P sat dois AS | ee se PRES per” —_—… EE t ? ge mc og À peter SE er Po NE TTRes ONE qe nene mn mme nnioai. L'IMPARTIAT.,, J EU DI LE 25 AV RII, 1901 La Meche D'or. (suite de la 1re page) _ jour même, il s'oceupa de placer ies soixante mille francs d’An- gélina Verdier, afin de pourvoir lui faire une visite le lende- main. Quand il se présenta chez elle. il fut tout désolé d'ap- prendre que la jeune fille était partie pour quelques jours An- gélina n'avait pas quitté Paris ; mais elle faisait attendre le no taire. Enfin, il la revit ; et elle lui permit de rester une heure auprès d'elle. JIlla trouva en- core plus belle ; mais il n'osa pas lui parler d'autre chose que de ses affaires. Elle Iui raconta son histoire, un peu plus lop- guement que la premiere fois ; il la plaignit, déclara que le commandant Morain et son fils étaient des ‘pas grand’chose” et revint dans son étude, amoureux fou d’Angélina Verdier. 11 prit désormais l'habitude d'aller la voir deux outrois fois par se- maine, jusqu’au moment où elle lui reprocha cette assiduité. Quand elle le cerut assez bien préparé, elle lui dit aveo la plus parfaite gravité : —J'ai ls plus grande estime pour vous et je suis charmée de vous recevoir ; mais vous fini- riez par me compromettre ; je suis seule, je ne veux pas que personne puisse attaquer ma ré putation ! Le notaire s'écria avec élan: —Personne n'osera vous atta- quer, lorsqu'on vous verra, chez moi, auprès de ma fille ? —Auprès de mademoiselle Julienne ? — Oui, je veux, qu'à l'avenir, vous veniez chez moi, aussi sou- vent que eela vous plaira! —Mais......votre file ? — Ma fille vous aimera et vous respectera, quand elle sazra combien je vous aime et vous respecte ! Angélina avait atteint son premier but ; elle avait pénétré dans la maison du notaire, et elle y était traitée avecles plus grands égards. Julienne n’es- saya pas de lutter; dans l'ètat d'exaltarion où elle voyait son père, elle aurait été sûrement vaineue. Dès lors, Angélina mit tout eu œuvre pour annihi- ler l'influence de Julierne et pour devenir la vraie maitresse de la maison ; elle flatta tontes ls manies du notaire, elle osa parler d'économies devant Ju- lienne qui avait été habituée à gâcher l'argent ; mais elle affec- tait d'être entièrement dévou(e à la jeune fille. — Lorsquu votre père vous re- fusera quelque chose, lui disait- elle, vous n’avez qu'à me préve- pir, ma chère enfant, et moi je lui ferai entendre raison, qu'il le veuille ou non ! D'abord, Julienne s'y laisea prendre. Son âme était trop puie,ses sentiments tr.p hon nêtes pour qu'elle pût deviner qu'une autre femme avait une âme aussi noire, des sentiments aussi bas ; et, s1 elle avait éte seule, Angélina aurait peut être réussi à la tromper complète ment ; mais Claude veillait, et ce fut lui qui perça à jour tous les dessins de l’aventurière. Au moment où ie notaire songeait à la fagon dont il pourrait faire accepter Angélina pour belle- mère à sa fille, Julienne lui fit une scène terrible et ]ui déclara que, si une autre femme entrait dans Ja maison, elle partirait aussitôt et se brouillerait à mais avec Jui. ja Angélina, qui | plutôt que d'abandonner sa posi. voyer. Claude tenait bon, protégé par Ju:ienne, comme un soldat qui est décidé à mourir tion. Et le notaire s'était dit ; —Je ne pourrai épouser Au- gélina que lorsqua ma fille sera mariée à un geudre qui lui fera respecter mes vo'ontés. 