… + : L'IMPARTIAIL, JEUDI LE 16 FEVRIER, 1899. L'IMPARTIAL FONDE EN 1893 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT des TO re isoie otre Les abonnements sont paya- bies d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- certiens subséquentes. Toaites communications «doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. L'IMPARTIAI, Tianisa 16 Feb. 1899 La Lecon du 7 Fevrier 1899 Jamais les tribunaux de notre province ont promulgaé une dé- cision, dont l'importance soit si consiaérable et les conséquences si sérieuses que le jugement, prononcé à la cour d’Alberton le sept de ce mois. La sentence, prononcé par l'Henorable E. J. Hogdson, jnge assistant de ja cour Supérieure de l'Ile du Prince Edouard, est que M. A. médée Gallant, élu le 20 juillet 1898, député du premier dis- trict du comté de Prince, à la Législature Provinciale, est dé- claré par la Cour Suprême de cette Province, indigne d'aller siéger au parlemeut provincial comme représentant du peuple. De plus, ce même tribunal le trouve coupable d'avoir trans-| honsabilité qui en dant huit ans, on comptera mn prétendant de moins aux hom- mes politiques ? Nous regrettons sincèrement que la victime qui est atteinte nar la sentence du sept de ce mois soit un des nôtres. C'est ane humiliation peur nous, qui avons à cœur l'avancement tant soclal que matériel de nos com- patriotes, de constater que celui qui tombe sous le coup de la coudamnation du sept de fé- vrier, est un acadien français. )Plût an Ciel que ceux qui sont la cause de sa disgrâce parta- geassent le même sert que leur dupe et portassent le stigmate dont leur front devrait être mar- qaé ! Alors le pays respirerait à l'aise et serait débarrassé de ses harpies politiques dont le seul contact suffit pour souiller tout ce qu'il y a de plus respectable et d'honnête. Alors il y aurait jastice pleine et entière L'objet de la sentence mémo- rable du sept de ce mois est un des nôtres, il est vrai; æais la leçcen que nous enseigne cet é- vénement, s'adresse à tous sans exception—conservateurs aussi bien que libéraux ; anglais non moins que français—tous doi- vent en profiter. La leçon est puissante ; espérons qu'elle sera efficace. 11 faut que tous com- prennent que les décrets de la loi doivent être ebservés et que le politicien, qui oublie sa di- gnité de chrétien, s'engage daus une voie périlleuse qui le con- duira à l’abime. Que tous les candidats q'i brigaent les suffrages des élec- teurs, ainsi que ceux qui jouis- seut de l'honneur et du droit sacré de manifester leur volonté dans le choix de nos geuver- uants, s'acquittent de leurs de- voirs de candidats et d’électeurs en respectant la loi divine. en suivant la voix de leur cons- cience éclairée et en observant fidèlement les lois de leur pays. Paissent nos francais surtout comprendre l'importance de leur droit de suffrage et la res- découle. gresser les lois da pays, eu Ce | Qu'ils n’accordent,que le mépris qui concerne les élections, et le déclare inhabile à exercer ses droits d'électeur, pendant l'es. pace de huit ans, et passible d’une amende, excédant trois cents doilars. Voilà une sentence qui doit inspirer bier des réflexio1s à tout homme qui n’est pas com- plètement dépourvu de tout sentiment d'honseur et de di- gnité, et qui montr: qu'on ne peut pas indéfiniment fouler la loi aux pieds avec impunité. Tot ou tard éclatent la justice et :a revendication de Ja sain: mo rale. Ce jugement montre claire- ment qu'après tout, la politique qui n'est pas inspirée par Les principes droits de la morale et de la religion est envrironnée d'écueils, ei que ses fauteurs impradents finiront par faire naufrage. Si la victime, qui se vo t aujourd’hu' dépouillée de ses droits, eùt prêté loreille à ceux qui désiraient son bien et Jui faisaient voir le dauger au- quel il s’exposait, au lieu de re laisser entraîner par les perfides conseils des misérables qui se servaient de Jui pour mieux ca- cacher ieurs desseins pervers, il ne se verrait pas, aujour l'hu:, mis, pour ainsi dire, au kan de l'empire et comdamné, pendant, huit ans, à soupirer après l'exer- cice de droits que la justice vient de jui ravir. M. Amédée Gallant va-til être l'objet des sympathies del ceux qui, au temps de la pres- | périté, se disaient ses amis f Nous craignons fort que, main-| tenant que les circonstances | sont changées, on ne l’asan-| denns, saus aucune cosdhin tin] à son malheureux sort. N'ya-til] pas plutôt, chez quelques uns| de ses soi-disant amis, un senti-| ment caché de satisfaction per-| | | à ceux qui tendent de leur faire l'oublier leur dignité de citoyen let qu'ils respoussent avec | fermeté, loin d'eux, ces miséra- bles qui cherchent à les a'le- cher par l’appat de la corrup tieu. Qu'ils se tienuent étroite- ment un s à ceux qui doués des lumières