rendra à Eric en Pennsylvanie, et sur le lacs Eric, De la suivant le che- min de fer Lame Shore, il $se rendra à porter, dans l'Indiana. De porter à Chicago, il suivra la ligue du chemin de fer m.- chi ran Central, jusqu'à Ppu.l- man, et terminera la moitié de son \oÿyage aux bureaux du journal The Tribune, sur l’ave- nue “tonv Island. Omer Gagné n'est Pas à ses débats dans ce genre ce sport. | L'année dernière, au Canada, il a fait en deux semaines, une marche de 650 milles. | Ce genre d'occupation est |Gutte Piste Sn TEE de marche, où coté aie 2e jou 90 jours qu'il pense prendre our faire le trajet. C’est un jo- li salaire. Nous lui souhaitons DNA Voyage et beau- |“oup de santé, car le soleil pour- Li a nn | 2 urant le x oyage, : — FOR SALu hr Barbors Chair, Upho's tee! 1n crimson plush, Patent :rechning and revolving, The liatest and be:t design. 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