iv es NU Pacifique, À travers pl = ps tout fut pres 3 Ne ee Cinq auné Contrat ! (APDL) TS dirent encore : usieurs eS A convaincus créer un cet Le eh fournissant des débo ya quelques jours je nipeg «ppl) je n'ai d'admirer tette be _ Rat, qui était are ne indien et qui contribue äu tratie — Fonte ue nue or auien. (Appl. nn MS réa à donné Sur sa ligne maintenant Di es ane du Canada, et _ inde e ‘le ville est née, résu - ons nouvelles facilités se es trection 14 Edig Demre ne js le » 4€ terres qui l’a - pr eu toute sa longueur: ont Ba} . tment augmenté de valeur. = Eu retrouvons donc en iace Res D qui pendant leur clug : S a Ministration n’ont pas lais- au pays la plus petite marque du ! pu faire, (Hcoutez Nous leur montr belle entreprise du og ge Purce qu ils nous ont aidé, mais À que le parti libéral Conservateur a = iuaigré leur obstruction, la meber” à bonne fin. (Appl) Est-il donc bien étou- haut que je sois ici, ce soir, plein de confiance, quand au résultat de l'appel qui est fait au grand Corps électorai du Canada LL (APPL) Nos adversaires sout des Pessimistes, ce ne sont pas des libé- Taux, ce sont des obstructionnistes qui he peuvent rien montrer parce quil Ront rien fait. lis m'accusent—peut- ètre justement—d'être un grand égoiste et de trop parler de MOi. li est évideut Que M. Laurier ne se seut pas ob.i:é de violer cette règle de bon goût par ‘lu boune raison qu'il n'a jamais rien fait. Le crédit du « anadi La seule chose dire est celle-ci: uchés, et quand Suis allé à Win- pu w’empêcher le ville de Fe autrefois représentee er M. Laurier puisse EU “J'ai fait de mou inieux ep J'ai été incapable d'empêcher us FS ces grandes oeuvres d’être accom vutez :) 11 peut bien ne pas être tris désireux de se mettie en évidence, mais malgré lui, il est en évidence, et 1 hi:- toire de son parti établit ce qu'il a fait Pour £agner la confiance pub.ique en ESFAYANT par tous ies moyens d enrayer les progres de notre pays. (Appi.) Les obstructionuistes sur la question du Pa Clique sout aujourd'hui remplis de cou- Iusion, Leur chef qui a couduit la ba- taille contre la coustruction de cette ligne a eu le Courage d'avouer, après avoir parcouru la ligne d un bout à l’au- tre “qu'il n'avait pas compris les besoins du pays et qu’il était entin converti.” (Appi) Cet aveu ne prouve-t-il pas ia Sigesse du parti que vous avez si no blement et depuis si longtemps mainte- nu au pouvoir et vous etes aujourd’hu capables de montrer au monde ce grand üavail du gouvernement, votre servi- teur, pour le progrès et la prospérité du Cavada. (Appl) Ces messieurs disaient aussi que, nou seulement nous ruinion: le pays par nôtre politique mais encore que nous <létruisions complètement ie crédit national et que pus une seule piastre ne pourrait être empruntée pou. l'exéc@ion de travaux publics. Les re venus du pays, disaient-ils, ont éié s cemplètement hypothéqués pour menei à bien cette entreprise chimériqué qu potre crédit public est compiètemen: perdu. Eh bieu, Mesdames et Messieurs ous somires non-seuiement capables de prouver que le Facitique Canagien à énormément développé notre commerce: et fait des recettes brutes de plus de viugt millious par aunée, mais encor le Cañgla a pu se présenter sur le pius grand marché financier du monde ei emprunter ce qu'il a voulu aux meil- leures conditions accordées à n'importe quelle coiouie de l'Empire Briaunique. (Appl) Malgr&toutes les accusation: d'extravagance, je suis convaincu qu'il est sage et politique de faire des dé- penses de cette nature quand vous êtes cupables de les rencontrer et il est évi- deut que nous le sommes puisquenotre 5 pour cent est aujourd’hui coté à 103 c'est-à-dire plus haut que celui de n im- porte quelle nation ou colonie du monde. Nôtre dernier emprunt a éié piacé su le marché à de aimeilleures conditions que celui de la grande république Ame ricaine. (AppL) Tout ceci montre bien si c'est nous, les conservateurs, ou eux, les libéraux, qui avaient le mieux jugé que:s étaient les véritables intérêts du pays. (Appl) Maintenant, Messieurs, je n'ai pas l’inteution de vous retenir pi.s longtemps sur ce sujet, mais il en es un autre sur lequel je désire attirer votre attention. J'en ai déjà parlé aux re- présentanuts du commerce quand je suis devenu secrétaire d'Etat ; il s’agit du Commerce preférentiel J'ai montré dans cette occasion pour quoi je croyais que le commerce préfé rentiel faisait de rapides progrès ei Augletere et comment il était capabh de nous donner une prospérité et des avantages encore plus grands que ceux que nous avons déjà obtenus par la L'o iitique Nationale. Ma confiance dans le commerce préférentiel est encore plu grande maintenant, Si possible, qu ei.e ue l'était quand je tis mon discours aux membres du Board of Trade, et je vous dirai pourquoi. J'ai dit au Board … Trade, qu'ou avait demandé, en 1891, à Lord Salisbury de faire prendre fin aux traités avec la Belgique et 1 Allemazne. Cette demande lui avait été faite par la “United Empire Trade League qui ta vaille vigoureusement pour établir 52e commerce préférentiel et qui désire aplanir toutes les difficultés pour " passage de cette mesure .La ne Lord Suaiisbury a été celle-ci à es sieurs, si telles sont vos opinions, vous ue pouvez pas compter que le gouï — ment devance lopinion publique. à- cnez de convaincre le pays et Si in 4 réussissez, vous n'aurez aucune u cuité avec le gouvernement de Sa Ma- jesté.” Les membres de la ligue, = . l'honorable James Lowther à leur € er le colonel sir Howard \ rene co secrétaire, se mirent immédiat ment : 13 besogne et créèrent un ram < eu leur faveur dans toute l'étendue du pays. Quel a été le résultat snquel = sont arrivés ? Après les récentes € ec tions générales qui ont montré on © vyand changement dans le S€ n it publie, sir Howard Vincent PRE lettre à lord Salisbury dans laque : ctablit que la majorité obtenue = ( ue en très grande partie 4 l'énergie de ceux qui sont eu faveur du commerce préfé- rentiel. (Appl.) J1 attire aussi RER de Lord Salisbury Sur le fait ne ü 3 grande partie de la majorité _ nr ce d'hommes qui, daus eurs dis _ aux électeurs, s'étaient engagés à or mieux pour les artisans et les agriculteurs anglais que