PR LES 2 ec attr 20 om de er je "ap ç 3 en man * ee. ANNE PE à ”" RL LS res a Le peer RE en a Lt nsmmrienss "2 SU) rar sie Re des événements de la ee depuis janvivr 1892. L'IMPARTIAL. Le seul Journal Francais dans l'rle du Prince Edouard. Publié le Jeudi de chaque | semaine. | ABONNEMENT : L'IMPARTIAL un an... $1.00 | L'Impartial et Buote’s Monthly 81.30 Toutes communications, re- | mises, etc. doivent ètre adr«:8 "es à F. J. Buore, Tiguish, I. P. E. L'IMPARTIAL. CEE TIGNISA 9 AOU'T .594 “Le jeur:al. c'est lu g:a ‘le chaire du jeur. lu haut de ceite vi: ire. l’apôtre, le prédicateur se tait enut-.«lre. non plus entre les murs d’une égli-+. muis À tour le monde. Ja presse est i:1 "ne pour le mal ; il faut qu’elle soit plu< puissante pour ls bien.” L‘Abbé Heni Rayimouwl ‘:-grain. Le nombre des éicctions | contestées à Ontario s'élève maintenant à 18 et ces con- testations sout dirige. con- tre 9 libéraux, 7 conserva- teurs, 1 Patrou et 2 P. P. A. Le News, journal -conser- vateur de Toronts, dit qu’il a baucoup de division dans le cabinet tédéral. Le Japon a pris Pinitia tive. [la fermellement dé- claré la guerre à la Chine, Les grandes nation de l'Eu- repe vont surveiller anxieuse- ment le conflit qui peut ame- ner les plus graves compli- cations. Un grand pique-nique | conservateur aura lieu au Cap Breton à la fin de ce meis, Sir John Thompson et | ses collègues y assisterent. Les journaux parisiens af- fectent une attitude de neu- trahté et d'impartialité à l'é- orée, mais on remarque Cc- pendant en général nne forte tendance en faveur du Ja- pon. Sir Geo. Dibbs vient de résigner Comme premier- ministre des Nouvelles Gal- les du Sud. Son gouverne- ment, partisan des doctrines protectionnistes, a été battu aux récentes élections géné- rales. La nouvelle législature d’Outarie comprend 43 cul- tivateurs, 18 avocats, 9 mar- chands, 7 marchands de bois 6 médecins, à journalistes, 1 banquier, | industriel, 1 tan- ueur, 1 marbrier et deux ou- vriers. Jne dépêche de Lucerne annonce la mort en cette ville du cardinal Ledochow- eki, préfet de la Sacré Con- grégation et de la Propa- était agé de 71 ans, eta joué un rôle important en Europe. Il s'est rendu célè- bre par ses luttes pour lE- glise de Pologne contre le gouvernement allemand. M. Bowen, représentant pepuliste du Minnesota au Congrès, vient de déposer un projet de loi interdisant aux étrangers la propriété d’ancunes terres aux Etats- Unis. Trois ans après la sanction de la loi, on con- fisquera tous les terrains ap- partenant aux propriétaires non naturalisés. La somme ‘argent provenant de la! vente sera remise au proprié- | taire dépossédé. Le sous comité d'immigra- | tion et de naturalisation, chargé d’examiner ie projet | de loi de M. Lockwood, à: l'effet de protéger le travail américain, à fait un rapport favorable au comité. Le pro- | iei de loi défend l'entrée aux Etats-Unis des Canadien: | travailler dans la république voisine et rend toute infrac- tion à cette clause punissable de $100 d’amende ou de 90 jours de prison. Tous les étrangers allant chercher du travail aux Etats Unis, se- | ront examinés au port d'en- trée, et s'iis ne possèdent pas une somme de $75, on leur retusera l'entrée du ter- ritoire américain, Tous les étrangers mineurs pesséder $30, devront PAPE AMERICAIN À un, journaliste qui lui demandait si le prochain pape serait un américain, Mgr Kean a repondu: Par le moins du monde, et pour d‘abondantes raisons. D'abord, un Américain, tout savant ou familier avec les choses de l'Europe qu’il puis- se étre, ne peut faire un pape complet, Il faut un pape cosmopoiite, connaissant jus- que dans l'intimité des dé- tails la condition spirituelle et temporelle de la France, de l'Allemagne, de l'Espagne de l'univers entier. Aucun Americain ne peut arriver à cette complète compréhen- sion. Son éducation, son entourage, tout ce qui a ac- compagné sa marche dans la vie en ont fait un homme totalement imprepre au trône pontifical. L'Europe s'americanise et nous emprun te nos théories sociales ou gouvernementales, mais bien des siècles se perdront dans le passé avant qu'il se fasse une métamorphese telle qu'il soit possible de denner à l'Eglise universelle—et surtout européenne-un pape venu des bords de 1‘Hudsen ou du Mississipi. LES TRIBULATIONS DE L’UNIVERS. L'univers entier est dans les tribulations. Les Etats-Unis subissent le joug de la terreur dans l'Ouest et une dépression commerctale générale. La France gémit sous le ré gime de l'anarchie, L'Italie subit le même sort sans compter une crise moné- taire