À à 4: He 2 orme: em EL hé NT , ii) ” PNR ONE { » , ——_— # toscler re A Q X Lg y us CIE DE LI. MPARTI. AL, Proprietaire Fondé en 189 3 ee Gilbert Buote et son us Francois Joseph F. J. BUOTE, Redacteur, Mme. F J. BUOTE Assistante Vol. 3 No. 45 NE a Sdhic T. GNISH, CALE ue TES de, DH A6 ADR Ste ,2 4 AGIT ù LES ICE DU PRINCE EDOUAID, MARDI LE 23 MAI I9I I 18 ANNEE / ST TOUJOURS PRET À DROITS DE SES NATIONAUX. LE PREMIER VENDREDI La dévotion du premier vendredi dui mois, en l'honneur du Sacré- Coeur de Jésus, semble devoir pas- ser dans les coutumes de notre peu ple ; à chaque mois, au premier vendredi, des foules nombreuses affluent vers nos églises pour rendre hommage au Dieu de l’'Eucharistie. Cette dévotion habiiement culti- vée par le clergé ne peut produire ge d'excellents fruits ; les familles tiennent à avoir ce jour-là un re- présentant qui aille passer une heu- re en prières devant le Saint Taber-' pvacle ; ce sont des vieillards et 'e plus souvent les enfants qui fré- quentent les écoles paroissiales. On sait que la prière des enfants est toute puissante sur le Coeur de de Jésus ; n’est-ce pas là, dans une prière fervente, au piei de Jésus Hostie, que germeront dans ces jauves coeurs, les vocations reli- gieuses ? Qu'importe que nous soyons pau- vres ; qu'importe que uos institu tions nationales qui veulent aider à l'instruction des jeunes soient per sécutées ! Favorisons les vocations religienses dans 12 coeur des en- fants, et la Divine Providence saura nous fournir les moyens de les faire instruire. L'ami des enfants, c’est Jésus. liest partout, mais il est plus particulièrement dans le Très Saint Sacrement de l’autel. C’est là sur- tout qu’il se plaît à nous écouter et à nous parler. LeR. P. Eymard a été l’un des plus grands serviteurs de l’Eucha- ristie au XIXe siècle. On l'a sur- nommé à juste titre le prêtre de l'Eucharistie. Il a fondé une Con- grégation .quia pour but unique l'adoration et l’apostolat du Très; Saint Sacrement. Il avait cinq ans à peine lorsqu’- un soir, après de longues recher- ches, on le trouva sur un escabeau adossé au maître-autel de l’église paroissiale. —Que fais tu là? demanda sa soeur inquiète. — Je suis près de Jésus. _—Et pourquoi es-tu monté si haut ? —Je l'écoute mieux !.... Que les petits enfants sont heu- reux et puissants près de Jésus ! Ils l'écoutent mieux....et Jésus les écoute, ... Il faut donc faciliter à ces chers petits les abords du Tab-rvacle, les conduire sonvent à leur céleste ami. Voici ce que raconte un missiOn« nair: des pays lointains : Une jeuve enfant de douze à trei- ze ans m'édifia beaucoup par sa, piété candide et ingénue. lui disant de se préparer pour l’au- l’année et qu’il coïncide avec la de glace, préservez nous ! Saints Mais soit qu'elle ne , fonte des glaces polaires descendan tre dimanche. m'eût pas compris, soit plutôt qu’-|tes, fonte faite aux premiers forts elle trouvât le terme trop éloigné, je la vis, le dimanche suivant, prier longuement avant la messe et elle se présenta à la sainte Tabla. Je lui dis tout bas : —Mais, mon enfant, c'est à di- manche prochain que je t'avais remise. Elle me regarda alors d’un air angélique, et, les yeux fixés snr la divine Eucharistie que je tenais à la main, elle me dit naïvement : — J'ai envie ! Je la communiai immé liatement, ayant moi-même les yeux pleins de larmes et pouvant à peine articuler la fotmule du sacrement. Les {rois saints de Glace Méfiez vous des journées de jeudi À samedi, 11 à 13 mai, dites les trois :—St Mamert 1: mai, évêque de Vienne en Gaule au 5e siècle, et qui-institua, en 469, les fêtes des Rogations dites des Gran des Litanies ; —St Servais, (et non Gervais,) 13 mai, évêque de 2. gres, en Belgique, (300, 384) ; — St Pancrace, (12 mai), martyr St Denis, —et martyrisé lui 304, sous Dioclétien, il v’avait pas 14 aus |! Ces troi: saints sont restés célè- bres bien plutôt trois nuits, il y a ; soit froidures| intempestives, le thermomètre pou vant ici descendre sous 32, F. com me en 1905, 1907, 1910,—soit simple abaissement précipité de la tempé rature comme en les autres années. Et alors, Lurtas et récoltes sont ravagées à mort ou guère s’en faut, ov bien elles sont très compromises. Au lieu de bé saints de glace neveu du même en parce qu’en leurs Pauvres saints ! nédictions comme les autres, reçoivent que des reproches et l'on peut penser la manière dont on cé lèbre leurs fêtes. Comme on vou drait tout simplement les voir rayer du calendrier ou tout au moins les voir placés à leurs réelles places en décembre, janvier ou février ? car jà, ils pourraient geler les humains et la terre tout à leurs aises, puis qu'ils paraissent tant aimer la glace et les frimas. Voilà ce que nous disons ! Eh bien, nous avons tout simplement tort, vu que les trois pauvres saints dénommés, cal mniés depuis des siècles, ne sont en réalité (si ce n’est par rime finale) pour rien dans les méfaits climatériques qu’on leur reproche tant injustement. La vérité scientifique, appuyée des observations antiques, est que si la température |s’: baisse si brus quement ils ne | tous les! ans dans la pre | rayons du soleil printanier. | Essayez donc de mettre d’autres saints à la place, —ce sera tout comme, mais voilà, la rime man { |quera | En la présente année, 1911, cette froidure est d'autant plus à crain dre que nous sommes en pleine lune rousse, et d'autant plus en lune 12 mai, St. Pancrase, est pleine lune de maï et rousse à 1.16 h., matin, (soit en pleine nuit) avec prévision de beau let gel, gel surtout si le vent est nord et est, ainsi que c'est déjà anuorcé. D'ailleurs comme le cli mat canadien est un climat de reaction brusque et violente, (te moin les dernières journées suites des orages et gels des 2 à z mai, souvenez vous en), la temperaiure froide et gelante dite des trois saints de glace serait d'autant plus à craindre qu'il a fait chaud et plus rousse que vendredi } l | que chaud tout à coup, une tempe | rature d’été quoi ! daus les nuits et |journées exceptionnellement belles let sèches de venüredi à lundi, 5 à 8 | mai. Donc pour revenir à nos mou tous, la fonte des glaces polaires froidit de proche jusqn'aux ré ni chaudes méridionales. Et ce | refroidissement subit, accrn encore par la bise septentrionale succèdant itout à coup à une élévation de température déjà sensible pour ja | saison, (hein ! 5 à 8 mai ? ) amène les désa-tres agricoles, horticoles, isylvicoles, floricoles, etc., dont la voix populaire, toujours impulsive [et ne raisonnant point d’abord, im pute depuis des siècles aux trois vieux saints qui n’en peuvent mais après tout, aux sainte Mamert, Servais et Pancrace lesquels, mal gré leur justification complète de par la science, orthodoxe cette fois, continueront, hélas ! |à s'appeler ou pour mieux dire à rester appelés ‘‘les trois saints de glace, Mamert, Servais et Pancra 14 1 FE continuent et ce Et les légendes populaires ont la \ vie dure, savez vous bien pour une fois, sais tu, monsieur, comme di sent les compatriotes du belge St Servais. Or, ce qu'il y a de mieux à faire en la circonstsnce, c'est, —bien pré aiusi bien avertis, —de voyant, et ise garer,—de couvrir ou rentrer re plantes, —de les enfumer et brouillarder si possible, —enfin mê me pour celles du dehors, de les arroser copieusement avant le lever du soleil. Ah ? settanée lure rousse ! Ah ! pauvies saints de glace ! ne soyez pas trop sévères, passez vite, et oubiiez nous ! Et à chaque soir de prière en ce Mamert, Servais et Pancrace, pro- crace, protégez nous !”