L'IMPARTIAL FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Un an..sossss eee ce ee: :81.00 MR... crc D Trois MOIS... ..00000..0.:85 Les abonnements sont payables d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. | Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard. TL'IMFARTIAI, Tignish, Jeudi 23 Avril L'Impartial Comme l'indique la date de cette édition, il sera facile de se rendre compte que l’IMPARTIAL n’a pas paru la semaine dernière. Cette lacune est due à deux causes :—- la grippe qui nous a visité, et les offices de la semaine Sainte aux- quelles nous nous faisons toujours un devoir de faire assister nos em- ployés. Avec ces explications nous som- mes certain que nos lecteurs ne nous jugeront pas aveo trop de sé- vérité. Representation à Ottawa Une résolution proposée par le premier Peters et secondée par l’hon. D. Gordon, priant le gou- vernement fédéral de ne pas dimi- nuer le nombre de nos réprésen- tants à Ottawa, a été soumise à la législature et adoptée à l’unanimi- té. Whear vs. le Guardian Le comité qui avait été nommé pour régler la difficulté existant entre Wear et le Guardian, s’est assemblé mardi passé pour enten- dre les témoignages de part et au- tre ; mais il «’est bientôt aperçu qu’il n’avait pas le pouvoir d’as- sermenter les témoins. Rendue là la cause a été déboutée, et Whear n'est pas plus avancé aujourd’hui, qu’il ne l'était lorsque envie lui prit de poursuivre le Guardian. me Pour l'Avenir La raison pour laquelle tant de jeunes hommes sont inutiles en mê- me temps qu'un embarras à eux- mêmes et aux autres, est qu’ils ont été nourris et élevés à la cuillère jusqu’à ce que leur moëlle morale ait pris la consistance de la géla- tine ; et Que les pères oublient que les excellentes conditions stimu- lantes qui leur ont donné la santé physique, morale et intellectuelle ne sont pas fournies à leurs enfants. Une des choses les plus fatales qui puissent arriver à un jeune homme est de flâner tout en jouissant du travail ardu de son père. Pères, ne privez donc pas vos fils de ce que vous avez compté comme le plus précieux de votre vie : l’ac- tivité, les luttes, les succès qui vous ont donné un cœur fort, un œil claire et un cerveau équilibré. Lais- sez à vos cnfants quelques choses de mieux que le bien-être et le luxe. Faites en sorte que ce que vous avez si bien gagné ne leur de- vienne pas une malédiction. Le meilleur héritage qu'un homme puisse laisser à ses enfants, c’est une bonne éducation, un point de départ raisonnable dans la vie et une réputation honorable ; avec cela ils marcheront de l’avant et béniront votre mémoire. Fromagerie —— L'association de l’industrie lai- tière de Tignish et Palmer Road s'est procurée les services de M. Léo J. Murphy comme gérant de saison de 1903. 20 fevrier ou la Tiare d’or lui fut presentee O—-x —0 L'IMPARTIAL, Allocution du Saint Pere dans l’audience du! JEUDI LE 23 AV Or La paroisse de l’Immaculée Con- ception vient d’être témoin d’une des plus belles fêtes qu’elle ait à Vénérables Frères, bien aimés |de la piété universelle des peuples, Fils, | cette triple couronne, ces clés mys- | apostolique dont l'histoire nous of- | de la force et de la majesté du Pon- fre un seul exemple depuis le bien-/|tificat romain ? Et trouverait-on heureux Pierre, et qui Nous est! une autre signification à cette mé- accordé sans aucun mérite de Notre daille frappée en souvenir de ce part, est, reconnaissez le avec Nous, | grand jour, à ces collectes qui sont un bienfait mémorable et t.ut par- venues de tous les points du monde ticulier de la divine bonté. pour restaurer le temple de Latran ? Car enfin, à considérer le cours Oui, c’est la volonté de rendre et les voies ordinaires de la nature, honneur au Pontife qui a été le quelle espérance y avait il de voir! motif de