épouvantable. La Grèce est en banqueroute. La Turquie est ébranlée dans ses bases par des tremblements de terre qui sèment partout la destruction. La Russie tremble en face du choléra. La Chine, le Japon et la Co rée sont en guerre. L'Espagne n’est pas encore revenue à elle depuis les atten tats à la dynamite et la guerre avec ie Maroc. L’Argleterre a encore peur des anarchistes qu'elle supplie de ne pas lui faire de mal. Sa société est rongée jusqu'à la moelle par l’immeralité. Exem ple: Le dernier scandale du massage dans l’aristocraie lon donienne. Les grèves des dé bardeurs, des charbonniers, etc. L’Afrique.est en proie à l’ambi tion combinée des puissances européennes qui se la divisent à grands coups d'épée. L'Allemagne est obligée d'a dopter une loi spéciale conire les anarchistes qui la menace. L'Autriche est sujette aux plus graves dissensions intes tines dans ses petits états austro hongrois. L'Australie est mangée par les lièvres (brrrrr !) et le Canada | Dar... la convoitise des Amé ricains qui jalousent sa prospé rité. Hotel Eureka WATER ST., CHARL'TOWN Voiture gratis pour rer contrer tous 1: ch:rséetéles bateaux à vapeur. Prix modérés. Table de pre- mivre Classe. ou des Mexicains qui vont|C, A. BE NOIT-I ROPRIETAIRE DR" age NOTES DE VOYAGE. (Pour l'IMPARTIAL ) Lorsque nous éprouvons quel- plaisir, nous ressentons, pour ainsi dire, un besoin d'en com- muniquer nos impressions aux autres. C’est pourquoi, je viens vous demander une petite place daus les colonnes de votre jour- nal pour vous parler d’un petit temps un agréable souvenir. Le 10 juillet, à sept heures du inatin, {rois confrères de compagnie, nous prenons le train régulier à Tignish, afin de nous rendre à temps à Eg- mont Bay pour assister à la pre- mière séance de la convention des instituteurs acadiens qui s'ouvrait à quatre heures après- midi ce jour-là. Un train spéci- al qui nous devancait de deux heures emmenait la foule de passagers qui se rendaient au grand pique-nique qui avait lien en ce jour à Kiukora. Ain- si, ayant tout notre char à notre disposition, nous règnons tous trois en maitres absolus—je comprends, maitres absolus de nos sièges après les avoir pay- ér, bien entendu. A la voix du conducteur : “All aboard !” mous saluons Tignish et le cour- sier à à haleine embrasé s’élance dans i'espace. ’était le matin d’un beau jour. Le soleil avait paru dans toute sa splendeur aux portes de l’orient, et dans sa course majestueuse, prodiguait ses ray- ons bienfaisants et prêtait à la nature entière un aspect qui inspirait le bonheur. Après avoir franchi la dis- tance d’une cinquantaine de milles, passant tantôt à travers de vastes plaines couvertes d'’é pis et de fleurs ondoyant avec grâce au soufhe de la brise lé- gère ; tantôt longeant les bois francs à l'ombre de leurs feuil- lages touffus, n'arrêétant dans l'intervalle que quelques minu- tes aux stations intermédiaires pour recevoir les passagers qui étaient rares, on entend encore les chaines qui grincent sur leurs essieus et du milieu d’un tourbillon de fumée que vomit la locomotive, se dessine l’om- bre d’une petite figure am igrie qui n’est autre qu'un petit sèrre- frein qui met la tête à la portiè re et répète d'une voix criarde : Wellington Station ! Welling- ton Station !! Ici, avant que nous ayons le temps de ramas- ser nos petits effets l'hon. J. O. Arsenault nous aborde et nous souhaite la bienvenue. Descen- dus au débarcadère, ncu; faisons plusieurs nouvelles connaissan- ces et partons ensuite en voiture pour gmont Bay, distance de trois à quatre milles En été, la route de Welling- ion à Egment Bay est des plus agréables. On passe au milien d’une campagne qui offre un coup d'œil charmant et où les habitants sont tous à l'aise, si l'on doit en juger par les champs bien cultivés et les belles mai- sons ‘blanches coquettement si- tuées au milieu de magnifiques vergers qui plient sous le poids des fruits, tels que fraises, ce- rises, pommes, gadelles, etc. etc. Après une démi-heure de trajet, nous arrivons à la résidence de l’hon. J. O. Arsenault, agréable- ment située au fond d’un joli bocage parsemé de fleurs et de fruits. Par respect pour la mo- destie du digne député d’Eg- mont Bay. je n’entrerai pas dans tous les détails sur les mille preuves d'attention qui nous sont données pendant notre sé- jour içi. Qu'il suflise de dire que les manières courtoises de M. Arsenault et sa famille ; l'empressement qu'ils montrent pour nous rendre heureux et ‘at home”, laissent dans le cœur un doux, souvenir qui grandit DR — Pr eme