"oesi RP PP MP A NN EE REA L'IMPARTIAT,, JEUDI LE 11 AOUÛUT, 1898, —— L'IMPARTI AL [ parce qu'il faudrait trop long- FONDE EN 1893 Le seul Journal français de 1le du Prince Edouard. ee mme HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : re CT ous ct! Les abounements sont paya- ies d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- sertions subséquentes. To.tes communicatiens doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P.E TL 'IMPARTIAI, TianisH 11 AouT 1898 LE NOUVEAU CABINET PROVINCIAL Hon. D. Farquharson, premier ministre. Hon. H. C. Macdonald, pro- cureur-générai. Hon. J. KR. Maclean, commis- saire des travaux publice. Hon. A. Macmillan, trésorier provincial et commissaire des terres de la couronne. Hons. P. Sinclair, À Mec- Laughlin, J. W. Richards, P. Macnutt et B. Rogers, membres de l’exécutif, sans porte-feuille. LE RESULTAT DE LA GUERRE ee La FRANCE AURA LA MEILLEURE PART L'INFLUENCE DIPLOMATIQUE ET COMMERCIALE DES ALLEMANDS ET DES ANGLAIS À VU SES BEAUX JOURS. New-York, 8—Parlant du rôle que la France jour dans jes négociations pendantes entre l'Espagne et les Etats-Unis, Harold Frederic dit dans sa let- tre au “Times” : “C'est à Paris que l'Espagne trouve ses ressources financiè- reS. La France est la créancière principale de l'Espagne qui, à la fin de la guerre, va se treu- ver en était de vasselage envers la république française. Jusqu'à préseat, l’Angleterre et j’Alle- magne ont toujeurs joui, à Madrid, d’une influence diplo- matique égale à celie de la France ; les avantages commer- ciaux dont bénéficiaient cetie dernière étaient contrebalancés par ceux qui étaient accordés à l'Angleterre et à l'Allemagne. Mais il n’en sera plus ainsi à l'avenir. Le gain le plus impor- tant que la France va retirer du nouvel état de choses sera le retrait de la meillure partie de irois Corps d'armée stationées le long de ja ligne des Pyrennées. Si la France le pourait, elle s'emparerait bien de Ceuta, mais l'Angleterre veille.” LA PAIX. Les prélimivaires de Ja paix ne sont pas aussi avancés que ‘'annonçaient il y a queiques heures les dépêches. La nouvelle semblait en effet un peu difficile à croire, bien que les intérêts de l'Espagne ne pussent lui suggérer d’autre issue que l'acceptation des ter- mes des Etats-Unis, infiniment plus raisonnables qu’on ne s’y attendait. Qu'il en coùte à l'Espagne de faire l’ahandon de ses colonies, cela se comprend, mais dans la situation où elle se tronve, ac- cepter les termes des Etats-U- temps à l'Espagne pour acquit- ter cette dette, dans l'état où se trouvent ses finances. De son côté, l'Espagne ne peut rien sou- haiter de plus avantageux dans sa situation précaire, que de se libérer par la cession d'un ter- ritoire sur lequel la possibilité de maintenir son autorité est a- près tout devenue fort aléatoire. Les pourparlers ne peuvent prendre un Caractère vyéritable- men: sérieux que lorsque l’Es- pagne aura compris sasituatiou. Il est difficile de voir ce qu'elle peut bien gagner à pralonger les hostilités par un refus qui ne peut tendre qu’à justifier de plus grandes exigences de la part des Etats-Unis. Elle pour- suit jusqu’au bout sa pelitique dilatoire, inaugarée lorsque, a- vant la déclaration de guerre, elle tenait en échec la diplon- matie de l’ambassddeur Wood- ford, en laissant croïte qu'elle finirait par se soumettre à l’ul)- timatnm des Américains relati- vement à l'évacuation de l'ile de Cube. À cette époque, ce désir de susciter des délais pouvait avoir une apparence de raison ; on supposait que l'Espagne . vou- lait gagner du temps pour se préparer à la guerre qu'elle sa- vait inévitable, mais