le Sr tème de libre-échange. Qu'a répon Le marquis de Salisbury en face ” bic dence y “Avant de denoucei of sa qui, sous plusieurs rapports, SOU SE tageux pour l'Angleterre, per se: 008 qu'on nous établisse bien gs ne afin de pouvoir le démontrer Len quels avautages résulteront pour. le pe de ‘adoption du ane D ire c ent que Braque Lengue” : envoyé un des mem- ee bres les plus éminents du Parlement dans les colonies Australiennes pour leur demander de s'unir au Canada sur cette question, La ligue a fait au Cana- da le compliment de ne pas lui envoyer d'ambassadeur, disant que nous parais- sions trop bien au fait de l'importance du sujet et trop bien décidés à travaiiler Pour en obtenir tous les avantages. (AppL) Le discours que J'ai eu l'honneur de faire devant les membres de votre Board of Trade a 6t6 envoyé par quel- qn ami bienveiïllant à la “United Em- bire ‘Trade League” et si vous voulez bien me permettre, je vais vous lire la lettre que j'ai reçue du distingué prési- dent de cette association et dans la- quelle il est question du sentiment qui domine ici : É 59 Grosvenor Street, W., 8 fév.1896. Mon cher sir Charles, “ Je ne puis résister au désir de vous écrire à la hâte quelques lignes pour De offrir de tout coeur mes félicita- los Sur votre grand triomphe électoral et Sur votre acceptation d'un poste élevé qui sera bientôt, je l'espère, échangé contre un autre plus important encore daus les conseils du Dominion. Bien que regrettant beaucoup per- Sonnellement la distance qui nous sé- pare maintenant, je sens que lacause au sujet de laquelle nous sommes si bien d'accord gaguera énormément par votre Séjour au milieu du peuple qui est ac- tuellement le point de mire de tous nos efforts. “I n'y a aucun doute, et je suis heu- reux de l’apprendre, que vous mettez sous les yeux de vos compatriotes tous les progrès qui se sont accomplis pen- dant ces derniers temps pour létabiis- sement de relations commerciales :p1é- férentielles ent.e les différentes parties de l'Empire, Cette politique dont vous êtes depuis si longtemps l'avocat gague beaucoup de terrain et la plus grande partie des remerciements des intéréssés vous est certainement due. “Vous êtes si occupé qu’il est inutile peur vous de prendre la peine de répon- dre à ce petit mot. Avec mes meilleurs souhaits, “Croyez-mot, “Votre bien dévoué, “JAMES LOWTHER ” M. James Lowther a pris ea mains l: cause du commerce préiérentiel dan: iu Mère-Patrie ; ses efforts sont tous ies jours couronnés de nouveaux suc- cès. Encore plus remarquable cependant est le discours de fhonorable Josepi, Chämberluin au dîner donné par le club Canadien à Londres, Je devai: vrésider ce diner, mais j'ai été tout à coup appelé ici pour l'y occuper d'at- laires loutes uitférentes de celles qui attiraient mon attention à Lo.dres Dans ce discours, M. Chamberiain,- un des membres les plus distinjucs du gouvernement de Sa Majesté et uu uobime dont la parole a une porté. énorme dans tout lkmpire Britanui- que,—a füit une déclaration presque surprenante, dans un pays qui à été peuduut si longtemps sous limpr.ssion uuëe le libre-cchauge, était le seul re uivde à tous les maux. Il a dit que, dans son opinion Le telups app.ochaii rapide- uicut où le bien-être et l'unité de l’em vite demanderaient que les bases d'u vonnmerce préiéientiel soient jetées en re les différentes parties de lEmpiix pour permettre, non-seuiement de dé uvncer tous les traités et arrangements Commerciaux, Luaäais enco.e de taxer tou: tS produits étrangers venant faire vuncurrenice à la production de l'Em pire. (Appl.) Je crois qu'un des premier: devoirs du gouvernement dGont ja l'honneur d'être ie chef à l'heure pre sente, après qu’il aura obtenu une nou velle approbation de l'électorat—appro- bation qui sera accordée, je crois, pa, uue écrasante majorité, (Appl)—sera d'entrer immédiatement en relation: avec lAustralie et le Sud Africain pour les amener à étabiir le commerce méférentiel enire les différentes parties d l'Empire Britannique. (Appi.). Us article remarquable a été publié par M. James Long. Je ne puis le lire tout entier, mais ii fait res sortir, au sujit des récentes di.fi. uites survenues eütre l’Angleterre, les Etats Lois et Pr Allemagne, la position très difii- ciie dans laquelle pourrait être un jou placée la Mère-Patrie, relativement à la ‘ourniture des éléments de Consomma- tion de preluière nécessité. M. Leon. tcrmine en montrant que pour parer à icute éventualité, il suifirait de jete. en Canada du eapital et des industries de telle sorte que l'Angleterre devien drait parfaitement indépendante du “este du monde pour Flalimentation de ses sujets. M. Long termine son remar- quabie article par ce passage sigiufica Œ : “Dans le Nord-Ouest Canadien, 55.- 990 cuitivateurs, occupant chacun uv quart de sectiou et cuitivant 100 acres ue blé, suffiraient aux besoins de 1An-- gieterre, Le Canada est pariaitement à la hauteur de la tâche et ils se comp tent par miiliers nos fiis qui seraient vrèts à entreprendre, ià-bas, de produire du blé si cette culture était pour eux protitable. Comme question de fait, il y a eucore au Canada des mitlions d’a- “ies de terres à bié, atiendant d’être cultivés.” Comme j'ai eu l’occasion de le dire précédemment, le Cauada a montré, cette année, dans le Manitoba et le Nord-Ouest seuls, qu'il pouvait pro- duire autant de blé que toute l'Angl:- terre, Ceci montre bien notre énorme puissance de production, tant en blé qu'en viande, pour l'alimentation de ia Mère-Patrie. (Appl.) M. H. O. Arnoid Foster, un des jeunes gens les plus distingués de lAngleter.ie et un homme qui est appelé à occupe: ies premières places plus tard, a étudié quelque peu le sujet. Je puis vous dire que nous avons souvent discuté ensem- ble et que j'ai eu assez de mal à le con- vaincre; mais, eu presence des faits que je lui ai exposés, sou patriotisme a étc inis en éveil, son coup d'oeil lui a per- mis de voir un peu dans l'avenir et il est venu peu à peu à nous pour déclu- ver qu'il fallait absolument développer lies ressources de l'Empire pour rendre ia Mère-Patiie indépendante de tous :e: pays étrangers, excepté de ses Coiouies. iAppl) Le sujet qui nous occupe est tellement