at enner à mesure que l'on y pense, rs p voyage dont je garderai long- ? L'IMPARTIAL Mt TT Après ie diner, deux voitures nous attendent à la porte. Nous: nous embarqaons pour nous : rendre à la salle St Philippe. | En abordant le terrain de l’é- glise, on s'apercoit de suite que ce jour offre quelque chose de plus qu'ordinaire. La file de voitures qui encombrent les avenues ; la foule endimanchée qui se presse aux abords de l’é- glise ; les drapeaux multicolo- res qui flottent à la brise, tout annonce que la paroïsse est en liesse. En effet, Sa Grandeur Mgr McDonald, accompagné de huit prêtres venait d'arriver pour la confirmation qui doit avoir lieu le lendemain matin. En attendant les quatres heures, nous nous mêlons à la foule et faisons de nouvelles comnais- sances. Nous visitors l’église, dont les décorations intérieures offrent un charmant coup-d’œæil: nous avous l'honneur de faire la connaissance de M. le curé de la paroisse, le Revd Père Boudrault, dont le zèle et le dévouement pour le bien spiri- tuel et temporel de ceux qu'il a sous ses soins le rendent cher à tous. À l’heure donnée, nous ren- dant à la salle St Philippe ma- gnifiquement décorée pour l’oc- casion, M. l'inspecteur ouvre solennellement la convention en présence du ciergé, des institu- teurs et d’un grand nombre de | personnes venues de tous les coins de la paroisse. On n'avait chanté tant de fois, sur tous les pent qu’une place inférieure dans l'échelle sociale et intellec- tuelle que j'ai hâte de voir et d'entendre ce qui va se passer à cette réunion acadienne, la première de ce génre à laquelle j'assiste. Je suis bientot satis- fait que nos acadiens ne sont nullement inférieurs aux au- tres nationalités sous le rapport du savoir et des facultés intel- lectives. Sans parler de plu- sieurs discours bien raisonnés par plusieurs de nos jeunes in- stituteurs, qu'il me suflise de mentionner je papier par Mlle Jacqueline Arsenault, que j'ai lu dernièrement dans les co- lonnes de l'IMPARTIAL et qui a été réproduit dans le Moni teur Acadien, journai qui s’y connait en fait d'appréciation ; une leçon erale par M. Gilbert Gaudet, donnée en anglais d'une prononciation et d’un style qui feraient honneur à un anglais même; une étude traitée en main de maitre par M. André Doiron. En un mot, daus le cours de cette conven- tion je suis agréablement sur- pris depuis le commencement jusqu’à la fin d'entendre nos jeunes instituteurs traiter si ha- bilement les différents sujets soumis à leur considération. Le lendemain matin a lieu la confirmation. Encore fonle à l'église; cérémonies des plus imposantes, pendant lesquelles le chœur accompagnée de l'or- gue, éxecute d’une manière très bien rendue le “Veni Crea- tor”’, “Esprit Saint descendez en nous” et autres chants appro- priés à la circonstance, et enfin un sermon très édifiant par M. l'Abbé H. R. Casgrain, ami dé- voué des Acadiens, et qui avait bien voulu rehausser la solen- nité de la convention par sa présence Après les offices à l’église. M. Pacifique Gallant, père du Dr Gallant de Weltington à la bonté de nous inviter à diner, ce que nous acceptons volontiers. M. Gallant est d’une jovialité pro- verbiale et malgré uue averse qui nous mouille jusqu'aux os, chemin faisant, celà ne nous empêche pas de partieiper à un somptueux repas, tandis que nos habits sèchent en attendant que nous les remettions en ser- vice. La convention terminée, nous BR D tons, que les acadiens n'occu- : ne : allons passer uu quart d'heure chez S. E. Gallant, ecr. où nous avons le plaisir de rencontrer une de nos ancièénnes conuais- sances dans la personne de Ma- dame J. P. Rebichaud, de Mé- téghan, N. E. Faire la connaissance de M. (rallant et sa famille, c'est créer le désir d'y retourner. Nous revenons. M. l'inspec- teur Arsenault veut bien met- tre sa voiture à notre disposi- tion et vient nous conduire jusqu’à Wellington, ou nous ré- prenons les chars pour Tignish, nous promettant bien de retour- ner encore visiter la belle pa- roisse d'Egmont Bay. TOURISTE JH. Myrick & Co. _ Jmporters and Dealers in DRY GOODS HARDWARE, BOOTS & SHOES, FINE GROCERIES And Fishing Supplies. at TIGNISH ALBERTON. Their empty shelves of April last are all replenished with new importations of very latest styles and patterns from Glasgow, London, United States and home ma- nufacture. They feel confident thatthey are oftering excel lent values in their several lines. DRESS GOODS Dress goods in great va- ricty with all the necessary trinirings. 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