11 avait done accueilli la nou velle de l'héritage Morain avec uu véritable bonheur, espérant que cette situation nouvelle lui permettrait de réaliser ses dé. sirs Et maintenant, l’assassi- nat du père de Serge démoiis- sait le beau plan qu'il avait formé ; mais, en rentrant chez lui, 11 se consolait aisément, à la pensée qu’il allait enfin pouvoir se débarrasser de Claude (Ga- rancier. Pendant tout le che- min, de la rue de Rome à la rue d'Antin,il n'avait eu que eette pensée en tête : — Je serai donc tranquille ! Je n'aurai plus devant moi ce visage insolent! Je serai enfin le maître dans mon étude......et chez moi! Et, aidé par Brigard, je réaliscrai enfin mon déeir le plus cher. Dès ce soir, je vais mêter ma fille ! Son étude était située au rez de-ehaussée et son appartement au premier étage. Il monta avecune ardeur toute juvénile et pénétra brusquement dans le salon, où Julienne et Angélina l’attendaient anxieusement ; Car elles savaient qu’un agent de police était vena le chercher, mais elles ignoraient pourquoi. —Je viens d'en apprend'e de belles ! leur cria t-il. Julienne et Angélina se levè. rent, aussi pâles l’une que l'au- ire, et vihrent au-derant de lui. Au même iustant, le valet de pied angpnçait que le diner était servi. —Ah !je me soucie bien de diner! dit:il, en grossissant sa voix, eten faisant de grands gestes. 1l se sentait beaucoup de cou rage, parce que sa fiile trem- blait. Cependant, il consentit à passer dans la salle à manger, où le diner attendait depuis deux heures. Julienne demanda d'une voix tronblée : — Je t'en prie, papa, raconte- nous ce qui s'est passé. somines rentrées ici, aussitôt que tu as été parti... Nous vous semmes un peu attardées à Asnières... Mademoiselle Ver dier s'occupait de la lingete, et moi j'avais uue foule de choses à faireexécuter dans Île jardin — Et nous avons été terrifiées, ajouta Angélina, quand nous avons su qu'on était venn vous chercher au sujet d'un crime! Le notaire s’assit, ne sachant comme nt débuter, et il avala sa soupe ; il avait d'ailleurs besoin de se réconforter. 1l prononga: — Des émotions pareilles, ça peut vous donner une maladi:! Nous: —Ah! J'en ai assez à la fin, de sup,orter les caprices d'une pe'ite fille ! Et aujo ird hui, tu oses me manquer de respect ?| Ta o-es me démentir ?......J'en tends être le maitre ici! Et je ue veux plas qu'on s'incline de- vant tes volontés! (Cela a duré trop longtemps. Julienne se leva da tab'e en: s'écriant : - Je répète que ce que tu as dit n’est pas vrai! Siie pauvre oommandant Morain a été assas- siné, ce n’est ni par Serge, ni par Thérèse !..,.,.Mais c'est mons- trueux, une pareille accasation! Comment peux tu y ajouter foi ? Le notaire se précipila sur sa fille ; et, laissant éolater sa co lère longtemps contenue : —Te tairastu, petite folle ? Voudras tu m'écoufer ? — Parie ! Donne--moi une preuve de ce que tu avances | Et Julienne le regardait bien en face, le défiint......M, Four- mont reprit : — Serge a assassiné son père, parce que son père ne voulait pas lui laisser épouser cette gredin: de Thérèse (Garancier ! Voilà où en arrivent les enfants qui ne respectent pas les volon- tés de leurs parents? Et on croit même que c'est Thérèse qui a donné à Serge le couteau pour frapper ce malheureux ! — C'est da la folie! balbutia la jeune fille. —Non, non! Et tout était bien combiné ; car cette mort, si on n'avait pas surpris le misé. rable en flagrant délit, cette mort aurait mis Serge à la tête d'une grosse fortune, dont son père vient d‘hériter! Et c’est Claude, ton Claude, entends-{u, qui a tout préparé! C'est lui qui a vu le testament dans mon étude! C'est lui qui a prévenu sa soeur et Serge Morain! 1] est venn, ce matin, ton Clande ; mais il a disparu l'après midi Ou était-il 2... (à continuer) | I feel better this morning, thank À ; ventepartout, 5e le numéro. Abonne- PAT AA: } d \ L K! | à ETES 2VOUS SOURD ?? ous les cas de SURDITE ou d'OREILLE DURE guérissent maintenant par 1otre nouvelle Lives. | tion. Les sourds-muets de naissance senis sont incurables. Les bourdonneme 115 d'oreille cessent immé- diatement. Décrivez votre c: s. Examen et conseil gratis, Vous pouvez vous ;ruérir chez vous à un coût relativement bas. © 59%6 La Salle À Dr. Dalton's Aural Institute, CHICAGO, LL” LE PASSE-TEMPS est une superbe revue musicale, lit- téraire et sociale avee texte et musique qui paraît tous les quinze jours. Inté- ressante et utile pour professeurs et élèves. 