LE, Le 4 " ministres avaient appelé, en con-, un tel sienne ! Dans trente où quarante ans, a- lors qu’il sera disparu de la scène politique, probablement même ce celle d’ici-bas, vous l’apprendre. Tout le monde s’accordera sur un point, à savoir : que c'était un ora- teur d’un grand talent. Puis on se divisera, suivant qu'on sera juste Ou partial, d'un jugement sain ou faux, homme libre ou partisan in- sensé enfin, suivant qu’on sera pa- triote ou transfuge. Les autres n'important pas, voyons donc ce que penseront de Laurier les patri- otes intelligents, libres et impar- tiaux, dans un demi-siècle. Ils penseront, comme tous les honnêtes gens d'aujourd'hui, que Laurier chef d'opposition était la gloire des Canadiens-Français, une de leurs gloires les plus pures et les plus brillantes, bien qu’encore à son aurore ; une gloire qui promet- tait de grandir, de surpasser toutes les autres et de couvrir de ses ra- yons tout un peuple heureux ; une gloire que bénissait, louait et ché- rissait la nationalité canadienne- française toute entière, et qu’à cause de cela honoraient et respec- taient nos concitoyens anglais. Ils penseront au grand triomphe de 1896 et ils pleureront de joie en songeant que ce fils de leurs pères SIR WILFRED LAURIER DEVANT L’HISTOIRE X que dira-t-on de | qui aurait pu découler de ses dis- Laurier ? Y avez-vous déjà songé ? cours de 1897 avec l'espoir des Si non, écoutez-moi bien, je vais honneurs pour objet. Il fut faible cendants la trouveront dans le fier avait écrasé un régime qu’un trop long règne avait corrompu ; en/d’Etat qui ne s’est jamais trompé ? songeant qu’il avait fait triompher | Laurier est un Canadien-Français : notre race de ses adversaires et l’a-/ pardonnons-lui au moins aussi fa- vait mise enfin à la tête du pays qui lui appartenait, qu’elle aime et qu'elle a droit de gouverner, parce qu'elle en a été la première occu- pante, et l’a défriché de ses propres mains |! Mais ces pleurs d’orgueil et de joie se changeront bien vite en larmes amères, au spectacle du ju- bilé de 97 et de l'indigne molesse ou de la coupable logique qui a poussé Laurier à consentir au dé- part des contingents. Oui, indigne la mollesse qui le fit reculer devant lord Minto et son inspirateur ! Po- litique malheureuse autant qu’in- habile ! Si Laurier eut dit au gouverneur : ‘‘Monsieur, vous pou- vez renvoyer le cabinet ; mais ce que vous ne pouvez pas faire, c’est de nous forcer à commettre une lâcheté qui trahirait notre pays !”’ Puis, s’ilse fût tourné vers ses ministres recalcitrants et se fût é- ctié : ‘‘Et vous, Messieurs, retour- nez devant le peuple ; allez lui demander, à ce peuple, s'il consent à ce que vous l’envoyiez à ses frais, se faire tuer pour satisfaire les ca- prices de Chamberlain !”? Ah ! si Laurier avait eu ce cou- rage, quel triomphe il aurait rem- porté devant ce peuple qui venait) de lui donner la victoire et se sen- tait encore tout plein d’enthousi-| asme et d'amour pour tout ce qu'il faisait, disait ou pensait ! Un tel, courage, loin d'amener ce que les] seil, ‘‘une guerre de race,” ’ | l'amour des courage eût grandi Canadiens-Français des Canadiens-Anglais. | et le rier eût vu son parti de nouveau | les cœurs, et les foules, quelque ! Mais il a eraint. Etljour d'automne, chaque année, quand même il eût été battu, n’au- | iront témoigner de leur souvenir et gloire d’avoir accom- de leur amour à Wilfred Laurier, acelamé rait-il pas la pli un devoir dificile—puisque, «Ge nos jours, faire son devoir est déjà glorieux !