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Elle était si eon. tente de la patite dose de liberté qu'on lai avait octroyée et qui, si ello devait se centinuer les jours suivants, lui faisait espérer des rencontres faciles avee Her vey. elle avait été si charmée, si étonnée des murmurss flatteurs que sa présence avait fait maitre qu'elle ne songea point à tron ver extravagants les ordres de Julienne Malicorne. Et puis, elle pensait à Jaoques Hervey, à cette longue lettre qu'elle lui avait écrite et qu'elle terait précieasement cachée dans son vorsage, à cette lettre qui devait révéler au médeein tous les in- vidents de sa vie passée ; il lui tardait d'être au soir, à l'heure qu'elle avait assignée à Jacques Hervey. Sans trop entrevoir l'avenir, elle coneevait de siantes espérances et attendait le salut, le bonheur des agissemente de l'homme qu'ells aimait. 1! était impossibl», selon elle, que Jacques Herrey ne fût pas et plus vaillant et plas puissant que son ennemi tre sans es- poir, v'est être sans amour ! Et Adrienne aimait ! Mais elle a. vait compté la veille sans l'ab. sence de Ja servante. Après le diner, qui avait lieu à sept heure du soir, et qui n'était ja- mais long, madame Malicorne dit à la jeune fille ; Puisque tn veux bien m'ai- der, je vais laver la vaisselle, et tu l'essuieras. Adrienne se hâta, croyant être libre après cette besegne faite. Elle se trompait. Ta vas me lire le journal, ma chérie, Jui dit Jean Malicorne dès qu'elle fut libre. Comment refnser ? Elle se soumit, ls cœur bien gros et en cachant une larme qui était ve. nue poindre entre ses beaux cils bruns. Quand cette lesture fut achevée, il était neuf heures. Aïilons coucher, dit Mali- corue ; toi, mignonne, tu dois être fatiguée ; Julienne aura beaucoup à faire demain, et moi, je suis obligé de partir à la pre. mière heure. 11 falut ajourner au lsnde- main la remise dela lettre si impatiemment attendue par Jacques Hervey. Mais un inei- dent nonyreau, qui se produisit le jour suivant, apporta à À- AT Ge + drienne nn moyen bien plas simple de faire parvenir cette lettre an médeein, Quant à ce- lui ci, après une heure d'attente à la porte du jardin, dsns la ruelle déserte, il rentra chez lui et passa une nuit pleine d'in quiétudes et d'engoisses. Après les joies, les douleurs ; e'est l'histoire de tons les smours ; c'est l'histeire de ia vie ! XVI11 Adrienne et Juhenne Mali corne se trouvait seules au logis. Jean Malicorne était ab- seut poar toute la journée, et Prosper vourait les champs. À: près le déj-aner, Adrienne vou- lut se meitre à sa tapisserie, mais elle s’aperçut qu'elle man- quait de laine. C'est bien fâaaheux ! dit-elle. Quoi done ? demanda ma- dame Malicone. Je n'ai plue de laine rouge. Eh bien ! va en schetez chez le marcier. Moi ? fit Adrienne avec éton- nement. Dame ! maintenant que nous n'avous plus la Bonnard, il fau dra bien que 1m t'habitses à faire toi même tes commissiens et à sortir daus le vilirge. Comme sela va me sembler extraordinaire ! s'écria A:| drienne. Oh ta t'y feras. Est ce que madame Bonnard ue viendra plas ivi ? Nous pourons bien mons en passer, dit l'avaricieuse vieille lemme. Toutes les surprise qu'A- drienne eprouvait depuis a vieille l'empêchèrent de faire atten‘ien à ee propos et de re- marquer le changement qui s'opérait daus la eondaite de Malicorne et de ss femme. Dans quel endroit du village se trouve le mercier ? de.nanda telle. 1ly en a plusienrs ; mais le plus rapproché de chez nos, c'est Brunet ; demeure à eôté de la poste, dans la grande rue qui conduit à l'égliso. Je vois cela. Je vais mettre des bottines et y aller tout de suito. Le mot poste avait éveillé sa pensée. Elle se dit que si la rre était déserte, il lui sérait facile de glisser dans la boite la lettre destinée à Jacqnes Hervey. Rentrée dans sa chambre, elle prit une envelappe, éeririt des sus d une écritures assez grosse ‘Monsieur Jacques Hervey, mé- decin, à Châteax Bernard," et y introduisit-la lettre qu'elle tire de «on corsage, etse prépara à sort r. Quand elle se trouva seule daus la rue, elle éprouva la sensation qui doit assaillir je prisonuier lorsque, après de i0ngs jours de réelnsien, il re- eouvre Ja liberté, e'est-à-dire quelque chose comme l'ivresse, des éblonissèments ; ses jau- bes étsient flageolantes ; il lui semblait qu'elle avait désappris (-nite à la 8ème page.) DSEFTL PRESENTS De cie. | A Lrp LT \ 7! Er TZ, in Silverware, Graniteware, Glass- ware, Cutlery, Fancy Chairs, Tables, Hall Stands, etc. Skates, Sleighs, Snowshoes, Crokinole Boards, Cleoks, Clothes Wringerr, Washing Machines, Cheice Groceries eto. Al! bopght in the best xwarkets and sold at lowest prices. Brace McKay & Co. S'Side, Nev. 15th 1899. 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