nécessaires, peuvent les prévenir des nombreux dan- gers qui les environnent dans l'accomplissement de leurs de- voirs de citoyen. Nous espérons que les lec teurs de l’IMPARTIAL se rappe- leront longtemps ie 7 février 1899 ; que cette date sera gra- vée dans leurs esprits en carac- tères ineflaçables ; que Je fait qu'elle rappelle à la mémoire ne se répétera pas et qu'il sera ‘toujours une leçon salutaire pour l’avenir. Denier de Saint-Pierre ee L'état des contributions des différents pays au Denier de Saint-Pierre, pendant l’année 1898, vient d'être publié. On voit que les Etats-Unis ouvrent la liste avec une ofirande de $142,200 : la drande-Bretagne et ses colonies ont fourni $125, 000 ; la France a versé $99,000 ; l'Italie $74,000 ; l'Autriche $36,000. Ces quatre nations ont donné au denier de St Pierre, pendant l’année 1898, au-délà d'un demi million de piastres, soit $536,000 à part les autres pays, tels que l'Amérique du Sud, etc. Ripans Tabules cure liver troubles. Ripara Tatul'es cure biliousnesa. #ipans Tabules assist digestion. Ripans Tabules cure bad breati. sonnelle, à la pensée que pen-! {Mary's Chines,” publié à l'Aca- St. Mary Chimes Nous accusons réception d’un exemplaire du journal “St. démie St. Marie Indiana, E. U. sous la direction des Religieuses de Ste. Croix. “St Mary's Chimes’” est un journal de 16 pages en anglais, et -très biem rédigé. 1l est publié sur papier de luxe et contient Jes articles d'essais littéraires très bien é- crits et traitant une grande va- riété de sujets. Au frontispice est une vignette artistement des: sinée représentant .Académis et autres établissements qui lui appartiennent : 4 L'Académie Ste. maintenant dans sa 43me année! d'existence et est une des p'us importantes institutions, . reli- gieuses, qu'il y ait aux Etats-U- nis. Au nombre d:s Religieuses qui font partie du Personnel de l'Académie Ste. Marie, se trouve ia Rérérende Sœur Marie Lutgarde née Jane Martia de Tignish, nièce et cousine des propriétaires de l’'IMPARTIAL. Nos plus sincères remerci- ments à la Révérende Sœur Marie Eugénie our l'envoi de ce journal bijou. LE CLERGE ET LA PRESSE “Ce qui explique enfia l'in- succès actuel de bien des pré- tres, ce sont les ravages de Ja mauvaise presse. Elle produit “ce phénomène douloureux dent nons sommes les témoins attris- tés : des paroisses entières diri- gées par des prêtres pieux et zé- lés perdues en &ix ans. Et cela par le fait de quelques feuilles maçonuiques à bon marché arri- vant tous les jours ; elles ont suffi pour amener ce désastre ir- réparable.”’—1rréparable—non ; mais il faudra administrer long- temps le contre-poison de la bonne presse pour réparer. les ravages causés par la mauvaise. “Et dire qu'il y a beaucoup de prêtres qui ne veulent pas comprendre cela. 1ls ont sur L# yeux un bandeau prodigieuse- ment épais qui ies empêche de voir quand on les met sur cette question. J'en ai rencontré un dernièrement à Paris. Je lisais la ‘Croix.’ Je lui demandai s’1l ai- mait ce petit journalet s'1l le répandait. “J2 l'aime beaucoup, me dit-il, je le lis avec le plus grand intérêt, mais c'est tont. Mon idéal à moi. c'est d'être bon prêtre et de ne pas me faire d’ennemis. C’est le meilleur mo- yen de ramener nos populations à la religion.” Que penser d'un pareil principe ? Ainsi voilà un prêtre qui sait que dans sa pa- roisse on répand à profusien tous les mauvais journaux pos- poser au torrent dévastateur ; il s'occupera seulement d'être j’a- d'ennemis. Eh bien, je doute ses ouailles à la religien. Son. principe est ben, mais il exigé de sérieuses restrictions. Soyez. conciliants jusqu'aux dernières limites, mais jamais aux dépens de la conscience, et platôt que de sacrifier un iota de la vérité et du devoir, faites vous des en- nemis Comment un pasteur pourrait-il être l'ami des loups qui dévorent ses brebis ? S'il practise avec eux, il est pire que le mercenaire qui s'enfuit et laisse le tro 1peau. Le bon prêtre, bon gré mal gré, ne sera t il pas toujours en butte à la haine des mêchants ? Et s'il était possible d'être bon prêtre sans avoir d’ennemis, n'aurait-il pas, Jui, réalisé ce prodige ? Nous de- vons craindre, je crois, plutôt que désirer cette éloge que l’on fait quelquefois d'un cenfrère “]l n'avait pas d'ennemis.” À- yons en le moins possible ; mais Marie est! ment, ét il semble monstrueux sible ; il ne fera rien poar s'op-| mi de tous et de ne pas se faire | qu'il arrive, celui-là, à ramener |, viser à n’en avoir aucun, c'est dangereax.”'