aujourd- hui, son intérêt est d'arrêter les frais le pl.stôt possible et de reconnaître que la carte à pa- yer est raisonnable, au lieu de songer à obtenir des termes plus avantageux. L'Espagne ne peut pas sincè- rement se bercer de cette illu- sion‘ Peut-être veut-elle ména- ger l'opinion publique et la con- quérir insensiblement à l'idée des sacrifices qui s'imposent au pays. Annoncer l'acceptation des termes du traité et hésiter aussitôt après, en présence de la possibilité de l’insistance de Blanco a défendre la Havane, ne semble pas avoir d'autre but. Cette tactique ressemble à celle qui a précédé la capitula- tion de Santiago. Le gouverne- ment donnait la publicité aux prétendus ordres envoyés à To- ral pour résister jusqu’au bout, tandis que Toral livrait la ville aux Américains. Cela prouve que le gouverne- ment n'ose pas affronter fran- chement l'opinion publique et qu'il sent la nécessité de dissi- muler ses véritables intentions. Il faudrait que l'Espagne fut véritablement aveugle, pour ne pas se rendre compte que, dé- sormais, gagner du temps c'est en pend e. Elle a tout intérêt à signer la paix aux conditions qui lui sont offertes. Espérons qu’elle le re- connait.—Le Reveil. UNE LETTRE PASTORALE L'évêque de la Havane, monseigneur Samuel Santander y Frutos, a adressé aux fidèles de son diocêse une lettre pastorale qui a été lue dans toutes les églises, Dans cette lettre l'évêque dit qu'il y a des circonstances dans lesquelles la guerre est juste, et il rappelle au peuple comment saint Louis, saint Ferdinand avaient été d'excellentes soldats, ‘La guerre que l'Espagne soutient contre les Etats-Unis, dit le prélat dans sa lettre, est juste, L'Espagne ne fait que défendre ses droits et ses pos- sessions. Lorsque les Etats-Unis ont poussé l'Espagne a la guerre pour s'emparer de ses colonies cette der- nière a fait ce qu'un peuple brave, fier et dans son droit devait faire. L'Espagne pouvait-elle laisser un peuple plus fort et plus nombreux u- surper ses droits ? La conscience se révolte de sembla- bles injustices et en appelle a la jus- tice de Dieu. La vie sans l'honneur est mille fois plus terrible que la mort. Il est impossible de demander a l’hé- roique armée espagnole de mettre bas les armes sans avoir combattu. La re- ligion catholique n’oblige pas ses fi- dèles a faire preuve d'une semblable humilité. S'il en était ainsi les nations catholiques seraient le jouet de celles qui ne croient pas en Dieu. Le droit de repousser la force par la foree n'est pas seulement permis il est obliga- toire. L'Espagne est dans son droit, puisque ce sont les Etats-Unis qui ont nis, c'est acheter la paix à bon marché. Les Etats-Unis ne veu- lent pas d'indemnité en espèces déclaré la guerre”. Ripans Tabules cure indigestion. Ripans Tabules: one gives relief. Ripans Tabules: pleasant laxative, : |temps ; mais, dans la fièvre LES ETATS-UNIS ET HAWAI, a Le “Journal des Débats”, dans un article sur le vote de l'anex- ation des îles Hawaï, par le congrès américain, dit : “L'intérêt avec lequel on sui- Vait, aussi bien en Amérique qu’en Europe, les négociaiions diplomasiques et les délibéra- tions parlementaires relatives à Hawaï, s'explique bien moins par l’importance matérielle du pays dont le sort était en jeu que par la gravité de j’élément nouveau qu'on voyait intervenir dans la politique américaine. Certes, les iles Hawaï valent la peine qu'on s’en occupe pour elles-mêmes. D'autre part, les puissances européennes, surtout celles qui ont des intérêts dans le Pacifique, ne peuvent pas, à un point de vue uniquement stratégique, voir avec indiflé- rence un Etat puissant comme les Etats-Unis