la libéralité. Ces manifestations, surtout parce se lever pour Nous, au terme ex- trême, le jour présent ? qu'elles tournent à l'honneur de nous cau- Le souverain Seigneur et modé- | Notre-Seigneur Dieu, rateur de toutes choses, Dieu, fait sent une consolation bien opportu- apparaître sa Providence dans les | ne, parmi nos soucis et nos amer- heureuses conséquences de cet évé- | tumes. nement tout personnel ; car, à cette | Aussi est-ce avec amour que nous occasion, la piété d'un grand nom-|vous serrons sur notre cœur, vous bre s'est enflammée davantage en- | tous qui êtes ici, et tout particuliè- core sur tous les points du monde. | rement, vous, bien aimés Fils, qui Le long exercice de la charge tiques, parlent-ils d'autre chose que lébration du saint jour de Pâques. enregistrer dans ses annales : la cé- Parfait dans ses goûts, le Révé- rend Père P. C. Gauthier a- vait orné l'autel avec une ‘Aélica- tesse exquise qui eut fait honneur à un artiste décorateur. Le chœur de l’orgue, sous la direc- tion de M. et Mme. J. B. Gaudet, a chanté avec beaucoup d’entrain et de justesse la Messe Royale. Après les jours austères du ca- rême, il est bien légitime qu’on s'amuse un peu. Aussi notre vé- néré pasteur a-t-il voulu se charger d'organiser tn concert gratis pour le soir du lundi de Pâques, (chose assez rare), auquel il a lui-même pris une part très aetive. Tous les acteurs se sont montrés de très grande force pour des amateurs. | Mais la palme revient, sans contra- ! RIL, LISE mens 1903. - Echos de Palmer Road rer leur potpourri. à lzurs hôtes. été exécuté : É Rev. P. C. Gauthier. 4. - Rev. P. C. Gauthier. 6. médie), Baptiste, J. Lascène, L. Bierlée. 7. Poirier. | 8. 1. Ouverture, L'aigle ble, musique par Mme Doiron. 2. La grève des forgerons, "1 clamation par J. A. Poirier. | Le Breton exilé, chanson par Chanson compose pour circonstance, J. A. Poirier. | ‘The habitant’’, lecture par On demande un acteur (co- Jérôme, Déclamation, J. A. nnette, valse, Mme Doiron. applaudissements quand les jeunes Doiron et Gaudet eurent terminé | lieu, à la salle Tignish, Tignish, une —- Le Bill de Redistribution, à Tignish ——0X0 ——— Lundi soir le 13 de ce mois avait que nous obtenions justice. Si nous n’étions jamais entré: en con- |assemb'ée convoquée par le prési- | fédération nou: n’aurions pas le { PROGRAMME ie CDS invinci- | | | t | A. Poirier, Le électoral du comté de Prince. Voici le programme tel qu’il a! but de l'assemblée était de prendre des moyens et adopter des résolu- tions condamnant l'acte en contem: plation à Ottawa de priver l'Ile d’un autre représentant à la Cham- bre des Communes. M. Hackett fut le premier à por- ter la parole. Il dit :—Si toutefois nous ne pouvous empêcher de se perpétrer l'acte d’injustice de nous priver d’un autre membre—ce qui ne nous en laisserait que quatre au lieu de six auxquels nous avons droit, nous devons insister à ce que cette province soit divisée en quatre collèges électoraux, dornant à cha- que division à peu près 25,000 âmes pour chaque représentant, tandis que si les lignes de comté sont sui- Ce n'est pas précisément sur Nous-même, en effet, que se tour-| neut l'attention et les hommages | de cette immense multitude ; c'est} sur la haute dignité dont nous som- | mes revêtu. Votre présence ici au- | jourd'hui rend le même témoigna- | ge ; s’il vous a plu de vous réunir | si nombreux dans cette salle pour| Nous rendre ces devoirs, n'est-ce | p:s sur tout la vue de Pierre quil Ces présents, témoignage éclatant vous a attirés ? | avez pris l'initiative et la direction [4 . #: Rev P. C Cantbier qui de ces magnifiques solennités ! Vo-|? Profondément remué l'auditoire | 0e à NE | Da EL ,) tre zèle et les sollicitudes que vous | Pa' Sa Chanson : ‘Le Breton exilé”, avez ainsi assumées resteront dans | exécutée