intéressant que je ne crains pas de vous ennuyer en m'y arrêtant trop longtemps. Permettez-moi encore d'attirer votr attention sur un paragra- phe que vous avez peut-être déjà lu et qui montre l'augmentation rapide de notre commerce avec la Mère-Patrie. Ce paragraphe se lit comme suit Londres, 13 mai—Le commerce Anglo- Canadien continue à faire des progrès gigantesques. Le total des affaires pour les quatre derniers mois a augmenté de 36 pour cent. Les principaies sources d'augmentation dans les importations du Canada sont les suivantes : Boeuñfs, 171.000 ; moutons, £10,000 ; blé, £14,000 ; farine, £S9,000 ; bacon, £10,000 ; jam- ben. £11,000 ; beurre, £3,000 ; fromage, £99,000 ; bois, £77,000. Les manufacturiers des Etats- Unis et la politique libérale Voilà donc bien établie la position du Canada sur cette importante question. Arrêtons-nous maintenant sur un autre point de la même question. Je suis cer- tain que vous savez tous que peudant _ pus ” SUPPLEMENT un certain temps le Parlement du Ca- nada a été honoré de la présence de M. Wayland Glen. Comme M. Erastus Wi- mau,il est devenu un rénégat Canadien et il habite maintenant les Etats-Unis. Il ue s’en est pas tenu là; mai, comme M. Erastus Wimao, il s'occupe, il dé- voue toute son énergie à assurer le plus vite possible l'annexion du Canada aux Etats-Unis. (Sifflets.) Tout son pouvoir est employé à atteindre ce but et que pensez-vous que dise M. Wayland Gien de la présente lutte électorale ? Il est, il me semble, très important d'attirer l'attention du puplè de ce pays sur ce Monsieur qui, autrefois député pour Ontario-Sud au Farlement du Canada, aujourd'hui citoyen américain euragé, écrit comme suit dans le “New-York rues sur le revenu, nos exportations au “Il est de l’intérêt des manufacturiers américains que M. Laurier àrrive au pouvoir. Le marché canadien n'a pas reçu des manufacturiers américains l'attention qu’il mérite. Si les électeurs Canadiens décident en faveur des réfor- mes sur le revenu nos exportations au Canada pourraient atteindre cent mil- lions de piastres par année. L’Angle- terre, l'Allemagne, la France fournis- sent au Canada des marchandises que, même avec le tarif actuel, nous de- vrions lui fournir. En vue d’un change- ment possible dans la politique tiscale du Canada, nos exportateurs devraient être préparés à protiter des avantages qui peuvent se présenter à leurs portes. Nos exportations au Canada peuvent être rendues si importantes que la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la france perdrout tous leurs intérêts, toute leur clientèie.sur le marché ca- nadien.” (Sifflets). Et M. Waylaud Glen aurait pu ajou- ter avec autant de vérité “Et nous pourrons ainsi ruiner toutes les iudus- tries qui sont aujourd’hui florissantes et prospères au Canada et qui fournis- sent au peuple canadien les 1narchandi- ses que les manufacturiers américains, avec leur grande générosité, seraient à iui fournir le jour où M. Laurier pourra escalader le pouvoir” (Appl) Je crois pouvoir ajouter ici que le seul sujet de uécouragement que le grand parti dont je suis le chef ait rencontré jusqu'à ce Jour se trouve dans l'attitude prise par presse des Etats-Unis. Celle-ci est, à .uhaunuité, du côté de nos adversaires el toutes ses prières, —et, j'ai bien peur, quelque chose de plus palpable aussi— sout offertes pour assurer j'iusuccès de ia politique du grand parti libérai-con- Servateur qui à pourtant fait taut pour id prospérité du pays. (Appl.} Kearnmement de In milice En ce qui concerne je vote sur la mi- ice, Vous vous rappeserez que j'avais reu- du Lobiäige à 1 UpPDusiliun qüuaud J'eus ‘UCLäniulu Ue Liuler de ce sujet dans ‘uv diSCOUrS au “LOuid Of 1raue’”’, au cuinenuCeiuent de certe année, Je louis «“HAUrS SUU alliLUuEé sur Cetre question, et JE Léuissuis l4 Piovidence de ce qu'u «heure où l'Angleterre etait daus l’uu- s0iSSE, Au luiviuelt OÙ eile paraissait «bauuollite, HVree el Dro.e Aux hoSstui- «es de luutes les auties nations, du “vus, d'ui Dout à l'autre de liinpire srilaubique 11 N’EXIStuit qUUNR seuti- utlLt eu Si faveur, Lt Noiauent eu Väläada, iout hoiuine, ftût-ii hberal ou ‘uuservaälelr, éLAit prêt à marcher, la mAh daus ià ludil, à La défense des slulieuses iustitutious de limjure Bri- ‘äubique, (Appi.) Mais, aprés COUP, Sur celle quesliuu Cülulie sur d'autres, L'op- vositionu d'à pas Cru devoir montre «HUILS d'epress-ielt que de ténacite 4 vivuver Ses droils au titre d'obstruction- 41SLE, el 1180 Ue plus. C'ètail Dieu lu, vourtaut, la dernière question sur la- quelle la iuOiudie diVergence de senu- mélil eUt du Se Mäalisestel : SAVOIE 81 «us braves mwuiliciens devaient être pour- “us des aurlues ies Paus berfectionuees, vlolier du piuS Daliäil euliaineluenut et des inejilileures accessoires, Capabies de sUStIuel uotié COutiauce, à i heure Où 0vUS-luélues Où l'Angleterre hÇy"s en aUu- ‘Jons besoiu. (AppL) Je déclar que sui ue teiie questuiun je ue m aucenduis £vdint à Ce qu'une Seule vuix discordante sui se taire entendre dans l’euceinte du .'ulicmeut. Mais, fidelks à ieur tactique s ubgfrucuion Suns vVergogue, les lueiu- res ue l'OppOSILION pDrirelt aValtage du «il que l'eXiStEnCe UU l’arielielt était uillitce à quelques heur.s Seulement üe surée Duli reuuie iluipuSsible au gouver- dtielit UU Cauaua d'oObienir le vote ue- ceSsdiré Dour rallier les Obligatiolus pai .Ul prises, à Cel égard. il ue ies a\ali couniractees, Cepelualt, qu'avec lintime vuLuviICtiun de répoudie uinsi au seuii- delil—que dis-je / au Seutilnent Uuähi- sie— du peubie du Canada, en ce qui tou- he à l'huportauce qu'ii y à de procurer 4 UGS luhiCieus 1Es leleurcs arines et 4 pius eéilitcace 1ormation. Je dis douc iue dus celie affaire uuus nous heurti- ues à LODSLlUCTION, EL qu eiie nous em- vecha d'obleuir le vute nécessaire pour .eluplir uos vbiigatious envers 1a Metro- vule, qQUi agissail ‘‘ependant, Avec nous :u loute geliérosils et compla.sance. «appi) Je ue Cruis pas que je sois bien ‘ujuste à l'égard de nos adversaires eu ‘isaut que, däus cette Circonstance, ils ue se Iyulréieut pas libéraux mais que ie Seul titre auquei ils aieut pu préten- dre avec raison est celui d'obstructiou- uiStes, puremelut et Situplement. La