? RE UN HINDOU RENONCE AU PAGANISME Une cérémonie fort touchante a eu lieu à l'hôpital des incurrables à Montréal mercredi dernier, alors que M. l’abbé Georges Etienne Boileau, vicaire à Saint-Louis de France, administrait le sacrement de baptême à un hindou qui depuis uu an désirait renoncer au paganis- me pour se faire catholique. La révérende supérieure des In curables servit de marraine au néo- phyte qui reçut les nom de Georges Etienne. Arrivé au pays depuis l'hiver) dernier seulement, Georges-Etien- {ne Hindre ne put supporter les va- riations de notre climat, particuliè- rement les rigueurs de notre hiver et une forte maladie détermina chez lui une forte attaque de tuberculose qui le conduisit aux Incurabies. C'est ds ns le repos et la sollitude | rier païen se souvint des beïles fê- tes dont il avaitété le témoin en Terre-Sainte et à Saint Pierre de Rome, et il demanda qu’on l’ins- truisit aux vérités de notre religion. Comme il ne parlait que la lan- gue italienne, M. l’abbé Boileau, de Saint-Louis de France fut char- gé d'enseigner au malade les gran- des notions de la foi catholique et mercredi le pauvre hindou recevait z pleurant l’onction sainte du bap- tême. Georges Etienne Hindre, le nou- veau converti n’a que vingt cinq ans mais sa vie est tout nn roman. Dès l’âge de quatorze ans, il s’embarquait seul à bord d’un na- vire voyageant des Indes en Euro pe et con mençait alors une existen- ce d’aventurier. Durant les dix dernières années, il agit comme g@ide en Terre-Sain te, Saint=-Pierre de Rone, à Mos cou et dans tous les grands centres où afflue le plus grand nombre d'é- trangers. Il était à Messine an lendemain du tremblement de terre qui dévas- ta cette ville de ia Sicile, et il ne retiouva à Paris durant les inonda- tions. Lorsqu'il arriva au Canada l’hi- ver dernier, il arrivait des Etats. Unis. Dans quelques semaines, le pau- vre malade fera sa première com- munion. VIVE INQUIETUDE AU VATICAN Les dépêches de Rome qui nous de l'hôpital que le pauvre aventu-# mens - * "ms La Fete Finit Mal Un banquet en plein air, dont les convives étaient âgés de huit à douze ans et dont le mets princi- pal était un plat fin de cuisses de grenouilles braisées, a été diman- che après-midi, à la Longue- Pointe P. Q., la cause d’un incendie qui a mis en émoi tout le quartier. Le chef de district Giroux et les pompiers de la partie Est ont été appelés et ce n’est qu'après une heure de travail qu'ils ;jont réussi à éteindre les flammes qui s'étaient propagées à un tas de broussailies qui couvrait deux acres de terre. Une aizaine de jennes garçons de la Longue Pointe organisaient dimanche après-midi une partie de \ pêche aux grenouilles qui devait être suivie d’un banquet en plein air. La partie de pêche terminée, on apporta les grenouilles dans un champ, tout près de ce tas de broussailles, Un des pêcheurs courut chercher des grosses pierres et l’on construisit un four. Les plus vieux se chargèrent de nettoyer les grenouilles et de leur arracher les cuisses, puisle cuisiner de la circonstance les fit cuire sur la braise. La pêche ayant été très heu- reuse, les cuisses ne se comptaient pas. Lorsque le cuisiner eût ter- miné, les convives se partagèrent ies cuisses et mangèrent sur l’her- be le mets délicieux. On n'avait pas fait attention au feu qui brû- lait toujours et c'est là que com- mence la parti dramatique de l'a- venture des pêcheurs. Le vent qui soufflait fort attisa le feu et les flammes se propagè. rent au tas de broussailles, Les Mere À furent mandés en toute hâteet vinrent combattre le feu sous les ordres du chef de dis- trict Giroux. De boyau était trop court et le chef dût organiser une chaine, Après une heure de tra- vail, le feu était éteint et le quar- tier de la Longue-Point rentrait dans le calme. LE CATECHISME Un des plus éminents juriscon- sultes de France, M. Troplong, qui fut président du sénat et dela cour de cassasion, avait voulu, | dans le cours de sa longue maladie, qu’on lui fit tous les jours une lec- ture de quelques pages de ‘‘caté- chisme’”’. Un visiteur ayant trou- vé la chose étrangeet puérile : ‘Mon ami, lui dit le président, ce livre que vous avez l'air de dé- daigner vaut plus que tous les livres et les compositions de votre biblio- arrivent nous apprennent que Sa thèque. Vous y trouverez des le .