d’une voix pure où vi- notre souvenir reconnaissant. braient les accents du vrai patriote Voici maintenant notre suprême qu rensent no chère Acadie leçon ; recevez-la et gravez-la dans Le sentiments. qu er le chant vos esprits : il ne faut chercher de] du Breton absent. : Puis, passant » salut que dans l'Eglise, et il faut (Je partie comique, il a fait rire aux chercher l'instrument vraiment | larmes toute l'assemblée Fer 70 fort, l'instrument indestructible de lectures des poésies de Prummond. ce salut dans le Pontificat romain :| Pausla partie musicale, notre artiste acadienne, Mme Doiron, au- rait transporté d’admiration une 0 fois, par la voix de notre journal, les avis salutaires et les ments sérieux de nos archevêques, nos évêques et nos nrêtres, dangers imminents auxquels s’ex- posent les jeunes gens quise livrent aux mauvaises lectures. Aujour- sur ce sujet, quelque pénible que soit la tâche. Pas plus tard que la dernière, de jeunes gamins de dix, douze et quinze ans se disputaient certains journaux pour y lire les] scandales qui se sont déroulés der-| nièrement dans cette province, tel que le scandale de Bonshaw, etc. Quand ou entend ces enfants don- ner leur opinion pour ou contre en termes tellement crus qu’ils feraient venir la rougeur au front des avo- cats accoutumés de longue main à plaider dans les cours criminelles, ON à raison se demander que va devenir notre jeune | tion? Après tout, on a guère s'étonner d’une telle condaite la part des jeunes gens. Ils ne font que suivre l'exemple qui leur| est montré par ceux qui devraient | être les premiers à enrayer ce mal, | mais qui au contraire, encouragent d’une manière toute particulière, ces | journaux qui donnent publicité à. tous les scandales, en ies patroni-' sant et par leurs deniers et par! leurs écrits. | Nou: n'ignorons pas que nous encourrons encore l’ire et la hain: de : certains individus pour ntre har- diesse d’écrire ce qui précède, C’est égal, c’est un des devoirs du jour- nal chrétien. Nous avonsété, il n y. semaine de généra-| heu de! de a pas bien longtemps, l'objet d'une attaque personnelle pour avoir, voulu faire mettre fin à des actes Les Mauvaises Lectures : livrognerie Z— Nous avons, maintes et maintes | |! Nous avons même été traités de non placé sous les yeux de nos lecteurs catholiques, parce que nous nous avertisse- |temps là, le mensonge, la calomnie sur les | | pour étouffer plus efficacement les d'hui nous avons encore À revenir | Dieu l'a ainsi établi. assistance qui ferait une spécialité de la musique. Mme J. B. Gaudet a interprété sa romance de manière à mériter les honneurs du rappel. On ne saurait trop vanter M. ]J. O scandaleux causés par l'ivrognerie. | B. Gaudet pour le succès que lui ont valu ses apparitions sur la scène. 9. Potpourri, chant, MM. Doi- rou et B. Gaudet. 10. Sapristi, monologue, J. B. Gaudet. 11. Lecture, Rev. P. €. Gau- thier. 12. Ie prince an long nez, chanson, J. B. Gaudet. 13. Cascade de roses, Mme Doiron. 14. Fleurs et fieurs, musique, romance, 15. Concert sur l'eau, Mme Doiron. 16. Soufflez-moi dans l'œil, (comédie), Mouillebouché, J. A. Poirier, Tropical, L. Bierlée. 17. Vive la France, chœur acteurs. Dieu sauve le roi. A la fin de’ sa séance, le Rév. Père Gauthier a été très heureux montrions catholiques. Dans ce La salle a failli écrouler sous les 4 l'hypocrisie se donnèrent la main dans ses remarques toutes pleines de zèie et d'esprit gaulois. Er justes plaintes qui étaient faites. Le Charlottetown ima! prévalu. Le vice fut toléré. Aujourd’hui tous les agents mal-| (Charlottetown se signale faisants qui demandaient la conti- |temps-ci d’une manière toute par- nuation du libertinage portent leurs, siculière par les événements tragi- fruits. De quelque côté que l'on|ques qui FR succèdent. Jos Carver est