question des écoles de M aiiiokie A présent, une autre question au sujet de laquelle Vous auriez certainement supposé que le dernier homine du mou de à faire de lübstructiou serait l’houv- :uble M. Luuiier., Queis sont les faits 7 Je ne ie propose point de vous détenu viel i0üglelups, Car j'ai déjà traité de: CU SUJét à Celle Luêlue tribune, Je fai- suis alors reiuarquer que la Constitution contient uue clause üéclarant que si ja- inäis ue wajorite abolissait Les priviie- ses dont avait joui auparavant une mi- uorité, que cette miuorité fût catholique vu protestalle, sou pouvoir de légiférer, ax l’exclusion de tous autres, en ce qui voucerne féducation, cesserait, êt que & devoir incowberait au gouvernement g#géuéral du pays l’interveuir pour pro- ieger les droits de Celte minorité. (Appi vivlonges.) La question s’est soulévée dans ia pro- viuce de Mauitoba et elle a ete référée uux tribunaux. M. Blake avait proposé uue résoiutiun et une loi avait été votée à l’unanñuite de la Chambre des Cow- uuues du Cauada pour pourvoir à ce ujue des différends de cette nature entre uue province et le gouvernement tédc- ral suient sOuluis au plus haut tribupai ue l'iiupire, lie comité judiciaire du Uouseli Privé de Sa Majesté. (App) L'après cette loi, qui visait précisément uu cas du genre de celui-ci, c'est-à-dire l'interprétation de la Coustitution, la question fut soumise à ce distingué tri- Luual. Et quand le tres-honorable sir John ‘Thompson (Appl), lors d’une grande asselnbiée duns la vilie de To- rento, s’entendit poser cette question : “Qu'avez-vous l'intention de faire à-pro- pos des écoles de Manitoba”, il répondit, eu homme d'Etat : ‘’La question a été soumise aux tribunaux, et je ne veux pus dire ce que je ferai jusqu’à ce que le plus haut tribunal de l'Empire ait adjugé sur la loi, et la Coustitution. {tAppL) S'il décalre que, d’après la loi et la Constitution de ce pays, rien de mal u'a été fait, à Manitoba, je n'ai plus un seul mot à dire. Mais voici ce que je vous annoncè,—et cela fut dit au milieu des applaudissements enthousiastes de tous les protestants présents À cette as- semblée—c'est que le gouvernement du Canada en passera par le jugement du comité judiciaire du Conseil Majesté.” Ur, il est arrivé, messieurs, que ce tribunal, après une enquête approfondie sur toute l4 question, à déclaré que les privilèges dout jouissait ia minorité ca- tholique de la province de Manitoba avaient été anéantis. 11 a décidé que c’6- tait le devoir du gouvernement et du l'arlement du Canada de rétablir cette minorité dans ses droits, Je vous le de- aude, je ie demande à tout homme de bonne 1oi, quelque foncièrement imbu qu'il puisse être de l’idée protestante— et probablement personne, dans cette imposante réunion à laquelle j'ai l'hon- ueur de w’adresser, n’est plus fortement attaché que moi-même aux principes du protestantisme—(Appl) queique Los- tile qu’il soit à la question des écoles sé- parées, je lui demande de dire quel pou- vait être le devoir du gouvernement du Canada en pareille occurence ? Queis que puissent être les hommes qui com- posent ce gouvernement, devant la dé- cision de ce grand tribunal, si élevé, si illustre, si indépendant que nul ne sau- rait révoquer en doute sa capacité et son impartialité, en présence de cette décision que le devoir incombait au gou- veruement et au Parlement du Canada de rendre à une faible minorité catholi- que, à Manitoba, les droits dont on l'a- vait spoliée, au mépris des garanties dounées par la Constitution du pays, quaud cette province entra dans l’'Umon fédérale, je vous le demande, ne reste- t'il point pour ces hommes, pour ce gou- veruement, une ligne de conduite uni- que à suivre, s'ils tiennent à leur boune réputation et à la perinanence de leur pouvoir. (Appl) Qu'a donc fait notre gouvernement ? il s’est résolu à jouer son va-tout, et il a dit : ‘Nous toiberons, si C'est neces- saire, en maintenant la loi et la Consti- tution de ce pays ; nous tomberons plu- tôt que de déchirer une seule page de la Constitution, ce qui en présagerait la üestruction complète, (Appi. prolongés) Sans Cette clause dans la Constitution äe notre pays, il n'y aurait pas eu de Confédération, et nous ne formerions encore que de petits états, faibles, isolés, dispersés. Nous n'aurions pas acquis le Nord-Ouest ; nous ne possederions point nos voies ferrées transcontinentales ; nous uous trouverions encore dans cette pitoyable situation de mous voir, pour six iois de l'année, privés de tout accès à l'océan, sauf à travers le territoire étranger. (Vifs appl) Sans cette clause dans la Constitution, les protestants de ia province de Québec n’eussent jamais vouiu faire partie de la Coufédération. Nir Alexander Gult (Appl) déclarait, lors de la conférence où furent jetées tes bases de la Confédération, que lui pour un, comme représentant des pro- restants de Québec, et nonobstant toute la confiance qu'il pouvait avoir dans ia libéralité et la générosité de la majorité catholique de cette grande province, il ne consentirait pas à risquer entre lés mains d’un groupe d’hoiïmes quelcon- que des intérêts aussi sacrés que ceux de l'éducation, intérêts particulière- ment chers à Ceux au nom de qui il varlait. L’on adopta ces vues, et je n’hé- site pas à dire que si, au lieu d’une pe- tite minorité catholique et française, là- bas dans là province de Manitoba, il se fût agi, dans la province de Québec, des protestants, dont les droits eussent été molestés—que dis-je, sacrifiés comme ils ont été dans la province de Manitoba— il n’y aurait pas eu une seule chaire protestante, dans tout ce vaste Domi- ion, du haut de laquelle le gouverue- ment n'’eût été dénoncé, et dénoncé à juste titre, pour son forfait. (Appl. pro- longés.) Si cela est vrai, et indubitable- c’est vrai (Appl,)—vos acclamations mêmes me démont’ent que du plus pro- fond de vos coeurs vous le croyez vrai— Justement parce qu'il s’agit d’une faible minorité catholique dans une lointaine province, l'obligation d'agir, pour le Privé de Sa -gouvernement,en devient plus impérieu- se qu'elle ne le serait envers la minori- té de cette province-ci. En outre, en accomplissant le devoir que nous imposent la loi et