—N'eût-il pas grandi de cent coudées, dans sa dé- placer au voisinage et d’un pareil avenir, 1la au respect, —quand l’homme aura Qui, Lau- son nom s’établira à jamais dans l efniCOrE ! en 1ème temps qu'à PRE ; = — ) Depuis un siècle on s'efforce; de donner la prépondérance nu- | mérique aux blancs dans l'état de! la Louisiane. Le dernier recense- | ment indique qu'on a enfin réussi! avec une majorité de 78,800. | Dans la partie méridionale de l’état, le surplus de la population blanche est de 173,500. Dans le district sucrier les nègres, qui, autrefois étaient les seuls emplo- yés des plantations à sucre, y sont supplantés par les Acadiens et les Italiens, à un tel point que ces blancs, y excèdent aujourd'hui les noirs de plus de 67,000. Des le début de la Louisiane, les Français et les Espagnols cherchè- rent à en faire une colonie de blancs. L'Alsace, les îles Cana- ries et l'Acadie furent ses trois principales sources des colons. pl blancs des îles Canaries, qui fu- rent introduits Ià par les he! gouverneurs Espagnols, dont parlaient la langue, étaient dési- |gnés sous le nom d’Glenos ou in- sulaires, qui se vulgarisa en Is- lingue. Ceux-ci comme les pre- miers ont entièrement disparu, ayant été absorbés par les Créoles, Les colons acadiens (appelés sim- plement Cadjens) arrivés à la Louisiane il y a 130 ans, dans un état pitoyable, s'étabiirent d'a- bord sur les confins de la colonie. C'est cette race faible en nombre et autrefois méprisée et persécu- tée, qui aujourd'hui prédomine dans toute la partie sud de la Louisiane et qui, par sa propre virilité, a graduellement devancé les noirs. Il reste toujours une tendance de mépris pour ces pau- vres Acadiens, et l'Américain en parle souvent avec dédain, même les créoles sont indignés, si on les confond avec les cadjens. Cepen- daut ces fils du pays d’Evangé- line prospèrent et deviennent puis-! faite ! Mais il a craint... .Oui, ce fut bien la crainte qui le fit agir ainsi, et non Ja coupable logique nt mais point traître! La preuve qu'il n'aurait point trahi, nos des- refus qu'il vient enfin d'offrir aux vilaines offres impérialistes de Chamberlain ; cette preuve, ils la trouveront dans sa digne et admi- rable réponse à M. Mclean, qui lui faisait un crime d’avoir refusé de discuter cette question de guerre. Ils verront que non seulement ces deux réponses étaient des preuves qu’il ne nous avait point abandon- nés, mais qu’elles étaient aussi des preuves sinon des garanties d’atta- chement et de fidélité pour l'ave- venir, Voilà ce qu’on pensera de la première et de la seconde étape de la vie publique de Laurier. Cette histoire, lui-même se l’est faite ; souhaitons, qu’instruit par l'expérience, il tâche de la mieux faire désormais, souhaitons que la troisième étape soit belle et noble ; faisons des vœux pour qu'il la fasse digne d’un grand Canadien, digne de Laurier ! Ses fautes pas- sées font dire à quelques-uns qu’il en est incapable..Allons donc ! parce qu'un homme a fait des chutes, est-ce à dire qu’il ne peut pas se relever ? Quel est l’homme ils » cilement que nous pardonnons à un étranger. Suivons le généreux exemple de M. Bourassa. Quand il s'écarte du droit chemin, aver- tissons-le sans crainte, mais dès qu'il reconnaît son erreur et nous tend la main, empressons-nous de sants. Ils adoptent vite les ma- nières et la langue des Américains et sont des citoyens modèles. Ils ont déjà fourni deux gouverneurs à l'Etat, tous deux de vrais types américains, et forment maintenant plus des deux tiers de la popula- tion française de la Lonisiane. Depuis la défaite du gouverne- ment républicain à la Louisiane, et sa prise en possession par les Blancs, un effort déterminé a été fait pour accentuer leur domina- tion sur les noirs de