çons de la plus haute sagesse, les mière quinzaine de mai, si l'hiver | C€ mois desMarie, vous les fidèles Sainteté Pie X a été prise d’une: meilleures notions du droit et de la Éile a-!semble faire un retour offensif vio let croyants, glissez même in petto grande faiblesse et que la plus vive | justice, et les plus sûrs moyens de jenteu ce beau mois poétique et daus les litanies de a madone, inquiétude règne au Vatican. conduire les hommes dans la voie Les deux princiraux médecins | du bien. de Sa Sainteté sont constamment! ‘Avec ce livre, je souffre patiem- ment, je crois et j'espère, ”’ pbbite tant chanté de mai—cala est dû |ces deux courtes invocations qui ne Un premier vendredi du mois, je lui avais permis de communier, en tout uniment à ce que le vent du, | peuvent toujours pas faire de mal: | | vait toujours faim de la sainte “4 ps prédomine à cette époque de ‘Des effets des trois jours des saints | auprès de leur auguste client. EAST ä KE nie SET di D pen QE RE CEE ES UN GAL DUEL Un avocat irlandais qui n’avait jamais de sa vie tenu un pistolet, dut un jour rencontrer sur le ter- rain un fameux duelliste qu'il a- vait offensé. Le professionnel qui avait été grièvement blessé à la jambe dans une rencontre, arriva en boitant au lieu fixé, et il deman- da aux témoins la permission de s’adosser à une borne kilométrique qui se trouvait près de là, car il ne se sentait pas assez solide pour res- ter debout sans appui. Cette per- mission lui fut accordée. Mais au moment où le commandement de ‘Feu ! ”’ allait être donné, l'avo- cat dit qu'il avait également une faveur à demander, Il demandait, lui aussi à s'adresser à la prochai- ne borne kilométrique. Un éclat de rire unanime salut ses paro- les....et le duel n’alla pas plus loin. Ne firent-ils pas mieux que de se battre ? Jamais le gré pe sera assez ridi- culisé. LA TL MONDAINE La fille mondaine se distingue par son amour de la toilette, son en- vie de plaire au grand nombre, son goût prononcé pour les parties de plaisir, les tours de promenades, les visites, les soirées publiques, les théâtres, les bals etc., toutes choses dont elle fait ses plus grands déli- ces. Elle ne fréquente pas l’ Eglise, ou si elle y va, c’est pour voir et être vue, Elle sait mieux danser, tur- luter, etc., etc., que prier Dieu et faire le ménage. C'est bien d'elle qu’on peut dire lavec sévérité qu'elle s'habille, ba- bille et se déshabille, C'est là, en effet, sa principale occupation. Plus elle peut avoir de covrtisans, plus elle est gloriense. Elle n’aimera pas un jeune hom- me rangé, économe, tranquille, re- ligieux, parce qu'elle craindrait qu’une fois mariée il ne la retînt trop à la maison et ne contrariâÂt ses fantaisies, C’est un caractère là ger, comme le sien qu'il lui faut. Bien qu’elle s’efforce d’être toute polie et aimable ailleurs, en famille, elle a une humeur massacrante ; elle est bourrue, impertinente, insou- mise et souvent grossière à ses pa- rents, qu'elle ne se fait nullement scrupule de contrister. Elle aime la médisance, parle mal des filles qu se conduisent mieux qu'elle, en en veut au curé, s’il preche contre la vanité, les bals, etc. Si elle se marie, avant de s’être rep: ntie, et corrigée, il y a aix ris- ques contre une chance qu’elle était méchante fille. Les garçons qui aimeraient à a- voir une femine querelleuse, chipo- tière, gaspillense, insouciante des devoirs de mète, peuvent choisir avec confiance une fille taillée sur uu modèle à peu près comme celui décrit ci-dessus, hp ne OL Qt on ge Aus + Queen MU À à