la Consti- tution, nous n'avons point du tout sou- levé la question des écoles séparées : elle gît dans l'essence même de ugtre Coustitution. Notre Constitution pour- voit à ces écoles ; elle les garantit aux protestants et aux catholiques, dans la province de Manitc:2 comme dans les provinces d'Ontario et de Québec. Etant donnée cette garantie, je soutiens donc que nous n'avions point à nous vrouoncer, Savoir si nous aimions ou uw’aimions pas les écoles séparées. Nous wavions qu'une chose à constater : que ta Constitution a promis de telles écoles à cette fraction de nos concitoyens qui (es réclame, et que nous sommes te- aus, en honneur et en conscience, au prix du respect et du maintien de la loi, du bon ordre et de la Constitution, nous sommes tenus d'en passer par là. (Appl.) Les inconséquences de M. Laurier Vous me concéderez, je pense, que s'il est un homme au Parlement sur l’indépendant et lénergique appui du- que} (l'honorable M. Taillon : Ecoutez ! écoutez !) le gouvernement du Cauada avait droit de compter, dans une affaire de cette nature, c'était bien l'honorable M. Laurier. (Appl.) Néanmoins, qu’a-t- il fait ? Il a erré, çà et là, au cours de ce pèlerinage auquel j'ai déjà fait aliu- sion. Dans un endroit il disait uue chose et le contraire dans l’autre. Au fait, je suis porté à croire que ce monsieur doit descendre de l’oracle de Delphes, tant il est impossible de lui tirer une opinion virile, franche, ouverte, sans arrière- pensée, sur une question quelconque. Tout ce qu’il dit a tellement le ton d’o- racle que cela peut signifier une chose tout aussi bien qu’une autre. (Rires et appli.) Mais comment a-t-il agi quand on l'a poussé au pied du mur, quand le gouvernement, mettant, comme je l°ai dit, son existence en jeu, a déclaré : ‘Nous sommes prêts à triompher ou à tomber avec cette mesure, en rendant justice à une faible minorité catholi- que, dans la province de Manitoba ?” M. Laurier a proposé un vote de non- confiance en ce gouvernement, deman- dant au Parlement de le renverser, de mettre fin à son existence. (Cris de “honte” et siftiets.) Le plus énergique vote de non-Confiance qui puisse être soulevé contre un gouvernement c’est la proposition du renvoi à six mois d’un bill au sort duquel le gouvernement a lié le sien. (Cris de ‘“honte”) Parfois, comme cela vous arrive à vous-mêmes probablement, je me sens un grain d’ani- osité contre un adversaire politique vigoureux et très-puissant. Mais je con- fesse que le sentiinent prédominant dans mon âme fut celui d’une pitié im- ense (AppL) quand je vis ce chef d’un grand parti se mettre dans le cas de sa- critier les plus chers intérêts de ceux de sa race et de sa foi pour la satisfaction d'usurper le pouvoir. Je trouvai qu'il méritait plutôt la pitié que la colère. (Appl.) M. Laurier a désiré savoir si sir Charies Tupper ferait, au Parc Sohmer, la même déclaration qu'il avait faite à Winnipeg. Je puis lui dire que sir Char- les Tupper, depuis la première heure de sa vie politique jusqu'au moment ac- tuel, ne s’est jamais senti disposé À faire une certaine déclaration dans une partie du pays, et une différente, dans une autre partie. (Vifs appl.) An homme public, qu’il ait raison ou tort, s’il craint s’il est indécis, lorsqu'il s’agit de dé- clarer avec franchise, ouvertement, ce qu'il croit sincèrement être la vérité, sur une question publique importante, nn In e. — est indigne de la confiance de qui que ce soit, Et s’il temporise, sil équivoque, à l'occasion de droits aussi sacrés que ceux qui touchent à la conscience du peuple d’un pays,il u’a pas le moindre ti- tre à exercer le pouvoir daus Ce pays. {Appl.) M. McCarthy et M. Laurier Je suppose que vous savez à quoi M. Dalton MeUartuy consacre sa vie, de- puis des années. (Siitiets.) 11 n’est pas Weme digne de ce sifüet. (Rires) S'il y a queique cuose dont j'ai houte, c’est d’a- voir été son parrain pulhtique, (Gn rit eucore.) Un jour, sir Johu Macdonald, au temps où 11 résidait à ‘Lorouto, w’eu- voya une lettre qu'il avait reçue d’un homme important de Cardwel, John Hiyard Cameron venait de luourir, à ce moment-là, et Curdweli se trouvait sans représeutaut. Sir John avait tou- jours eté désireux que j'en viusse à choisir un couté dans Ontario. Cet élec- teur luportant de Cardwell écrivait qu'il y avait conflit entre plusieurs aspi- rants à Ce siège vacant dans la Chain- bre des Communes. 11 ajoutait : *“*L’houiu- lie que nous voulons pour nous repré- senter, C'est le Dr lupper ; et s’il vou- ait bien venir ici, je suis certain qu'il reussirait à unir lé vens pour faire élire Lalton McCarthy jusques aux élections genérales, alors que nous désirerions l’a- voir lui-même,” Sir John me transit en luéme temps une lettre écrite de sa pro- bre main et que je conserve encore. 1l We disauit— : ‘Mou cher Tupper, Voici ul siège sûr pour vous, Aux élections générales. Rendez-vous donc là et faites ieur élire McCarthy, pour l’imervalie ; äprès quoi il retournera à son propre comté.” (Kires.) Le premier devoir d’un bomime de parti est d’obéir tidèlement aux désirs de son chef. Bien que je u'eusse pas la moindre ambition sur ce siège, pour moi-mêime, en aucun temps, je voulus déférer aux voeux de otre graud chef, sir John Macdonald. {Appl) Je me rendis sur le champ à sa requête et j'allai dans Cardwell, Je leur üs agréer Dalton McCarthy comme can- didaut. Je fis la campagne pour lui et réussis à le faire élire, Je u’ai jamais rien fait de ma vie dont je sois si con- fus. (Ou rit beaucoup.) Si j'avais pensé qu'un jour viendrait jamais où Dalton McCarthy consacrerait son talent et ses capacités, qui Sont remarquübles, je n'ai pas besoin de vous le dire, à cette oeu- vre néfaste, l'oeuvre la pius funeste à laqueile un homme, en Canada, puisse vouer ses énergies : celle d'atiiser les animosités de race et de religion, dans otre heureux pays, j'aurais plutôt soutf- fert n'importe quoi que de prêter la main ou prendre une part quelconque à son entrée dans la vie publique, (Appl) Vous mw’accorderez sans doute que ce u’est pas être injuste à son égard que de parler de lui comme je le fais, quand :e vous aurai dit que c’est exactement de langage dont s’est servi M. Laurier à l'adresse