cet état. Du- rant ces dernières années, ce mou- vement a pris beaucoup de con- sistance. décrétées contre le nègre. On le prive de ses droits de citoyen, on l’exclut des jurys, il ne peut vo- vager dans les mêmes convois que les blancs, et on lui défend d’épou- ser une blanche où même une :in- dienue. Le sentiment populaire va encore plus loin que la législature, car non se’1lement le nègre est pros- crit des hôteis mais on cherche à lui intercie les tramways. Cependant il est douteux si ces actes eussent fecté la population des différentes races de cet état, si ce n'eût été de l'accroissement prodigieux des Acadiens et des Italiens. Tandis que la population des noirs de la Louisiane a augmenté 16 pour cent durant la dernière période décen- nale, celle des blancs s’est accrue de 37 pour cent durant la même période. Le changement qui s'opère est bien accentué dans cette partie de la région appelée Côte Allemande, où les Acadiens et les Italiens comptent les trois quarts de la po- pulation blanche. Dans la partie ouest et sud-ouest de l’état, où les blancs forment une grande majo- joirité, les Acadiens seuls y sont pour une benne moitié. le tirer du bourbier, revêtons-le d’une tunique neuve et tuons le veau gras, Car si nous sommes tous comme le fils obéissant et soumis qui n’avait pas quitté son père, souvenons-nous que celui qui re- ‘ vient enfin au bercail de la patrie ST n’est pas un enfant prodigue ordi- dinaire ; c’est le premier des fils de la race canadienne-française ! L'avait-il oublié....? En tout cas, sa fière conduite en chambre, are | de ce temps-ci, nous montre qu’il La ‘“Dominion Iron and Steel ; s'est ressouvenu de son rang. Il a| Co,’ se propose de commencer im- | même demandé, la semaine derni- de 1,2co; ère d'attendre son retour d'Europe pour ceux qui! pour le juger. core ce SUTSIs. NO 34—L'OBSTACLE VITAIL.! iln’y a qu'un pas. Mettez entre) NOUVELLES BATISSES ! À SYDNEY médiatement l'érection maisons à Sydney, sont à l'emploi de la compaguie. | Chaque maison coûtera environ Accordons-lui en- Je crois pouvoir, à sans paraître optimiste, assurer que | $1»200. Les employés de la com-! = 2 + P ur Sc à ? hea- | Laurier nous tiendra parole. pagnie auront le privilège d'ache-| ter les maisons qu'ils occuperont ent | payant, chaque année, une somme; suffisante à les rendre francs-tenan- ciers dans l’espace de dix-ans. D'ailleurs, sa renommée est en jeu. Le grand livre de l'histoire est là, devant lui : à lui d’y ins- crire les actes qu’il voudra. A lui de s'y dresser un monument sem- blable à celui de Mercier. Le feuillet du grand patriote est tour- né ; depuis, personne n’est venu se revers. Espérons que notre Premier aura à cœur d'y gra- ver une histoire digue d’un pareil demi-siècle pourquoi se le dissimuler disparu, Et dans un plus Turns Bad Blood into Rich Red Blood. No other remedy possesses such perfect cleansing, healing and puri- fying properties. Externaliy, heals Sores, Ulcers, Abscesses, and all Eruptions. Internally, restores the Stomach, Liver, Bowels and Blood to healthy action. If your appetite is poor, \ Honoré Mer- cier ! JEAN PAYS. Le ‘‘Pionnier' de Montréal. IL, DORT TOUJOURS ——— Un cas qui intrigue fort l'art me- dical est celui de John Redmond de Windsor, Ont. Il ya 15 jours que Redmond est tombé dans un pro- fond sommeil etilnesest pas te-. veillé depuis, malgré tous les ef- forts des médecins. Il marche et boit souvent pendant son sommeil, et mange quelque peu. de s4 ans. Les médecins se creu- sent le cerveau pour expliquer l'af-| faire. Il est âgé | your energy gone, your ambition lost, B.B.B. will restore you to the full enjoyment