en prison pour avoir tué son patron Stewart ; une veuve Mc- iette les yeux les preuves sont é- J I crasantes. de ce Neill est en prison sous l'accusation | d’infanticide ; un nommé John Mc- Laughlin a été trouve mort dans une inaison sur la rue Kent. A une enquête qui a eu lieu, le juré a rendu un veidict disant que Mc- Laughliu est mort des excès de la | boisson. Le jour de Pâques plusieurs jeu- nes gamins du village, depuis l’âge de 10 à 15 ans se hâtèrent de se Les rues de notre village étaient le théâtre de leurs exploits. Pendant des heures, des hurlements, des jurons et des insul- ‘‘décarêmer.”’ o C'était vers la fin du sixième siè- cle. Unfléau terrible, écrit M. tes aux passants, telle était la ré- |l’abbé Arbellot, exerçait d'affreux création de ces grossiers. Où a- ravages dans la ville de Rome. La vaient-ils pris le whiskey pour se: peste faisait chaque jour de nom- mettre en cet état qui les faisait res- | breuses victimes. Saint Grégoire, sembler à la brute? C’est une!dans le discours qu’il adressa aux question facile à ré-ondre si l’on! Romains en cette occasion, disait : ‘‘Voici que tout le peuple est voulait la sobriété dans notre villa- | | ge. | frappé par le glaive de la colère cé- tous sont enlevés subite-, s'est continué di- | leste : mauche dernier, par deux flâneurs | ment ; la mort n’est pas précédée bien connus de notre village. L'un | Par une longue maladie, chacun est d'eux, un maître d'école licencié emporté avant d avoir eu le temps qui n'est pas à sa première offense, de faire pénitence. Les habitants se proienait dans les rues dans un tombent en masse, les maison de- état d'ivresse et le revolver au|Meurent désertes ; les pères suivent poing. Ii préparait sans doute par les funéraiiles de leurs enfants, et ses jurou: et ses hurlements la le- leurs héritiers les précèdent dans la çon qu'il Le ‘‘frolic’’ devait faire apprendre, le tombe.” lendeinain, aux jeunes élèves de! Saint Grégoire comprit qu'il é- l’école qu’il dirige. tait nécessaire d’apaiser la colère La paroisse modèle (?) de Tig- divine, et que, pour obtenir cet a- nish est devenue bien débordée de- | Paisement, il fallait avoir recours à puis quelque temps. Doit-on en l'interce sion de la Mère de Dieu. être étonné ? Non. Il ordonna donc qu’on ferait une Le mauvais exemple produit ses Procession solennelle à laquelle as- sisterait tout le clergé avec tout le peuple. Sept cortèges différents, fruits. Punition des Persecuteurs re On écrit de Bretagn: que les ca- | tholiques populations de ce pays! viennent d’être vivement frappées | par des événements qui suivent de près l'expulsion violente des Sœurs. La femme d’un gendarme, lequel s'était particulièrement fait remar- quer par sa brutalité, mourait subi- tement quelques tristes incidents des expulsions. mari : la tête d’une Sœur.’’ Un brigadier de de la femme d’un de ses collègues » cerceuil. dait successivement, et à quelques| / ? | jours de distance, un de ses enfants | Conduits de Rome, devaient ] ts | conduits par les prêtres des divers se et sa femme. rendre, en chantant des litanies, à II faut laisser à la conscience de | l’église de Sainte-Marie- Mäjeure. chacun le soin de faire sur ces dou-| Le premier cortège partit de l’é- Le Regina Coeli —X——0 La Vieige sainte, que l'Eglise appelle ‘‘la Consolatrice des affi- gés,’’ ne fut pas invoquée en vain : le fléau, jusque-là impitoyable, ces- sa ses ravages. ÆEcoutons ce que raconte un écrivain du treizième siècle, Durand, évêque de Mende : ‘‘Il faut remarquer, dit-il, que vissait une peste très intense, le bienheureux Grégoire, au temps ide Pâques, ordonna que l’image de la Bienheureuse Vierge Marie, — conservée dans l'église de ‘lAra Coeli,’’ et peiate par saint Luc,— serait portée solennellement en pro- cession. Or comme elle s'avan- çait eu tête du cortège. les assis- tants eutendirent sou‘ain {rois voix d'anges qui chautaicut au-dessus de la sainte image : Regina coeli, jaetare, alieluia ! Quia que meruisti poitare, alle- luia ! ! Resurrexit sicut dixit, alleluia ! “Le chœur angélique se tut ; mais aussitôt le bienheureux Gré- goire, transpoïté d'une sainte allé- gresse, osa unir les supplications de la terre à l'hymne des Anges et s'é- cria : ‘“Ora pro nobis DEUM, alleluia !”’ L'antienne pascale était compo- sée. Cependant tout le cortège Ni : es : RS loureux événements les réflexions | &lise des Saints-Côme-et-Damien ; ; qu'ils comportent. le second, de la basilique des Saints- s'était agenouillé, dans un même Mme. J. B. Gaudet. ° m'isique, : des : lorsque dans la ville de Rome sé- | jours après les | La malheureuse avait dit à son! ‘‘Apporte moi donc un jour | gendarmerie, | qui s'était montré également très | | rigoureux dans son odieuse mission | d’expulser, assistait aux obsèques | | Mais on doit se souvenir qu'après |les grandes persécutions contre les | premiers chrétiens, Lactance put é- |crire un livre terrible “sur la mort | des persécuteurs.” Barachois, N. B. | } | } | | | | Mardi passé tandis que le jeune et tombait raide mort derrière le |Le cheval passa sur lui, lui infli- le sixième, des veuves ; le septième, } {geant plusieurs blessures au visa-| Dans une autre localité, un de } ge—une large déchirure au front, | Ces détails sont empruntés à la manufacture et M. Joseph T.|ceux qui se montrèrent les plus a-, une joue tranchée en deux, une | Grégoire de Tours, qui les tenait Bernard premier assistant, pour la | charnés contre les religieuses per- paupière tiouée et lacérée, le nez |de son diacre, récemment arrivé de fendu en deux et tout fracturé. : 4 a | sentiment d’allégresse et de recon- Gervais-et Protais ; le troisième, de). «1 . : RÉ Ë : naissance ; il écoutait, ravi, la sé- l’église des Saints-Marcellin-et- : : 2 $: u . |raphique mélodie dont les échos Pierre ; le quatrième, de la basi- « « : © lallaient se perdre au sein des nues, lique des Saints-Jean-et-Paul ; le! : De de es | quand le Pontife, les yeux fixés ciuquième, de la basilique du pre- ‘ si" +6 y De È ù . | vers le ciel, aperçoit l’ Ange du Sei- nier martyr saint Etienne : le six- : . 2 ne D ; : , igneur sur la cime du mausolée ième, de l’église de Sainte-Euphé-'", : : : }d Adrien, tenant en main un glaive vies, le comté Queens aura deux représentants, ce qui n’est pas jus- te. Ici, le Dr. Murphy proposa un comité pour formuler les résolu- tions requises. MM. J. H. Bell, B. D. Mclellan et le Dr. Murphy sont nommés comme comité. M..J.. Read, M. P. P., dit que l’acte de rédistribution ne s’appli- que pas à cette province. Nous a- vons droit à six représrntants par l’acte de Confédération. Si nous Sommes représentés selon la pro- vince de Québec, dans quelques an- nées nous serons une nullité. La | première bévue a été faite en 1892, quand nous avons été privés d’un membre et que nous n'avons pas protesté. Si nous avions protesté alors, nous aurions défini la ques- tion, et aujourd'hui nous aurions nos six représentants et nous les re |tiendrionis. | Æ. D. -cobaut, DE, 1} ,. dit que notre cause est bonne, meilleu- re que celle de la Nouvelle-Ecosse | ét du Nouveau-B'unswick. Le gouvernement local fait tout en son pouvoir pour nous aider. Le Rév. Père Burke dit que no- tre cause est entièrement différenet de celle du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Hcos:e. Il dit que si nos griefs sont amenés en cour, | il nourrit guère d'espoir qu'ils soient améliorés ; car l’acte B. N. A. ne sera pas interprétée comme nous la voyons aujourd’hui, mais comme elle est interprétée par le parlement. Il dit que sous le point de vue mo. jrs Québec est la province par ex- cellence. La