de M, McCarthy. Il l’a dé- uoncé, sur le parquet des Communes, et la dénoncé e. «ermes énergiques, Com- me un homme qui prostitue toutes ses capacités et ses talents pour abattre le catholicisme et l'usage de la langue française sur tous lies points du pays. J'ai à la main un discours prononcé par M. Laurier, dans la Chambre des Communes,et vous en trouverez le texte au ‘“Hausard”, du 17 février 1590, page 126. Il dit : “Je regrette qu’il (Dalton McCarthy) ne soit pas à son siège pour m'’entendre, L’honorable monsieur a parlé en termes qu'il n'oserait pas répéter sur le par- quet de cette Chambre ; l'honorable monsieur a parlé de la race française en termes d’opprobre que, je le is encore, il n’oserait pas répêter dans cette Cham- bre, en présence des Canadiens-fran- cuis qui, par la loi, sont sur un pied d'égalité avec lui dans cette Chambre. Il n’oserait pas appliquer ici à, mes com- patriotes d’érigine française les ex- vressions et les épithètes qu’il leur a ap- pliquées en d’autres circonstances dans la province d’Ontario. Il n’oserait pas répéter ici ce qu’il a dit ailleurs ; il n'o- serait pas appeler cette race ici comme il l’a fait ailleurs, une ‘nationalité bi- tarde.” J’ai ici les paroles dont s’est servi M. McCarthy pas plus tard que le 12 juil- iet dernier, à Stayner, Ont., lorsqu'il a dit : “A Barrie, dans Ja dernière élection, Jai indiqué en quelques mots que le grand danger qui menacait le Canada était le cri national français, le cri de cette nationalité bâtarde, non pas une nationalité qui nous accepte comme nous l’acceptons, mais une nationalité qui commence et finit avec la race fran- çaise,quicommence et finit avec ceux qui professent la foi catholique romaine, et qui menace maintenant de démem- brer le Canada.” (Huées et cris de Honte !?’ Je vous demande s’il est dans la lan- gue anglaise une plus odieuse insulte à jeter à la race française et catholique que celle que lui a lancée Dalton McCarthy, et si M. Laurier u’é- tait pas justifiable de dénoncer cet homme comme il l'a fait sur le parquet de la Chambre, . Dans les “Débats,” page 728, version auglaise, M. Laurier dit : “J'ai devant moi ies paroles de l’ho- ncrable monsieur et il nous a dit plus d'une fois que son but est une lutte corps à corps avec la race française en Canada, S'il ne l’a pas dit en propres termes, il n’y a pas à se tromper sur le sens de son but définitif qui est la des- truction de la race française comme in- dividualité nationale en Canada. Daus son discours de Stayner, il découvre le fonds même de sa pensée et s'adressant à l'élément anglais de la population du Canada, il dit : “IL y a une grande “oeuvre préparée pour nous. Commen- “cons par ce qui semble le plus possibie “à accomplir. Réglons la question des “deux langues au Nord-Ouest, et dans la “Chambre locale détruisons l’enseigne- “ment du français dans les écoles, Lors- “que ces deux choses auront été réglées, “nous aurons accompli quelque chose “et nous pourons être capables de faire “quelque chose de mieux encore dans “l'avenir.” Voici un homme que M. Laurier pro- clamait un ennemi de sa race et un en- uemi de sa foi; et pourtant, le croi- riez-vous, durant la dernière session du Parlement le démoralisant spectacle a été donné—c'était en effet un démora- lisant spectacle-de M. Laurier propo- sant une résolution dans le but d’ame- ner ce Dalton McCarthy à son secours pour l'aider à s'emparer du pouvoir en ce pays. (Cris : Honte ! Honte !) Oui, l'on voyait M. Laurier bras dessus bras desous avec Dalton McCarthy d’un côté et Martin, de Winnipeg—l’homme qui a infligé cet outrage à la minorité catholi- que — de lautre(Honte !) Là il était, unissant son travail et ses forces avec les leurs, afin de renverser le gouverne- ixent du Canada, parce que celui-ci se croyait obligé par le sentiment de l’hon- neur, de la justice et du devoir, de res- ter ferme dans la revendication des droits de la minorité française et ca- tholique de la province de Manitoba. (App) Un homme—peu importe son nom—, peu importe ses droits et sa reli- £gion—qui sacrifie jusqu'à sa dignité d'homme, tout ce qu'un homme devrait honorer chez lui même, pour le miséra- ble objet d’atteindre le pouvoir par de semblables moyens, est indigne de se voir confier un seul des droits du peuple mème le plus humble. (Longs appl.) 2-18... ver *ir Charles Tupper et sir George Cartier M. Laurier mé dénonce comme un en- nelui de sa race et de sa religion. Je W'ai qu'un mot à dire pour me dereudre. Quarante aunées de vie publique don- ‘eut le déimeuti le plus formel à une pa- reille Calummuie, Depuis le prmier 1n0- ineut où je suis entré dans la vie publi que jusqu’à cette heure, montrez-moi une Selle OCCasion Où j'ai fait autre cho- se Que d'employer toutes les forces que je posseédais à amener catholiques et protestants à vivre ensemble dans la plus parfaite harmonie et la plus par- laite amitié, (Appl,) Mountrez-moi un seul instant, duus les quarante années de ma vie, où mes efforts et mes actions n'ont pas teudu à unir les catholiques et les protestants Ge toutes les races dans les liens de l’amité etàles induire à co- opérer, dans la vie publique, au progres ut à la prospérité de leur patrie €om- une. (Appl) On ne trouvera personne dans ce vaste Dominion qui ait un pius graud dédain, un plus grand mépris que le imien pour tout homme qui pros- t'itue ses talents, quels qu'iis soient, à lindigue tache de fomeuter l'antago- nisine de race et de religion, (Lougs appli) Poursuivant la politique de notre grand et illustre chef, sir John Macdo- uald (Appl.)je reconnais comme un prin- cipe fondamental que le bonheur, le pro- grès et la grandeur future du Canada dépendent de la possibilité pour les ca- tholiques et les protestants dé travailler ensemble, épaule à épaule, dans la plus complète harmonie, à édifier et taire grand le pays dans le quel nous vivons. (Longs appl.) Je ine trouve à avoir sous la main, et peut-être me permettrez- vous de lire la preuve que cette politique n’est pas nouvelle de ma part. J'ai contribué, vous le savez, à poser, larges et pr'o- rondes, les bases de notre Confédération et associé à moi, en cette occasion, il y avait un homme animé de ces