of happy vigorous life. ‘TEA-PARTVY” LE 23 JUILLET Les membres de la succursale A. C. B. M. 281, Tignish, auront le! AMOUR ET RECONNAIS- grand ‘‘Tea-Party’’ que nous a- SANCE vons déjà annoncé, le 23 juillet pro- chain. Ce sera l’un des jours mé- morables de l’anrniée dans cette par- itie de l'Ile. en l'invoquant sous son glorieux | De grands préparatifs se font titre de Notre Dame du Perpétuel : pour l'occasion. | Secours et en promettant de faire À la Sainte Vierge pour faveur spirituelles et temporelles obtenues | Dupuis Corner, N. B, | | Fa, à | ples informations. \ Du refroidissement à la pleurisie | | eux la barrière infranchissable..le! k Voir les annonces pour plus am-|publier dans les journaux acadiens. | A la Maison ou en LAYEZ TOUJOURS Voyage | E SOUS LA MAIN LE STANTON'S PAIN RELIEF C'est un remède aui re manque jamais son effet, pour usage Interne et Ex- terne. Prompt, efficace et sûr, dans son action contre les Rhumatismes, Crampes, Coliques, | Névralgie, Diarrhée, Mal de Dents, À Entorses, Contusions, Engelures, etc. Quavd vous achetez un ‘ SOULAGE- DOULEUR,” ne manquez pas de ce- mander le‘ STANTON," ct voyez à ce que l’on ne vous trompe pas. En vente partout, 25:. la bouteille. Pilules de Noix Longue de McGale, Pour l’usage des Familles. En vente partout. 25c. la bouteille, ou expédié franco par la maile sur réception du prix. Seuls propriétaires? Tr WinGare CHE- MICAL Co. Limited, Montréal, Canada. Notice FO PERSONS IX ARREARS KOR ROAD TAXES. Provincial Treasury, 26th April, 1902. Persons in arrears for Road Taxes are the Charlotte- Provincial ‘Treasurer, town, up to the 21st day of May, 1)02. After that date, settlement with costs .nst be made with the Clerk of th: County Court, from whom Suminonses are ordered to issie, pursaant to the provision of the Act paseed this year amen- diug ‘‘The J'ublic Road Act, | Lwas troubled with. ingfpastion emsips ten, ar bre LE) dnog 1 a bec using pes y LU that I am getting .terr l lis w ) me pes nt 7" : | j dizzinesé, Of late 1 bave not any. T'hadast got over bad Le 4 vér' Bernj. Rogers, sitting on the step, when a neighDoË came to Me an renarkes | d I igokeg. It L | AA nom mi 1 ua suffored efgee 1 ON aûite Young. Le aftieé De to take Ripaus nvinois suflered s ; ing. e 6 me to € paus Provincial Treasurer. pe sold try M À From Das I PEN Lou SEEN Len, ‘on Le «7 W. TD | providing 1 finish with a Tabule instead of rt. Ï feel very thankful that 1 have found ‘ | something that will prolong my life,” com nu nd © His À | GASTRIC TROUBLES, Frs azent—ctre Cu f | “1h à uffered three at least from co troubles, lot not sleep at night, Fe ue : | My head nord a my feet w . à be cold as is, Hy w Ju aot “_ roulé +4 | L 2 : suchcrarr:. er gases Î a stomach I m? aint away. euch Gisfres: ANT ET Île, About three mogthe mg T'as sufring 205 (4 43 . LT LAIT BRGE 82 1 HA my body was died ap fntardiy. My bféther récommended Ripapà Tabüles (à me. à Ve 455% CG? FD Æ obtained some EF fhe At fes stors and 1 woiiä no: how be withou! Ve | = Fons, ( physics M me Lave 50 mor pd BLUES ÿ lo e. F LS Fe RE b| L'tues no he hea can sleép well”; in fact, I ieel ane 4 ie tr wo CS Cranres ! that is saying a good deal NO 190 pounds. Iam jé L ic Fe mn _ æ . u | using the Tabules à year ago, for they would have saved me a great deal ç mg.” j divurirseurcs j Farruco | l’ontes les Malad.es F | e } 2 St ne gives relie {1 C'et ta remède qi guérit c'une manière Û L 4 j'omp.e Ci ec: ialie. Es à : = 1 bule, 4 Ato Jiny a cuen PAIN-HILLER | SF Panese ie sent mom The Fire Cent p eciri de l'ExRY Davi!s’. à n yspepale {8 ‘ pd ne l'e:x grandeurs, 25e. ct 50c. 4 Continued, K.IP.A.N.S make 14 ge. cents, IR EESZ SR L'IMPARTIAL JEUDI LE 19 JUIN, 1902 Les Acadiens de la Louisiane X Plusieurs iois ont été matériellement af- | reminded that paymett. without costs may be made to Nore.