population augmente ce qui montre la moralité d’un pays. Quant à la question de nous priver d’un autre représentant, tout homme doit protester énergique- ment, et quand bien même il serait battu, s’il est irlandais, ‘‘kick a- gain. ”? M. J. H. Beil lit la première ré- soiution ; dit ce que les délégués demandèrent à la conférence de Québec, moutre que le rajustement de cette province quant à sa repré- sentation ne doit avoir lieu que lorsque la population auginentera, car la conférence a accordé à cette province six membres pour une po- pulation de 95,000 âmes. Si en 1892 nous ne nous étions pas lais- sés aveugler, nous aurions protesté alors, et aujourd’hui nous ne nous trouverions pas en face du trouble où nous sommes. M. Bell ajoute : le seul moyen pour nous d’obtenir justice, c’est de porter notre cause à la cour du Canada, de là au con- seil privé de l'Angleterre, et si nous échouons là, | soumettre nos griéfs au gouvernement britan- nique, priant celui-ci de modifier l’acte B. N. À. de manière à ce L. Bierlée, de Paris, et A. Poi- | dent du parti libéral <t le président trouble que nous éprouvons aw- rier, de Québec, ont fait honneur du parti conservatenr du collège jofird’hui et peut-être serions nous mieux. Ici, notre represeutant ayant été appelé hors de la salle, il nous est impossible de rapporter ce qui se passa à la suite, à cette assemblée, Ci suivent les résolutions adop- tées : Fr _ Moved by Jelhin H. Bell and second. ed by J. Albert Brennan : Whereas, at the conference held at Quebec in 1864, whilst the delegates from other provinces contended that if Prince Edwar.l Island entered Gon- federation it must do so with a mem- bership in the Commons baseï on the population of Quebec and a general unit of represes tation, on the hand our Island delegates insisted that six members two for each county, would be the only kind of representat:on that wouid suit our conditions, that any number les: than six would give this provinee no suflicient status or influence of Ottawa, and that if we could not be admitted with that re- presentation we would stay out of the union : And Whereas, in 1873. during the discussion with the delegates of this province of the final. terms of Con- federation, the federal government contevded that in as much as by our then population we were only entitled to a representation of five members, but our delegates insisted that our re. presentation should be placed on a different footing from that of the other provinces and that it should be laid down as a principle applicable te this Island that 95,000 of a population was suiticient to entitle us to a repre- sentation of six members ; And Where’, the principle for which this province had always con- tended was fina!ly agreed to by the federai governnient and embodied in our special terms of union ; And Whereas. that principle so a- greed to was not limited in its appli. cation to any d-cade or other period of time, but was meant and intended to be absolute sad permanent in its operation so long at least as we had 95,000 of a pop lation ; An& Whereas, with that understard. ing and subject te that agreement che question of Confederation with Cana. da was submitted to the people of the province by the Electorate aud the union finally consumated ; And Whereas, mp to the year 1892 this provinee retained its representa- tion of six on the bases of having con- tinuou:ly a popalation of 95,000 and upwards, but in that year the federal parliament unjustly undertook to ap- ply and dic apply te our conditions the principle ad se the number of our members was wrongfully from six to five ; And Whereas, in persuance of the powers containe À in an Imperial Sta. tute passed in 1871, the Parliament. of Canada recently added a Jarge ex- tent of territory to what in 