sen- timents élevés et nobles qui faisait agir aussi notre grand chef sir Johu Macdo- nald. Je veux parler de sir George Car- tier (Appl.) Lorsque ia fédération fut accomplie, Sa Majesté la Reine, sur l’a- vis du secrétaire d'Etat pour les colo- uies, conféra à sir John Macdonald la grade distingué de Chevalier Comman- deur du Bain, un titre élevé et impor- tint. Le titre de Compagnon du Bain fut offert à sir Georges Cartier, sir Alexander Galt, sir Léonard ‘Tilley, M. William Macdougall et à moi-même, Un än apres je fus envoyé en Angleterre par le gouvernement du Canada pour combattre les efforts de M. Howe pour détruire la Confédération, et je vius en communication intime avec le duc de Buckingham et Chandos. Vous me per- mettrez de lire une lettre que j'adressais à Son Excellence, qui vous fera voir ce qu'étaient mes opiuions au sujet de la Lace française : “Palais de Westminster, 31 mars 1868. “My lord Due, ‘“‘Profondément convaincu de l'impor- tauce de tout ce qui a pour but d’aug- uwnler le dévoueinent loyal à ia Cou- ronne,—dévouement qui, je suis fier ue pouvoir le dire,—est intense dans toutes ies parties du Canada ; sachant de pius tout l'iutéret que porte Voure Grace à cette partie de l'expire, je ine permets de soliciter une entrevue ofücieiie dans ie but de faire part de mon opinion au sujet de l’opportunité qui existe de sou- iuncttre à Sa Majesté une proposiuon pour couférer à Æonorable M. Uartier, iniuistre de ia milice, un témoignage aussi éclatant de la 1aveur royaie que celui qui a été accordé à sir John A. Macdouald. Bien que j'aie eu l'honneur de proposer ce dernier comine président ue. la conférence de l'Amérique Britau- uique du Nord, tenue ici en 1806, je peu- se qu'il n’est que juste d'informer Votre Grace que sans le dévouement ‘patrioii- que de M. Cartier au grand projet de la Confédération, sans le courage avec le- quel il à fait tace&,toutes les ditticultes et à tous les dangers, sans la fermeté dont il a fait preuve jusqu'à la fin des négociations, l'Union n'aurait pas pu être accoipiie. Je me réjouis de ce que la volonté royale ait conié£gé une «dis- unction aussi haute et ausf “méritée à M. Macdonald, mais je regarde comme uu grand maiheur qu’un million de ca- tuoliques français, plus loyalement déc- voués au trône de Sa Majesté que qui que ce soit dans n’importe quelle partie de l'Empire, puissent penser qu un des leurs, dont là place est la première au Canada, dont les droits à la faveur royale sont incontestables, n’ait pas été jugé digne de la même gracieuse dis- tiuction. 11 est aussi juste et nécessaire que je dise à Votre Grâce que M. Car- tier ue pouvait accepter une distinction iuférieure sans perdre une partie de la très grande influence dont ii jouit dans sa province ë&t sans compromettre le pouvoir qu’il exerce si bien et si effica- cement pour le service de sa souveraine. J’ajouterai enfin, en dernier lieu, qu’au- cune considération personnelle ne w’ins- vire dans ma démarche auprès de Votre Grâce et que M. Cartier L’en a mulle- went connaissance, “J'ai l'honneur d’être de Votre Grâce, le très obéissant serviteur, “(Signé) CHARLES TUPPER.” Cette lettre a ét6 écrite le 31 mars et le 22 avril le duc de Buckingham et Chandos me montrait le message de iord Monck annonçant que M. Cartier avait ét6 fait Barounet, à “1 heure p.m,, ue ce jour”. (Appl.) Je donne cela com ne ma réponse ; et l’on verra par là si iues opinions et sentiments au sujet de la race française et de la religion catho lique de la province de Québec, sont d'aujourd'hui ou bien s'ils ont 6t6 chez woi un principe que depuis la première heure de mon association avec votre grande Confédération, j'ai maintenu et chéri dans ce mêmé& esprit de loyauté que j'ai manifesté daus la lettre qui vient d’être lue. (Appl.) J’ai en ma pos- session une lettre à laquelle j'attache un grand prix et qui contient les remer- ciements de sir George Cartier pour les services que je lui avais rendus en inter- venant dans cette affaire. En conclusion Je ne vous retiendrai pas plus que le temps de vous dire combien je crains d’avoir abusé de votre patience ce soir. (Non, non !) Il est bien difficile pour un Lomme public, qui se trouve en présen- ce d’un auditoire aussi nombreux et irtelligent que celui de ce soir, d'oublier que la patience humaine a des bornes quand il s’agit d'entendre un long dis- cours politique. (Non, non !) Je me sou- viens qu'une fois, au Conseil Législatif de la Nouvelle-Ecosse, un conseiller qui avait l'habitude des longs discours, ter- minait une de ses plus longues haran- gues en se déclarant très peiné d’avoir fait souffrir si longtemps ses confrères. Quand il fut assis, le président du Con- seil, sir Brenton Hailiburton, l’ancien juge en chef, se leva et dit : “Ce qui peut consoler l'honorable conseiller, c’st de savoir qu'il n’a pas été seul à souffrir pendant son discours.” (Rires.) Mes efforts infructueux pour me faire entendre, hier soir, d’une demi-douzaine de mes voisins m'ont rendu peu suscep- tible de bien faire mon devoir ce soir. (Non, non !) Si j'ai souffert, j'ai la con- solation de penser que je vous ai fait aussi souffrir ce soir. (AppL et rires.) Laissez-moi vous dire en terminant que je vous quitte pour aller à Québec d’a- bord, puis dans les Provinces Mariti- 2-5 + délégués de toutes les parties de cette province et du Nord-Ouest et je puis vous dire que lä-bas le parti hheral-Con- servateur n'a jamais eu de plus granu- des chances de succès. (Appl) J'ai en- teudu parier de la grande province d’Outario, je crois pouvoir dire que nous sortirons de ia butaiile sans y laisser un homme, On nous prendra peut-être quelques sièges, luuis nous en pren- drons autaut, sinon plus, à Los adversui- res. Je ne dirai rien de ia province de Québec, vous la couraissez mieux que moi, mais je ne lui fesai pas riujusiice ue croire que dans une occasion aussi solennelle, eile faillirait à son devoir vis-à-vis du grand parti Lbé:al-conser- vateur. (Appl) La présence de nies Col- lègues qui represeutent si bren la pro- vince dans mon gouveruement est une garantie que Québec fera nobiemeut son devoir comme par le passé. Quant aux Frovinces Marivimes, j'en sais assez sur elles pour