s'établir au mi- lieu de cet océan. Mau il s’agis- sait surtout, dans cette circon- stance, aussi bien pour les Amé- ricains que pour les Européens, de savoir si l'Union nord-améri- vain allait désormais s'engager [dans la voie des annexions et des conquêtes extérieures. Après s'être modestement can- tonée dans les territoires qui s'aggloméraient progressive- ment antor des Etats primitifs, ns qu'ônest alléun peu loin, en montrant à l'opinion publique un épouvantail qu’on a un peu grossi pur les besoins de la cause. Certes, il faut nous atien- dre à voir se manifester désor- mais, aux Etats-Unis, surtout à la suite de la guerre hysnano- américaine, un esprit exalté— voire chauvin—qu'on n’y avait pas encore constaté, et qui con- stituera un élément inopportun dens les négociations interna- tionales. Mais de là à voir se produire une dans le caractère des Améri- cains et même dans leurs insti- tutions politiques et sociales, il peut y avoir une distance énorme, qui, nous l’espérons. ne sera jamais franchie. L'esprit foncièrement démocratique et le sens pratique des Américains les préserveront sans doute des errements dont la vieille Eurone n’a pu se défendre.” NOUVEAU BRUNSWICK (Du Moniteur.) Le Révd Père S.J. Arsenault, C. S: C., protesseur de musique à l'Université du Collèse St- Joseph, était en ville au com- mencement de la semaine. Le Révd Père revenait &e l'ile du Prince Edouard, où il a passé quelques semaines au sein de sa rique. Allait-elle maintenant | s’agraudir de territoires ne fai- sant pas partie de ce continent ? Elle s’v est décidée, eflective- ment. On voit donc l'importance du principe dont il s’agit au- | Gundet, de St Joseph de Mom- | jourd’hui, et l’on comprend que | l'annexion des îles Hawaï, in- tervenant au milieu de la fièvre hispano-américaine, au moment | oùiest question d'autres au-| nexions qui se feraient aux dé-| pens de l'Espagne, est un évé- nement qui doit être envisagé. avec plus d'attention encore qu’-| il ne l’eût été en d’autres cir- coustances....…. “1l s’en fallait de beaucoup que l'enthousiasme annexion- niste fût général aux Etats-Unis: Dans certains milieux, surtout dans le parti démocratique, on objectait que l’annexion des Hawaiï—qui n’était considérée, en elle-même, que comme un élément secondaire— pouvait être le point de départ d’une politique nouveile, dont l’Union n'aurait pas à se louer. On la représentait imitant, à l'avenir, les puissances militaires euro- péenes, prise de la folie des con- quêtes et des armements. On ne saisait pas seulement ressortir quelles pourraient en être les conséquences graves au point de vue matériel ; on exprimait aussi la crainte que cet esprit nouveau, incompatible avec le régime democratique, tel qu’on l'avait compris jusqu'alors, ne modifiàt, dans un sens défavor- able, les institutions américai- Ines. Ces objections auraient peut-être triomphé en autres patriotique de l'heure présente, il était bien difficile qu’elles fus sent écoutées. La chambre des représentants, en grande majo- rité républicaine, a voté le traité d’annexion sans hésita- tions ; le deruier espoir dss antiannexionnistes était mais le sénat, où il se tronve une forte proportion de démocrates. Mais cet espoir a été déçu : la cham- bee uaute a voté le traité à une majorité de 42 voix, dont 5 dé- mocrates. Le président n'avait donc plus qu’à sanctionner l'œuvre du congrès. “Est-ce à dire, maintenant, [ans les sombres prédictions des ! antiannexionuisies vont se réali. | elle avait manifesté la volonté, | en vertu de la doctrine de Mon- | roe, de prendre en quelque était employé au département sorte sous son protectorat moral