8 pages de texte et 16 pages de musique choisie : musiqgée de piano, d'orgue, de violon, de mandeïtne, duos ete, ete. Une magaifique prime est donnée aux abonnés d’un an. En ment, $1.50 par année. S'adresser au bureau de L'IMPARTIAL, Tignish ou a J. E. Belair, éditeur, 58 St-Gabrie, Montréal. De:ign Copyrighied, The Oxien Table:s and Oxien Pills are recognized to day a the ieading 1e:ve builders on he market: No medecine has been placed before the pubiie which has done so much good as the OX1EN TABLETS and PILLS Send 30 cents for Oxien Pills and 40 cents for Oxien Tabiets to NEIL McKINNON, Saummerside and be convinced that Oxien Pills and Tablets are the Best medecine ever sold on the island. SPRING IOOI. NE a TS ss ee TT For the farmer. We have all kinds of Seeds, for the fisherman, supplies of all kinds. For the housewife all requisites for house cleaning. Our mottothe best goods at lowest prices. Brace McKay & Co. Summerside March 28th 1901 NPRING IN COMING Vo M UD and my Spring Goods are coming in almost every day. I have the best line of Ready-made Clothing for Men and Hats and Boys in Alberton. Caps, Top Shirts and Under- clothing, Overall:, Pants, Neekties, Bweaters, Coths, Shirt- ings, Cottonade, Dress Gosds, Flannelettes, Ginghams, White and Gray Cottons, Prints, Ladies’ Dresses, Blouses, Boots and Shoes, Men's Grai nand Leather Long Boots (just what is wanted this spring), Tiunks and Valises, &e &c., it along to the Bargains for Cash will be given every time, so bring ALBERTON CLOTHING STORE Thomas Wilkinson, you. I took a Laxa-Liver Pill last night and it worked like a charm— ! headache and biliousness are all | gone. | T’ve heard many ladies say they | wouidn’t be without Laxa-Liver | Pills—they’re such an easy pill to | take, do not gripe or sicken, and | eure constipation, dyspepsia, sour | stomach, coated tongue, bad breath and all stomach aud liver ills. — Mais quelles émotior, papa ? —Voiei! c'est éponvantabl:! 1lse tourna vers Angélina: | —Ma chère mademriselle, FA meet peut-être pas une grande, perte pour vous: mais votie. onele, le commandant Morain, a! été assassiné par son fils et par, Thérèse Garancier ! | En entendant «6e; mots, An-| gélina se rejeta eur sa chaise et devint Hlème ; elle voulut par-! ler, mais pis un son ne sortit de | | | | 1 sa bouche. Le äïotaire ajouta tranquillement : —Je comprends que cela vous bouleverse ; mais j'ai préferé | vous annoncer la nouvelle sans! ambages, et... Julienne coupa la parole à son avait cru devenir la maitresse | père : de l'énorme fortune du notaire. | comprit alors qu’elle ne réussi-|qis ja! Claude | nent. rait jamais tant que étarancier resterait dans l’étude | et employa tont son pouvoir, mais vainement, à le faire 1eu- — (Ce n'est pas vrai, ce Qu:tn s’écria-t-eile violem— Le notaire frappa un grand Vs Pour 15c. Nons enve:rons 5 de GRAINES CHOISIES :—Betterave, pks. bien rem] lis Carotte, Concombre, Tomate et Radis. Catalogue de graines et plantes, com- ment élever votre CAFE pour 2c la livre, aussi un livre qui vaut une ferme, notre traité de 50 pages sur les insectes et maladies attaquant les fruits, arbres, léoumes, etc., et leurs remèdes, le tout pour 15c. par la poste. DERY & FILS, BOÎTE 254, Montréal, Qué. Used internally Hagyard's Yellow i ceures Nore Throat, Hoarseness, Quinsy, Pain in the Chest, Croup, ete. Used exter nally sures Rheumatism, Stiff Jounts, Contracted Cords, coup de poing surla tabla et Sprains, S'rains, Burns, Scalds hurla : Cats, and Bites of 1nsects. Alberton, March 281h 1901. WANTED if not benefit, They relief. Note the wor Ê accept no substitute, F be had at any drug store. à testimon{als will forwarded to the Street, New vas Rien On an Ge den ns $ OT $ cents, ma Ait sad onu thousan È » tRTPANS will Se = for £vs cents + ha: y No. te Sprucs ru Ar 4 4 œ hé san " É 7 LA L£ so