pouvoir prédire que de lile du Prince Edouard, de la Nouveiie- Ecosse et du Nouveau-Bruuswick nous tmènerons à l’aide du gouvernement uue plus nombreuse phalauge de depu- tés que celle que nous avions dans le précédent Pariement, Notre politique, comme parti, est une politique d’'espé- rance et de confiance dans nos ressour- ces nationales, dans notre progrès, Gaus la prospérité du pays et je marche au combat avec uue confiance absolue que uous serons aussi forts, sinon plus forts, ädans le prochain Parlement que nous l’'étions dans l’ancien. (Appli.) Les inte- réts du pays seront donc encore sauve- gardés pour cinq ans. Je vous remercie du fond du coeur pour votre bienveil- lance et votre patieuce à m'écouter, La coutiance que m'ont téinoigné ies éiec- teurs de la grande Métropoie, du centre commercial du Canada ne dounera des forces dans l'avenir pour faire des ei- 'orts encore plus grands que dans ie passé, atin de promouvoir le progres, la prospérité et la grandeur de motre pa- trie commune sur laquelle reposent les cspérances de notre peuple. (Appl pro- longés.) Discours du maire Wilson Smith invité à adresser la paroie son hon- eur le maire Smith, des qu'il se leve est salué par une triple salive d'’appiau- dissements. Puis il 1emercie l'auditoire de la bienveitluute atieution qu'il à a:- cordée aux orateurs qui l'ont preceté et surtout de l'accueil enthousiasme fait à sir Chartes Lupper. Le maire parie de sa candidature dans St-Laurent &t de- mande lappui des électeurs dans la lutte qu'il va entreprendre pour faire triompher les principes de la poiitique de son parti. Une question de première importance dont lélectorat aura à juger, dit ie luaire Smith, c’est celie du tarii que les libéraux ont tant eiubrouiiiée et dému- ralisée. il démontre la nécessité d'un tarif protecteur et les progrès accomplis par ie Canada grâce à ja l'olitique Nationale, Puis il soulève la question de i& pro- chaine exposition iuternuaticnale, insc- parable, dit-il, de la prospérité future et présente de lu vile de Montréal. Le gouvernement iédérai accordera un äp- pui efticace. Quant à la question des écoies, dit en terminant le maire Sith, ele #u- räit dû être réglée en 24 heures. Pour- quoi les cathohques de Mamtoba n'au- raient-ils pas lies mêmes privileges que les protestants de la province de Qué- bec. La population du Canada recon- haitra leurs droits, Ces paroles du maire furent chaieu- reusement appiaudies. M. W. W. Ugilvie, s'adressant ensuite en français à l'auditoire, présenta l'ho- norable M. ‘l'aitlon. Discours de M. Taillon e L’invitation qui vient de m'être faite m'houore beaucoup mais je cousidère que les éloges s'adressent tout autant à lues uolubreux compatriotes plésenls x cette assembiée, dit M. Taillon. de n’entreprendrai poiut messieurs, continue-t-il, de discuter ou de vous ex- pliquer toutes les questions politiques brüiantes du jour. D’autres, ici, ce soir, se sont chargés de le faire avec toute l'éloquence voulue et comme il se fait déjà tard je ne vous intiigerai pas un long discours. “Je propose à l’admira- tion de mes compatriotes, de tous mes coréligionnaires l'exemple que vient de ous donner sir Charies Tupper de la vi- gueur de toutes ses faculiés intellec- tuelies et d’avoir pris ez mains la défen- se d’une minorité opprimée, de nos con- frères du Manitoba. Cette minorité avait €t6 privée de ses droits et dans sa faiblesse, elle récla- uait protection des populations frau- Çaises des autres provinces. On dit que les Anglais, les Irlandais et les Ecossais s’unissaient quand ieurs iutérêts communs étaient en jeu. lPour- quoi n’en serait-il pas ainsi des Cauna- diens-français, Les catholiques du Manitoba ont é6t6 privés d’écoles de leur choix, oc leur 1 enlevé leurs livres et les octrois pu- blics et M. Greenway en dépit de la foi jurée a violé les promesses ies plus sacrées. M, Martin, lui-même à admis que les écoles qu’ils ne voulaient d’abord que rendre neutres étaient devenues Lrotestantes, Tout secours & €t6 refusé. Ces pauvres gens ont souffert pendant six ans et malgré cela ux des ieurs, le chef de l'opposition, trouvait que ceia n'était pas assez. Les évêques et tous les intéressés, a continué lorateur se sont déclaré satisfaits du projet de loi réparateur et M. Laurier en a demandé le renvoi à six mois. On a préiendu que M. Laurier arrivant au pouvoir, les privilèges des catholiques seraient res- taurés, L’orateur n’a pas confiance en de semblables promesses et il préfère se tier à sir Charles Tupper, {Appl) Des appels ont été faits, d'appuyer M. Laurier à cause de sa nationalité et de sa religion. A ceci, l'honorable mi- uistre des postes a répliqué : Je préfère être défendu par des hommes come sir Charles ‘l'upper, sir Charles Hibbert l'upper et M. Fairbain, fut-il orangiste, que d’être lâächement abandonné par uu des nôtres. (Longs appl) Discours de M. Angers Malgré l'heure avancée de la soirée l'honorable M. Angers fut forcé de dire quelques mots avant la fin de l'assem- blée. 11 tourne en ridicuis la politique de vacillations, d’aternoiment, d’équivo- que des libéraux. Sur la question des écoles. M. An- £ers dit qu'il préfère se ranger au juge- ment du Conseil Privé que d’invoquer un tribunal de commissaires ou d'en- quête comme le veut M. Laurier, Ses compatriotes ne veulent point de faveurs ou privilèges spéciaux mais des droits égaux à ceux dont jouissaient la mino- rité protestante dans la province de Québec. M. Angers fait une comparaison en- tre l’attitude de l'honorable M, Taillon quittant un parlement où il avait 25 voix de majorité pour offrir ses services à une cause sacrée, et celle de sir Oïiver Mowat qui ne consentait à seconder M. Laurier dans le gouvernement qu'après les élections générales, craignant de quitter un poste où il ne jouissait que d’une majorité de 10 voix. En terminant l’honorable M. Angers, a fait un chaleureux éloge de sir Char- les l'upper et l’assemblée s’est termince au milieu Au plus grand enthousiasme aux cris de “Vive la Reine” et des hourrahs pour sir Charles, l'hon. . M. mes. J'ai pu juger la province de Mani- toba daus l'assemblée, à Winnipeg, des Taillon, l’'hon. M. Angers, le maire et M. Ogilvie,. … hu # — o rt À