mécanique de l'Intercolonial à les autres républiques de l’Amé-| famille. M. Eustache R. Gaudet, qui Moncton, s’est embarqué jeudi dernier pour le Manit:ba, où 1l va rejoindre son ami, M. Philias E Bourque, qui y demeure de- puis une couple d'années. M. le docteur Edouard, T. . e à | | ramcook, a fait trois visites pro- | j'étais affligé depuis un an, et j ai gagné beau- fessionnelles à Shédiac ces trois patriotique causé: par la guerre , derniers Jours. Le Docteur Gadet nous ap- prend, et nous sommes heureux de porter la chose à la connais- sance des nombreux parents et amis que compte le patient à Miscouche, Tignish et ailleurs, que M. Joseph B. Poirier, qui a subi une fort délicate opération aux yeux il ya une dizaine de Jours, est en pleine convales- cene et en bonne voie de guéri- scn. LES CONDITIONS DE LA PAIX. Washington, D. C. g—Bien que l’on n’ait reçu encore aucu- ne information officielle au su- jet de la réponse que l'Espagne doit faire aux Etats-Unis, on n’en est pas moins convaincu que l'acceptation du gouverne- ment de Madrid aux proposi- tions de paix faites par le prési- dent McKinley, sera signifiée d'ici à vingt-quatre heures. En tout cas, si l'Espagne voulait temporissr. elle s’apercevrait bientôt qu’elle perdra à co jeu, Car les conditions premières se- raient retirées. Les conditions qui lui seraient faites dans la suite ne manqueraient jpas d'’ê- tre beaucoup plus onéreuses. On ignore quélle attitude le gou- vernement américain va pren- dre quant à la question de la dette de Cuba. Elie sera proba blement laissée aux commis- s°ires qui auront pour mission d'arrêter les clauses du traité de paix. Cependant, il est bon de remarquer que les officiers du cabinet ont déjà déclaré que les Etats-Unis ne prendraient pas la res:.onsabilité de Ja dette de Cuba et de celle de Puerto Rico. On ignore anssi quelles me- sures seront prises pour faire entrer l'entente en vigueur, a- près l'acceptation des condi- tions de paix. 1] y a pour cela deux raanières de procéder. D'abord ce serait la capitulation des capitaines généraux de Cu- ser dans un avenir plus ou moins rapproché ? Nous pen: ons ba, de Puerto Rico, ce qui met- trait les Américains en posses- transformation: sion définitive de ces iles. Quant à savoir si les soldats espagnols auront l'avantage de sortir avec les honneurs de la guerre, avec armes et bagages, rien n'est résolu, en tout Cas rien ne sera connu avant la ré- ception du vote de Madrid. La seconde manière de procéder serait la signature d’un proto- cole par le secrétaire d'Etat a- méricain, représentant M. Mc- Kinley,et M. Cambon, répré- sentant le gouvernement espa- gnol. Les négociations de la paix n’empêchent pas la continua- tion de la généraux Milles et Merritt. Sila paix est conclue, l'armée ne bénéficiera pas moins de ses manœuvres à Puerto Rico ou dans les Philippines. Le secrétaire Alger craint l’in- suffisauce des quais! de Santia- go, soit la cause de quelque re- tard pour l’exécutiou des ordres du département de la guerre pour la prompte évacuation de la ville par les soldats améri- cains, décimés par la fièvre. 11 sera nécessaire d'envoyer d’a- bord les troupes espagnols par les steamers affrétés pour c2 service. On conçoit le danger que courraient les troupes amé- ricaines, si l’on ne prenait pas toutes les mesures de précau- tions voulues pour éviter la con- tagion. On est sous l'impression que l’armée de Shafter ne pouar- ra être embarquée avant le 1er septembre. En attendant, on orépare .les hôpitaux cenforta- EMULSION OUX,P E à PETIT, $ b | LITÉ. dans tous | [ces cas, The D. & L. 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