1873 con. stituted the Province ef Quebec, there- by increasiog the population of that ‘“pivotal” provinee, and increasing as well the suit of representation : And Whereas, its en!largement of the boundaries af Quebec later in con- neetion with making our representa- tion of the Federal Pariiament at its present session of « further reduction to fonr, such reduction being a mani- fest breach of f:ith with the people of this province, ad a direet violation of the special trrms as to representa- tion that were made with us when we entered Confederatian. Moved by Dr. Murphy and second- ed by B. D. Maclellan : Whereas, by the propesed redistri- bution ef 1903 it is contemplated that the representation of Prince Edward Island in the House of Commons be reduced to four members, and from the Premier’s statement we infer that it is a basic prireiple, the county or municipal bour daries are to be ad- hered to if praetieable ;: And Wherens, in the Province of Prince Edward {sland no municipal boundaries exist, and the principe js therefere inapplicable to our condi- tions ; And Wheress, Prince County has a population which exceeds the ‘general unit of represei tation by about 10.- 900, ana is enly to be accorded one | member : ! Therefore Resoived that in the event of this provinee bein: reduced | to four represertatives in the Com- | Mons, this mas, meeting of the elec- |tors of West Prince urges that the di- | vision for federal purposes be based | On a more équitable adiustment than courty lines. Cette conversion d’une paroisse an- glicane de Londres = — Le correspondant londonnien de la Croix écrivait "ce qui suit, en date du 25 sévrier : Le singulier phénomêne que je vous ai signalé dans la paroisse Saint-Michel de Shoreditch conti- mie ; le septième, de la ili : : k Je Gai P À : Basilique tout sanglant, qu’il essuie et qu’il de Saint-Clément. | 4 iremet dans le fourreau. C'était sé du clergé ; le second des abbés Gélas Arsenault, âgé d’une dou-! zaine d'années, fils de M. Thomas | V. Arsenault, faisait une petite | | course à cheval, il tomba par terre. lle cinquième, des hommes laïques ; Le premier cortège étai ss à à P se. compo dire : Dieu est apaisé, et la peste ne fera plus de victimes. De fait, à l’instant même, le fléau cessa. En mémoire de ce prodige, le! môle d’Adrien et le porit en face. | furent appelés le fort et le pont ‘‘Saint-Ange.’”’ Au sommet de la forteresse, à l'endroit même de l’ap- parition, fut dressée une statue co- lossale représentant l’Ange exter- minateur, dans l'attitude où l'avait vu saint Grégoire. avec leurs moines ; le troisième, des abbesses avec leurs religieuses ; le quatrième, de tous les enfants : des femmes mariées. Rome, nue à se produire et à attirer l’at- tention. Jamais on n’avait assisté À pareil spectacle : une grande partie d’une paroisse anglicane suivant les off- ces dans une église catholique. Dimanche dernier, encore envi- rof 400 ritualistes assistaient à la messe et au salut’ à Sainte-Marie et Moorfelds. Cette situation cependant ne sau- rait se prolonger, De même qu’ii faut qu’une porte soit ouverte ou fermée, il est né- cessaire que des gens se déclarent catholiques ou protestants, et ne de- meurent pas suspendus entre le ciel et la terre commme le cercueil de Mahomet. 50 adultes reçoivent en ce momeut l'instruction religieuse préalablement à leur abjuration. Quant à leurs enfants, îls seront suffisamment instruits, attendu que l’ancien ctiré (anglican) de Saint Michel, M. Esens, leur faisait ap- prendre le catéchisme du diocèse catholique de "Vestminster. En France On signale dans toute la France des tempêtes de neige et des gelées qui ont causé «les dommages séri- eux aux vigne:, aux arbres frui- tiers et aux plantes, en particulier dans les région: de Bordeaux et de Bourges. pe A e