--La Semaine Reli- gieuse de Québec. MODIFICATION D'UN SERMENT Une demande vs être pro- chainement faite à Ottawa, parmi les catholiques, dans le but de modifier le serment d’a- rènement au trône, dans lequel les catholiques romains traités d'idelâtres. Le Rév. Père Fallon, à la | dernière réunion de la “Catholic Truth Society”, a déclaré qn'il était temps d'agir. Il n’y a plus en effet que quelgnes années avant que le prince de Galles sôit appelé à prononcer Je ser. que‘éé serment comporte un injure envers quinze miltions des meilleurs sujets de l'empire britannique. Canada, de faire tout en soit réprouveée, d'agir respecteusement, mais avec fermeté. À la fin, leurs ré- clamations seront reconnues. Le nement une conférence sur la façcen dont le serment est pro noncé actuellement.--Le Monmi teur Acadien. BARGAINS BOOTS & SHOES TIGN1SH FOK EVER ! Come and leave your oriler for a pair of good Fisbing boots, Winter boots, Fine shoes. Au opportunity to get just what you want at reasonable price. Have vou got old Rubber shoes which are out of use ? Briug them ever and 1 will make them as good as new. Have you got any Boots to patch ? Come and see me; E faction. ANTOINE wAUDIN. Tignish Sept. 15th 1898. Siore of J. J. McLel!an. 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Divided many times by the bitterness of F Stately Houses, those contests that have made us what we are, she turns again to us and we to her, as the Mother Land whose splendid story is also so largely ours, and Photographs in common with whom we claim the genius of Shakespeare, the laws of Alfred grap and the dominant instinct of that Saxon lineage which wins and conquers and Taken by subdues by processes known to us two alone; the American and the Briton side by side. And as the centuries have passed England has grown rearer to us, She is no longer 2 far-off land of which we have only heard. The first voyages ef Permission of those who made America, and made it English, occupied nine stormy and perilous wecks. It required two centuries to reduce that time one-half. Now our green Her Majesty, shores ne à thè white clifsof Un lie less than one week apart, and for thirty years we have talked with England under the sea in a common language, about The Queen, and commoninterests. To go and to return is an incident of daily life. > The Saxon, Englishand American, travels more than any other man, and with a stouter purpose to see, to :a10w and to appreciate, England and America ex- change visits every year in the person of thousands of individuals. The Briton finds with us brighter skies, and higher mountains, and larger rivers, and broader lakes, and tallertrees, and more stupendous waterfallsthan hisi-:landsknow. And for the old, the storied, the historic, wego to him, What he 1 By favor of the Noblemen and 1 d < S 1S IN a sense OuF Own these own. Îtisa hand-made and a time-mellowed beauty : for us the beauty of histo and association, ours as wellashis. We give him stupendows nature dotted wi Historic Places À "°" cities that scem old enough to us. He gives us the story cf our common race written in piled stones and clustering ivy, representing the toil and hope of ceaturies; a toil and hope which we inherited, and whose memorialsare also ours, ee anne .00 for $1.85 or ions Freel ASTOUNDING BUT TRUE! ÿ2 $ Engraved on Steel after the Famous Pat ti by CHARLES GRAHAM, ’s Leadins Niagara Falls fire There are only a few copies of this Ep ificent art work 1 . eft . fortunate indeed if you secure ane. and you will be al = Re” > 6 vs e Nr \ * ne "7 ; RE -—- 1 oi à ! ci CLP autoe TOUT" os F "x x G PV sc LEE f, A. CR DRE ‘. Cr) PRET 1“ 2 Pom" pe Buena PE = fi 4 RAA “v AT HAT 1 pa 2 Re =: LA UR ve UY Uf | | = = LR. Re = EX & »7 De 4 . ñf | FES ae : —= = 2v re = ; re ro ne 2 ES TETE ké En » pe mn RE AN AE D CP 5 Ah g/ 208 x È AT AS nn Le, 1 2. S/7 PEL ; PR RACE Pre te 24 NE ° RER A) | 25 D ART ee ET a D = RS VE GE BOB À GER D Rose Mn. LR PRES Pa, D NY Ÿ 1 ARTE ee 25 This cut illustrates but very faintly the magnificence of the otiginal The above reproduction is less thäf o 1 ne-fiftieth the actual size th 202102 Res printedon heavy plate paper for framin .. Aide of : see, pu : pet S price is $25.00, unframed, and that is what a con. es. Itis a work that would grace the walls ofthe most palatial t graved surface being icture 4614 x 27 inches. wouid cost you in the sicu iu the land. : >: N POELE", LT ne Le 5 L Le 22e pe is treated in a masterly manner, the grand curve of the Forceshoe à th of river b d ng the eye up to the tumbling,raging rapids above, and tie Lx ade nes eyond, with the islands in the middle distance and the face of the faste ns the Horseshoe, aswellasthe i $ Pme Re 3 7. | un he great white wallof the American Fall partialiv obecured ht ue DURE spray which is handled lightly with fine effect. - 1 Lie great pa TS slauact little here ua De, an dE crier, strongiy and effectively depicte@. and the es before has this subject been handled b under Che constant showers c{ spray. 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