—Over one half of these ship. 1 and ROSSLAND ORE SAIPMENTS : Total for 1901...... 279,133 Tons ments came from Le Roi No. Value $3,700,000 Le Roi No. 2, both of which mines are Grand Total... ..921.015 Tons directly cast of the Big Four proper- Value $15,901,731 ties. The BIG FOUR GIHSOLIDATED G9L0 MIRIKG CO, Limitod, Non-personal Liability. Mines 1 mile west of Rossiand, B.C. Direetly west of the Le Roi No 1 ind Le Roi No. 2, two of the Largest rld-Copper Mines in the World, both of which have paid large dividends, 7 l | CAPITAL $250,000 | W£ HAYE FOUR PROPERTIES, Our properties are row proved (both above and below ground) to have the same continuous ore veins as the Le Roi companies, and bave the same identical vre. Our shares are well worth 60e. now, and will surely bring $1. With a very small amount of capital we can thoroughly develop our property and place it on a dividend-paying basis. Small investors will make a good profit by buying now, Uur assays have averaged from $3 to #00 in goïd, ' | | | copper and silver ; and the shipping facilities are the best. The Great North. ern Railway runs three times through the property, three smelters are close at hand, and reduced charges of #i 50 per tou for shi} ping and smelting. We are now ready to start shipping ore when spur io main line is completed. : We have now 290,000 shares in our treasury for workiny capital, etc. NOW IS YOUR OPPORTUNITY Only a Limited Number of Shares on Sale at 15 Cents Per Share: MILLIONS OF DOLLARS OF GOLD IN SIGHT. Treasury stoek only is now being sold, and money secnred used for de- Mining is the 11 : velopment purposes. DIVIDENDS, NOT DEBTS, 15 OUR MOTTO. only inaustiy that pays from 39 to 3000 per cent. Send in your order at once, as shares will keen advancing without further notice. Send money by P. O. order, express order or bank draft only. We employ only shareholders agents on good commission. JAMES LAWLER, Secretary and General Manager, P. O: Box 545, ROS5LAND, B. C., CANADA. Prospectus with maps and reports from mining engineers sent only to nvestors or those desiring to invest, FOR _ FARMERS Best Strains Turnip Seed, Mangels, Sugar Beets, Field Peas, Fodder Corn, Vetches, Pa- ris Green, Barbed and plain galvanised Wire, Coal Water Paint, Coal Tar, Plaster, Lime,etc. All at lowest prices. Brace, McKay & Co. Ltd Summerside, P. E. I. May 7th 1902. NOTICE As we require cash to pay our bilils will thank our customers for a prompt settlement of all accounts rendered 81st December. All accounts not settled by 15th February will be handed to our solicitor for collection. Bruce Siewart and Co. Steam Navigation Co's Wharf. CHARLOTTETOWN EF. Ripaas Tabules Doctors find ! A good prescription For mapkind. Ripans Tabules are a common sense, effectual cure for dyspepsia, biliousness, heartburn, headache, con- stipation, dizziness and all disorders of the stomach, liver and bowels They are intended fcr the use of men, women and children everywhere, and have proved beneficial in the majority of cases. It is not claimed that they will perform miracles, but some of the cures which they have effected amount almost to that. Easy to take and prompt in action, they have no rival as the best remedy for the every-day ills of humanity. A MEDICINE WHICH PROLONGS LIFE. “I have used Ripans fof a number of years and would not be without them. | | | | | | Î | l } ! | | LE 1. CET À LL? oh CU 4 F